L’infolettre du 17 novembre 2025 : le plafonnement des budgets rejeté par les équipes ?
Le plafonnement des budgets rejeté ? Les débats ne doivent pas s’arrêter là
Serait-ce la fin de saison qui multiplie les débats autour des grandes questions qui animent le cyclisme sur route ? Ou bien une inquiétude grandissante, confirmée par le risque pour près de 70 coureurs de ne pas obtenir de contrat la saison prochaine et alors que deux équipes ont scellé leur disparition ? Les discussions ne manquent pas autour de la meilleure manière de revitaliser une discipline qui semble faire face à de graves disparités économiques et qui peine à renouveler son modèle. Cela fait des années que le sujet des budgets des structures professionnelles est sur la table, tout comme celui des salaires des meilleurs cyclistes. Cela fait des années que de nombreux observateurs et acteurs du peloton alertent sur le risque d’une cannibalisation des rentrées financières par quelques organisateurs et quelques équipes mieux fortunés. La domination d’UAE Team Emirates XRG et de son leader Tadej Pogacar a confirmé cette tendance, tout comme la nécessité pour deux des meilleures équipes belges du circuit, Lotto et Intermarché-Wanty, de fusionner pour pouvoir se battre face aux grandes écuries. Et pourtant, au fil des saisons, rien ne semble changer.
En mars 2024, l’Union Cycliste Internationale (UCI) avait pourtant communiqué la mise en place d’une réflexion autour d’un système de plafonnement du budget (Budget cap), sans toutefois préciser ses contours. Tout juste était-il indiqué que l’objectif du groupe de travail était de plancher sur une application de ces nouvelles règles d’ici à 2026. Moins de deux ans plus tard, le projet n’a toujours pas émergé, et il a fallu attendre une interview du président de l’UCI dans le quotidien Ouest-France pour qu’il refasse surface. Pour mieux être enterré enfoui derrière. “On a imaginé mettre en place un ‘Budget cap’ de l’ensemble des équipes et, paradoxalement, les équipes ne l’ont pas accepté. J’ai été étonné que ce soit plutôt les petites équipes qui le refusent”, a-t-il révélé, sans en dire plus sur les dirigeants qui auraient mis un frein à la proposition. Lappartient dit pourtant défendre l’idée : “Quand vous reprenez l’histoire du vélo, regardez La Vie Claire. Ils font 1, 2, 4, 7, 12 du Tour de France 1986. Et le budget de l’équipe, à l’époque, était, en proportion des autres, sans doute encore plus élevé qu’UAE. Je ne dis pas que c’était bien. Mais il y a toujours eu des équipes qui ont eu plus de moyens que d’autres. Le but est quand même de réguler un petit peu les choses. Et moi, je reste persuadé que le ‘Budget cap’ est un des éléments pour y arriver.”
Le président de l’UCI David Lappartient lors de la présentation du Grand Départ du Tour de France 2021 en Bretagne – Photo : ASO/Clara Langlois LablatinièreSelon une source venue du WorldTour interrogée par le média spécialisé Escape Collective, les équipes n’étaient pas contre cette proposition, mais souhaitaient plutôt une réforme économique plus large autour d’une implémentation d’un système de plafonnement des salaires. Il est en tout cas difficile de savoir ce qui était vraiment mis sur la table et quelle a été la réaction des équipes avec la seule voix de Lappartient, qui représente avant tout les intérêts de l’UCI.
Le président de la fédération a également évoqué la répartition des droits télés et de revenus des organisateurs à destination des équipes, une idée vieille comme la bicyclette qui revient chaque année sur la table. Il a aussi mis en avant un “désavantage” pour les équipes installées en France en raison de la fiscalité du pays. Mais David Lappartient pointe alors simplement un problème politique, alors que ce sujet de la taxation des équipes pourrait aussi faire l’objet d’une réflexion. Dans un podcast de RMC Sport qui a plus fait parler pour l’idée habituelle d’une billetterie sur certains événements cyclistes sur route (un projet qui semble également dater de Mathusalem), le patron de Groupama-FDJ Marc Madiot a justement proposé, pour garantir une certaine équité de taxation, de baser l’ensemble des équipes en Suisse “pour avoir le même coût social”. Ce serait déjà une première pierre vers une plus grande égalité entre des structures qui bénéficient parfois des largesses d’un pays pour éviter une charge salariale trop importante.
La tendance est malheureusement à une baisse des structures professionnelles, avec seulement 16 ProTeams (la division 2 du cyclisme) contre 23 dix ans plus tôt. Les budgets s’envolent et il devient difficile de suivre la tendance, au risque d’envisager des fusions, à l’image de Lotto et Intermarché-Wanty. La disparition d’Arkéa-B&B Hôtels et les récentes difficultés financières du Team Jayco-AlUla doivent également rappeler à l’UCI que les équipes restent encore et toujours très fragiles et qu’il est donc nécessaire de rassembler tous les acteurs autour de la table pour trouver une solution viable à l’avenir du cyclisme sur route. Pointer le seul refus des équipes est simple, mais il ne permet pas de faire avancer les discussions. Si le “Budget cap” n’a pas pris, il faut chercher d’autres solutions, débattre, se montrer innovant. Car l’avenir de la discipline en dépend.
Grégory Ienco
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L’infolettre du 29 septembre 2025 : l’anticipation de Pogacar et Vallieres, la présentation de l’Euro sur route, les nouvelles règles de l’UCI…
Tadej Pogacar et Magdeleine Vallieres champions du monde en éloge de l’anticipation
L’arc-en-ciel n’a jamais semblé aussi difficile à obtenir que sur les routes de Kigali, destination des championnats du monde de cyclisme sur route cette saison. Le circuit tracé dans la capitale rwandaise annonçait une course d’usure, plus rude encore que ces dernières années en raison de son dénivelé et de son parcours qui n’offre aucun moment de répit. Une succession de montées et de descentes, des descentes pourtant légères pour obliger les cyclistes à pédaler et à se fatiguer un peu plus, aucune ligne droite pour organiser une poursuite groupée… Au-delà du dénivelé proposé, c’est bien cette succession, couplée à l’altitude, à la difficulté d’adaptation et à la pollution, qui a mené à des Mondiaux plus intrigants que ces dernières années.
Ne nous y trompons pas : le nom de Tadej Pogacar à la tête d’un deuxième championnat du monde consécutif n’est en aucun cas une surprise. Mais il y a la manière. Certes, le Slovène est sorti du peloton encore plus tôt qu’à Zurich, à 104 kilomètres du but, sur les dernières pentes du Mont Kigali. Il espérait cette fois plus de soutien, avec Juan Ayuso (finalement lâché dix kilomètres plus loin) et Isaac del Toro (victime de problèmes d’estomac à 66 kilomètres de l’arrivée), mais n’a jamais semblé dominer la course autant que l’an dernier, ne laissant pas l’écart grandir autant. Mais “Pogi” savait qu’il avait un avantage : l’anticipation était la clé sur ce type de parcours.
