Birmans en exil, entre survie et espoir de démocratie

Depuis le retour de la junte au pouvoir en 2021, la guerre et la répression ont poussé de nombreux Birmans sur les routes de l’exil. En Thaïlande, au Cambodge ou en Malaisie, ils tentent de survivre et se reconstruire dans l’espoir d’un avenir meilleur.

Dans la ville frontalière et thaïlandaise de Mae Sot, la présence birmane saute aux yeux. Restaurants, salons de thé, affiches en langue birmane : la ville est surnommée "Little Burma", la "petite Birmanie". Depuis des décennies, elle sert de refuge aux opposants politiques, aux travailleurs migrants et aux minorités fuyant les conflits.

Pour passer de Myawaddy à Mae Sot, il suffit de franchir un pont ou de traverser la rivière qui marque la frontière entre les deux pays. Une fois arrivés, certains réfugiés peuvent compter sur des réseaux d’entraide construits au fil des crises politiques qui ont jusqu’ici secoué la Birmanie.

A Mae Sot, de nombreux Birmans cherchent aussi de meilleurs salaires et constituent une main-d'œuvre bon marché. Koko*, la vingtaine, gagne moins que le salaire minimum. Il travaille dans les champs de maïs et de canne à sucre. "J'aimerais vraiment retourner dans mon pays mais je ne peux pas (...). Au moins en Thaïlande, je ne vis pas dans la peur et je peux gagner un peu d'argent. Et autour d'ici, il n'y a que des villages peuplés de birmans donc on se sent un peu chez nous ", raconte-t-il. Si Koko rentrait en Birmanie, il risquerait d’être mobilisé : la conscription est obligatoire depuis 2024 pour les hommes âgés de 17 à 35 ans.

Résister et prendre les armes

Après l’arrivée de la junte au pouvoir le 1er février 2021, certains Birmans ont d’abord tenté de résister dans la rue. Étudiant à l’époque, un jeune homme aujourd’hui exilé au Cambodge se souvient des manifestations réprimées par les balles de l’armée. "Nous avons compris que c’était le début d’une période très sombre", raconte-t-il sous couvert d’anonymat. Face aux arrestations massives et aux centaines de morts, il décide, comme beaucoup d’autres jeunes, de rejoindre la lutte armée. Il rejoint en fait un bataillon des Force de Défense du Peuple, les PDF. Dans la jungle, il est formé par des membres des groupes ethniques armés qui partagent désormais un ennemi commun : la junte.

Pendant près de deux ans, il vit entre la jungle et Rangoun, abandonnant ses études et l’avenir qu’il s’était imaginé. Mais la guerre s’enlise et il finit par quitter son bataillon et prendre la route de l’exil. Aujourd’hui, il dit ressentir une forme de culpabilité d’avoir laissé derrière lui ses anciens compagnons de combat. Malgré tout, sa détermination reste intacte. "Même si cette révolution dure dix ans, vingt ans, je choisirai toujours la liberté et la démocratie", explique-t-il.

Rohingyas, des noms effacés

En Malaisie, plus de 189 000 réfugiés birmans sont officiellement recensés par le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (UNHCR). Parmi eux, plus de 124 000 sont des Rohingyas. Une minorité musulmane privée de citoyenneté en Birmanie depuis 1982 et persécutée depuis des décennies.

Rafik Ismael, originaire de l’État d’Arakan, a fui la Birmanie il y a près de trente ans. Son père, un leader local qui distribuait de la nourriture aux plus démunis, avait précédemment été arrêté par l’armée. "Après sa libération, les militaires nous ont dit : “Partez, sinon nous tuerons toute la famille.” Malgré l’exil, Rafik continue de suivre de près la situation politique au Myanmar, mais il se dit profondément désabusé. "Que ce soit la junte ou Aung San Suu Kyi, nous n’avons jamais vu de réel soutien", affirme-t-il.

D’autres exilés Rohingyas portent encore les cicatrices de leur fuite. Katija*, arrivée en Malaisie il y a cinq ans, se souvient de vingt-cinq jours de voyage depuis l’État d’Arakan, dont une traversée en mer. "Des femmes ont été violées à bord. Des personnes sont mortes pendant le voyage", raconte-t-elle. Aujourd’hui, elle travaille pour une ONG qui aide les nouveaux arrivants, mais la peur reste omniprésente. "Le plus effrayant ici, c’est l’expulsion ", confie-t-elle. Dans ce pays, comme en Thaïlande, les réfugiés vivent dans l’incertitude : la Malaisie n’est pas signataire de la Convention de l’ONU relative au statut des réfugiés.

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https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/grand-reportage/grand-reportage-emission-du-vendredi-13-mars-2026-9275145?fbclid=PAZXh0bgNhZW0CMTEAc3J0YwZhcHBfaWQPNTY3MDY3MzQzMzUyNDI3AAGnCkEs3gIQuLdeuBJSu-uC_Usjaljk_zb8bWLTwYBCe7w6da1q6hLP2cor2EA_aem_PWPtEmeJ44zCPY26LdZfTw

#Myanmar #Rohingyas #Refugees

Birmans en exil, entre survie et espoir de démocratie

Depuis le retour de la junte au pouvoir en 2021, la guerre et la répression ont poussé de nombreux Birmans sur les routes de l’exil. En Thaïlande, au Cambodge ou en Malaisie, ils tentent de survivre et se reconstruire dans l’espoir d’un avenir meilleur.

France Culture

Je dois absolument voir ce film et de toute urgence.

