Send Help. Vu un dimanche pour le coup et au lendemain de ma découverte de Los Domingos. Autant vous dire qu'après ce précédent film et celui vu encore avant, le gâteau du Président, ce nouveau métrage de Sam Raimi m'a fait beaucoup de bien au moral parce que c'est très drôle !

Linda Liddle est employée dans une boîte de gestion financière. Elle est brillante dans son boulot mais se fait facilement avoir et voler le mérite de son labeur. Elle accepte cela sans s'en plaindre car elle sait que bientôt, elle va avoir droit à une belle promotion qui lui a été promise par son patron. Le hic c'est que ce dernier décède et c'est son fils qui prend la succession. Lui, préfère faire grimper son ami de fac plutôt qu'elle qui lui paraît bien trop repoussante...
Les choses vont se renverser lorsque lors d'un voyage d'affaires à destination de Bangkok, l'avion qui les amène se crashe et les 2 seuls survivants sont elle et... son jeune patron, Bradley.

L'inversion des rôles dominants/dominés après un naufrage sur une île déserte peut faire penser au Triangle of Sadness, de Ruben Östlund mais ici, c'est bien moins froid et distant grâce à une vraie maîtrise de l'humour et du rythme.
Ok, ça aurait peut-être pu être un chouilla plus court mais me suis pas ennuyé une seule seconde.
Ok, venant de Sam Raimi, c'est un peu trop propre et gentil. Ça aurait pu aller plus loin et c'est assez frustrant quand on voit combien les quelques scènes gores sont bien fichues.
M'enfin quel plaisir d'entendre toute la salle rire sans retenue. À croire qu'on en a tou.tes besoin en ce moment donc ne boudons pas notre plaisir.

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Nous voilà juste après les événements du précédent opus, c'est-à-dire, une fois que Spike a croisé le chemin de Jimmy et ses Jimmies, une bande de Teletubbies, blondes platines et sanguinaires.
Pendant que le jeune homme essaie de trouver sa place, ou tout au moins, celle qui lui serait la moins dangereuse, le docteur Ian Kelson quant à lui, poursuit ses recherches, dans son temple hommage aux morts, en tentant de créer un lien avec Samson, un alpha parmi les infectés.
Ces 2 philosophies, celle du chaos menée par les Jimmies et celle de la science, par le Dr Kelson, vont fatalement être amenées à se rencontrer. Quelle en sera l'issue ? La réponse est actuellement en salle.

Si l'absence de Danny Boyle à la réalisation se fait ressentir par la perte du côté onirique, ce volet nous livre un aspect plus philosophique, nous offrant une réflexion sur les options auxquelles fait face l'humain confronté à une crise. Est-il voué à se perdre pour ne plus exprimer que ses bas instincts primaires ou lui est-il encore possible de prendre le recul nécessaire pour survivre et avancer intelligemment?
C'est pas pour autant un film d'auteur ok mais la réflexion mérite d'être là et puis quel plaisir de voir Ralph Fiennes danser sur the number of the beast des Iron Maiden. Son personnage nous permet de très jolis instants de douce poésie, face à la violence de la bande à Jimmy. Ce dernier étant incarné par un très bon Jack O'Connel qui décidément, entre ce rôle et celui de Sinners, semble prendre son pied à incarner des antagonistes au charisme troublant.

Puis attention SPOIL pour mes dernières lignes mais la dernière séquence fait tellement plaisir et d'autant plus en étant soulignée par le thème qui avait disparu du précédent chapitre: in the house/in a heartbeat, de John Murphy !
Je croise les doigts pour qu'il puisse y avoir le chapitre final 🤞🏼 !!!!

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Disons le tout de suite, Predator: Badlands est un très bon film pop-corn. C'est-à-dire qu'en termes de distraction sans prise de tête, il fait clairement son taf.

Pour faire un nouvel opus de cette saga, il était important de trouver une idée originale. Dan Trachtenberg a donc opté pour changer, de faire du predator, le protagoniste. On pourra lui reprocher du coup de démystifier la créature en lui donnant alors des motivations un peu trop humaines mais on reste sur une bête de guerre donc on garde une cohérence acceptable, contrairement au toutou docile qu'avait fait la série Alien: Earth, du Xenomorph. D'ailleurs pour rester 2 minutes sur la comparaison à cette série, ici, tout le bestiaire présenté est intelligemment utilisé donc si vous voulez des éléments d'introduction de la Weyland-Yutani qui pourraient mener à un prochain crossover Alien vs Predator, mieux vaut vous tourner vers ce film.