Comme évoqué plus haut, le profil et le tracé du circuit empêchaient toute poursuite collective. Les équipes encore présentes avec plus de deux cyclistes dans le premier groupe de chasse ont ainsi tenu un tour derrière le Slovène, avant de laisser les leaders se démener comme ils le pouvaient dans les 70 derniers kilomètres. Avec près d’une minute d’avance, Pogacar avait une avance suffisante pour voir venir un poursuivant, aussi costaud soit-il. Remco Evenepoel s’en est bien rendu compte : le Belge est revenu jusqu’à une minute de son rival, avant de voir l’écart rester stable puis grimper dans le final. Les efforts du Belge au moment de l’attaque de Pogacar ont clairement pesé. Le leader noir-jaune-rouge a expliqué cette débauche d’efforts par un problème de crampes en raison d’une selle rabaissée après avoir heurté un trou avant Mont Kigali, puis un nouveau problème de maintien sur son vélo de réserve qui l’a contraint à attendre une autre machine. Même si cette attente aurait pu être évitée si Evenepoel n’avait pas montré son visage mécontent et impatient. Une attitude qui a coûté un total de 35 secondes, au moment où Pogacar construisait son succès.
“Deux fois changer de vélo sur un championnat du monde, c’est fatal”, a logiquement admis le coureur brabançon sur l’antenne de la RTBF. “J’ai retrouvé ma force (NDLR : après le deuxième changement). C’est dommage, car il y avait beaucoup plus à faire aujourd’hui. (…) Je voulais obtenir deux fois l’or. (…) Le meilleur coureur a repris le maillot aujourd’hui”, a-t-il ajouté, confirmant une bonne condition qui peut encore être intéressante pour les championnats d’Europe (lire ci-dessous) et le Tour de Lombardie, ses derniers objectifs de la saison. Ces moments de malchance ont pu jouer, mais devant, il y avait un phénomène qui, malgré quelques grimaces de faiblesse dans le dernier tour, n’a pas cédé de terrain sur ses adversaires les plus proches. “J’étais content de finir, parce que les montées devenaient de plus en plus dures au fil des tours. Mais il faut savoir passer outre. Les ressources étaient là, mais c’était très dur dans le dernier tour”, a admis Pogacar au micro de l’UCI, conscient d’avoir encore réalisé un solo d’anthologie, au bout d’une saison déjà d’anthologie (UAE Tour, Strade Bianche, Tour des Flandres, Flèche Wallonne, Liège-Bastogne-Liège, Critérium du Dauphiné, Tour de France, GP de Montréal). Et dire qu’il y a encore l’Euro et la Lombardie en vue…
Dans un autre style, la Canadienne Magdeleine Vallieres a également prouvé qu’une bonne gestion anticipative de la course pouvait mener au plus grand moment d’une carrière. La Québécoise de 24 ans n’avait encore remporté qu’un succès professionnel, elle ne s’imaginait certainement pas doubler son palmarès avec le maillot arc-en-ciel. Mais elle a su profiter des événements en attaquant dans les 50 derniers kilomètres d’une course débridée, en évitant l’attentisme des favorites qui ont préféré se regarder dans le final, en mettant la pression à chaque côte sur ses rivales du jour. “Mes équipières croyaient en moi, donc j’ai cru en moi et j’ai vraiment tout donné pour y aller. J’étais bien préparée, je savais que j’étais en bonne condition, donc je me suis dit que je ne voulais pas avoir de regrets”, a-t-elle commenté en conférence de presse, après avoir eu du mal à décrire ses émotions pour ce qui est l’un des plus surprenants succès de l’histoire des championnats du monde.
Certes, Vallieres était bien préparée, par le biais d’un stage d’altitude et d’entraînements spécifiques en vue de cette course au maillot irisé, mais sur le plan tactique, il fallait oser se détacher du peloton et compter sur un manque d’attention du peloton, déjà réduit. Faute d’équipières pour gérer l’écart et sur un parcours trop usant pour espérer un retour rapide, les candidates à l’arc-en-ciel ont manqué de justesse, au grand bonheur de la Canadienne, qui aura l’occasion de défendre son titre mondial sur ses terres, l’an prochain, à Montréal, sur un circuit également bien relevé (lire ci-dessous).
Et cette analyse vaut pour d’autres courses de ces championnats du monde : l’Italien Lorenzo Finn a réussi, pour la première fois depuis Matej Mohoric en 2012 et 2013, le doublé junior-espoir en deux saisons grâce à une attaque bien lancée dans les trois derniers tours, sans s’inquiéter du reste du peloton. Le coureur de 19 ans avait effectivement un statut de favori et les qualités pour se dégager des autres candidats à l’irisé, mais encore fallait-il se décider à mener l’offensive bien avant eux et compter sur une anticipation victorieuse. Plus tôt, le Britannique Harry Hudson avait réussi le même coup en solitaire, après une offensive à trois tours de l’arrivée, confirmant la difficulté de mettre à mal ce type de tentative sans poursuite rapide.
Il n’était donc pas question d’attendre sur ces Mondiaux plus intenses que ces dernières saisons, il fallait être parmi les premiers à mener l’offensive. Au risque de se retrouver en chasse-patate, à l’image de Remco Evenepoel ou des favorites de la course féminine. La nouvelle donne du cyclisme passe aussi par ce type de renversement des tactiques : il faut encore plus qu’auparavant envisager des plans hors des sentiers battus, car le peloton ne réagit plus de manière traditionnelle. Pour le plaisir des plus audacieuses et audacieux.
Grégory Ienco
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NB : Si l’on a apprécié l’incroyable ferveur populaire, encore plus impressionnante sur le long circuit emprunté par les élites hommes autour du Mont Kigali, avec des dizaines de rangs de spectatrices et spectateurs sur le bord des routes, on peut s’interroger sur la portée politique de tels championnats du monde de la part de l’UCI. Surtout lorsque la fédération, qui a affirmé après la Vuelta et encore sur ces Mondiaux que la politique n’avait pas sa place dans le cyclisme, invite sur le podium le président du Rwanda Paul Kagame sur le podium pour remettre la médaille d’or à Tadej Pogacar dimanche. Paul Kagame considéré par de nombreuses ONG et des observateurs des tensions centrafricaines comme un dictateur, accusé de soutenir le mouvement rebelle M23 dans la guerre à l’est de la République démocratique du Congo qui a déjà fait des centaines de morts, entre crimes de guerre et crimes contre l’humanité. On retiendra encore une fois la politique à géométrie variable du président de l’UCI David Lappartient, plus homme politique que dirigeant de fédération sportive. L’événement était historique, l’Afrique peut être fière. Mais ces images en conclusion des Mondiaux confirment qu’il y avait certainement mieux à faire pour permettre à tout un continent de pleinement célébrer une telle première historique, sans interrogation éthique.
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Championnats d’Europe sur route en Drôme et Ardèche : notre présentation
Parcours
À peine les championnats du monde au Rwanda terminés que les sélections européennes ont repris l’avion pour le sud de la France, afin de préparer une nouvelle semaine de compétition en Drôme et Ardèche. Les championnats d’Europe s’ouvriront mercredi par un contre-la-montre exigeant de 24 kilomètres entre Loriol-sur-Drôme et Étoile-sur-Rhône. Le profil sera majoritairement plat, sur des routes légèrement sinueuses, mais un final plus rude de 1,1 kilomètre à 5,2% de moyenne. Les rouleurs avec de l’explosivité seront donc avantagés avec ce dernier kilomètre en pente.
