On a posté quelques images d'archives plus ou moins récentes sur la chaßne #YouTube de @netfreaks , notamment quelques captations du 8 mars 2025 : https://www.youtube.com/watch?v=xOTjX10Gr0k

#Lyon #JIDF #Féminisme #SpectacleVivant #Vidéo #Captation #Danse #Poésie #Drag

Gwen Hamon – After Manif Lié·e·s – 8 mars 2025

YouTube
Plongez dans la captation intĂ©grale de #FantĂŽme, filmĂ©e en juin 2021 au théùtre de l'ÉlysĂ©e (Lyon). — Ă©motion garantie ! #Ballet #DanseContemporaine #Danse #Theatre #Lyon #Captation #Performance #French
https://tube.felinn.org/videos/watch/4c35e544-553e-4053-90e0-37bf241710a7
#FantĂŽme - captation intĂ©grale - juin 2021 - théùtre de l'ÉlysĂ©e, Lyon

PeerTube

J'ai une nouvelle bande démo !!

Si vous voulez travailler avec moi c'est avec plaisir, sinon vous pouvez diffuser ma démo avec plaisir aussi
#Boost #JeChercheUnJob

#Vidéo #Réalisation #Clip #Captation #Lyon #Livestream #Théùtre #Concert

Galilei, une de mes derniĂšres piĂšces Ă©crite est disponible en intĂ©gralitĂ© sur Youtube dans la mise en scĂšne amateure du Théùtre La Baraque. À visionner avec toute la bienveillance dĂ©diĂ©e aux amateurs en ce qui concerne la mise en scĂšne, et toute la sĂ©vĂ©ritĂ© nĂ©cessaire concernant le texte.

https://youtu.be/83PP0LrZ1Us?si=3IFsE7fjawwA9VdT

#captation #theatre #galilée #galilei #galileo #representation #comedie #histoire #historique

#Captation Loïmos, pestis, peste : Regards croisés sur les grands fléaux épidémiques
Colloque tenu au musée d'Histoire de Marseille les 27, 28, 29 et 30 octobre 2020
https://musee-histoire.marseille.fr/pages/loimos-pestis-peste-regards-croises-sur-les-grands-fleaux-epidemiques
#histmed
Loïmos, pestis, peste : regards croisés sur les grands fléaux épidémiques

