- https://cntaittoulouse.lautre.net/spip.php?article1498 (Discrimination syndicale contre la CNT-AIT )
Le troisiÚme round de procÚs du compagnon de la CNT AIT Allier qui avait été licencié pour avoir diffusé un tract dans lequel était écrit entre autres " Nous salariés (...) ne sommes ni vos chiens, ni vos esclaves.
Pour lâautogestion ! Pour la rĂ©volution sociale et libertaire ! » vient de se conclure par une nouvelle victoire du compagnon et de la CNT-AIT.
La CNT-AIT est dĂ©finitivement reconnue comme un syndicat, le licenciement est annulĂ© pour « atteinte Ă la libertĂ© dâexpression ».
Le patron est de plus condamnĂ© Ă lui verser quelque 24 000 euros bruts dâindemnitĂ©s et dommages et intĂ©rĂȘts.
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Sâen est suivi un troisiĂšme procĂšs, le patron faisant appel, car nâacceptant pas ses dĂ©faites.
Le verdict qui a été prononcé en décembre 2025, soit quatre ans aprÚs les faits, vient établir définitivement la victoire de la CNT-AIT contre le patron par 3 à 0 !
Et câest un KO technique, puisque cette dĂ©cision [1] a Ă©tĂ© commentĂ©e par au moins un prof de droit spĂ©cialisĂ© en droit du travail, ce qui veut dire quâelle fait dĂ©sormais jurisprudence !
Ce jugement Ă©tablit que notre compagnon Ă©tait dans son bon droit dâinformation syndicale. Sur lâemploi de lâexpression « âNous, salariĂ©s de chez [4], ne sommes ni vos chiens, ni vos esclaves », que lâentreprise entendait faire condamner comme « excessifs voire violents », le tribunal relĂšve que « pris dans leur ensemble, ces termes ne constituent pas des insultes profĂ©rĂ©es Ă lâencontre des salariĂ©s de la sociĂ©tĂ©.
Il apparaĂźt, au contraire, que lâauteur de ce tract parle au nom de ces salariĂ©s et prend leur dĂ©fense face Ă des âauditeursâ qui souhaiteraient âimposer des exigences aux entreprises qui travaillentâ pour eux.
Il convient alors de rappeler que ce tract a été établi par le syndicat CNT-AIT.
Or, le but dâun syndicat est de dĂ©fendre les intĂ©rĂȘts collectifs des salariĂ©s. »
En consĂ©quence, « Le licenciement prononcĂ© par la sociĂ©tĂ© Ă lâencontre de Monsieur XX porte donc atteinte Ă la libertĂ© dâexpression de ce dernier.
Il devra, de ce fait, ĂȘtre annulĂ©. »
Ce verdict est donc favorable pour la CNT AIT, qui est bien reconnue comme un syndicat, lĂ©galement. Il valide aussi le fait que les militants de la CNT AIT dĂ©ploient bien des activitĂ©s syndicales quand bien mĂȘme une section dans la boite nâest pas officiellement dĂ©clarĂ©e.
*Le fait de distribuer des tracts, dâavoir des discussions avec ses collĂšgues sur les questions syndicales ET politiques est reconnu comme constitutif dâune activitĂ© syndicale rĂ©elle*.
Au final, la boite est condamnĂ©e Ă rĂ©intĂ©grer notre compagnon, mais devant lâimpossibilitĂ© pour elle de le faire, elle est condamnĂ©e Ă lui verser au total quelque 24000 euros (bruts) dâindemnitĂ©s et de dommages et intĂ©rĂȘts en rĂ©paration du prĂ©judice rĂ©sultant du caractĂšre illicite du licenciement.
Câest une bonne nouvelle pour le compagnon, qui suite au licenciement Ă©tait dans une situation prĂ©caire, et psychologiquement, câest une belle victoire Ă la fois pour lui et pour nous, car cela montre quâon peut gagner en se battant avec nos idĂ©es, mĂȘme sur le terrain juridique qui nâest pourtant pas celui que nous privilĂ©gions.
Cette victoire aussi a été permise par la solidarité collective de la CNT AIT, car nous avons accompagné le compagnon à la fois dans la rédaction du tract incriminé [2], ensuite un soutien moral et matériel pendant les procÚs.
CNT-AIT Allier et ses alliés
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