Sur les courses en ligne, deux circuits seront prévus selon les diverses catégories. Un premier circuit de près de 35 kilomètres autour de la montée de Saint-Romain-de-Lerps (7 km à 7,1% de moyenne) et un second d’environ 17 bornes avec les ascensions de la Montée de Costebelle (400 m à 9,5%) et du Val d’Enfer (1,6 km à 9,8%). Les élites hommes et femmes auront même, en apéritif, le col du Moulin à Vent (4 km à 5,1%), dès le départ réel donné. Le tracé ne proposera donc que de rares passages en ligne droite et dans la plaine, ce qui rendra difficile la collaboration entre équipes.
Favoris
Les épreuves des Mondiaux ont évidemment une forte incidence sur la perception des favoris pour ces championnats d’Europe. Du côté des élites hommes, un nouveau duel entre Tadej Pogacar, impressionnant double champion du monde en ligne, et Remco Evenepoel, tout aussi imposant sur le contre-la-montre à Kigali, est attendu sur un tracé qui paraît idéal pour leurs qualités de puncheur (que ce soit sur le chrono, avec Filippo Ganna et Mads Pedersen en arbitre, ou la course en ligne). Les montées de Saint-Romain-de-Lerps pourraient déjà leur servir de rampe de lancement avant une décision sur les murs finaux autour de Guilherand-Granges. Mais ils ne seront évidemment pas seuls à rêver d’un sacre européen. Mattias Skjelmose, quatrième à Kigali, et Jonas Vingegaard, enfin prêt à s’essayer à un championnat, seront aux avant-postes pour le Danemark, alors que le Portugal comptera sur le solide João Almeida et le jeune Afonso Eulalio, impressionnant neuvième au Rwanda. L’Espagne misera encore sur Juan Ayuso, trop juste aux moments les plus intenses de la course mondiale, et la Suisse fera de même autour de Jan Christen. L’Italie aura Alberto Bettiol et Filippo Ganna et la Lettonie pourra compter sur Toms Skujins, toujours costaud sur ce type de course. La France devra, elle, faire un choix entre Paul Seixas et Romain Grégoire notamment.
Chez les élites femmes, après la surprise Magdeleine Vallieres, les grandes sélections sont attendues dans le sud de la France pour une revanche européenne. La France sera évidemment surveillée à domicile, avec Juliette Labous et Pauline Ferrand-Prévot qui devront montrer un autre visage qu’à Kigali. Elles seront en concurrence avec des Néerlandaises également revanchardes, même si Demi Vollering a montré quelques limites dans les côtes les plus importantes samedi dernier. La Suisse s’est placée parmi les favorites au Rwanda, avec d’impressionnantes Elise Chabbey et Marlen Reusser. L’Italienne Elisa Longo Borghini, si elle envisage une autre stratégie qu’à Kigali, la Polonaise Kasia Niewiadoma, l’Allemande Antonia Niedermaier, la Britannique Anna Henderson et la Suédoise Caroline Andersson se placeront comme outsiders, alors que la Belge Justine Ghekiere, si elle est enfin remise de sa chute de début du mois, aura un rôle de leader à assurer.
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L’infolettre du 9 septembre 2025 : le cyclisme est aussi politique, les réalités du peloton féminin…
Pas de politique dans mon peloton
“Cela devrait être un credo sacré : la politique n’a rien à faire dans le sport”, a osé le rédacteur en chef de La Dernière Heure-Les Sports Alexis Carantonis dans son édito du 4 septembre, au lendemain de la 11e étape neutralisée de la Vuelta, en raison de craintes pour la sécurité des coureurs face à une manifestation importante de militants pro-Palestine. Comme si le divertissement sportif était immunisé de toute dimension politique, comme si seul le résultat sportif avait une influence sur le monde, comme si le sport n’était pas utilisé depuis des décennies comme arme de propagande ou de “soft power” par des entreprises ou des États qui n’ont que peu de considération pour les droits humains. Non, vraiment, cessez ces manifestations politiques qui perturbent le divertissement. Cessez ces protestations qui ne concernent pas le cyclisme, même si le cyclisme sert de socle à des ambassadeurs autoproclamés et des ambitions politiques.
Cette tendance à réduire le sport à un divertissement sans autre portée ne sert qu’à nourrir le narratif de ceux qui veulent justement profiter de cette plate-forme pour faire passer subrepticement leurs messages. Si les Émirats arabes unis, Bahreïn ou la région saoudienne d’AlUla se sont ainsi placés comme partenaires privilégiés d’équipes cyclistes, ce n’est pas pour le plaisir du mécénat, mais bien pour imposer une image, bien loin de la réalité politique de ces lieux. Ces régions ont bien compris comment utiliser le vélo, toujours à la recherche de financements en raison d’une économie uniquement axée sur le partenariat, pour se mettre en avant. Ce modèle est aussi dû à la décision de l’Union Cycliste Internationale (UCI) de laisser faire ce modèle économique sans y poser de garde-fou. Allez, soyons de bon compte, il y en a eu un seul, en 2022, quand, à la suite de l’invasion russe en Ukraine, la fédération internationale avait décidé de bannir toutes les équipes sous bannière russe et bélarusse, dont la ProTeam Gazprom-RusVelo, et d’interdire tout partenaire russe ou bélarusse dans le calendrier professionnel. Trois ans plus tard, malgré une guerre en cours menée par l’armée israélienne face au mouvement islamiste Hamas sur la bande de Gaza, qui a fait plus de 60.000 morts côté palestinien, malgré une famine confirmée par l’ONU dans l’enclave palestinienne, l’UCI reste silencieuse sur le conflit israélo-palestinien et joue les cartes de la “neutralité politique” et de “l’indépendance”.
La neutralité politique a bon dos quand elle permet de se cacher derrière le sport et le divertissement. Elle autorise à ne pas se poser de question quand on accorde l’organisation d’un championnat du monde au Rwanda, un pays dirigé par Paul Kagame, reconnu par plusieurs ONG comme un dictateur depuis son intronisation en 2000. Un pays qui soutient un groupuscule armé, le M23, qui mène une guerre dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC) avec un nombre de victimes qui se compte par centaines depuis plus d’un an. Cette neutralité politique permet de se dispenser d’explications quand on offre un trophée fantoche au dictateur à la tête du Turkménistan, Gurbanguly Berdimuhamedov, malgré toutes les inquiétudes autour des droits humains dans ce pays. Cela offre aussi la possibilité de ne pas rendre des comptes lorsque la presse souligne les relations ambiguës avec l’ancien cycliste Igor Makarov, oligarque russo-turkmène (il y a un truc…) et fondateur de l’équipe Katusha.