Le pitch : Dek est un Yautja exclu de son clan car jugé trop chétif. Pour prouver sa valeur, il va partir sur la planète Genna d'où il pourra rapporter le trophée ultime. La tête d'un Kalisk, une créature dont même son père a peur. Sur son chemin, il croisera Thia, une synthétique de la Weyland-Yutani qui lui proposera son aide.

J'en dis pas plus mais voilà, si les 30 premières minutes, ce binôme m'a fait penser à un Jason Statham accompagné de l'âne de Shrek (oui, Elle Fanning est rayonnante mais jusqu'à ce que l'intrigue prenne un ton un peu plus sombre, elle a clairement cette fonction, blablatant et faisant des blagues sans arrêt tout en tentant de toucher la corde sensible de son partenaire) et malgré quelques débordements de bons sentiments en conclusion, Disney oblige, j'en ai pris plein les yeux et ai passé un bon moment !

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Malgré les polémiques qui ont jonché sa carrière musicale, Orelsan a toujours montré un certain talent à se remettre en question et créer un personnage qui m'est sympathique, qui me parle.
C'est aux lendemains de la sortie de son 4eme album, Civilisation, que David Tomaszewski va lui proposer une idée de scénario partant de bribes de sa vie perso pour se diriger vers un film d'action, fun et fantastique:

Orelsan enchaîne les concerts durant lesquels il se régale à déborder d'énergie mais une fois ceux-ci finis, il se retrouve face au vide, aux gens, à la vraie vie et ça l'angoisse. Il décide donc avec sa femme, enceinte, de prendre de la distance en partant s'installer au Japon, dans une vieille maison traditionnelle, isolée.
Je passe les détails pour vous laisser les découvrir mais dans cette maison, il va trouver un puits au fond duquel est enterrée une armure en pièces détachées. Comme un grand enfant, Orel va vouloir l'essayer mais celle-ci va s'animer et décider d'elle-même de se coller à lui, telle une armure sortie tout droit des Chevaliers du Zodiaque. Le problème est qu'il lui est impossible ensuite de l'enlever et qu'elle attire les Yokaï (démons de la mythologie japonaise) qu'avec sa compagne, ils vont devoir affronter chaque nuit.

Je pense que Monsieur Astier pourrait en prendre de la graine. Sans prétention, voilà une proposition qui nous raconte quelque chose avec un début, une fin et entre les 2, le processus qui mène de l'un à l'autre avec de vrais choix visuellement cinématographiques (et des références qui feront plaisir à tou.tes celles et ceux qui ont gardé leur âme d'enfant des années 80 sans gêner celles et ceux qui ne les ont pas).

C'est simple, basique. Bref, ça fait plaisir et je m'en vais maintenant m'écouter en boucle le 5eme album de ce rappeur sensible, La fuite en avant.

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Hier soir, je suis allé à l'#artplexecanebiere mais cette fois, non pour aller y voir un film (quoique, y a quand même un lien, vous verrez). J'y suis allé pour le concert de la talentueuse violoniste: Esther Abrami et c'était magique 😻.

Dans un premier temps, elle nous a fait découvrir des morceaux de femmes compositrices, oubliées par l'Histoire (conséquence du patriarcat qui préfère honorer la mémoire des hommes. Il est temps que ça change donc rien que pour ça bravo et merci Esther !).
Puis dans un second temps, elle nous a interprété des ré-écritures de musiques de films pour finir par un petit blind test, nous donnant ainsi l'occasion de jouer avec elle en tentant de deviner les films en question.

Bref, après ça, j'ai pas pu résister à l'envie de lui acheter ses 2 albums et lui demander tout intimidé, un petit selfie qu'elle a accepté avec une gentillesse et une générosité qui se dégageait déjà sur scène dans son jeu de violon et qui se confirme donc ici 😻.

