Mais elle est bien décidée à en faire autrement.
Me suis demandé si au Brésil il y avait du coup, une réelle politique anti-personnes âgées pour inspirer ce genre de point de départ scénaristique mais quoiqu'il en soit, grâce à ce personnage de Tereza, le réalisateur Gabriel Mascaro nous offre une belle ode émancipatrice pleine de poésie.
O ultimo azul. Le dernier bleu (plutôt que "les voyages de Tereza" comme ça a été traduit pour la vf). Rien que ce titre est très parlant quant au sujet du film qui se passe quasi intégralement le long de l'Amazone sur lequel nous allons faire avec la protagoniste, une longue traversée pour essayer de vivre son dernier rêve. Celui de voler dans les airs. Mais au fil des rencontres, c'est surtout une forte envie de libération qui va naître.
Ça fait du bien de sortir des schémas hollywoodiens qui prônent une jeunesse éternelle et superficielle.
Ici, pas de paillettes, pas de mensonges. Même si l'histoire est fictive, nous avons à faire à de vrais gens en qui nous pouvons nous identifier.
Là, je peux me dire voilà, quand je serai retraité, c'est comme elle que je veux vivre.
Et au-delà de ça, il y a dans cette œuvre une part onirique qui m'a fait penser à du Jodorowsky avec l'escargot à la bave bleue te permettant de voir l'invisible, l'indicible et qui m'a forcément fortement séduit.
Bref, voilà un film qui ne vend pas du rêve pour faire joli mais qui nous en offre énormément avec sincérité. Vive Tereza !
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