Cette fameuse neutralité et cette indépendance n’ont pas de sens dans le monde actuel, encore moins quand le modèle économique du cyclisme est soutenu par des puissances qui ont compris comment profiter de cette vitrine. Tout est politique, au grand dam de l’UCI. Que ce soit lorsqu’on évoque un conflit dans le monde, la sécurité du peloton ou les problèmes d’abus dans certaines équipes (principalement féminines). Toutes ces questions méritent des débats parfois douloureux, qui remettent en question les choix de société de la fédération, qui rappellent ses devoirs. L’UCI, par la voix de son président David Lappartient, espère que se laver les mains de toute polémique permettra de tout balayer sous le tapis. Maintenir la pression reste pourtant le seul moyen de pousser la fédération à prendre des mesures, comme sur la sécurité du peloton ces derniers mois. Les protestataires pro-Palestine ont compris comment maintenir cette pression, il est logique de les voir poursuivre leurs actions tant que possible pour enfin faire entendre leurs revendications auprès d’un sport qui préfère jouer l’autruche. Rien d’étonnant, diront les plus pragmatiques, vu les liens de Lappartient avec le Comité international olympique (CIO) qui n’a pas pris plus de sanctions à l’égard d’Israël depuis trois ans.
Même le co-propriétaire israélo-canadien d’Israel Premier Tech Sylvan Adams, millionnaire qui se décrit lui-même comme “ambassadeur d’Israël” avec son équipe, a affirmé qu’il avait reçu “un large soutien” du président de l’UCI, confirmant une accointance qui interroge alors que l’UCI reste tout à fait silencieuse sur le conflit israélo-palestinien ou les manifestations qui ont émaillé le début de la Vuelta. Des manifestants considérés comme “des terroristes” par Sylvan Adams. Et ce alors que même le directeur technique de la Vuelta et le ministre espagnol des Affaires étrangères ont appelé son équipe à faire un pas de côté, pour le bien de la course et la sécurité des coureurs.
Le Tour d’Espagne s’est tout de même poursuivi, malgré ces tensions persistantes. L’inquiétude reste importante autour de nouvelles formes de protestation, notamment lors de la dernière étape de montagne, samedi, vers Bola del Mundo, ou le lendemain, lors de l’ultime journée de course dans les rues de Madrid. La police sera présente en nombre pour assurer la sécurité du peloton, l’équipe Israel Premier Tech semble, elle, déterminée à terminer l’épreuve comme les autres formations du peloton. C’est son droit. Mais c’est aussi le droit des manifestants de faire part de leur indignation face à un problème politique qui n’a jamais été réglé, en raison de la couardise d’une fédération qui gère mieux ses intérêts politiques que ceux du peloton.
Grégory Ienco
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Les disparités persistent dans le peloton féminin, malgré des progrès
Comme chaque année, le syndicat indépendant de courses The Cyclists’ Alliance a interrogé l’ensemble du peloton cycliste féminin afin de connaître les véritables conditions de vie des coureuses, depuis les stars jusqu’aux néo-professionnelles. Ce sont cette année 202 cyclistes venues de 43 équipes et de sept disciplines qui ont répondu à ce sondage qui permet de révéler les réalités du peloton, et de combler les éventuelles lacunes affichées. Le syndicat confirme ainsi qu’il y a des signes de progrès, confirmant une professionnalisation en cours du cyclisme féminin, notamment grâce à une plus large médiatisation du sport et des rentrées d’argent plus importantes pour les grandes formations. Mais pour celles qui débutent dans le métier, les défis restent importants, entre instabilité financière et conditions de travail compliquées.
Il y a ainsi une amélioration parmi les contrats de travail, avec 41% des coureuses qui ont un contrat de travail dans une équipe contre 32% en 2024, principalement en raison de la mise en place du niveau ProTeam cette saison. Mais dans le même temps, si trois quarts des coureuses des WorldTeams et ProTeams (1re et 2e division) ont des contrats de deux ans ou plus, seules 35% des cyclistes au niveau continental ont un contrat de plus d’une saison.
Concernant les salaires, on apprend que 17% des professionnelles interrogées ne gagnaient toujours pas de salaire dans leur équipe en 2025 contre 15% l’année précédente. Et elles sont encore 36% à gagner moins de 20.000 euros par an.
Le peloton lors de la 6e étape du Tour de France Femmes, le 31 juillet 2025 – Photo : ASO/Pauline BalletDans le même temps, elles sont encore 19% à devoir enchaîner un second travail en plus des courses cyclistes, un chiffre en baisse constante (25% en 2024, 52% en 2017). Et 29% des personnes interrogées combinent des études avec leur métier cycliste, soit le chiffre le plus bas enregistré depuis les débuts du sondage en 2017. Ces parts sont toutefois plus importantes dès qu’on descend sous la catégorie WorldTour.
Une autre question importante concerne le sentiment de sécurité au sein de l’équipe. L’an dernier, elles étaient 18% à rapporter s’être déjà senti en insécurité dans leur travail. Cette année, 14% ont rapporté un bien-être négligé et 12% évoque des pratiques injustes dans la sélection des coureuses. D’autres ont aussi confirmé des pressions, des abus d’autorité, du harcèlement, qu’il soit verbal ou sexuel, voire de la violence.
Le sondage se conclut sur les priorités nécessaires pour améliorer les conditions des coureuses au quotidien. L’amélioration des protocoles de sécurité est la première urgence évoquée, devant la possibilité pour toutes d’obtenir un salaire minimum et l’amélioration de la couverture télévisée des courses. Même si là encore, la sécurité vient en tête des réponses des cyclistes de WorldTeams et ProTeams, alors que le minimum salarial est avant tout évoqué par les coureuses du niveau continental. Ainsi, la première raison de quitter le sport reste pour les professionnelles du WorldTour les courses trop dangereuses, alors que les sociétaires de ProTeams évoquent les défis sanitaires et le risque de burnout et les cyclistes du niveau continental parlent des raisons financières.
Bref, malgré des avancées claires au fil des années, le sport cycliste féminin doit toujours faire face à de nombreux défis pour arriver au même niveau de professionnalisation que les hommes. Le Tour de France Femmes ne doit pas faire oublier la réalité du peloton qui essaie de survivre sur des courses de plus faible niveau. Le sondage de The Cyclists’ Alliance est idéal pour comprendre ce à quoi les débutantes doivent faire face, que ce soit sur le plan financier, mais aussi éthique.
➡️ Le rapport de The Cyclists’ Alliance est à lire en cliquant sur ce lien.
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Du côté féminin, la double tenante du titre Lotte Kopecky a confirmé qu’elle ne sera pas de la partie au vu de la fatigue accumulée en début de saison et de ses difficultés affichées sur le Tour de France. Elle se concentrera sur la piste cet hiver. Justine Ghekiere sera donc la leader de la sélection belge, aux côtés de Marthe Goossens, Marieke Meert, Julie Van de Velde et Margot Vanpachtenbeke. Marthe Goossens sera la seule représentante belge sur le contre-la-montre. Elle sera aussi au départ du chrono par équipes mixtes avec Julie Van de Velde et Margot Vanpachtenbeke, mais aussi Victor Campenaerts, Florian Vermeersch et Jonathan Vervenne.
Parmi les équipes de jeunes, notons la présence d’Edouard Claisse parmi les juniors masculins, alors que Tim Rex sera présent avec les espoirs masculins, qui tenteront de mener Jarno Widar vers le maillot arc-en-ciel sur la course en ligne.
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23ème colloque national pour un sport sans dopage
Crédit photo : CNOSF/KMSPJe vous propose de retrouver le dernier communiqué de presse du Ministère des Sports, de la Jeunesse et de la Vie Associative, concernant le dernier colloque national pour un sport sans dopage.
