Voilà une semaine que j'ai vu ce film et je ne vous en ai pas encore parlé. Je viens corriger cela.

Élise sous emprise, de Marie Rémond nous raconte, à travers le personnage incarné par la réalisatrice elle-même, une histoire librement inspirée de sa propre vie.
À savoir, l'histoire d'une jeune femme, en plein dans une relation avec un compagnon toxique qui va se retrouver à diriger la pièce de laquelle elle n'était jusque là que l'assistante du metteur en scène, suite au décès soudain de ce dernier.
Émotionnellement, ça fait beaucoup de choses à gérer pour cette pauvre Elise.
Ce qui est intéressant c'est qu'au lieu de faire un constat sombre de cette situation, Marie Rémond décide au contraire de donner plus d'importance à la lumière de tous les petits éléments, l'entourage proche ainsi que nouvellement rencontré, qui va lui faire du bien et l'aider à trouver le déclic pour se reprendre en main.
Ses angoisses sont palpables. Je m'y suis reconnu et c'est donc très agréablement feel good d'accompagner cette protagoniste vers son nouveau souffle.

Marie Rémond est pétillante, Gustave Kervern est touchant de sensibilité et Ambrine Trigo Ouaked qui joue la fille de sa meilleure amie, est simplement craquante.
Le tout, accompagné de la musique discrète et composée par rien d'autre que Feu! Chatterton. Est-ce que ce dernier point ne suffit pas à vous donner envie de dire à votre tour aussi, oui à Élise? 😜

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C'est par Shadowz que j'ai entendu parler de ce 3eme long-métrage de Natalie Erika James. Avant de me laisser tenter, me suis d'abord plongé dans son 1er. Relic. Et j'ai été séduit par l'atmosphère assez poisseuse et l'angoisse d'abord subtile et qui monte crescendo. Me suis dit ok. Cette réalisatrice est très forte donc allons-y pour ce Saccharine.

Quand the substance, de Coralie Fargeat rencontre the whale, de Darren Aronofsky, ça donne un résultat très coloré, sensoriel et organique pour nous faire ressentir la descente aux enfers d'une jeune étudiante en médecine qui veut perdre du poids.

C'est vraiment bien fichu. À en avoir mal au ventre à la sortie du film.

Natalie Erika James ici nous parle d'un sujet qui l'a longuement hantée et qu'il lui a fallu digérer avant de le mettre sur pellicule: les troubles alimentaires.
Sa protagoniste, victime des injonctions de sa mère et de la société, veut maigrir. Donc quand elle apprend l'existence d'une pilule pouvant exaucer son vœu et rapidement, malgré une analyse qui lui permettra de constater qu'il s'agit de cendres humaines, elle va tenter l'expérience. Et ça marche. Mais dès sa première perte de kilos, elle va libérer un esprit qui va prendre de plus en plus de place et d'emprise sur elle.
Terrifiant et véritablement efficace.

Je n'en dirai pas plus mais un grand bravo à Midori Francis que je ne connaissais pas et qui porte ce film avec brio en incarnant cette Hana qui se perd progressivement dans ce cauchemar éveillé.

Après the substance, the ugly stepsister et j'en passe, le cinéma ne cesse de nous le dire, il serait temps d'en finir avec l'adage "il faut souffrir pour être belle" !

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Joo-in est une jeune lycéenne douée scolairement, épanouie avec ses ami.es et sa famille.
Une vie qui semble avoir tout pour être idéale.
Jusqu'à ce qu'un de ses camarades présente une pétition pour empêcher le retour d'un homme dans leur quartier, qui vient de sortir de prison où il était pour agressions sexuelles.
À la surprise de tout son lycée, elle refuse de signer. Comme si cela risquait d'ébranler dangereusement le monde qu'elle s'était construit...

Dur de parler de ce film sans spoiler ni être moi-même ébranlé par tout ce qu'il est venu remué comme une grande essoreuse. J'ai pas pu retenir mes larmes lors d'une scène d'échanges dans une voiture pendant que celle-ci passe dans les rouleaux de lavage...
En tout cas, c'est un film vraiment beau, tout en subtilité et délicatesse et que je pense utile pour aider à parler du sujet.
Mais c'est fou tout ce qu'on peut retenir et comment l'entourage a du mal à croire lorsqu'on parle enfin alors que tout semblait aller bien. Il faut se montrer détruit pour être crédible ? Pouvez-vous imaginer ce qu'il se passe dans la tête d'une victime d'agression sexuelle ? Combien elle se sent honteuse et préfère se taire par peur qu'on la juge? Et du coup se forger une carapace en refoulant les conséquences psychiques que cela engendre inévitablement ? C'est un poids ! Invisible mais si lourd ! Donc quand qqn ose prendre la parole, juste, écoutez le.la avec bienveillance et respect.
C'est tout ce qu'on demande. Pouvoir se livrer sans craindre d'être lâché.
Bref. Sachez à votre tour, que si vous avez besoin de parler, en connaissance de cause, je suis prêt à vous entendre.