Colloque tenu au musĂ©e d'Histoire de Marseille , les 27, 28, 29 et 30 octobre 2020 De quels savoirs disposons-nous pour penser les grands flĂ©aux Ă©pidĂ©miques ? Approche historique et pluridisciplinaire des “pestes” qui ont sĂ©vi dans l’aire mĂ©diterranĂ©enne depuis l’AntiquitĂ© jusqu’à nos jours. 28 spĂ©cialistes ont Ă©tĂ© invitĂ©s Ă  communiquer et Ă©changer : historiens, archĂ©ologues, archĂ©o-anthropologues, historiens de l’art, philologues, biologistes, Ă©pidĂ©miologistes, gĂ©ographes et philosophes. Ils abordent les reprĂ©sentations des Ă©pidĂ©mies dans les arts, les lexiques et les narrations de la peste dans les sources latines, grecques ou arabes, la peste noire et la grande peste de Marseille en 1720. Mais encore, les modalitĂ©s funĂ©raires et la gestion des morts, les gestes barriĂšres et de protection observĂ©s dans le passĂ©, et les questions Ă©thiques en matiĂšre de santĂ© publique aujourd’hui. Plusieurs confĂ©rences s’attachent Ă  montrer comment les travaux sur les grandes Ă©pidĂ©mies du passĂ© peuvent nous Ă©clairer sur la pandĂ©mie actuelle. ProgrammĂ© en amont de la Covid 19, pour commĂ©morer le tricentenaire de la peste de 1720 Ă  Marseille, il fournit une occasion unique de rĂ©flĂ©chir sur les flĂ©aux Ă©pidĂ©miques au moment mĂȘme oĂč nos sociĂ©tĂ©s en font l’expĂ©rience. Colloque scientifique co-organisĂ© par les MusĂ©es de Marseille,  le Centre Paul-Albert FĂ©vrier – Textes et Documents de la MĂ©diterranĂ©e antique et mĂ©diĂ©vale (TDMAM), le Laboratoire Anthropologie bio-culturelle, Droit, Éthique et SantĂ© (ADES), le Laboratoire Temps, Espaces, Langages, Europe MĂ©diterranĂ©e (TELEMME), avec le soutien de la Maison MĂ©diterranĂ©enne des Sciences de l'Homme (MMSH) , Aix-Marseille universitĂ©, CNRS.   Communication de Vincent Barras Histoire immĂ©diate & temps long : une perspective transdisciplinaire sur la pandĂ©mie de Covid-19 Les sciences humaines et sociales (et tout particuliĂšrement l’histoire de la mĂ©decine et de la santĂ©) sont, comme jamais auparavant, sommĂ©es de sortir de leur tour d’ivoire, sollicitĂ©es pour dresser des bilans critiques de l’action contemporaine, donner des leçons pour les mesures Ă  prendre Ă  l’avenir. Le passĂ© est convoquĂ© afin de mesurer le caractĂšre inĂ©dit de la pandĂ©mie contemporaine, face aux situations Ă©pidĂ©miques antĂ©rieures. Dans le mĂȘme mouvement, on requiert de l’histoire qu’elle souligne, Ă  l’inverse, les Ă©ternelles rĂ©pĂ©titions, les « bĂ©gaiements Â» des actions humaines face aux Ă©pidĂ©mies. D’un pĂŽle Ă  l’autre de ce vaste spectre interprĂ©tatif, on voit se brouiller les compĂ©tences et divisions disciplinaires : historien.ne-s de mĂ©tier devenu.e.s soudain expert.e.s de la pandĂ©mie contemporaine, scientifiques s’improvisant brusquement spĂ©cialistes et juges des errements ou des conquĂȘtes du passĂ©. Dans cet exposĂ©, on se propose d’aborder de maniĂšre critique la question de l’instrumentalisation de l’histoire (autrement dit, de la multiplicitĂ© des fonctions sociales qu’on lui assigne : conjuration, consolation, contestation
), et celle des rapports possibles (voire souhaitables) qu’il conviendrait d’instaurer entre les disciplines impliquĂ©es dans la rĂ©flexion et dans l’action actuelle.     De formation littĂ©raire, musicale et mĂ©dicale, Vincent Barras est professeur ordinaire Ă  l’UniversitĂ© de Lausanne (histoire de la mĂ©decine et des sciences). Il enseigne Ă  la Haute Ecole d’Art et de Design de GenĂšve (thĂ©orie du son). Auteur de Recherches et publications (confĂ©rences, livres, CD, entretiens, articles, 
) sur l’histoire et thĂ©orie du corps, de la mĂ©decine et de la psychiatrie, sur la musique, la poĂ©sie et les arts contemporains).   Publications (sĂ©lection)  : Anatomies. De VĂ©sale au virtuel (dir.), Lausanne 2014 Recueil des vertus de la mĂ©decine ancienne, par Maqari (avec B. Graz, A. Moulin et C. Fortier), Lausanne 2017 Galien. TempĂ©raments (avec T. Birchler), Lausanne (sous presse) Pierre Decker, mĂ©decine et collections (avec G. Monney et C. Noverraz) (sous presse) Tout autour de Galien : mĂ©decine, biologie et anthropologies antiques, de Mario Vegetti, intr. et trad., Paris (Ă  paraĂźtre)   Traductions (sĂ©lection) : Simon Cutts, Monotononie, GenĂšve 2020 Dieter Roth, Un curriculum de 50 annĂ©es, GenĂšve 2020 Alphonso Lingis, La communautĂ© de ceux qui n’ont rien en commun, Paris, Ă  paraĂźtre 2021 (avec D. Medico)   Sonores (sĂ©lection) : voicing through saussure (avec J. Demierre), 3 CDs, Bardem, 2013   Communication de RĂ©gis Bertrand Étudier la « peste de Provence Â». Trois siĂšcles d’historiographie Pendant et aprĂšs la contagion sont publiĂ©s articles de presse et occasionnels. D’autres rĂ©cits seront Ă©ditĂ©s jusqu’à nos jours. Cette premiĂšre floraison a fixĂ© les grands traits d’une tradition historiographique. L’exploration des archives permet ensuite la rĂ©daction de rĂ©cits de la peste au niveau des petites villes et bourgs. Dom BĂ©rengier (1887) et Gaffarel et Duranti (1911) puisent dans les archives et dans des collections publiques ou privĂ©es d’imprimĂ©s. L’ouvrage de CarriĂšre, CourduriĂ© et RĂ©buffat (1968) traduit l’élargissement des problĂ©matiques. La thĂšse du docteur Biraben (1975) resitue la peste de 1720 dans l’ensemble des Ă©pidĂ©mies. Au cours de la derniĂšre gĂ©nĂ©ration, l’anthropologie physique et les fouilles archĂ©ologiques ont entraĂźnĂ© le renouveau des Ă©tudes mĂ©dicales et dĂ©mographiques. Des dĂ©pouillements importants d’archives ont Ă©tĂ© faits pour des enquĂȘtes Ă©largies - ainsi Ă  l’aspect financier. Resterait Ă  passer des compilations Ă  l’analyse critique des tĂ©moignages, Ă  les croiser davantage, et Ă  reprendre des dĂ©pouillements sĂ©riels avec des questionnements renouvelĂ©s.   RĂ©gis BERTRAND, AgrĂ©gĂ© d’Histoire et docteur d’État Ăšs Lettres avec une thĂšse sur Les Provençaux et leurs morts de Louis XIV Ă  la guerre de 1914, professeur Ă©mĂ©rite d’histoire moderne d’Aix-Marseille universitĂ© et chercheur de l’UnitĂ© Mixte de Recherche Amu-Cnrs TELEMMe (Maison MĂ©diterranĂ©enne des Sciences de l’Homme), il a en dernier lieu dirigĂ© Marseille, histoire d’une ville, 2018 et publiĂ© Henri de Belsunce (1670-1755), l’évĂȘque de la peste de Marseille, 2020. Membre Ă©mĂ©rite du ComitĂ© des Travaux Historiques et Scientifiques, il est Ă©galement prĂ©sident honoraire de la FĂ©dĂ©ration Historique de Provence et membre de l’AcadĂ©mie des sciences, lettres et arts de Marseille.   