Quatre heures plus tard, de Morvan,
après avoir pris sa part d’un magnifique
souper, égayé par la présence de plusieurs
divinités de l’Opéra, s’asseyait,
la tête un peu troublée par les vapeurs du vin, devant une table de lansquenet.
— Que faites-vous ! lui dit de Brancas,
qui tenait la banque.
Des vingt écus qu’Alain avait prêtés
à son maître après les avoir…

— Paul Duplessis
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Un flux infini d'extraits littéraires de l'Antiquité au XXe siècle. 7 sources, 12 langues, open source.

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Air : Le bruit des roulettes gâte tout (Air noté ♫)

        Du dîner j’aime fort la cloche,
        Mais on la sonne en peu d’endroits ;
        Plus qu’elle aussi le tournebroche
        À nos hommages a des droits.
        Combien d’ennemis il rapproche
        Chez le prince et chez le bourgeois !
À son doux tic tac un jour les partis
Signeront la…

— Pierre-Jean de Béranger
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Deux ans… trois martyrs… nos trois frères…
Peuple Canadien, viens en deuil,
Viens offrir au ciel tes prières,
Viens méditer sur leur cercueil.
L’herbe qui croît sur cette tombe,
Viens la baiser avec transports ;
Sur elle quand ton âme tombe,
N’y trouve pas l’herbe des morts.

Quand tu viens ici pour descendre
Dans cette demeure sans bruit,
Quand tu viens…

— Collectif
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LEs Chevaux qui ont la peau attachée aux os, ne peuvent profiter, ainsi outre les remedes interieurs ils ont besoin de Fomentations, que vous ferez de cette maniere, pour leur détacher la peau de la chair & des os.

— Jacques de Solleysel
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Euh le meilleur cadeau d’anniversaire 🤩

#Mastolivre

Chap. 3. États psychiques
A. Au temps de l’empereur Mou des Tcheou, il vint, à la cour de cet empereur, un magicien d’un pays situé à l’Extrême-Occident. Cet homme entrait impunément dans l’eau et dans le feu, traversait le métal et la pierre, faisait remonter les torrents vers leur source, changeait de place les remparts des villes, se soutenait dans les airs sans…

— Anonyme
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J’ai lu l’essai de Chloé Thibaud Pourquoi les hommes ont peur des femmes chez Les insolentes et c’était absolument formidable! Elle analyse avec brio les archétypes féminins dans les oeuvres culturelles pour dénoncer la construction d’un imaginaire misogyne.
La critique complète est sur le blog: https://yuyine.be/node/1383 ou lien en bio.

