https://lundi.am/Le-visible-et-l-invisible-7441
« Je pleure parce que je suis un homme.
Ma douleur est plus grande que moi »
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« Je pleure parce que je suis un homme.
Ma douleur est plus grande que moi »
★ Julie LOMBE
_Rendre soin_
Blast
https://www.hobo-diffusion.com/catalogue/9782492642395-rendre-soin
#livre #lecture #poesie
nanni balestrini: “arianna”
[youtube=https://www.youtube.com/watch?v=mXT2nERhMy8&w=625&h=352]
Registrazione della prima esecuzione integrale di Arianna, a cura di Luigi Cinque, all’Auditorium di Mecenate di Roma il 28 ottobre 2018, con le voci di Nanni Balestrini e Ilaria Drago, Luigi Cinque ai fiati, Valerio Corzani alle percussioni e cagean sounds e Fabrizio Bosso alla tromba e flicorno.
L’operapoesia è raccolta in Nanni Balestrini, Caosmogonia e altro. Poesie complete. Volume III (1990-2017), con introduzione di Andrea Cortellessa, Roma, DeriveApprodi, 2018
#Arianna #AuditoriumDiMecenate #Balestrini #CaosmogoniaEAltro #FabrizioBosso #IlariaDrago #LuigiCinque #NanniBalestrini #poesie #scritturaDiRicerca #scrittureDiRicerca #ValerioCorzani
Angst.
Sie sitzt mir im Nacken,
fährt ihre Tentakel aus,
um mich zu umgarnen.
Tarnt sich und wispert
von bösen Blicken,
von Neid und Missgunst
und daß sie mich meiden.
Die andern. Die dort.
Die im Gegenüber.
Glitschige Arme umschlängeln den Rumpf,
daß mir der Atem vergeht.
Ich möchte doch bloß.
Es wäre ja nur.
Einmal.
Dazugehören.
"Les mots vont parfois plus loin que les idées, parfois ce sont les idées qui dépassent les mots, il appartient au poète de choisir une marge où mots et idées cohabitent dans une profonde lumière."
Cadou, Notes internes
#poésie
Du sagst: Nichts bleibt
Wenn einer so geht
Und doch ist da der Wind
Wenn einer geht
Und unter dem Wind das Gras
Wenn einer geht
Kannst du dich daran halten wie an das Gedicht Hast du für dich gemacht sagst du
Und das stimmt und doch ist es da später
Wie der Wind über dem Gras
Wenn die Sonne wieder scheint
unseelie
-
ce n’est pas de la sagesse, c’est un rêve en plein jour.
pas de philosophie.
la magie est une poésie pratique.
*
il existe un chemin bercé par les coquelicots et de violets pavots. les pas sur ce chemin sont toujours des murmures et les serpents n’ont pas peur de les entendre. ici est ailleurs, le sommeil est l’inquiétante familiarité du devenir. on marche sur ce chemin comme si on avait une fortune à fuir et un monstre à trouver. le sommeil est une transparence sans lumière, un passage. là, il y a une possibilité : la folie dans une paupière comme un incendie dans un verre d’eau – ou dans l’océan —, et c’est la nuit toujours qui te choisit ; on subit la nuit ; c’est le jour auquel on tient tête.
je veux boire le noir au fond de ma bouche et au fond des oreilles et au fond des coquelicots ; je veux être bue par une ombre le soir. si je me perds, un chemin me trouvera peut-être et me traversera, et je ne serai plus qu’un décor mais la vie aura le premier rôle au milieu de moi.
*
je peux vivre sans moi comme un rêve ou une folle.
car ce n’est pas ma vie que j’aime ni ce qui dit « mienne ». c’est la vie seule qui est bonne.
*
aux vies unseelie je recommande ceci : un grand sens de la justesse, plutôt que de la morale.
mon goût s’est ajusté à une vie qui semble atroce à d’autres ; mon goût s’est ajusté à des yeux et à des narines qui ne supportent pas le printemps, à des nerfs qui se désacordent l’été. et c’est à tel point que plus rien ne distingue mon étrange goût du goût normal, si ce n’est que le premier est frappé d’un stigmate. il y a symétrie, il n’y a pas grande différence, juste un basculement de miroir à miroir, d’oeil-zénith à monstre.
me fait souffrir la lumière d’avril comme d’autres se détériorent sous un ciel de brouillard, et j’ai de grandes joies : elles fleurissent l’hiver. de là, suis-je malade ? aux yeux de la société oui, mais pas aux miens. il n’y a rien de mortifère à voir dans le noir : il y a juste une vie étrange et qui pour beaucoup est perçue d’emblée comme intolérable. voilà ce qu’est pour moi être malade pour la norme et non de manière autodéterminée, voilà peut-être ma folie : m’autodéterminer comme vivante là où on voudrait les grandes malades un pied dans la tombe. jusqu’à la mort tout est vie est le proverbe des monstres petits et grands, et je le fais mien. je revendique ma vie comme chose extraordinaire, alliance des contradictions, miracle terrible, objet de scandale, chose impossible ; je veux la vie radicalement et absolument. ce n’est pas une excentricité romantique ou un héroïsme, c’est vivre dans une société où il y a des morts douces pour les anormal-aux, des vies qui ne se sentent jolies et dignes que parce que d’autres sont dites inhabitables. ici, dans cet endroit bizarre où je vis, vivre c’est presque commettre un crime.
*
vous avez peur de la gorgone parce que parmi les monstres, elle est à la seule qui regarde de face.
le petit peuple des fées, nos invisibles trop bruyants, nos grouillements d’yeux et de dents, nos champignons qui débordent un peu, dans l’ombre, nos couleurs hirsutes, c’est votre mauvaise conscience ou peut-être plutôt votre crainte. on ne nous voit pas mais on nous flaire partout comme un risque parce qu’on nous a rendu-es minuscules. il y a des monstres au bord de vos yeux.
mais je vous vois.
nous aussi, on peut.
la magie de nos yeux ce n’est pas de voir, c’est de pouvoir.
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par sykorax
plus de textes ici : https://sykorax.fr/
J’ai besoin de m’évader en ce moment et je vis cette envie à travers des paysages imaginaires de mines et de papier.
✏️Crayon sur papier sur papier/ Pencil on paper : A3 / 2026📃
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