- Les Fleurs du manguier

De Akio Fujimoto

" Shafi, 4 ans, et sa soeur Somira, 9 ans, membres de la communauté musulmane des Rohingyas persécutée en Birmanie (Myanmar), embarquent pour un long et périlleux voyage vers la Malaisie pour rejoindre la maison de leur oncle. Drame poignant, qui ne fait pas l'impasse sur la violence tout en filmant ce voyage comme un terrain de jeu pour les enfants."

https://www.studiocine.com/fiche-film/les-fleurs-du-manguier.html

#Myanmar #Cinéma #Film #Rohingyas

Les Rohingyas risquent leur vie en mer pour fuir le Myanmar et le Bangladesh

Chaque année, des milliers de Rohingyas tentent de fuir le Myanmar et le Bangladesh par la mer. Ces tentatives de fuite coûtent la vie à des centaines de personnes chaque année.

Lire l'article (en anglais) de Zsombor Peter (Bangkok 11 mars 2026)
https://www.dw.com/en/rohingya-risk-lives-at-sea-to-flee-myanmar-bangladesh/a-76307157

#Rohingyas

Rohingya risk lives at sea to flee Myanmar, Bangladesh

Every year, thousands of Rohingya attempt to flee Myanmar and Bangladesh by sea. The escape effort kills hundreds of people per year.

Deutsche Welle
Au #Bangladesh, plus d'un million de #Rohingyas vivent dans des camps et dans des conditions de vie éprouvantes. Les besoins de cette population privée de citoyenneté sont immenses et l’aide humanitaire internationale est la seule à pouvoir y répondre.
https://www.msf.fr/actualites/rohingyas-il-n-y-a-aucun-endroit-ou-ils-sont-en-securite-ni-physiquement-ni-psychiquement
Rohingyas : « il n’y a aucun endroit où ils sont en sécurité ni physiquement, ni psychiquement »

En 2017, 750 000 Rohingyas trouvaient refuge dans le district de Cox's Bazar au Bangladesh, fuyant des massacres commis par l’armée et d'une intensité sans précédent dans l'État de Rakhine au Myanmar. Aujourd’hui, ils sont plus d’un million répartis dans plusieurs camps. En janvier dernier, la Cour internationale de justice (CIJ), la plus haute cour des Nations Unies, a mené les premières audiences relatives à la plainte deposée par la Gambie contre le pouvoir birman, accusé de génocide sur la minorité musulmane rohingya. Ely Sok, responsable des projets de MSF au Bangladesh, revient sur les conditions de vie éprouvantes et les besoins immenses de cette population privée de citoyenneté et entièrement dépendante de l’aide humanitaire internationale.

Médecins sans frontières

Rohingyas : « il n’y a aucun endroit où ils sont en sécurité ni physiquement, ni psychiquement »

En 2017, 750 000 Rohingyas trouvaient refuge dans le district de Cox’s Bazar au Bangladesh, fuyant des massacres commis par l’armée et d’une intensité sans précédent dans l’État de Rakhine au Myanmar. Aujourd’hui, ils sont plus d’un million répartis dans plusieurs camps.

https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2025/10/04/myanmar-dans-les-conditions-actuelles-le-rapatriement-des-rohingyas-serait-catastrophique-dans-letat-darakan-dans-le-nord-du-pays/#comment-72654

#rohingyas

Myanmar. Dans les conditions actuelles, le rapatriement des Rohingyas serait « catastrophique » dans l’État d’Arakan, dans le nord du pays

Les populations rohingyas de l’État d’Arakan, dans le nord du Myanmar, sont confrontées au travail forcé, à des crises alimentaires et sanitaires, à de sévères restrictions de leur liberté de circu…

Entre les lignes entre les mots
France24/AFP
"Nous voulons la justice et la paix" : les Rohingya dans l’attente d’une reconnaissance à La Haye
https://mcinformactions.net/nous-voulons-la-justice-et-la-paix-les-rohingya-dans-l-attente-d-une
#Rohingyas #CPI #Birmanie
"Nous voulons la justice et la paix" : les Rohingya dans l'attente d'une reconnaissance à La Haye - [mcInform@ctions]

Au Bangladesh, les réfugiés rohingyas espèrent que le procès ouvert lundi à la Cour internationale de justice aboutira sur une reconnaissance...

"L'Intelligence Artificielle : le sujet sur lequel je reçois probablement le plus de questions, concernant notre métier de photographe. Est-ce juste un outil ? Ma réponse : ce n'est absolument pas le bon débat."—Nico DT

L’Intelligence Artificielle N’EST PAS un outil (c’est tout le contraire) >

https://youtu.be/QXFg8plydak?si=5PnrDppq8TX3kexX

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L’Intelligence Artificielle N’EST PAS un outil (c’est tout le contraire)

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Open Democracy (Traduction DeepL translator)
« Pas d’issue » : les moyens de subsistance des Rohingyas se réduisent comme peau de chagrin
https://mcinformactions.net/pas-d-issue-les-moyens-de-subsistance-des-rohingyas-se-reduisent-comme-peau-de
#Rohingyas
« Pas d'issue » : les moyens de subsistance des Rohingyas se réduisent comme peau de chagrin - [mcInform@ctions]

Les réfugiés rohingyas au Myanmar et au Bangladesh trouvent du travail là où ils le peuvent, mais leurs droits sont de plus en plus restreints.

#Rohingyas are still crossing borders from #Myanmar to #Bangladesh in search of safety. Shafiur Rahman & Ro Myint Kyawe Naing narrate the story of one journey, & the fate of 'surplus' lives.

https://blogs.lse.ac.uk/southasia/2025/10/27/anatomy-of-a-night-time-pushback-a-rohingya-journey-between-myanmar-and-bangladesh/

@abdulwajed @humanrightswatch