23ème colloque national pour un sport sans dopage : La santé mentale au cœur de la lutte antidopage
À l’initiative du Comité national olympique et sportif français (CNOSF), du Comité paralympique et sportif français (CPSF), de l’Agence française de lutte contre le dopage (AFLD) et du ministère des Sports, de la Jeunesse et de la Vie associative, s’est tenu ce mardi 3 juin, à la Maison du sport français, le 23e Colloque national pour un sport sans dopage.
Cet événement annuel, sources d’échanges et de propositions, contribue à chaque édition au renforcement et à l’élargissement des dispositifs de la lutte antidopage. Il a réuni ce jour à la Maison du Sport français plus de 200 acteurs du mouvement sportif autour d’un thème inédit : la santé mentale, désignée Grande Cause nationale 2025.
Une journée d’échanges autour d’un enjeu fondamental
Au fil d’une journée ponctuée par deux tables rondes et plusieurs ateliers thématiques, cette 23ème édition a mis en lumière une dimension souvent négligée de la lutte antidopage : les facteurs de vulnérabilité psychologique face aux risques de dopage, qu’il soit intentionnel ou non-intentionnel.
La parole a donc été donnée à des sportifs de haut niveau tels que Valentin Belaud (pentathlon moderne) et Alex Portal (para natation), qui ont partagé leur quête de la performance et la « charge mentale » qui peut parfois être associée aux obligations liées à la lutte antidopage.
Santé mentale et dopage : un lien à ne pas sous-estimer
Face à des pressions extérieures toujours plus fortes, les parties prenantes ont voulu rappeler qu’aucun angle mort ne peut exister dans la lutte antidopage. Le risque de dopage ne se limite pas à des pratiques physiques ou chimiques : il peut aussi être nourri par une fragilité psychologique, des attentes démesurées ou un déficit d’accompagnement dans la gestion du stress et des contraintes administratives imposées aux sportifs, mais également aux parasportifs à qui des spécificités en matière de dopage, entre traitements médicaux légitimes, diversité des handicaps et parcours sportifs souvent accélérés, nécessitent une approche de prévention ciblée et adaptée..
Une approche globale pour un sport plus sain
Ce 23e colloque a donc marqué une nouvelle étape dans la lutte antidopage. En intégrant pleinement, pour la première fois, le sujet de la santé mentale à leur réflexion, les acteurs du sport affirment leur volonté de renforcer la prévention, d’accompagner les sportifs dans toutes les dimensions de leur parcours et de préserver l’intégrité d’un sport propre, juste et respectueux. Une démarche nouvelle qui témoigne d’une approche globale de la lutte antidopage, conforme à la réalité des enjeux.
Marie Barsacq, ministre des Sports, de la Jeunesse et de la Vie associative : « La quête de la performance chez les athlètes est une remise en cause perpétuelle qui peut être source de doutes, de stress et d’anxiété. En cette année 2025 où la santé mentale est Grande Cause Nationale, notre devoir est plus que jamais de garantir un environnement éthique, protecteur et respectueux pour accompagner les sportifs, dès leur plus jeune âge. Reconnaître l’importance de la santé mentale dans la haute performance, c’est mieux prévenir les risques de dérives. Ce colloque témoigne d’une ambition partagée : faire de la prévention un pilier de notre lutte contre le dopage, au service d’un sport propre, intègre et humain. »
David Lappartient, Président du CNOSF : « En intégrant pleinement la santé mentale dans les politiques de prévention contre le dopage, nous affirmons une position claire : nous ne laisserons aucun angle mort dans notre lutte contre le dopage et nous mènerons nos actions en lien avec les athlètes et les fédérations. C’est la condition sine qua non d’une lutte efficace. »
Marie-Amélie Le Fur, Présidente du CPSF : « En 2025, la question de la santé mentale s’impose comme un enjeu central avec un impact tant sur la performance, le bien-être des athlètes ou l’éthique du sport. Les liens entre santé mentale et dopage sont bien réels : pression de la performance, douleurs chroniques, organisation des temps de vie, autant de facteurs qui peuvent fragiliser les athlètes et accroître les risques de dérives. Nous devons prolonger l’élan impulsé par les Jeux, et s’assurer collectivement que la lutte contre le dopage dans le sport reste une priorité. Tant en qualité de porte-parole que de tête de réseau, le CPSF prend la mesure de cette responsabilité pour garantir un parasport exigeant, intègre et exemplaire. »
Béatrice Bourgeois, Présidente de l’AFLD : « Sans jamais renoncer à appliquer les règles les mieux à même de garantir l’équité des compétitions et la santé de chacun, il nous faut écouter les sportifs et entendre le cas échéant leurs doutes et leurs difficultés, afin de les accompagner au mieux. »
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L’infolettre du 24 mars 2025 : Pogacar enfin bousculé sur un Milan-Sanremo de légende, Lotte Kopecky déjà prête…
Milan-Sanremo : Pogacar enfin bousculé, le cyclisme ne peut qu’en profiter
“Un final époustouflant” selon L’Équipe, “L’édition la plus belle de tous les temps ?” s’interroge la Gazzetta dello Sport, “L’ultime couronnement” résument les frères Roodhooft à la VRT… Les qualificatifs ne manquent pas à l’heure d’évoquer la dernière édition masculine de Milan-Sanremo. Pour la première fois depuis 1996, ceux qui se sont joués la victoire sur la Via Roma ont pris leurs distances depuis la Cipressa, avant-dernière ascension de la journée, dont le sommet à 16 kilomètres de l’arrivée repoussait jusqu’alors les ambitions offensives. Il fallait attendre que l’appétit de Tadej Pogacar pour la Classicissima grandisse, après quatre précédentes participations marquées par autant de places d’honneur, jusqu’à la troisième marche du podium gravie l’an dernier. Le champion du monde avait cette fois en tête de bousculer les traditions et d’éviter une nouvelle foire d’empoigne sur le Poggio. Trop tard, trop près de l’arrivée. Autant s’essayer à l’offensive lointaine, comme il l’a tant expérimenté par le passé. Partir à 100 kilomètres de l’arrivée, comme sur le Mondial, aurait été suicidaire vu le parcours plat sur la côte ligure et les équipes encore présentes en nombre. Mais sur la Cipressa, la plus raide des côtes du final, pourquoi pas faire exploser l’ensemble ?
Le Slovène Tadej Pogacar (UAE Team Emirates XRG) attaque dans la Cipressa face au Néerlandais Mathieu van der Poel (Alpecin-Deceuninck) et à l’Italien Filippo Ganna (INEOS Grenadiers), lors de l’édition masculine de Milan-Sanremo, le 22 mars 2025. – Photo : RCS Sport/PoolCertes, l’équipe UAE Team Emirates XRG a affirmé après coup qu’il manquait le Mexicain Isaac Del Toro pour parfaire le plan imaginé dans la côte de Costarainera. Mais la fusée à deux étages proposée par Tim Wellens puis Jhonatan Narvaéz a (quasiment) bien fait son boulot pour lancer Tadej Pogacar sur les pentes les plus dures d’une côte qui ne dépassent pas les 9% de déclivité. L’effort des deux équipiers n’a duré que quatre minutes, il a suffi à placer la majeure partie du peloton en asphyxie, laissant les seuls Filippo Ganna et Mathieu van der Poel capables de suivre le rythme effréné du champion du monde. Le coup de poker était impressionnant, car Pogacar n’essayera pas qu’une, mais bien trois attaques sur cette Cipressa. Le recordman de l’heure suivra d’abord, avant que son rival néerlandais prenne le relais, voyant la difficulté de l’Italien à répondre à l’explosivité du leader. Au sommet, ils seront toutefois toujours trois, avec déjà plus d’une demi-minute d’avance sur les premiers poursuivants : la course était pliée.