Communication de Fleur Beauvieux ContrĂŽle de l'espace urbain pendant la peste et tactiques quotidiennes des habitants Le contrĂŽle spatial de l’épidĂ©mie de peste de 1720-1722 amĂšne Ă  un quadrillage urbain inĂ©dit et un renforcement de la police urbaine. L’étude des actes administratifs du pouvoir urbain (ordonnances, rĂšglements de police) montre une volontĂ© de la part du commandant militaire Langeron, nommĂ© par la RoyautĂ© pour diriger la ville, de militarisation de l’ordre public et d’augmentation des moyens donnĂ©s Ă  la police pour gĂ©rer ce temps de mortalitĂ© (perte de la moitiĂ© des habitants de la citĂ©). Outre le recrutement massif de commissaires de police, la charge d’inspecteur est créée suite Ă  l’épidĂ©mie, afin de renforcer notamment la police des Ă©trangers et d’instaurer de nouveaux moyens de contrĂŽle Ă©crits. ParallĂšlement, les habitants mettent en place diffĂ©rentes tactiques pour Ă©chapper tant Ă  ce contrĂŽle policier systĂ©matique de leurs dĂ©placements que de leur Ă©tat de santĂ© (« billets de santĂ© Â» pour se dĂ©placer, mise en quarantaine, instauration d’un rĂ©seau d’hĂŽpitaux et de maisons de convalescence). Les procĂ©dures judiciaires nous livrent ainsi une « histoire par en bas Â» de ces actions quotidiennes adoptĂ©es par les Marseillais et les Marseillaises pour survivre Ă  la peste.     Fleur Beauvieux est docteure en histoire de l’EHESS et chercheur correspondant au Centre Norbert Élias-UMR8562. Elle a soutenue en 2017 une thĂšse intitulĂ©e ExpĂ©riences ordinaires de la peste. La sociĂ©tĂ© quotidienne en temps d’épidĂ©mie (1720-1724). Elle est actuellement post-doctorante au LPED-UMR151-AMU-IRD sur le programme CoMeSCov (Confinement et mesures sanitaires visant Ă  limiter la transmission du Covid 19 : ExpĂ©riences sociales en temps de pandĂ©mie en France, en Italie et aux USA), dirigĂ© par Marc Egrot et Sandrine Musso.   Communication de TancrĂšde Hertzog Donner un visage au mal : les reprĂ©sentations de la peste dans les arts en Europe, du Moyen Age Ă  la fin du XIXe siĂšcle. Entre Danses macabres, ex-voto consacrĂ©s aux saints thaumaturges et rares reprĂ©sentations rĂ©alistes des effets de la peste, la mort noire a donnĂ© naissance Ă  un registre iconographique multiforme depuis le XIVe siĂšcle. Ces images fournissent un visage Ă  la peur et nous renseignent sur les croyances, pratiques et espoirs des communautĂ©s dĂ©semparĂ©es. Inexplicable, incurable, la peste est avant tout considĂ©rĂ©e comme un chĂątiment divin et c’est dans le domaine de la commande religieuse que son image fait son entrĂ©e : aprĂšs la Peste noire de 1346, les commandes de fresques expiatoires explosent dans les Ă©glises de Florence et en Italie du nord. Au siĂšcle suivant, les Danses macabres font leur apparition sur les murs des sanctuaires et cimetiĂšres de toute l’Europe. Les reprĂ©sentations de saints thaumaturges – en particulier saint Roch, saint SĂ©bastien et Charles BorromĂ©e – sauvant des pestifĂ©rĂ©s deviennent lĂ©gion dans les Ă©glises. A cĂŽtĂ© de visions religieuses allĂ©goriques ou idĂ©alisĂ©es, des images documentaires de l’épidĂ©mie existent, surtout Ă  partir du XVIIe siĂšcle : souvent dues Ă  des artistes mineurs, elles n’en constituent pas moins de prĂ©cieux tĂ©moignages pour les historiens puisqu’elles illustrent les pratiques rĂ©elles des populations face Ă  la maladie. Quelques artistes tentent mĂȘme de figurer de maniĂšre scientifique et anatomique les effets du mal sur le corps humain. MĂȘme une fois la peste disparue d’Europe occidentale, l’image du pestifĂ©rĂ© demeurera longtemps un modĂšle pour les artistes souhaitant dĂ©peindre maladies, flĂ©aux et Ă©preuves de la guerre.     TancrĂšde Hertzog est historien de l’art et critique. Doctorant contractuel Ă  l’Ecole Pratique des Hautes Etudes, il s’intĂ©resse en particulier Ă  la scĂšne artistique napolitaine et a entrepris une recherche sur la reprĂ©sentation de la peste dans les arts visuels. Il collabore Ă©galement aux revues d’art La RĂšgle du Jeu et Artpassions.   Communication de Divna Soleil Une maladie qui prend chair : le terme loimos entre les mĂ©decins et les historiens Le terme λοÎčÎŒáœčς et ses dĂ©rivĂ©s sont rares dans les traitĂ©s hippocratiques les plus anciens : la notion de pestilence (loimos) n’est pas intĂ©grĂ©e au systĂšme nosologique de la mĂ©decine grecque classique, ce qui tranche avec le fait que l’historiographie contemporaine, c’est-Ă -dire Thucydide, Ă©tablit le genre du rĂ©cit de loimos, avec sa description de la peste athĂ©nienne. En revanche, le loimos occupe une place importante dans le « corpus romanesque Â» de la Collection hippocratique, datant de l’époque hellĂ©nistique, mais Ă  l’intĂ©rieur de ces textes il reprĂ©sente plus un thĂšme littĂ©raire qu’une rĂ©alitĂ© mĂ©dicale. Il faudra attendra l’époque impĂ©riale et l’Ɠuvre de Rufus d’EphĂšse pour voir enfin Ă©merger une notion mĂ©dicale de loimos, qui semble devoir autant Ă  la tradition mĂ©dicale qu’au rĂ©cit fondateur de Thucydide.     AgrĂ©gĂ©e de lettres classiques, Divna Soleil s’intĂ©resse Ă  la mĂ©decine ancienne, surtout en langue grecque. Depuis sa thĂšse consacrĂ©e Ă  l’émergence de la notion de bile dans la Collection hippocratique, elle Ă©tudie les rapports que l’écriture mĂ©dicale entretient avec la littĂ©rature grecque non mĂ©dicale. Actuellement en poste dans l’enseignement secondaire, elle poursuit ses travaux portant sur les traitĂ©s mĂ©dicaux rĂ©digĂ©s en grec Ă  l’époque impĂ©riale, et tout particuliĂšrement sur l’Ɠuvre d’ArĂ©tĂ©e de Cappadoce.   Communication de ValĂ©rie Bonet Les mots de la "peste", les mots de la peur, dans les textes mĂ©dicaux latins : pestis, pestilentia Le terme latin pestis, que le français a choisi pour dĂ©signer la peste telle que nous la connaissons aujourd’hui, ainsi que son dĂ©rivĂ© pestilentia, sont trĂšs peu prĂ©sents dans la littĂ©rature mĂ©dicale latine. Dans l’AntiquitĂ©, ce ne sont apparemment pas beaucoup des mots de mĂ©decins, un peu plus d’encyclopĂ©distes, en revanche. Dans les textes mĂ©dicaux latins, on note en premier lieu une spĂ©cialisation de pestilentia pour dĂ©signer une maladie, Ă©pidĂ©mique ou pas. Mais surtout ces mots, et en particulier pestis, ont un sens large et dĂ©signent des rĂ©alitĂ©s diverses et variĂ©es qui ont pour dĂ©nominateur commun de connoter la peur et notamment la peur de la mort. Ils nous font entrer dans un monde Ă  la fois extraordinaire et terrifiant oĂč se cĂŽtoient animaux dangereux ou fabuleux, plantes vĂ©nĂ©neuses, catastrophes naturelles et signes de mauvais augure. Mais Ă  bien y regarder, ils nous apprennent toujours quelque chose sur la façon dont les Anciens concevaient les Ă©pidĂ©mies.   ValĂ©rie Bonet, est maĂźtre de confĂ©rences en langue et littĂ©rature latines Ă  l'universitĂ© d'Aix- Marseille. Sa thĂšse intitulĂ©e La pharmacopĂ©e vĂ©gĂ©tale d’Occident d’aprĂšs le tĂ©moignage de Pline l’Ancien a Ă©tĂ© publiĂ©e en 2014 (Ă©d. Latomus). RattachĂ©e au laboratoire TDMAM (CNRS-AMU) depuis son arrivĂ©e Ă  l’universitĂ©, ses travaux scientifiques, portent sur l’histoire de la mĂ©decine et de la botanique ainsi que sur l’étude des textes mĂ©dicaux. Le fil directeur de ses recherches s’organise autour deux axes d’étude : les rapports que l’homme entretenait dans l’AntiquitĂ© avec ses maladies et sa pharmacopĂ©e d’une part, et les plantes antiques, d’autre part.   