May 3, 2026
A recording from Paul Krugman and Heather Cox Richardson's live video
Un bateau de réfugiés #Rohingyas parti du Bangladesh chavire, 250 personnes portées disparues
Pour le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés, «cet accident tragique illustre les conséquences dramatiques d’un déplacement prolongé et de l’absence de solutions durables pour les Rohingyas».
Quelque 250 personnes, dont des enfants, ont été portées disparues après le naufrage d’un bateau transportant des réfugiés rohingyas et des ressortissants bangladais dans la mer d’Andaman, a annoncé mardi le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés ( #HCR ). «Le chalutier, qui était parti de Teknaf, dans le sud du Bangladesh, et se rendait en Malaisie, a pu couler en raison de vents violents, d’une mer agitée et de la surcharge» du navire, a écrit le HCR dans un communiqué.
Les Rohingyas, minorité apatride majoritairement musulmane, sont persécutés en Birmanie où ils sont considérés comme des étrangers indésirables. Des milliers d’entre eux risquent leur vie chaque année dans de longues et dangereuses traversées en mer pour tenter d’atteindre la Malaisie ou l’Indonésie, depuis la Birmanie ou le Bangladesh. Ceux qui se trouvaient à bord du bateau semblent avoir embarqué pour fuir l’immense camp surpeuplé de Balukhali à Cox Bazar au Bangladesh, où plus d’un million de réfugiés vivent dans des conditions sordides.
Les circonstances exactes du naufrage restaient floues mais selon les premières informations l’embarcation transportait 280 personnes et avait quitté les côtes bangladaises le 4 avril. «Cet incident tragique illustre les conséquences dramatiques d’un déplacement prolongé et de l’absence de solutions durables pour les Rohingyas», a déclaré le HCR dans un communiqué. Cette tragédie vient «rappeler que des efforts urgents sont nécessaires pour s’attaquer aux causes profondes» pour lesquelles ils ont fui la Birmanie et la nécessité de «créer les conditions permettant aux réfugiés rohingyas de rentrer chez eux volontairement, en toute sécurité et dans la dignité», a-t-il ajouté.
Sanglante répression
La mer d’Andaman se situe dans le nord-est de l’océan Indien. Elle s’étend entre les îles Andaman‑et‑Nicobar (Inde) à l’ouest, les côtes de la Birmanie au nord et à l’est, et les littoraux occidentaux de la Thaïlande ainsi que la péninsule malaise. L’an dernier, le HCR a indiqué que 427 Rohingyas étaient portés disparus et présumés morts en mer lors de deux naufrages survenus les 9 et 10 mai 2025 au large des côtes de la Birmanie. Plus de 650 Rohingyas étaient morts en 2024 dans les eaux de la région, selon l’agence onusienne.
En 2017, des centaines de milliers de Rohingyas ont fui une répression sanglante de l’armée birmane et de milices bouddhistes, trouvant refuge au Bangladesh voisin. La Birmanie a toujours soutenu que la répression menée par les forces armées était justifiée pour réprimer une insurrection des Rohingyas. Aujourd’hui, 1,17 million de Rohingyas vivent entassés dans des camps délabrés qui s’étendent sur plus de 3 200 hectares à Cox’s Bazar, au Bangladesh.
Communqiue de #Presse de #NorwegianRefugeeCouncil
Guerre du Moyen-Orient: Le coût humain énorme est négligé
Déclaration de Jan Egeland, secrétaire général du Conseil Norvégien pour les Réfugiés :
« Les élites politiques et militaires à l’origine d’un mois de guerre croissante à travers le Moyen-Orient n’ont pas compris que des dizaines de millions de civils dans la région font les frais de la violence, des déplacements et de la destruction. Nous avons besoin de toute urgence de la fin de ce conflit. »
« Des millions de personnes en #Iran et au #Liban ont fui leurs foyers. Des milliers de personnes ont été tuées ou blessées à travers l’ #Iran, le #Liban, #Israël et le #Golfe avec des personnes dans plus d’une douzaine de pays encore menacés d’attaques directes ou de chutes de débris. Les attaques détruisant les installations énergétiques et d’autres infrastructures civiles essentielles volent l’électricité, l’eau, les soins de santé et le chauffage de millions de personnes qui ont déjà fait face à des difficultés extrêmes. »
« L’impact de cette guerre est maintenant en train de ricocher dans le monde entier. Le coût croissant du carburant et des marchandises commence déjà à remettre en question les interventions humanitaires du #Mozambique au #Myanmar et au-delà. »
« Nos équipes du NRC en Iran et au Liban sont témoins de désespoir, de mort et de destruction. »
« Toutes les parties à ce conflit doivent de toute #Ugence désamorcer, protéger les civils et les infrastructures civiles, y compris les écoles, les hôpitaux et les centrales énergétiques, respecter leurs obligations en vertu du droit international humanitaire et permettre un accès humanitaire sûr et sans entrave. »
Notes supplémentaires :
- À travers l’Iran, l’Irak, le Liban, la Palestine, la Syrie, la Jordanie, Israël, le Koweït, Bahreïn, le Qatar, les Émirats arabes unis et l’Arabie saoudite, un total de 2 698 personnes ont été tuées au 25 mars (Al Jazeera).
- En Iran, plus de 3,2 millions de personnes sont déplacées à l’intérieur du pays, fuyant principalement les principaux centres urbains ( #HCR ).
- Au Liban, plus d'un million de personnes sont déplacées, dont 133.000 sont enregistrées dans 645 abris collectifs (HCR).
- L’appel humanitaire au Liban nécessite 308 millions de dollars pour soutenir un million de personnes touchées dans le pays. Au 26 mars, 91,6 millions de dollars ont été fournis, ce qui rend le plan financé à 30% ( #OCHA ).
- L' #ONU déclare que cette guerre coûte 1 milliard de dollars par jour
- Le NRC est une organisation humanitaire mondiale qui aide les personnes forcées de fuir dans 40 pays, dont l'Iran, le Liban, la #Palestine et à travers le Moyen-Orient.
https://www.nrc.no/news/2026/middle-east-war-the-vast-human-cost-is-overlooked