Pogacar tentera encore d’attaquer au pied du Poggio, lâchant d’abord Ganna. Puis un deuxième essai, un troisième. Van der Poel semble lâcher quelques mètres, mais revient inexorablement. Le Néerlandais se payera même le luxe de tenter un sprint explosif dans les 500 derniers mètres du Poggio, comme lors de sa victoire en 2023. “Pogi” est toutefois bien dans la roue à l’entame de la descente. Mais ses efforts multiples pour tenter de basculer en solitaire auront raison de sa fin de course. Car la cartouchière du Slovène n’est pas infinie, malgré tout ce qu’il a déjà montré par le passé. Toutes ces attaques ont pesé dans le dernier kilomètre, alors que Ganna revenait à la faveur d’une certaine attente entre les deux hommes de tête à l’approche du sprint de la Via Roma.
Le physique était alors évidemment attendu comme décisif, mais Van der Poel montrait que la tactique est aussi importante. Malgré sa position en tête, il parvenait à surprendre Pogacar en évitant que le Slovène, en troisième position, prenne de la vitesse. Dès qu’il voyait le maillot arc-en-ciel se dresser sur ses pédales, il avait déjà les mains sur les cocottes pour lancer son sprint, même si cela signifiait se brûler les cuisses sur 280 mètres au moins. Même s’il préfère les sprints courts et explosifs, Van der Poel parvenait à gérer ce dernier effort de main de maître pour glaner son deuxième succès à Sanremo, signant par ailleurs la troisième victoire consécutive d’Alpecin-Deceuninck en terres de Ligure.
Un scénario fou, unique dans l’histoire contemporaine, mais qui confirme une information souvent rabâchée : oui, Tadej Pogacar peut être battu, encore faut-il utiliser la bonne tactique et garder le bon état de forme face à ce monstre offensif. D’aucuns argueront que le parcours de Milan-Sanremo n’est tout simplement pas adapté aux qualités intrinsèques du leader d’UAE Team Emirates XRG, et qu’il est donc plus simple de suivre ses coups d’éclat. Le fait que Ganna et Van der Poel aient été les seuls à suivre ses fulgurances montre pourtant bien que ce n’était pas une sinécure. Les deux hommes ont visé leur pic de forme pour ce printemps et prouvé qu’il était possible de mener la vie dure au roi des échappées en solitaire. Cela demande toutefois un certain calme, à l’image de Van der Poel qui suit toutes les offensives de Pogacar pour le laisser se fatiguer avant d’adresser un coup de semonce sur le sommet du Poggio, ou de Ganna, qui gére finalement sa course au tempo pour revenir à chaque reprise, malgré son manque d’explosivité par rapport à son concurrent slovène. Les deux premiers de Sanremo ont joué leur partition à la perfection, et devront s’en inspirer lors des prochaines classiques. En évitant de laisser toute l’équipe UAE Team Emirates XRG aux commandes ou en prenant soin d’anticiper au mieux les mouvements d’un coureur qui ne pourra plus surprendre indéfiniment. C’est ce qu’avait déjà tenté Tom Pidcock sur les Strade Bianche, malheureusement sans succès pour lui. Le cyclisme ne pourra que profiter de ces passes d’armes et de ce suspense remis au goût du jour.
Grégory Ienco
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Lotte Kopecky est déjà prête pour le printemps
Le retour de l’édition féminine de Milan-Sanremo n’a pas mené à la même satisfaction des supporters. L’épreuve de ce samedi a finalement ressemblé à ces éditions masculines où l’attente est le maître-mot. Les concurrentes semblaient plutôt prêtes à contrer, mais personne ne prenait l’initiative de la première attaque, que ce soit dans les Capi, la Cipressa ou le Poggio. Tout le monde semblait attendre la SD Worx-Protime des favorites Lorena Wiebes et Lotte Kopecky, mais aucune puncheuse, comme Demi Vollering (FDJ-Suez) ou Kasia Newiadoma (Canyon//SRAM zondacrypto), ne tentait vraiment de faire la différence malgré des pentes disponibles.
Le final n’a été explosif uniquement grâce à l’offensive au pied de la descente du Poggio de la championne d’Italie Elisa Longo Borghini (UAE Team ADQ). Le temps que des équipières dans le groupe des favorites se mette en route, on a bien cru l’Italienne partie vers un nouveau succès sur un monument après le Trophée Alfredo Binda, le Tour des Flandres et Paris-Roubaix. C’était sans compter sur le retour de Kopecky dans les 1 800 derniers mètres pour mener une poursuite dont elle a le secret. Comme sur la piste, la championne du monde accélérait au fil des hectomètres et revenait ainsi sur sa rivale italienne dans les 300 derniers mètres, avant de laisser la championne d’Europe Lorena Wiebes terminer parfaitement le travail, malgré une Marianne Vos (Team Visma | Lease a Bike) très coriace sur sa gauche.
“Une fois que nous avions passé le sommet du Poggio, c’était clair qu’on allait le faire pour Lorena. Elle est la plus rapide du peloton. Gagner avec l’équipe est toujours l’objectif final”, a commenté Lotte Kopecky à l’arrivée, confirmant la mentalité collective qui prévaut entre les deux leaders de SD Worx-Protime. Son effort dans le final confirme en tout cas que la Belge, qui disputait sa première course de la saison, est prête pour la suite du printemps. Si elle n’a pas semblé aussi cinglante qu’à l’accoutumée sur le Poggio, nul doute qu’elle gagnera encore quelques pourcents de forme ces prochains jours pour atteindre son pic de forme d’ici au Tour des Flandres, et le tenir jusqu’à Liège-Bastogne-Liège.
David Lappartient n’est pas le nouveau président du CIO
On peut parler de camouflet pour le président de l’Union Cycliste Internationale (UCI) David Lappartient. L’homme politique, passé de la présidence de la Fédération française de cyclisme à celle de l’UCI, en passant par l’Union européenne de cyclisme (UEC), espérait farouchement grimper au sommet du Comité Internationale Olympique (CIO) à l’occasion de l’élection présidentielle organisée cette année. Celui qui a également été élu président du Comité national olympique et sportif française (CNOSF), en plus de son poste de président du conseil départemental du Morbihan et d’autres mandats annexes, espérait que sa vision internationale du cyclisme, ses tentatives de réformer le vélo et surtout ses manœuvres politiques allaient lui apporter le soutien nécessaire au Graal de toute personnalité politico-sportive.