Communication de François ClĂ©ment Nommer l’épidĂ©mie et la peste dans les sources mĂ©diĂ©vales arabes Le lexique de la « peste » et de l’épidĂ©mie est constant dans les sources arabes du Moyen-Âge, qu’elles soient de nature mĂ©dicale, historiographique, juridique, religieuse ou littĂ©raire. Au-delĂ  des expressions mĂ©taphoriques utilisĂ©es pour dĂ©signer des crises sanitaires particuliĂšrement sĂ©vĂšres, deux termes se dĂ©tachent, wabā’ et áč­Äâ€˜Ć«n, sans qu’on puisse toujours discerner Ă  quoi ils rĂ©fĂšrent exactement. Nous tĂącherons de prĂ©ciser leurs champs sĂ©mantiques respectifs Ă  partir de leurs contextes d’utilisation et d’une analyse philologique faisant intervenir la lexicographie et l’étymologie. Nous nous interrogerons notamment sur l’origine du mot áč­Äâ€˜Ć«n, « peste » (dont la peste bubonique), donnĂ© par tous les lexicographes comme dĂ©rivĂ© d’une racine arabe, mais qui provient plus vraisemblablement d’un emprunt Ă  une autre langue.   François ClĂ©ment est maĂźtre de confĂ©rences retraitĂ© et membre collaborateur du Centre d’études supĂ©rieures de civilisation mĂ©diĂ©vale (CESCM, CNRS / UniversitĂ© de Poitiers). Sa spĂ©cialitĂ© est l’histoire du monde arabo-musulman Ă  l’époque classique, plus particuliĂšrement celle de l’Occident musulman (al-Andalus et Maghreb extrĂȘme). Il a notamment dirigĂ© les deux volumes d’Histoire et Nature publiĂ©s aux Presses Universitaires de Rennes : Pour une histoire Ă©cologique des sociĂ©tĂ©s mĂ©diterranĂ©ennes (AntiquitĂ© et Moyen Âge), 2011, et ÉpidĂ©mies, Ă©pizooties. Des reprĂ©sentations anciennes aux approches actuelles, 2017.   Communication d'Eric Faure Des hommes, des pestes et des dieux dans la Rome de la premiĂšre moitiĂ© de la pĂ©riode rĂ©publicaine (509-290 avant J.-C.) Un corpus critique des Ă©pidĂ©mies ayant sĂ©vi Ă  Rome de 509 Ă  290 avant J.-C. a Ă©tĂ© Ă©tabli Ă  partir de sources qui sont peu nombreuses et essentiellement littĂ©raires (principalement Tite-Live et Denys d’Halicarnasse, auteurs du tournant de notre Ăšre). Une vingtaine d’épisodes pesteux ont pu ĂȘtre dĂ©comptĂ©s dont aucun, dans l’état actuel de nos connaissances, ne peut ĂȘtre attribuable Ă  Yersinia pestis. Tandis que des descriptions de ces Ă©pidĂ©mies sont relativement prolixes, d'autres sont trĂšs laconiques ; toutefois, d’importantes diffĂ©rences au niveau durĂ©e et intensitĂ© ont pu ĂȘtre relevĂ©es. Les relations d’antĂ©rioritĂ© – voire de causalitĂ© – entre Ă©pidĂ©mie et famine, d’une part, et entre zoonoses et pestes humaines, d’autre part, ont Ă©tĂ© recherchĂ©es. L’analyse des Ă©pisodes Ă©pidĂ©miques dans leur contexte apparaĂźt apporter une contribution non nĂ©gligeable Ă  la reconstruction de l’histoire, entre autres, martiale, politique, Ă©conomique et religieuse, de la Rome de la premiĂšre moitiĂ© de la pĂ©riode rĂ©publicaine. Le crĂ©dit Ă  accorder aux sources littĂ©raires qui sont postĂ©rieures de plusieurs siĂšcles aux Ă©vĂ©nements qu’elles relatent sera aussi discutĂ©.     Éric Faure est professeur Ă  l’UniversitĂ© d’Aix-Marseille et membre de l’Institut de mathĂ©matiques de Marseille. II effectue des travaux de recherche dans diverses sous-disciplines de la biologie dont la biologie Ă©volutive et l’étude des conditions d’émergence et de dĂ©clin des Ă©pidĂ©mies.   Communication d'Emmanuelle Caire Thucydide a-t-il inventĂ© la peste d'AthĂšnes ? Thucydide a tracĂ©, dans La Guerre du PĂ©loponnĂšse, une description aussi dĂ©taillĂ©e que marquante de la "peste" d’AthĂšnes, en en dĂ©crivant non seulement les symptĂŽmes et l’évolution mais aussi les consĂ©quences sociales et psychologiques sur la population. Toutefois les mentions de cette Ă©pidĂ©mie ou mĂȘmes les allusions Ă  son impact restent Ă©trangement absentes dans les textes et documents contemporains ou un peu postĂ©rieurs. L’objet de cette communication sera de s’interroger sur cet Ă©cart entre la cĂ©lĂ©britĂ© et l’influence ultĂ©rieures du texte thucydidĂ©en et le silence Ă©trange des sources contemporaines et d’en proposer quelques possibles explications.   EmmanuĂšle Caire est spĂ©cialiste de l’histoire des idĂ©es politiques en GrĂšce classique. Professeur de langue et littĂ©rature grecques Ă  l’universitĂ© d’Aix-Marseille elle est depuis 2010, directrice du laboratoire Textes et documents de la MĂ©diterranĂ©e antique et mĂ©diĂ©vale (TDMAM, CNRS AMU). Son dernier ouvrage "Penser l’oligarchie Ă  AthĂšnes aux Ve et IVe siĂšcle av. J-C", a Ă©tĂ© publiĂ© aux Belles Lettres, en 2016.   Communication de Diane Ruiz-Moiret Peurs sur la ville : le traitement narratif des pestilences romaines dans les sources historiographiques Outre la description des origines des maladies pestilentielles et des ravages qu’elles causent, les tĂ©moignages transmis par les sources historiographiques (nous nous concentrerons ici plus particuliĂšrement sur Tite-Live et Denys d’Halicarnasse) mettent souvent en Ă©vidence un autre aspect de ce flĂ©au : la peur, ou plutĂŽt les peurs qu’engendre le dĂ©veloppement de ces maladies. Ce sentiment est bien comprĂ©hensible : le mal est mortel, rĂ©current, imprĂ©visible, et provoque un effroi alimentĂ© en outre par le souvenir des pestilences passĂ©es. Le pluriel est cependant de mise, car les sentiments suscitĂ©s par ces maladies diffĂšrent non seulement par leur intensitĂ©, mais Ă©galement par leur objet, et par leurs consĂ©quences sur les comportements individuels et collectifs des Romains. Deux nuances se distinguent surtout : la peur de la maladie, de son issue, des souffrances qu'elle engendre, des consĂ©quences politiques et Ă©conomiques qui peuvent en dĂ©couler, s'ajoute dans le cadre spĂ©cifique de la religion romaine Ă  l’effroi religieux qu'inspirent les pestilences, dans la mesure oĂč elles sont souvent interprĂ©tĂ©es comme le signe de la puissance et de la colĂšre des divinitĂ©s. Ces deux formes de peur, toutes les deux bien exprimĂ©es par les historiens, s'opposent moins qu'elles ne se complĂštent et se renforcent pour former ensemble un sentiment complexe. Canaliser et maĂźtriser cet effroi collectif devient alors, pour les autoritĂ©s politiques et religieuses de Rome, un enjeu dĂ©cisif dans la gestion de ces maladies.     Diane Ruiz-Moiret est doctorante, UniversitĂ© LumiĂšre Lyon 2 / Sorbonne-UniversitĂ©.   