Merci Ga Eun Yoon pour avoir réalisé cette œuvre pas simple mais avec tellement d'humanité ! Et bravo au casting juste parfait.

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Sylvie est en pleine rédaction de son nouveau roman, intitulé "Histoires parallèles". En quête d'inspiration, elle se met à espionner ses voisins d'en face pour leur inventer une vie.
Lorsqu'elle engage le jeune Adam pour l'aider dans son quotidien, elle ignore que celui-ci va bouleverser sa vie et son travail, jusqu'à ce que la fiction qu'elle avait imaginée se mêle à leur réalité à tous.

Déjà le casting est assez fou avec pas moins qu'Isabelle Hupert, Virginie Efira, Pierre Niney, Vincent Cassel et un plus récent Adam Bessa (que personnellement, je ne connaissais pas encore mais qui joue au même niveau que ses partenaires, respect).
Et alors ce chassé croisé entre fiction et réalité est très intelligemment orchestré, nous laissant à chaque fois des petits indices pour ne pas qu'on se perde mais nous montrant à quel point l'on peut facilement laisser notre vie se faire influencer par ce que d'autres imaginent de nous. Cela pourrait ressembler au concept en psychologie, des prophéties auto-réalisatrices qui poussent inconsciemment les gens à agir pour obtenir le résultat attendu même si là pour le coup, rien n'est attendu et l'écrivaine rappelle d'ailleurs qu'il ne faut pas oublier ce qui permet de mettre un canard dans une bouteille. Je vous laisse trouver la réponse en salle actuellement parce que ça vaut vraiment le coup.

Pour compléter ma petite chronique, je vous invite à voir la conférence de presse du festival de Cannes 2026:
https://youtube.com/watch?v=DzBroMHLP9g&is=NyixskEjOdd3wIT_

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Good Luck ! Have Fun ! Don't Die !
Rien que ce titre, j'adore. Ça me fait penser à la saga du guide intergalactique de Douglas Adams et quand le film démarre, on pourrait se dire qu'on en est effectivement pas loin.

Tout commence dans un Diner américain où tout le monde semble las de la morosité de la vie, lorsqu'entre soudainement un homme, vêtu d'un imper transparent, se disant venir du futur est prêt à faire sauter la bombe qu'il porte sur lui si personne ne daigne l'écouter. Son message est clair, c'est la 117eme fois qu'il revient dans ce lieu, à cet instant précis, pour dénicher l'équipe qui l'aidera à sauver l'humanité, d'une IA qui s'apprête à détruire la réalité.

Ok, une IA qui souhaite notre fin, on en bouffe depuis Terminator et plus récemment à toutes les sauces, dans l'action avec Mission: Impossible, dans l'horreur blumhouse avec l'IA du mal... Et j'en passe.
Donc soyons d'accord, ce film là, c'est pas l'originalité du scénario qui vous scotchera au fauteuil mais c'est si bien rythmé et joué que franchement, j'en redemande !
Sam Rockwell incarne brillamment ce visiteur du futur (à certains moments, je lui ai trouvé qqs airs de Christian Bale) qui inspire peu confiance mais en même temps donne envie de le suivre pour savoir si ce qu'il dit est vrai et puis bon, si on peut avoir l'occasion de devenir sauveur du monde, pourquoi pas, non ?
Et on sent que le casting de son équipe d'occasion prend plaisir de manière très généreuse. Avec Michael Peña, Zazie Beetz, Juno Temple, Haley Lu Richardson et Asim Chaudhry dont les personnages nous seront présentés à tour de rôle dans des petites scénettes pour qu'on comprenne un peu d'où ils viennent et l'intérêt qu'ils peuvent apporter à cette team. Sera-t-elle la bonne? La réponse est en salle actuellement.

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J'étais pas allé voir le premier et vu ce que j'avais entendu du second volet, j'avais pas des masses, envie de le voir non plus mais bon, après concertation avec ma binôme du jour, on s'est dit que ça pouvait peut-être faire plaisir aux enfants.
Je m'attendais vraiment à pas adhérer et pourtant bah, je vous avoue avoir passé un agréable moment.
1h39 et j'ai pas du tout vu le temps passer.
Alors oui, c'est une énorme publicité Nintendo, c'est vrai mais c'est bien fichu et puis ces 2 plombiers, même si le fait que les scénaristes se sentent obligés de leur faire dire le prénom de l'autre dès leurs premières répliques respectives en prenant ainsi le spectateur pour un crétin qui ne les aurait pas forcément reconnus d'entrée, ouais, je crois bien y être attaché depuis ma tendre enfance sur ma game boy au tout début des années 90.
Purée, je me fais facilement séduire dès qu'on touche à ma fibre nostalgique haha faut peut-être que je fasse gaffe à ça.
L'histoire tient sur un post-it ok. Mario et Luigi doivent partir sauver la princesse Harmonie kidnappée par Bowser Jr. Oui, c'est tout. Ok.
Mais ouais, je n'ai rien d'autre à dire que c'est franchement efficace et bien fichu et c'est tout ce qu'on a à attendre de ce genre de grosse production donc perso, je suis satisfait. Et vous? Qu'en avez-vous pensé?

