Quels KPI voulons-nous pour nous vies ?
Que ça soit le kidnapping de Maduro au Vénézuela et la tentative de mainmise sur les terres rares du Groenland, Trump n'a que deux obsessions : le PIB des USA et son patrimoine. Le premier croit vite, moins que le second, qui a augmenté d'1,4 milliard depuis son retour à la Maison Blanche. La croissance américaine affole les esprits des éditocrates qui en sont persuadés "l'Europe décroche.
L'Europe est finie". Il y a 10 jours dans le Monde, Arnaud Leparmentier commençait ainsi une chronique : "Pour Google-Alphabet, 125 milliards de dollars, pour Apple, 112 milliards, pour Microsoft, 105 milliards, pour Nvidia, 100 milliards, pour Amazon, 76, pour Meta, 58, et pour Tesla, un malheureux 5 milliards, soit au total 580 milliards de dollars (499 milliards d’euros). Pas du chiffre d’affaires, pas de la marge, non, du résultat net après impôt au cours de douze derniers mois.
Les Sept Magnifiques, ces géants de la tech américaines, sont riches à milliards, invulnérables. Que l’on compare les chiffres : LVMH a un profit annuel de l’ordre de 13 milliards de dollars et la pépite française Mistral AI a crié victoire lorsqu’elle a pu lever, à l’automne, 1,7 milliard d’euros".
Vous voyez le refrain, nous sommes des nains et nous allons dans le mur. En réalité, LVMH et consorts nous coûtent très cher : ils sont gavés d'aides publiques, ne payent quasi aucun impôt, créent très peu d'emplois, ne consomment pas local... Ils jouent beaucoup sur la santé financière des actionnaires de ces boîtes, des cadres dirigeants, pas du pays.
Le graph ci-dessous, #stats #OCDE et Eurostat, pas d'organes de propagande rappellent qu'il n'y a pas match et de moins en moins. Les États-Unis s'enfoncent dans la ploutocratie, où la vie devient inhumaine pour l'immense majorité des autres habitants du pays. (I)moralité : ça n'est parce que ce sont les milliardaires racontent l'histoire (grâce à leurs médias) qu'il faut les croire sur parole.