Et pourtant, malgré des soutiens affirmés à certaines nations peu scrupuleuses avec les droits de l’homme (Turkménistan, Émirats arabes unis, Arabie saoudite…), rien n’y a fait : David Lappartient ne sera pas le successeur de Thomas Bach. L’élection à la présidence du CIO était exceptionnelle, cette année, avec sept candidats dont de sérieux prétendants, tels Sebastian Coe, à la tête de la fédération internationale d’athlétisme depuis 2015, Juan Antonio Samaranch, le fils du président du CIO entre 1980 et 2001. C’est finalement l’ex-championne olympique de natation, la Zimbabwéenne Kirsty Coventry qui a décroché la timbale dès le premier vote, avec 49 voix sur les 97 exprimés. Elle devient ainsi à 41 ans la première femme à occuper ce poste, elle qui n’était que la deuxième à se présenter. Elle est aussi la première Africaine à obtenir ce mandat de huit ans. Le moment est historique évidemment. Coventry n’a pas encore affiché au public de programme clair, mais s’est montrée intransigeante dans ses déclarations quant à une “protection de la catégorie féminine” dans le sport. Entendez par là des mesures contre les personnes transgenres, déjà discriminées à tous les niveaux du sport.
David Lappartient, pour sa part, a compté… quatre voix. Loin de l’ambition affichée. Dans la foulée, le Français a annoncé qu’il ne briguera pas de nouveau mandat à la tête du CNOSF, le 19 juin prochain. Les rêves olympiques du Breton s’échappent ainsi. Il lui reste désormais les projets à la tête de l’UCI, avec de nombreux dossiers chauds à gérer prochainement. La sécurité dans le peloton, toujours dans la tête de tous les cyclistes ; l’organisation des championnats du monde au Rwanda malgré le conflit en cours avec la République démocratique du Congo ; le projet “One Cycling” avec un fonds d’investissement saoudien, toujours dans les cartons ; une réforme du calendrier international ; et enfin l’addition du cyclo-cross parmi les disciplines hivernales des Jeux olympiques. Il y a donc de quoi faire… David Lappartient a déjà annoncé qu’il se représentera-t-il pour un troisième mandat présidentiel en septembre prochain. Pour un dernier tour de piste ?
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L’infolettre du 24 février 2025 : Circuit Het Nieuwsblad, le chaos du Tour d’Algarve, Sanne Cant…
Circuit Het Nieuwsblad : l’apéritif des Flandriennes
Le printemps n’est pas encore à nos portes, qu’il souffle déjà un air de classiques dans le peloton. Après l’enchaînement de courses par étapes dans les régions ensoleillées d’Europe, du Moyen-Orient ou d’Océanie, l’heure est à la rugosité des chemins flamands à l’occasion du week-end d’ouverture du calendrier belge. Le Circuit Het Nieuwsblad s’annonce, comme chaque année, le grand rendez-vous de cette campagne qui entraîne les coureurs jusqu’à fin avril. La course reste un apéritif à la grand-messe qu’est le Tour des Flandres, elle reste tout de même un incontournable pour déterminer celles et ceux qui marqueront les prochaines semaines.
Les parcours
L’organisation n’a quasiment réalisé aucun changement par rapport à l’an dernier. Le départ se fait toujours depuis le Kuipke, le célèbre vélodrome de Gand, pour rejoindre Ninove à travers quelques-unes des principales côtes des Ardennes flamandes. C’est principalement à partir du Leberg (950 m à 4,2% de moyenne), à 76 kilomètres de l’arrivée, que les ascensions vont s’enchaîner. La course pourrait surtout se décanter après le Molenberg (460 m à 7%) en raison de l’étroitesse de son approche et de sa déclivité, ainsi que sur les deux dernières côtes du jour, le Mur de Grammont (475 m à 9,3%) et le Bosberg (980 m à 5,8%). L’arrivée sera à nouveau tracée sur l’Elisabethlaan, comme l’an dernier, au bout d’une ligne droite en léger faux-plat montant.
➡️ Le départ fictif des élites hommes est prévu à 11h15 sur l’Emile Clauslaan (N60) à Gand.
➡️ Le départ réel des élites hommes est prévu à 11h30 sur la Hundelgemsesteenweg (N444) à Merelbeke, à hauteur de la banque KBC, après 7,4 kilomètres en cortège.
➡️ L’arrivée des élites hommes est prévue entre 15h53 et 16h18 sur l’Elisabethlaan (N8) à Ninove, après 197 kilomètres de course.
Pour les femmes, il n’y aura pas de grande modification non plus, avec un parcours relativement similaire aux hommes, à l’exception d’une boucle autour d’Audenarde. D’onze, on passera à huit difficultés côté féminin, mais le tracé sera le même dans les 55 derniers kilomètres. Il faudra à nouveau scruter le Molenberg, à 42 kilomètres de l’arrivée et l’enchaînement du Mur de Grammont et du Bosberg, avant le final jusque Ninove.
➡️ Le départ fictif des élites femmes est prévu à 13h20 sur l’Emile Clauslaan (N60) à Gand.
➡️ Le départ réel des élites femmes est prévu à 13h35 sur la Hundelgemsesteenweg (N444) à Merelbeke, à hauteur de la banque KBC, après 7,4 kilomètres en cortège.
➡️ L’arrivée des élites femmes est prévue entre 17h07 et 17h31 sur l’Elisabethlaan (N8) à Ninove, après 137,9 kilomètres de course.
Les favoris et favorites
Un an après, la domination des “abeilles” se confirmera-t-elle à Ninove ? L’équipe Visma | Lease a Bike apparaît comme la favorite naturelle de cette épreuve d’ouverture de la saison belge au vu du collectif affiché l’an dernier et cette année encore. Certes, Victor Campenaerts, Edoardo Affini et Matteo Jorgenson lanceront seulement leur saison sur le Circuit Het Nieuwsblad. Certes, la course se fera sans Christophe Laporte, malade et indisponible. Certes, le Slovène Jan Tratnik a changé d’équipe pour rejoindre Red Bull-Bora-Hansgrohe. Mais le groupe compte toujours sur Wout van Aert, apparu en forme sur le Tour d’Algarve, et ce même en l’absence de succès dans la besace.
L’équipe néerlandaise devra cependant bomber les muscles face au collectif d’UAE Team Emirates XRG, particulièrement impressionnant avec les Belges Tim Wellens, Florian Vermeersch et Rune Herregodts, l’Allemand Nils Politt, l’Équatorien Jhonatan Narváez, vainqueur du Tour Down Under, et le Portugais Antonio Morgado, récent vainqueur de la Figueira Champions Classic. La formation Lidl-Trek apparaît tout aussi solide avec Jasper Stuyven, Edward Theuns et Tim Declercq pour accompagner les solides rouleurs Toms Skujins et Mathias Vacek.
L’équipe Soudal Quick-Step pourra-t-elle rivaliser ? Yves Lampaert et Pascal Eenkhoorn ont les qualités pour tenter des offensives, mais le groupe semble plus compter sur sa pépite française Paul Magnier, vainqueur d’étape sur l’Étoile de Bessèges et deuxième de la Figueira Champions Classic. On attendra certainement plus de Bahrain Victorious avec Matej Mohoric et Fred Wright ou Groupama-FDJ avec Stefan Küng et Lewis Askey.
