11 décembre. Il arrive parfois qu’un toponyme devienne nom commun par antonomase (Bikini, Macédoine, Porto…). C’est le cas des mots du jour, deux termes italiens issus du latin : somma et atrio, qui proviennent de la toponymie du Vésuve. Le célèbre volcan a en effet « poussé » dans la large dépression laissée par un volcan précédent, le mont Somma, dont il reste encore un large croissant au nord (images ci-dessous). Or le cas est loin d’être unique. De nombreux édifices présentent une morphologie similaire et sont donc parfois qualifiés de « volcan somma » (voire sommian en anglais), la montagne italienne donnant son nom à ce type de relief.
 La vallée coincée entre le cône du Vésuve et l’escarpement du mont Somma s’appelle l’Atrio del Cavallo. Les laves du Vésuve empruntent parfois cette vallée pour s’écouler, en 1771 et 1944 par exemple. De la même façon que pour Somma / somma, le terme atrio s’est imposé pour désigner une vallée similaire sur ce type de volcan. Il faut admettre qu’il n’est pas très courant, mais on le rencontre à l’occasion dans la littérature, notamment concernant les volcans japonais, mais pas que. Par analogie de forme, les volcanologues auvergnats l’emploient parfois à propos du puy Pariou, dont le cône actuel est ceint d’un croissant plus ancien.
#JargonVolcan #linguistique #relief #géomorphologie #géographie #Italie #Vésuve
Ouvrons notre calendrier de l’avent #JargonVolcan pour découvrir le mot de ce lundi 8 décembre. Il est français, il s’agit de planèze. Le terme désigne un plateau lavique triangulaire, avec la pointe dirigée vers le cœur du volcan, et délimité de part et d’autre par de profondes vallées (voir schéma ci-dessous). C’est donc une forme de relief que l’on trouve sur d’anciens volcans, déjà partiellement démantelés par l’érosion – les géomorphologues parlent parfois de « stade des planèzes ». Le mot est surtout utilisé dans le Cantal (la planèze de Saint-Flour étant sans doute la plus connue) et à la Réunion (planèzes du Piton des Neiges), essentiellement par des auteurs francophones. On en trouve tout de même quelques mentions dans des textes de géologie ou de géographie anglophones, sans l’accent. Il est d’ailleurs dommage que le terme ne soit pas plus répandu car, comme le notait le grand géomorphologue néo-zélandais Charles Andrew Cotton dans son ouvrage « Volcanoes as landscape forms » (1952), il remplace avantageusement des expressions comme « sloping triangular facets which are little dissected remnants of the constructional surface of the original lava dome »…
#Cantal #LaRéunion #géomorphologie #géologie #mot #linguistique
6 décembre. Le mot #JargonVolcan du jour est toreva, issu d’une localité hopi en Arizona. Ce mot n’est pas exclusif au vocabulaire volcanologique : on le trouve dans toute la littérature scientifique associée aux glissements de terrain. Mais on le lit fréquemment dans les études des avalanches de débris, phénomène dans lequel un édifice volcanique s’effondre partiellement. Ces avalanches créent des dépôts caractérisés par des centaines de hummocks, de petites collines constituées par les fragments du volcan effondré (j’ai déjà mentionné cet autre terme à plusieurs reprises, ici https://social.sciences.re/@kipuka/111171177379658135 ici https://social.sciences.re/@kipuka/112135403817386979 et ici https://social.sciences.re/@kipuka/113595362420938540). Un toreva désigne un autre type de fragment qui, contrairement au hummock, n’a pas été transporté loin de la source mais est resté à la base de son lieu d’origine, avec un simple mouvement de translation et parfois de légère rotation. Avec un peu d’imagination, on peut parfois faire « remonter » mentalement le toreva à sa place initiale. Les torevas sont aussi plus gros que les hummocks – certains mesurent plus d’un kilomètre.
#géomorphologie #géologie #volcan #Chili
3 décembre, continuons d’ouvrir notre calendrier de l’avent #JargonVolcan avec tindar, un mot issu de la langue islandaise. Il désigne un relief volcanique longiligne typique des environnements ayant connu des éruptions sous-glaciaires (Islande, Canada, Antarctique…).
Vous avez sans doute vu des images des grandes fissures qui se sont ouvertes lors des récentes éruptions islandaises. La lave étant fluide, elle peut s’étaler librement de part et d’autre de la fissure (ci-dessous). Maintenant, imaginez qu’une telle fissure s’ouvre sous une importante masse de glace : la glace va fondre un peu localement, mais la lave ne va pas pouvoir s’étaler. Latéralement contrainte, elle va s’accumuler sur place, construisant vers le haut. La roche constituant les tindars est d’ailleurs caractéristique des interactions magma–eau, avec notamment des laves en coussin et des hyaloclastites. Depuis le début de l’Holocène, la fonte de la calotte polaire islandaise a dévoilé de nombreux tindars.
Il ne faut pas confondre un tindar avec un tuya, une forme de relief voisine mais plus tabulaire que longiligne. Lors de la construction d’un tuya, la roche en fusion finit par atteindre la surface et s’écouler à l’air libre, coiffant le sommet d’une couche de lave « classique » et lui conférant une forme moins effilée. Le mot tuya est lui issu du peuple tahltan, Tuya Butte (Canada) étant la localité-type de cette forme de relief.
#éruption #Islande #Iceland #glacier #relief #géomorphologie
Mit #3D Modellen lassen sich Veränderungen in Gebirgslandschaften feststellen und Gefahren früher erkennen. Ein Team aus der #Geomorphologie der Uni Würzburg hat ein solches Modell für das #Blaueis-Tal in den Berchtesgadener Alpen entwickelt.
https://nachrichten.idw-online.de/2025/09/30/ein-3d-modell-fuer-das-blaueis-tal
Ein 3D-Modell für das Blaueis-Tal