Communication de Paul Demont Albert Camus, lecteur de Thucydide, et la genĂšse de La Peste. La Peste de Camus a des sources multiples, mais l’une d’entre elles, pourtant essentielle, est trop souvent nĂ©gligĂ©e, par mĂ©connaissance de l’imprĂ©gnation antique de son auteur. Celle-ci est attestĂ©e par son diplĂŽme d’études supĂ©rieures sur « HellĂ©nisme et Christianisme. Plotin et Saint Augustin Â» (autre titre : « MĂ©taphysique chrĂ©tienne et nĂ©oplatonisme Â») et par de multiples autres preuves. Pour construire son roman, Albert Camus a en particulier lu successivement les descriptions de la peste que firent LucrĂšce Ă  la fin du De natura rerum et l’un de ses modĂšles, Thucydide, au livre II de ses Histoires, en menant une enquĂȘte que l’on peut reconstituer avec certitude, Ă  partir, notamment, de la premiĂšre version de La Peste. Il en a tirĂ© la matrice de son roman, oĂč la peste est une mĂ©taphore de la guerre contre l’Allemagne nazie (« Viendra la guerre dorienne, et la peste avec elle Â», Thucydide, I, 54), avant de peu Ă  peu s’éloigner de la posture de « commentateur Â» qu’il dĂ©cĂšle chez les auteurs de ces deux rĂ©cits fondateurs. En effet, aprĂšs avoir voulu rivaliser avec une telle posture, par le truchement d’un certain Philip Stephan, professeur de Latin-Grec, il a finalement Ă©liminĂ© ce personnage de la version dĂ©finitive de son roman, d’une façon rĂ©vĂ©latrice de son Ă©volution au cours de la seconde guerre mondiale et de son engagement dans le Combat contre le nazisme.   Nous n'avons pas l'autorisation de diffusion en ligne pour cette communication.   Paul Demont est professeur Ă©mĂ©rite Ă  Sorbonne UniversitĂ©, oĂč il a dirigĂ© successivement l’UFR de Grec et l’Ecole doctorale « Mondes antiques et mĂ©diĂ©vaux Â». Ses publications portent sur l’histoire des idĂ©es (La CitĂ© grecque archaĂŻque et classique et l’idĂ©al de tranquillitĂ©, Les Belles Lettres, seconde Ă©dition 2009), la littĂ©rature grecque classique, la sĂ©mantique, la mĂ©decine ancienne et la rĂ©ception de l’antiquitĂ©.   Communication de BenoĂźt Rossignol Évaluer l'impact des Ă©pidĂ©mies antiques : les proxy face aux sources littĂ©raires Depuis l'article sĂ©minal de Richard Duncan-Jones Ă  propos de la peste antonine en 1996, le dĂ©bat sur l'impact des Ă©pidĂ©mies antiques repose largement sur l'utilisation de proxy multiples et la discussion de leur fiabilitĂ© et de leur pertinence. En 25 ans, la mĂ©thode s'est Ă©tendue Ă  d'autres Ă©pidĂ©mies antiques. Initialement destinĂ©e Ă  mettre en Ă©vidence un impact important, elle a Ă©tĂ© utilisĂ©e rĂ©cemment pour dĂ©fendre l'idĂ©e d'un impact limitĂ© de la peste justinienne. À l'approche statistique et quantitative des sources archĂ©ologiques, dont les lacunes devaient rĂ©vĂ©ler l'Ă©pidĂ©mie, se sont ajoutĂ©es des marqueurs tirĂ©s des sciences de l'environnement (mesure de la pollution au plomb dans les carottes glaciaires, Ă©volution du paysage imaginĂ©e Ă  la lumiĂšre de la palynologie) qui soulĂšvent de nouveaux problĂšmes. La question est aussi posĂ©e de l'articulation de ces donnĂ©es avec les sources littĂ©raires et les tĂ©moignages antiques : on ne saurait les oublier en faveur des proxy. On proposera un retour historiographique et mĂ©thodologique sur ces questions, en espĂ©rant clarifier les dĂ©bats Ă  dĂ©faut de les clore.     Rossignol BenoĂźt, UniversitĂ© Paris 1, CNRS-UMR 8210 ANHIMA, ANR Pscheet   Communication de Philippe Mudry Les gestes - barriĂšres lors des Ă©pidĂ©mies antiques Dans l’AntiquitĂ©, nulle instance officielle n’a jamais Ă©dictĂ© de rĂšgles sanitaires destinĂ©es Ă  protĂ©ger les populations contre les pestilences. FidĂšles Ă  la doctrine miasmatique, les mĂ©decins ont limitĂ© la prĂ©vention Ă  deux rĂšgles gĂ©nĂ©rales : le changement d’air (autrement dit la fuite) et la modĂ©ration dans toutes les activitĂ©s biologiques et physiques. En revanche, depuis le rĂ©cit fondateur de Thucydide sur la peste d’AthĂšnes, le public sait contrairement aux mĂ©decins que les pestilences sont contagieuses et que tout un chacun est exposĂ© au mal quelle que soit sa constitution et quel que soit son rĂ©gime de vie. La premiĂšre prĂ©caution est donc d’éviter tout contact avec les malades dont l’haleine mĂȘme peut contaminer (Plutarque, SĂ©nĂšque, Diodore, Ovide etc.). Nombre d’autres gestes - barriĂšres peuvent Ă©galement ĂȘtre adoptĂ©s en fonction des causes prĂ©sumĂ©es du flĂ©au, comme, par exemple, changer l’orientation des portes et des fenĂȘtres (Varron), combattre les odeurs pestilentielles (HĂ©rodien), ne pas marcher pieds nus (Celse), renoncer Ă  se faire la bise (Pline). Mais selon l’avertissement de Celse, ces gestes - barriĂšres, tout nĂ©cessaires qu’ils sont, ne garantissent pourtant pas l’immunitĂ©. A cette incertitude gĂ©nĂ©ratrice d’angoisse s’ajoute gĂ©nĂ©ralement la dĂ©fiance envers le recours aux dieux dont la peste d’AthĂšnes a montrĂ© l’inefficacitĂ©.       Philippe Mudry est professeur Ă©mĂ©rite de l’UniversitĂ© de Lausanne   Communication de François-Olivier Touati La peste noire : rĂ©ponses mĂ©dicales, visions sociĂ©tales (1347-1720) L’irruption de la peste de 1347 en Occident a immĂ©diatement suscitĂ© interrogation et quĂȘte de comprĂ©hension dont la rationalitĂ©, en fonction de l’état contemporain des savoirs, mĂ©rite d’ĂȘtre soulignĂ©e. Le recours aux experts, la recherche des causes aux dimensions universelles, l’observation des symptĂŽmes ont donnĂ© lieu Ă  plus de 280 traitĂ©s sur la peste dont 77 avant 1400 et 20 avant 1353, sans compter les chapitres que les mĂ©decins et chirurgiens y ont consacrĂ© dans leurs ouvrages. L’essentiel des prescriptions est consacrĂ© Ă  la prĂ©vention et aux mesures de protection. Or, la prophylaxie Ă©tablie dans les vingt premiĂšres annĂ©es de la pandĂ©mie trouve autant sa matrice Ă  travers les justifications mĂ©dicales que dans les dispositions sociales et politiques qui les environnent. Cette conjugaison mĂ©rite d’ĂȘtre rĂ©examinĂ©e dans la longue durĂ©e jusqu’à la Peste de Marseille en 1720 : comment la pĂ©rennitĂ© des modĂšles s’accorde-t-elle avec l’évolution des sociĂ©tĂ©s, quelle est leur incidence sur cette Ă©volution ? Captant l’attention des historiens, l’élaboration des mesures prĂ©ventives contre un ennemi invisible, a Ă©clipsĂ© l’intĂ©rĂȘt envers les rĂ©ponses thĂ©rapeutiques proprement dites : soins et remĂšdes que les praticiens, en premiĂšre ligne, sont loin d’avoir nĂ©gligĂ©s. Ce second volet doit d’ĂȘtre abordĂ© et apprĂ©ciĂ© dans son efficacitĂ©.     François-Olivier Touati est professeur Ă  l’UniversitĂ© de Tours, doyen de la FacultĂ© des Arts et Sciences humaines. Membre de l’Équipe Monde Arabe et MĂ©diterranĂ©e (EMAM-Citeres), spĂ©cialiste d’histoire de la mĂ©decine et des hĂŽpitaux au Moyen Âge, ses travaux, couronnĂ©s par l’AcadĂ©mie des Inscriptions et Belles-Lettres, portent sur les Ă©changes entre Orient et Occident mais aussi sur l’historiographie et l’épistĂ©mologie contemporaines.   Communication de Michel GOURY Le Grand Saint Antoine. Les fouilles archĂ©ologiques d’un navire maudit. Samedi 25 mai 1720. AprĂšs un voyage de plus de dix mois qui l’ont conduit au Levant, le Grand Saint Antoine mouille dans l’anse de PomĂšgues, lieu des quarantaines des navires en provenance des pays du Proche-Orient, du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord. La ville se protĂšge ainsi de « la contagion Â», la peste, en imposant la quarantaine aux bateaux, Ă©quipages, passagers et cargaison. Cependant, la peste est Ă  bord et va se propager dans Marseille et dans toute la Provence. Le vaisseau est maudit, imprĂ©gnĂ© du malheur de toute une ville. Il est alors isolĂ© Ă  proximitĂ© de l’üle de Jarre, abandonnĂ©, Il attend, sans vie. Le rĂ©gent ordonne : le navire doit ĂȘtre brĂ»lĂ©, Le 26 septembre 1720, le Grand Saint Antoine est conduit dans une anse de la pointe de l’üle. C’est l’endroit choisi pour brĂ»ler le vaisseau lestĂ© de 500 sacs de cendre. En 1978, l’épave du Grand Saint Antoine est dĂ©couverte. Elle fait alors l’objet de cinq campagnes de fouilles archĂ©ologiques sous-marines., Fallait-il l’abandonner sous son linceul de sable et l’oublier ? Fallait-il lui accorder le droit de partager et de complĂ©ter, par son lot de vĂ©ritĂ©, l’histoire d’une « ville morte Â» ? L’épave raconte.         