Chez Alpecin-Deceuninck, Jasper Philipsen, qui n’a pu trouver l’ouverture sur l’UAE Tour, aura certainement l’envie de briller, au côté notamment de Gianni Vermeersch. Alors que Tratnik comptera dans sa nouvelle équipe au taureau ailé sur Oier Lazkano, révélation du dernier printemps, Roger Adria et les frères Mick et Tim van Dijke, venus de Visma | Lease a Bike également.
En tant que première course du genre, le Circuit Het Nieuwsblad arbore encore une liste d’outsiders longue comme le bras, parmi lesquels on peut encore citer Biniam Girmay (Intermarché-Wanty), souvent présent sur le Tour d’Algarve, Dylan Teuns (Cofidis), deuxième de l’Étoile de Bessèges, Kasper Asgreen (EF Education-EasyPost), toujours solide sur ces routes, Alberto Bettiol (XDS Astana Team), Jelte Krijnsen (Team Jayco-AlUla), Matis Louvel (Israel Premier Tech), Rasmus Tiller (Uno-X Mobility), Matteo Trentin (Tudor) et surtout Tom Pidcock (Q36.5 Pro Cycling Team), solide vainqueur de l’AlUla Tour et troisième du Tour d’Andalousie, et le champion de Belgique Arnaud De Lie (Lotto), vainqueur d’étape sur l’Étoile de Bessèges et qui espère s’être remis de ses allergies en Algarve.
Si la vainqueure sortante Marianne Vos fait l’impasse (lire ci-dessous) tout comme la championne du monde Lotte Kopecky, la liste des partantes de ce Circuit Het Nieuwsblad ne manque pas de grandes favorites qui risquent de marquer la suite de la saison. La Néerlandaise Demi Vollering (FDJ-Suez), vainqueure de la Semaine Cycliste Valencienne, sera attendue aux avant-postes avec sa nouvelle formation, alors que Katarzyna Niewiadoma (Canyon//SRAM zondacrypto), plus discrète en Espagne, pourra tenter de jouer sa carte ou celle de la sprinteuse Chiara Consonni. Parmi les plus rapides, la championne d’Europe Lorena Wiebes (SD Worx-Protime), triple vainqueur d’étape sur l’UAE Tour, sera évidemment attendue, avec Mischa Bredewold et Marta Lach en principaux supports.
On comptera sur Clara Copponi au sprint ou Anna Henderson ou Emma Norsgaard à l’offensive chez Lidl-Trek, alors que le Team Picnic-PostNL emmènera Pfeiffer Georgi et Megan Jastrab. La rouleuse suisse Marlen Reusser et l’Allemande Liane Lippert représenteront les plus grandes chances chez Movistar, alors que Silvia Persico (UAE Team ADQ), Ingvild Gaskjenn (Uno-X Mobility), Thalita de Jong (Human Powered Health) ou Christina Schweinberger (Fenix-Deceuninck) auront aussi un statut d’outsider sur ces routes.
Tour d’Algarve : un problème d’organisation ou de peloton ?
Les images du final de la première étape du Tour d’Algarve ont fait le tour du monde, tant la situation était ubuesque : le peloton a tout simplement manqué le dernier virage et foncé tout droit dans un rond-point, en suivant la moto-caméra qui prenait la voie de dérivation utilisée par les véhicules motorisés. Les coureurs se sont alors retrouvés à droite de la route normalement prévue et ont poursuivi leur sprint sans se douter qu’ils étaient du côté du public. Heureusement, les 500 derniers mètres étaient sur un boulevard à 2×2 voies, ce qui a permis au peloton de couvrir la distance restante jusqu’à l’arrivée sans chute massive…
Certains coureurs avaient cependant réussi à prendre la bonne direction (plusieurs avaient confirmé avoir reconnu la route la veille), et l’Italien Filippo Ganna (INEOS Grenadiers) avait finalement pu lever les bras sur la ligne d’arrivée, comme prévu par l’organisation. Et pourtant, aucun podium ne sera finalement organisé par la suite. Au vu de la débâcle et de la confusion sur la ligne, les commissaires de course et l’organisation ont décidé après plusieurs heures de débat d’annuler les résultats du jour et de ne désigner aucun vainqueur. Et cela, malgré le fait que plus d’une dizaine de coureurs avaient pris la bonne direction et n’avaient donc pas suivi le peloton.
Plusieurs cyclistes et directeurs sportifs ont déploré le fait qu’il était difficile de faire la distinction entre la ligne de course et la voie de dérivation, ce qui aurait provoqué la décision des personnes à l’avant du peloton de foncer tête baissée à droite, en suivant la moto-caméra. D’autres, comme un policier portugais présent dans le final ainsi qu’un membre de l’organisation, ont souligné qu’un steward était bien présent avec un drapeau jaune et rouge pour indiquer aux cyclistes qu’ils devaient tourner à gauche et non à droite au moment de la séparation des voies. Le directeur de course Sergio Sousa a indiqué pour sa part que la moto-caméra était trop proche du peloton et que le peloton a ensuite fauté en suivant bêtement ce véhicule. “L’organisation est toujours responsable, mais parfois, nous n’avons pas tout en mains”, a-t-il commenté.
Il s’agit d’un bon résumé de la situation. Certes, l’organisation aurait pu mettre plus de signalisations visuelles en place pour éviter une telle confusion dans les 500 derniers mètres de l’étape. Dans le même temps, il est dommage que des coureurs qui avaient pourtant connu le final la veille n’ont pas plus réfléchi quant aux directions dans le final. Même s’il est difficile de réfléchir quand on est tête baissée à préparer un sprint à 60 km/h… “Au risque de dire ce que je pense, la situation découle du premier coureur qui suit la moto qui nous précédait au moment d’entrer dans le dernier rond-point”, a très bien expliqué Arnaud De Lie (Lotto) dans la DH. “Il existe aujourd’hui tellement de moyens technologiques de repérer un final que je considère que cela fait partie de notre boulot de le connaître.”
Heureusement, plus de peur que de mal : aucun coureur ou spectateur n’a été blessé dans l’aventure, et le Tour d’Algarve a pu reprendre sa route le lendemain sans autre fausse note.
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La dernière de Sanne Cant à Oostmalle
Le cyclo-cross d’Oostmalle représente le traditionnel grand prix de clôture de l’hiver dans les labourés. En Campine, on se dispute une dernière victoire, mais surtout, on célèbre la dernière saison. Ainsi que les futurs retraités. C’était notamment le cas de Jens Adams, Corné van Kessel, Thijs Aerts, et surtout Sanne Cant ! La n°1 belge de la dernière décennie, triple championne du monde et quinze fois championne de Belgique, a décidé de raccrocher le vélo au bout de ce dernier hiver. Elle a, pour l’occasion, terminé en quatrième place, avant d’être célébrée par ses proches, dont ses parents. Les photos de ce cyclo-cross par notre photographe Alain Vandepontseele sont à découvrir en cliquant sur ce lien.
Crédit : Alain Vandepontseele/Alain VDP PhotographyLes nouvelles des derniers jours
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#TRIBUNE 📣 JO Paris 2024: le message plus important que la médaille
Dans la campagne en cours «Sortons l’olympisme de son inertie complice!» (risefor.org) des centaines de participants ont envoyé cette lettre à #DavidLappartient pour dénoncer ses menaces à l’encontre des #athlètes solidaires.
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