🌍 Erfolgreiche OER-Session bei der Geo4Göttingen an der @unigoettingen Unsere Kollegin Nancy Walter von der @unipotsdam hat gestern zusammen mit @twillo einen interaktiven Workshop zu offenen Bildungsmaterialien geleitet.Lehrende aus der #Geomorphologie teilen bereits Materialsammlungen untereinander und wollen diese auch anderen zugänglich machen.

#OpenEducation #OER #CoWOERK #geo4goettingen

[Accompagnement de la #Recherche]
💡Découvrez les entrepôts de données de recherche et comment y valoriser vos datasets avec le retour d'expérience du laboratoire EVS UMR5600 !
📅Jeudi 12 webinaire à 11h
Inscription ➡️ https://tinyurl.com/mr39fu4y
1 évènement Printemps de la Donnée 2025
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Profession : cartographe
🔸 Mourad Djaballah, passionné par les innovations technologiques et lauréat 2024 du prix Atlas – Initiative et développement, met son expertise au service de la formation et de la recherche.
https://actualites.uqam.ca/2025/profession-cartographe/
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@mhedney
Profession: cartographe | UQAM

Passionné par les innovations technologiques, Mourad Djaballah met son expertise au service de la formation et de la recherche.

Actualités UQAM
Wie beeinflusst der Mensch #Flut-Ereignisse und #Bodenerosion? Vom 9.-12.10. diskutieren Expert:innen auf der 50. Jahrestagung der Dt. Gesellschaft für #Geomorphologie an der #UniLeipzig. Prof. Dr. Zielhofer im Interview: https://www.uni-leipzig.de/newsdetail/artikel/extremwetter-und-klimawandel-wie-der-mensch-die-erdoberflaeche-veraendert-2024-10-04 #Klimawandel
Extremwetter und Klimawandel: Wie der Mensch die Erdoberfläche verändert

Stürme, Überschwemmungen, Waldbrände und steigende Temperaturen verändern zunehmend die Erdoberfläche. Allseits in den Medien: auftauende Permafrostböden, ausgetrocknete Seen, Hangrutsche, die ganze Dörfer vergraben. Eine wichtige Frage dabei ist: Welche Rolle spielt der Mensch in diesen Prozessen und wie werden sich diese Veränderungen in der Zukunft entwickeln? Mit genau dieser Frage befassen sich etwa 120 Expert:innen vom 9. bis 12. Oktober 2024 auf der Jahrestagung der Deutschen Gesellschaft für Geomorphologie, die zum 50. Mal von der Universität Leipzig ausgerichtet wird. Einer der Organisatoren, Prof. Dr. Christoph Zielhofer, erläutert im Interview, wie Prozesse, die die Erdoberfläche verändern, in Häufigkeit und Ausmaß zunehmen und welche spannenden geomorphologischen Studien in der Region Leipzig den Einfluss des Menschen besonders deutlich machen.