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Parfois ça vaut le coup d'attendre un peu avant de donner son ressenti sur un film.
Pour A big bold beautiful journey, je suis sorti de la salle charmé mais après réflexion, je dirais qu'en fait, tout est très esthétiquement beau mais peut-être un peu trop et pour au final pas dire grand chose de plus que pour être heureux et pouvoir vivre en couple de manière épanouie, le mieux est de faire une thérapie. Alors, c'est certes pas faux mais c'est très pauvrement argumenté et c'est dommage parce que ça aurait pu être intéressant. L'idée des portes parsemées sur le trajet pour faire revivre aux 2 protagonistes interprétés par Colin Farrell et Margot Robbie (oui je vous ai dit, tout est très/trop beau) des moments charnières de leurs vies respectives pour les inviter à y réfléchir, j'aime vraiment beaucoup mais c'est malheureusement très redondant. L'idée de cette agence de location de voiture matrimoniale est marrante mais sort de tellement nulle part et pourquoi les choisit-elle eux deux ? Sur quels critères ?

Fin bref, pour conclure, je répéterai donc que c'est très beau mais c'est tout donc dommage !
(Pour les portes, je vous recommanderai plutôt l'anime Suzume, bien plus riche et profond).


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Hier matin, j'ai eu la possibilité de voir en salle l'un des quelques long-métrages que je n'avais pas encore vus, de Lars von Trier : Antichrist.

Le réalisateur a sa réputation d'aimer choquer, mettre mal à l'aise et autant vous dire que là, il y va à fond en commençant par une scène de coīt au ralenti en prenant bien soin de tout montrer pendant qu'un enfant sort de son lit à barreau, lève la barrière de protection pour descendre les escaliers, voit les ébats de ses parents et décide de profiter que ces derniers soient occupés pour s'aventurer sur le rebord de la fenêtre... Glisser et en tomber...
On va donc assister au travail de deuil de la part du couple et plus particulièrement de la mère, habitée d'un fort sentiment de culpabilité. Le père lui, dit être aussi touché mais ne le montre pas et semble plus intéressé par son métier de thérapeute qu'il souhaite mettre en application pour accompagner sa femme vers l'apaisement.

Quelque chose me fascine chez Lars von Trier, c'est que dans la majorité de ses films, de Breaking the waves à Nymphomaniac, il fait le choix d'adopter le point de vue d'une femme pour dénoncer toute la noirceur du monde qui l'entoure. Je serais presque tenté d'oser dire que pour moi, c'est un réalisateur féministe qui ne cesse de pointer la toxicité du patriarcat et là, même s'il fait dire à son personnage féminin combien la femme est le mal, on découvre que cette dernière a fait une thèse sur les "gynocides" pour sorcellerie.
Ce que je vois dans cette œuvre, c'est le burn out totale d'une femme noyée par la charge mentale dûe à cette société et qui essaie de reprendre le contrôle.
La scène de fin représente pour moi la sororité de toutes ces femmes tuées par ce système prônant le mâle comme dominant. Non?Hésitez pas à me dire votre avis. Ce qui est intéressant dans le cinéma c'est de pouvoir en parler donc allons-y.

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J'avais dit que les Missions Impossibles de Tom Cruise pouvaient être une belle leçon envers tous les blockbusters actuels mais Ballerina vient répondre que quand l'action est bien faite, y a pas besoin de faire semblant d'avoir un scénario faussement intelligent. Bon quand il peut y en avoir un c'est quand même mieux, histoire de pas prendre le spectateur pour un complet écervelé mais là, je peux pas le nier, on a un vrai film de divertissement cathartique qui fait plaisir à voir.
Du coup, je vais pas vous parler de l'intrigue parce qu'elle est inexistante ou plus exactement, vue et revue mais regarder Ana de Armas défoncer du gros vilain (un peu à la manière d'une Buffy, ma tueuse de vampires préférée, en utilisant toutes les armes qu'elle trouve mais également tous les éléments du décor qui peuvent faire office de) c'est tout simplement super jouissif et je me surprends à en redemander.

Je n'ai vu aucun John Wick mais ça ne dérange en rien (même si j'ai du coup très envie de me faire des rattrapages histoire de prolonger un peu l'expérience dans cet univers) et si une suite des aventures de cette tueuse débarque un jour, je pense que je serai au rdv. Et vous ?

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Corps en trompe-l'œil

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