Chien errant – Sadegh HEDAYAT – 2025 – L’harmattan

Quatrième de couverture

Le monde iranien que Sadegh Hedayat dépeint est celui du désespoir et du cynisme : s’y imbriquent, d’un côté, les codes et traditions ancestraux, de l’autre, l’individualisme, le paraître et la frustration qui caractérisent peut-être toute société moderne ou postmoderne, où les liens sociaux et culturels se sont effondrés, mais pas le désir. Le langage même est entré dans « l’ère du soupçon ». Les nouvelles de Hedayat pourront nous apparaître comme de grands poèmes en prose, aux voix lyriques parfois, sardoniques souvent, qui sauront prendre le lecteur au collet tant par leurs stases descriptives et poétiques que par leur vitesse vertigineuse. Elles sont l’une des sources imaginaires de la peinture et du cinéma iraniens depuis les années quatre-vingt. Plus encore, des pierres (noires) d’une anthropologie universelle.

Mon Avis

Sadegh Hedayat ou l’art de parler des émotions, des personnages. L’art de la description des êtres vivants. Oui, je dis bien « art« . Il n’y a pas d’autres mots. J’ai remarqué cet art chez les quelques écrivains persans que j’ai lus, ainsi que chez de nombreux écrivains arabophones. Avec cet auteur, la mélancolie devient un savoir-être et la noirceur de l’âme humaine, un savoir-vivre. . Comme je le disais plus haut, les émotions font la force des personnages. A commencer par ce fameux « chien errant« . Il lui offre une âme, des émotions humaines. Il le personnifie. Il le fait vibrer. Son comportement reste animal, mais ses pensées, ses émotions sont humaines. C’est d’une grande beauté. C’est la magie poétique d’une plume. Le lecteur s’approprie cette magie et la vit intensément.

Ce recueil de nouvelles nous offre un panel incroyable de personnages, de sentiments, d’émotions. L’être vivant vibre de ce mélange, pudiquement explosif. De cette joie de vivre. De ce bonheur de souffrir. Une souffrance qui creuse son sillon, d’une manière indélébile, dans le corps et le cœur de l’être qu’elle envahit. La plume est très poétique. Elle emporte les mots, les souffle, les jette, les mélange, à la face du monde. A la face du lecteur qui se délecte. Dans « Katia« , il met en exergue les affres de l’amour, la souffrance, face aux affres de la guerre. Chacun porte sa croix, à sa manière, et la trouve plus lourde que celle des autres. Chaque titre de nouvelle est écrite en arabe ou en farsi, me semble t-il. Les personnages ont tous ce vague à l’âme qui les distingue de ceux qui les entoure. La mélancolie, douce-âpre, collée au corps, domine tout.

N’oublions pas ce détour dans le mystique, dans « le trône d’Abu Nasr« , qui renvoie l’homme face à sa vanité et à ses désirs utopiques. C’est glaçant. Horriblement choquant, faisant courir un frisson de peur et de dégoût le long de la colonne vertébrale du lecteur. Les mots suffisent et nous nous en délectons en frissonnant d’effroi. Ces petites scènes de vie parlent d’un peuple qui a un humour qui lui est propre, ainsi que pour certains, une philosophie qui frise la folie. Une sagesse faite de désespoir, de réalisme  et d’un espoir utopique. C’est un kaléidoscope de sentiments, de situations, de philosophie, déclamés avec poésie. Une poésie persane des siècles d’antan, accompagnée d’une cithare et posée sur une feuille de papier. Pour l’éternité.

 

9782336533988   L’harmattan Coll. L’Iran en transition  158 p.  15€

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