ArchĂ©ologue sous-marin, responsable des fouilles archĂ©ologiques de l’épave du Grand Saint Antoine et du port naturel de PomĂšgues (35 annĂ©es d’opĂ©rations archĂ©ologiques). En 2019 et 2020 co-responsable avec le DRASSM d’un sondage archĂ©ologique de l’épave PomĂšgues IV dans l’anse de PomĂšgues. Co-auteur avec Charles CarriĂšre de l’ouvrage « George Roux de Corse, l’étrange destin d’un armateur marseillais Â». Auteur du livre « Un homme, un navire, la peste de 1720 Â». Documentaliste de la bande dessinĂ©e « Marseille, et la peste dĂ©barqua
 Â» (2020).   Communication de Jean-Louis Blanc Le Chevalier Roze, entre mythe et rĂ©alitĂ©s Le Chevalier Roze est bien connu Ă  Marseille pour son action hĂ©roĂŻque durant l’épidĂ©mie de peste de 1720 qui a ravagĂ© la ville. Cependant le reste de son existence est beaucoup moins bien connu. Il est nĂ© Ă  Marseille en 1675 oĂč son pĂšre Ă©tait maitre-charpentier de marine. Il dirigea le comptoir familial Ă  Alicante oĂč il participa Ă  la guerre de Succession d’Espagne et dĂ©fendit la ville. À son retour il fut convoquĂ© Ă  Versailles et prĂ©sentĂ© au Roi Louis XIV qui le nomma Chevalier de l’ordre de Saint Lazare et de Notre Dame du Carmel. Il occupa ensuite le poste de Vice-consul aux Echelles du Levant, oĂč il resta 3 ans avant de revenir Ă  Marseille en 1720, 5 jours avant l’arrivĂ©e du Grand Saint-Antoine. Il participa hĂ©roĂŻquement Ă  la lutte contre l’épidĂ©mie de peste. Cependant, immĂ©diatement aprĂšs, son action fut controversĂ©e. Il fut soit adulĂ© et portĂ© aux nues, soit vivement critiquĂ© par ses compatriotes. AprĂšs sa mort Ă  Marseille en 1733, son souvenir s’effaça progressivement de la mĂ©moire des marseillais, et il fallut attendre un siĂšcle et les commĂ©morations Ă  l’occasion du centenaire de l’épidĂ©mie pour que l’on parle Ă  nouveau de lui. Cette confĂ©rence tentera Ă  la lumiĂšre des sources disponibles, de sĂ©parer la rĂ©alitĂ© de ce que l’on appellerait aujourd’hui des fake news, et de brosser de lui un portrait relativement "objectif" en retrouvant ce qui Ă  Marseille, rappelle aujourd’hui son souvenir.   Jean-Louis Blanc est professeur honoraire Ă  l'universitĂ© d'Aix-Marseille, prĂ©sident de l’Association des amis du patrimoine mĂ©dical de Marseille et vice-prĂ©sident du Conseil scientifique de la Fondation des gueules cassĂ©es. Il est ancien professeur de stomatologie et chirurgie maxillo-faciale Ă  la FacultĂ© de mĂ©decine de Marseille et a occupĂ© le poste de chef de service Ă  l’Assistance publique - HĂŽpitaux de Marseille.   Communication de StĂ©fan Tzortzis ÉpidĂ©mies de peste et modalitĂ©s funĂ©raires : ce que rĂ©vĂšle l’archĂ©ologie Les procĂ©dures de mise en terre des dĂ©funts sont la plupart du temps guidĂ©es par des considĂ©rations rituelles, plus gĂ©nĂ©ralement culturelles, lesquelles diffĂšrent Ă©videmment selon les lieux et les pĂ©riodes. Les pratiques prĂ©valant dans un environnement chrono-culturel donnĂ© peuvent toutefois ĂȘtre ponctuellement modifiĂ©es lorsque les communautĂ©s doivent faire face Ă  certaines conjonctures, en particulier les Ă©pidĂ©mies de peste. La question de la salubritĂ© tend ainsi Ă  prendre le pas sur les nĂ©cessitĂ©s du rituel, en imposant jusqu’au recours Ă  l’inhumation simultanĂ©e et en masse de cadavres au sein de mĂȘmes rĂ©ceptacles. Si les sources historiques tĂ©moignent dans une certaine mesure des modalitĂ©s funĂ©raires adoptĂ©es lors de ces phases de surmortalitĂ©, l’archĂ©ologie, en l’occurrence, l’archĂ©othanatologie en rĂ©vĂšle ou restitue les gestes, Ă  l’instar de toute chaĂźne opĂ©ratoire conduisant Ă  la constitution d’une sĂ©pulture, plus largement d’une structure mortuaire. Depuis plus de vingt ans, en France mais aussi Ă  l’échelle europĂ©enne, les fouilles de sĂ©pultures ou d’ensembles funĂ©raires associĂ©s Ă  des Ă©pidĂ©mies de peste se sont multipliĂ©es, permettant notamment de dĂ©gager de grandes tendances Ă©volutives au cours des pandĂ©mies historiques. Pour l’Époque moderne, la rĂ©gion Provence-Alpes-CĂŽte d’Azur occupe une place de choix et, dans ce cadre, l’épidĂ©mie de 1720-1722 est particuliĂšrement bien documentĂ©e par les recherches de terrain menĂ©es Ă  Marseille, bien sĂ»r, mais Ă©galement Ă  Martigues.     StĂ©fan Tzortzis est docteur en anthropologie biologique, ingĂ©nieur au ministĂšre de la culture, direction rĂ©gionale des affaires culturelles, service rĂ©gional de l’archĂ©ologie de Provence-Alpes-CĂŽte d’Azur, Aix-en-Provence et membre de l’UMR 7268 ADES (Anthropologie bioculturelle, Droit, Ethique, SantĂ©, Marseille.   Communication de Caroline Costedoat Qui meurt de la peste ? Approche interdisciplinaire Pour les pĂ©riodes historiques, au milieu des maladies Ă©pidĂ©miques liĂ©es Ă  des hauts pathogĂšnes (peste, cholĂ©ra, variole, typhus, grippe), la peste fait figure d’exception. Les Ă©pidĂ©mies liĂ©es Ă  Yersinia pestis qui ont touchĂ© les populations du passĂ© ont fortement marquĂ© les contemporains Ă  plusieurs titres : rapiditĂ© de diffusion, cĂ©lĂ©ritĂ© de l’infection, Ă©galitĂ© des Ăąges et des sexes devant la mort.  C’est sur ce dernier point, Qui meurt de la peste ? que nous axerons notre communication. A partir de travaux antĂ©rieurs, mais aussi de sources nouvellement prises en compte et d’une lecture originale des donnĂ©es disponibles, nous tenterons de montrer si la mortalitĂ© par peste tĂ©moigne de sĂ©lections biologiques et/ou culturelles. Travail de recherche conduit en collaboration avec StĂ©phan Tzortzis (SRA DRAC PACA , ADES AMU-CNRS-EFS)  et CĂ©lia Kamel , doctorante (ADES AMU-CNRS-EFS)     Caroline COSTEDOAT est maĂźtre de confĂ©rences en gĂ©nĂ©tique des populations- HDR d’Aix-Marseille UniversitĂ© rattachĂ©e Ă  l’UMR 7268 Anthropologie bio-culturelle Droit Éthique et SantĂ© (ADES).   