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Le testament d'Ann Lee, de Mona Fastvold, est un film que je dirais exigeant.
On a à faire ici à un drame musical narrant la vie d'Ann Lee, de sa naissance à sa mort pour nous montrer à quel point la foi de cette femme était grande malgré les épreuves qu'elle a dû affronter pour tenter de la propager.

Ann Lee, interprétée ici par une Amanda Seyfried éblouissante, au XVIIIe siècle est très rapidement touchée par la religion et devenue adulte, elle va fonder le mouvement des Shakers qui prône l'égalité des sexes et l'égalité sociale mais interdit tout acte charnel pour ne promettre d'amour qu'à Dieu.
Partie d'Angleterre, accompagnée d'un groupe de fidèles qui la considèrent comme l'incarnation féminine du Christ, elle va rejoindre New York pour tenter de faire connaître son mouvement au plus grand nombre.
Sa religion est faite de chansons et de danses.
Vous comprendrez qu'elle sera rapidement prise par la société pour une sorcière qu'il faudra emprisonnée et faire taire.

C'est donc assez éprouvant mais véritablement beau.
C'est un film qui parle directement au cœur et demande à ce qu'on accepte de se laisser aller à cette grande transe qui nous est montrée durant 2h10, pour l'apprécier comme il se doit.
Pour moi, le défi est réussi.
Les cris m'ont d'abord paru irritant puis progressivement, les chansons, les rythmes, les chorégraphies et les acteur.ices qui les portent m'ont tout simplement embarqué.
Envie de dire bravo.

Ci-joint le lien de l'album composé par Daniel Blumberg:
https://link.deezer.com/s/333X9IJJYsishOHaIUVaL

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Les années 80 par le prisme de Nakache et Toledano. Mon enfance. Ça donnerait envie de dire "c'était mieux avant" mais n'est-ce pas juste une illusion? 🤪
On le voit, le chômage est présent, la situation politique n'est pas des plus sereine, surtout pour celles et ceux issu.es de l'immigration mais il y a l'enfance. Cette période de notre vie où tout est encore possible. L'espoir existe. C'est là-dessus que décident de se centrer nos 2 réalisateurs en nous racontant une tranche de vie d'un jeune garçon, Vincent Dayan, juste avant sa bar-mitzvah.

Il y a donc une pointe de nostalgie mais pas forcément pour l'époque. Plus pour cette période où l'on commence à entrevoir les enjeux du monde des adultes sans être encore réellement concernés par les problèmes qu'ils vivent.
Et puis Vincent est amoureux. Le premier amour, c'est quand même quelque chose. Non?
La chanson "un autre monde" du groupe Téléphone est très bien choisie pour résumer la note d'intention des 2 réalisateurs dont on sent qu'ils nous livre un peu de leur propre histoire là-dedans. Je vous laisse replonger dans ses paroles.

Pour conclure, j'ai envie de souligner le casting tout simplement excellent.
Simon Boublil incarne ce jeune Vincent. Les parents sont joués par Louis Garrel et Camille Cottin. L'amoureuse, Jeanne Lamartine. Le gardien, Pierre Lottin.
Bref, que du beau monde vraiment là pour être au service du film.

Juste une illusion, ça fait juste du bien donc savourons et merci encore Toledano et Nakache pour ce partage si humain et touchant.

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Au début des années 80, John entre au collège et alors qu'il était jusque là, un bon élève, doué au football en tant que gardien, aimé par ses parents, il va soudainement contracté des symptômes qui vont surprendre tout son entourage et effriter son monde. Il s'agit de Gilles de la Tourette.
Sa maladie n'est pas encore connue et il va lui falloir s'armer de patience et de persévérance pour se faire accepter malgré ses tics, ses jurons et ses coups incontrôlables.

Inspiré d'une histoire vraie, ce film est sacrément intéressant pour apporter une sensibilisation bienveillante sur ce handicap dont on ne sait finalement encore pas grand-chose en dehors des symptômes utilisés tristement bien souvent par les émissions tv pour faire rire le grand public.
C'est donc important de se rendre compte de la souffrance et des difficultés qu'il entraîne pour la scolarité, pour trouver du boulot ou trouver l'amour. Se faire accepter pour résumer, dans un monde qui a cette facilité à juger sans daigner prendre ne serait-ce qu'une seconde pour chercher à comprendre.

Une comédie feel good pas toujours drôle mais véritablement émouvante. J'ai versé quelques larmes à plusieurs reprises. Par empathie mais aussi parce qu'il y a de belles rencontres (comme on peut s'en douter en voyant par exemple Peter, my name is Joe, Mullan au casting. J'adore cet acteur).

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