Le fils prend la suite du père, dans la famille Le Carré l'espionnage se transmet au fil de la plume. Ça se tente... Le week-end sera donc rempli d'espions. À suivre.
#mastolivre #seuil #romandespionnage
@Khrys poke @gabrielzucman.bsky.social
Et son fil d'annonce :
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Parfois c’est ce qui nous est le plus proche que l’on met le plus de temps à voir. Pendant quinze ans j’ai cartographié les grandes fortunes mondiales, objectivé leurs techniques pour contourner l’impôt dans les paradis fiscaux, du Luxembourg aux îles vierges britanniques... 🧵
Qui aura le Prix Vendredi 2025, distinction honorant un roman pour adolescents? Les dix titres sélectionnés viennent d'être dévoilés.
https://lu-cieandco.blogspot.com/2025/09/les-romans-en-lice-pour-le-prix.html
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Au Seuil, Ariane Foubert-Guillon à la direction des droits étrangers https://actualitte.com/a/ceEb4fJT
Les éditions du Seuil annoncent, par un communiqué, l'arrivée d'Ariane Foubert-Guillon en tant que directrice du service des droits étrangers. Sa prise de poste sera effective à compter du 23 juin prochain. Elle succède à Maria Vlachou, qui assumait cette fonction dans la maison depuis 2019.
Publié en avril aux éditions du Seuil, Ascendant beauf est le nouvel essai de Rose Lamy, autrice du compte (et du livre) Préparez-vous pour la bagarre. Dans ce troisième ouvrage, Rose Lamy s’intéresse au qualificatif de beauf pour explorer la question du mépris de classe. Et voici ce que j’en ai pensé… Extrait: « Je m’étonne d’avoir, sans maîtriser leur sens et leur portée employé ces mots qui dévalorisent et assignent de manière négative. Ces mots qui m’apparaissent pour ce qu’ils sont: des outils de domination.» Rose Lamy est partie d’un constat : ses goûts, notamment musicaux, sa manière d’être, ainsi que son origine, la classent probablement du côté des beaufs. À partir de là, en regardant son histoire personnelle, elle constate le mépris constant exercé envers ces classes populaires qui n’aiment pas ce qu’il faut, qui sont souvent qualifiées de vulgaires, de sous-éduquées, ou encore de rustres. Elle tisse alors, un essai tout autant intime que politique, démontrant avec brio combien ces classes populaires méprisées n’ont jamais la parole dans le débat public. De là, elle dévoile également la trahison qui s’exerce par les partis de Gauche, historiquement pourtant du côté de cette partie de la population, et de la récupération qui en est faîte par l’extrême-droite. Entre deux morceaux de Cabrel et de Joe Dassin, Rose Lamy invite à revoir nos biais à leur égard, à les inclure de nouveau et en urgence, dans le débat politique, à leur laisser la parole et le droit de s’exprimer. Bref, à arrêter de les considérer uniquement sous le prisme du regard des classes dominantes bourgeoises. Extrait: « Les beaufs ne sont ni des êtres inférieurs à diaboliser et à écraser, ni des figures moralement ou culturellement supérieures, supposées plus vraies ou authentiques que les classes dominantes. Ils méritent d’être traités comme n’importe quels autres individus, sans survalorisation ni mépris.» Parfaitement accessible mais bien sourcé et pertinent, Ascendant beauf propose ainsi de déplacer notre point de vue pour stopper cette tendance méprisante dont nous n’avons même plus conscience, de la même manière qu’on tente de réfréner nos biais racistes et sexistes. C’est d’ailleurs une invitation logique à l’intersectionnalité des luttes dont devraient pleinement s’emparer les partis de Gauche. L’autrice évoque d’ailleurs de nombreux sujets et domaines dans cet essai. Elle nous parle en effet de représentation culturelle, de désertification médicale et sociale, de travail aliénant, de relations de couple ou encore de la mort prématurée, autant de sujets qui méritent d’être réétudiés sur la scène politique depuis le point de vue des méprisés. Le tout sous la plume très agréable de Rose Lamy qui arrive merveilleusement bien allier le léger et le grave, l’intime et le sociologique, la chanson populaire et l’émotion. Petit bonus qui ne gâche évidemment en rien mon plaisir : un peu de piques bien senties et de punchlines satisfaisantes. Je regrette peut-être que le sujet soit gloablement si brièvement traité mais Ascendant beauf permet déjà de prendre en considération l’état de fait du mépris de classe et invite à poursuivre la réflexion au-delà de ses pages, dans la sphère du politique comme de l’intime. Extrait: « Quand j’aurai besoin de désigner un homme méprisable, bête et de moralité douteuse, je dirai qu’il est un macroniste.» En bref, Rose Lamy signe encore une fois un très bon essai en s’intéressant, cette fois, à la question du mépris de classe. Elle mêle formidablement bien l’intime et le politique dans cette invitation à s’intéresser au point de vue des classes populaires et à repenser plus globalement l’intersectionnalité de nos luttes. L’essai se lit sans peine et invite à prolonger la réflexion au-delà de ses pages. Résumé: « Comment se sent-on lorsque les chansons qu’on aime, les films qui nous font rêver, les artistes qu’on admire sont jugés et moqués ? Qu’éprouve-t-on lorsqu’on réalise que ce mépris est la face visible d’un continuum de domination bien plus grand ? Revenant sur son histoire, Rose Lamy raconte le coût d’une existence déterminée par la classe sociale. La mort prématurée, les emplois aliénants, les déserts sociaux et médicaux… Elle montre tout ce que la figure du beauf et ses avatars permettent d’invisibiliser. Avec Ascendant beauf, Rose Lamy tisse un récit de la domination culturelle, mais côté dominée. Films, émissions de télévision, livres, souvenirs, elle interroge les formes et les fonctions de ce mépris, porté aussi parfois par le camp politique historique des classes populaires : la gauche. Un essai puissant pour se libérer de cette domination et cesser de (se) trahir.» (Couverture : conception graphique Éric Deleporte d’après © pialhovik/Getty Images)
[Coup de coeur] On aimait déja Mathias Bonneau a travers ses bds sur le bois et la forêt, et son premier roman confirme son grand talent poétique. Le bois, le bûcheronnage c'est un mode de vie, un rapport au monde dont découle une compréhension des écosystèmes forestiers hors-normes.
Bûcheron c'est une langue âpre et sensible qui parle de l'effort, du doute et de la solitude. Un petit bijou, d'autant plus pertinent dans nos régions forestière.
A retrouver sur nos tables
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