Communication de RĂ©mi Barbieri Introduction Ă  une nouvelle mĂ©thode d’analyse des textes historiques : les maux/mots de la peste (Milan 1630 et Marseille 1720). L'interprĂ©tation des textes historiques dĂ©crivant des Ă©pisodes supposĂ©s de peste ancienne est inĂ©vitablement biaisĂ©e par les concepts actuels concernant cette infection zoonotique mortelle. Afin de limiter ces biais, nous avons dĂ©veloppĂ© une analyse automatisĂ©e et reproductible des textes historiques concernant la deuxiĂšme pandĂ©mie de peste (Milan 1630 et Marseille 1720), en dĂ©tournant des outils informatiques couramment utilisĂ©s en bio-informatique pour les appliquĂ©s Ă  une analyse lexicographique quantitative. Cette mĂ©thode a d’abord Ă©tĂ© dĂ©veloppĂ© sur 16 textes historiques concernant la peste de Marseille de 1720-1722 (ÉpidĂ©mie attribuĂ©e Ă  Y. pestis). Une fois la mĂ©thode validĂ©e, elle a Ă©tĂ© appliquĂ©e Ă  un ensemble de 16 textes concernant la supposĂ© peste de Milan de 1629-1631. Cette analyse a permis de gĂ©nĂ©rer un ensemble de mots significativement associĂ©s aux textes de peste (Pval < 0.01) ainsi que des rĂ©seaux de mots nous permettant de dĂ©crypter la dynamique de ces Ă©pidĂ©mies. En effet, les mots : hardes, meubles, habits et marchandises sont considĂ©rĂ©s comme les sources de peste de ces Ă©pidĂ©mies anciennes ; et de maniĂšre inattendue ; les mots rats et puces ne sont pas prĂ©sents. Ces observations contribuent Ă  notre comprĂ©hension de la dynamique et de la mortalitĂ© des Ă©pidĂ©mies de peste ancienne dans lesquels les ectoparasites humains jouaient probablement un rĂŽle majeur dans la transmission et la dispersion de la peste.     RĂ©mi Barbieri est doctorant au MEPHI Microbes Evolution Phylogeny and Infections, IRD – Aix-Marseille universitĂ© (UMR 258)   Communication de Dominique Castex Trois cas singuliers de catacombes romaines, tĂ©moignages d'une gestion de morts par Ă©pidĂ©mies durant la pĂ©riode impĂ©riale Les fouilles rĂ©alisĂ©es dans le secteur central des catacombes romaines des Saints Marcellin et Pierre ont permis d’identifier de vastes ensembles funĂ©raires reflĂ©tant une surmortalitĂ©. La mise en oeuvre d’une stratĂ©gie d’étude interdisciplinaire a permis de discuter la dynamique des dĂ©pĂŽts, les gestes funĂ©raires pratiquĂ©s, la nature des inhumĂ©s et de proposer l’hypothĂšse d’une origine Ă©pidĂ©mique des dĂ©cĂšs. Les mĂȘmes sĂ©quences stratigraphiques constituĂ©es de squelettes humains dĂ©couvertes ensuite dans deux autres catacombes romaines, San Callisto et le Coemeterium MaĂŻus, tendent Ă  prouver que l’utilisation de chambres sĂ©pulcrales souterraines pourrait constituer une modalitĂ© de gestion des morts de masse relativement frĂ©quente Ă  Rome, durant la pĂ©riode impĂ©riale.     Dominique Castex est ArchĂ©o-anthropologue, directrice de recherche au CNRS au sein du laboratoire De la PrĂ©histoire Ă  l'Actuel : Culture, Environnement et Anthropologie (PACEA, CNRS / UniversitĂ© de Bordeaux). Elle coordonne le projet ANR "Pestes et sociĂ©tĂ©s humaines : Ă©mergence, Ă©volution et transformations bio-culturelles" (Pscheet 2020-2024). Ses travaux de recherche ont notamment pour objectif de retracer l'Ă©volution des caractĂ©ristiques tant funĂ©raire que biologique des sociĂ©tĂ©s du passĂ© au cours des diffĂ©rentes pandĂ©mies de peste.   Communication de Michel Drancourt Dynamique de l’épidĂ©mie de peste Ă  Marseille, 1720-1722 Notre invention de la palĂ©omicrobiologie de la pulpe dentaire nous a permis de confirmer l’épidĂ©mie de peste Ă  Marseille Ă  partir de prĂ©lĂšvements de 1722 et le gĂ©nome entier de cette souche de Yersinia pestis a Ă©tĂ© dĂ©cryptĂ© par d’autres Ă©quipes. Plus rĂ©cemment, notre analyse des textes de la peste par une mĂ©thode directement translatĂ©e depuis la biologie et la bioinformatique nous a permis d’avancer sur la comprĂ©hension de la dynamique de cette Ă©pidĂ©mie et nous permet d’écrire un scenario diffĂ©rent et complĂ©mentaire du scĂ©nario habituel, suggĂ©rant l’introduction de la peste Ă  partir du port possiblement par des rongeurs (rats) et leurs ectoparasites, puis la diffusion de la peste par les ectoparasites humains tels les poux de corps; et la possibilitĂ© de contamination par voie digestive, telle qu’elle est actuellement observĂ©e au Maghreb. La question de la persistance de la peste en foyers ou bien de sa rĂ©introduction par vagues successives ne peut pas ĂȘtre rĂ©glĂ©e actuellement et requiĂšre des travaux palĂ©omicrobiologiques complĂ©mentaires que nous sommes en train de mener.     Michel Drancourt est mĂ©decin biologiste, directeur adjoint de l’Institut hospitalo-universitaire (IHU) MĂ©diterranĂ©e infection, directeur de l’unitĂ© de recherche MEPHI : Microbes Evolution Phylogenie et Infections , Aix-Marseille universitĂ©.   Communication de Pierre LE COZ Les pandĂ©mies aujourd’hui : comment gĂ©rer l’incertitude et les dilemmes moraux ? Dans tous les pays qu’elle affecte, une pandĂ©mie mobilise un plan de lutte dont la finalitĂ© est clairement apparente : il faut sauver le plus grand nombre de vies. L’adhĂ©sion collective Ă  cet objectif de santĂ© publique se manifeste Ă  travers les concessions, parfois les sacrifices, auxquels les populations sont prĂȘtes Ă  consentir. De grĂ© ou de force, les citoyens des Etats concernĂ©s se plient aux instructions des pouvoirs publics qui imposent des restrictions Ă  leurs droits fondamentaux tels que ceux d’aller et venir, de se rassembler, etc. Si cette mise entre parenthĂšses des droits semble ĂȘtre un moindre mal, elle n’est toutefois lĂ©gitime qu’à la condition d’ĂȘtre provisoire et circonstancielle. De plus, le renoncement d’un peuple Ă  l’exercice de ses libertĂ©s publiques doit avoir Ă©tĂ© voulu et assumĂ© par ses reprĂ©sentants au parlement, et non ĂȘtre imposĂ© de force par un Etat autoritaire. A supposer qu’une stratĂ©gie de lutte anti-pandĂ©mie de type totalitaire se rĂ©vĂšle ĂȘtre la plus efficace pour vaincre la pandĂ©mie, notre sociĂ©tĂ© ne serait pas massivement prĂȘte Ă  l’accepter, fut-ce provisoirement. MĂȘme en pĂ©riode critique, la justice s’impose comme la seule valeur inconditionnelle. Car contrairement aux apparences, ce n’est pas tant la survie qui conditionne la justice que la justice qui conditionne la survie.         Pierre Le Coz est Membre de l’AcadĂ©mie nationale de mĂ©decine, professeur des universitĂ©s en philosophie, UFR de mĂ©decine d’Aix-Marseille UniversitĂ©, Responsable de l’équipe 3 « Ă‰thique, droit de la santĂ©, anthropologie Â» de l’UMR ADES n°7268–EFS-CNRS, Aix-Marseille UniversitĂ©. Il a notamment participĂ© au projet ANR : « RĂ©seau Universitaire International de BioĂ©thique » (coord. Pr. B.Feuillet–Liger & G. Schamps) de 2011 Ă  2015. Il est l’auteur de « L’éthique mĂ©dicale. Approches philosophiques Â», Presses universitaires de Provence, Aix-en-Provence, 2018, (PrĂ©face d’AndrĂ© Comte-Sponville), « Le gouvernement des Ă©motions Â», Paris, Albin Michel, 2014 ; et a notamment publiĂ© « L’exigence de justice Ă  l’épreuve de la pandĂ©mie Â» in : Ă‰tudes, juin 2020, pp. 51-62 ; « Vaccination et pandĂ©mie grippale : tenir compte des principes Ă©thiques et des enseignements du passĂ© » : Revue d’ActualitĂ© et dossier en santĂ© publique, n°105, dĂ©c. 2018, pp. 21-22. Michel Drancourt est mĂ©decin biologiste, directeur adjoint de l’Institut hospitalo-universitaire (IHU) MĂ©diterranĂ©e infection, directeur de l’unitĂ© de recherche MEPHI : Microbes Evolution Phylogenie et Infections , Aix-Marseille universitĂ©.

Musée d'Histoire de Marseille - Ville de Marseille

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Dans @curseurs, @stephanenoel fait avec "#IA, un vieux problĂšme urgent" un tour en 7 parties avec Ă  chaque fois au centre une critique anti-capitaliste claire et la mesure des prĂ©dations Ă  l'Ɠuvre. Une des meilleures synthĂšses que je connaisse?
1. "La rĂ©ponse est Ă  trouver du cĂŽtĂ© de la mise en disponibilitĂ© auprĂšs du grand public de #ChatGPT, de #DallE et #Midjourney, par le biais d’une #disruption typique du #capitalisme marchand : un outil hors de portĂ©e est mis Ă  disposition du grand public par une startup gavĂ©e d’argent spĂ©culatif, coupant l’herbe sous les pieds de concurrents qui visaient des solutions payantes rĂ©servĂ©es Ă  un public de niche."
2. #Kodak #FordT #époqualisme #Morozov #DavidEdgerton #softpower
3-4-5. "une approche via trois axes : la #captation des #communs, l’offensive des #politiquesdeloffre, et la #prolĂ©tarisation du #travail. [...] soigneusement Ă©viter la fascination spĂ©culativo-philosophique qui a saisi de nombreux observateur·ices."
6. "La politique nĂ©olibĂ©rale vit d’un paradoxe : elle affirme le monde comme globalisĂ© en refusant d’accepter la gestion collective qui en dĂ©coule"
7. "c’est un travail qui sera produit par des humain·es dans un rapport de force avec d’autres humain·es [...] inflĂ©chir une trajectoire vieille de plus de 500 ans, celle du capitalisme."
https://www.curseurs.be/numeros/numero-4/article/ia-un-vieux-probleme-urgent
IA, un vieux problùme urgent – curseurs

Hier confidentielles, ce que l'on nomme aujourd'hui intelligences artificielles est une nébuleuse synonyme d'innovation, de puissance et de profit. Mais qui a besoin des intelligences artificielles ?


curseurs

Super contente de voir ce matin que mon podcast Lire en bruits a dépassé les 1000 écoutes !

Il s'écoute ici :

https://audioblog.arteradio.com/blog/211658/les-creations-sonores-de-po-so

Toujours preneuse de vos retours, mastoreilles :)

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Audioblog | Les créations sonores de PoSo

Ce blog rassemble les créations

Si vous ĂȘtes Ă  #Lyon pour les #JDLL et que vous vous intĂ©ressez Ă  la vidĂ©o (en direct), @netfreaks retransmet une ou deux salles en direct sur peertube, et on est ouvert·es Ă  tout personne voulant s'essayer au cadre ou Ă  la rĂ©alisation en direct (avec du matĂ©riel professionnel et un encadrement).

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