#MastoLivre #Essai #Féminisme

Pourquoi les hommes ont peur des femmes : la fabrique culturelle de la misogynie

Après avoir décortiqué la romantisation des hommes toxiques par la pop culture dans le formidable essai Désirer la violence, Chloé Thibaud poursuit son exploration des représentations culturelles avec Pourquoi les hommes ont peur des femmes : la fabrique culturelle de la misogynie. Il a été publié aux éditions Les Insolentes le 11 mars dernier et voici ce que j’en ai pensé… Extrait: « Accordons-nous le droit de faire sœurs et le droit de faire peur.» Après son essai passionnant Désirer la violence, Chloé Thibaud s’est interrogée sur la représentation des femmes dans les productions culturelles, principalement films et séries, notamment celles qui alimentent la peur des hommes, et ce que ça traduit de la culture de la misogynie. Elle évoque dans cet ouvrage différents archétypes pour lesquels elle analyse avec brio les manières dont les films et séries participent à construire une image des femmes qui sont effrayantes pour le patriarcat. Dessins animés, teen movies, films d’horreur ou encore série télévisée grand public passent sous le crible de cette étude fouillée qui invite à repenser la manière dont les histoires et les personnages féminins nous sont proposés (bien souvent par des hommes) et la manière dont ça alimente notre misogynie. Des petites filles aux vieilles femmes, des épouses aux femmes mortes en passant par les hystériques, les lesbiennes ou encore les « moches », Chloé Thibaud explore tous ces archétypes féminins de la pop culture et démontre avec brio combien toutes ces femmes et filles traduisent une peur patriarcale pour celles qui sortent de leur contrôle et de leur idéal.  Extrait: « Dans un monde où le masculinisme est en plein essor, il est temps de diaboliser ceux qui doivent l’être. Ceux qui veulent nous faire taire. Contrôler nos ventres. Ceux qui font de leurs peurs et de leurs fantasmes des croyances qui imprègnent tous nos imaginaires. Ceux qui rêvent d’un monde où « Vos corps, notre choix » ne serait pas le scénario d’un film d’horreur mais une devise inscrite sur la façade des hôpitaux.» Son étude s’appuie aussi sur des travaux de nombreuses chercheuses et féministes et n’oublie pas non plus d’être inclusif dans ses réflexions. Chloé Thibaud parle donc évidemment des biais racistes et lgbtphobes qui s’infiltrent également dans ces représentations féminines de la pop culture et traduisent les constructions erronées de nos imaginaires collectifs. J’ai adoré cette lecture qui se dévore sans peine, qui pique là où il faut, quand il faut, et qui aide à repenser notre manière de concevoir ce que les œuvres culturelles veulent nous dire. J’ai maintenant envie de revoir certains films ou séries pour oublier ma peur de certains personnages et voir leur histoire sous un autre angle. J’ai adoré la manière dont l’essai est pensé, construit et écrit, la façon à la fois limpide, passionnante et complète avec laquelle Chloé Thibaud a traité ce sujet. Mon regard s’en trouve plus éduqué, plus déconstruit et j’ai encore plus à cœur de voir naître des productions réalisées et/ou écrites par d’autres personnes que des hommes blancs hétéros. Pour que la production culturelle apporte d’autres manières de dire et de voir les choses. Pour qu’on construise des imaginaires plus justes qui participeront à une société plus égalitaire. Si j’avais adoré Désirer la violence, j’ai préféré encore ce nouvel essai qui va plus loin dans l’analyse et éclaire d’une formidable manière la fabrique culturelle de la misogynie, les quelques avancées existantes et les failles des productions passées et actuelles qu’on ne doit plus nier. C’était savoureux et engageant et si ça peut inciter à repenser notre manière de créer des œuvres moins soumises aux règles patriarcales, ce sera formidable.  Extrait: « Ne soyons pas naïves et naïfs. Le trope de l'affreuse belle-mère, celui de la nullipare vengeresse, et tous ceux des mères abusives, hystériques, dangereuses, ne sont pas seulement des ressorts narratifs. Ils s'inscrivent dans un projet politique, antiféministe, qui est bien réel. » En bref, Pourquoi les hommes ont peur des femmes est un essai formidable qui analyse comment les œuvres culturelles, notamment cinéma et série télévisée, fabriquent la misogynie et participent à une construction patriarcale des figures féminines. C’est très plaisant à lire, complet, et ça invite à regarder d’un autre point de vue toute cette production culturelle qui manque encore cruellement que d’autres voix aient accès à la création. Inclusif, engageant et piquant quand il faut, ce livre est une pépite à glisser entre toutes les mains.   Résumé : « Depuis plus d’un siècle, la pop culture regorge de figures féminines présentées comme dangereuses : petites filles inquiétantes dans les couloirs d’un hôtel, adolescentes aux pouvoirs destructeurs, vieilles femmes monstrueuses, séductrices manipulatrices ou épouses castratrices… Ces récits ont construit l’idée que les femmes sont des menaces à contenir, à punir, voire à éliminer. Après Désirer la violence, où elle analysait la romantisation des hommes violents, Chloé Thibaud s’attaque à un phénomène miroir : la diabolisation de toutes les femmes. De Shining à Carrie, en passant par Blanche-Neige, Desperate Housewives ou Lolita malgré moi, cet essai met au jour la fabrique culturelle de la peur des femmes, jusqu’alors théorisée majoritairement… par des hommes. À l’heure où les discours antiféministes occupent une place croissante dans l’espace médiatique, l’autrice passe au crible les archétypes qui nourrissent encore la misogynie contemporaine. Et si la peur des femmes était avant tout une stratégie politique ? Que gagnent les hommes à les faire passer pour des sorcières, des hystériques ou des « ex folles » ? Derrière chaque fille d’horreur ne se cacherait-il pas l’angoisse masculine de voir les femmes échapper au contrôle patriarcal ? »    

Les critiques de Yuyine

Miss Byron à Miss Selby.
Mardi 14 Février.
Miss Clemer, pour laquelle je sens croître mon amitié de jour en jour, m’a fait voir ce matin son Cabinet ; c’est-à-dire, ses Livres, ses ouvrages de main, & tout ce qui sert à ses occupations domestiques. Je me suis crue dans celui de ma chere Lucie ; car, au milieu de cette vie tumultueuse, je ne cesse pas de…

— Samuel Richardson
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Oh, Arnaud Cazelles en chronopages

#MastoLivre

Tome premier — Le procès de 1894.
Page 20, ligne 21. — L’orthographe couramment reproduite est Schwartzkoppen avec un t. C’est celle de l’Annuaire militaire (Jahrbuch für das deutsche Heer und die Marine). Dans les lettres que j’ai sous les yeux, l’officier allemand signe son nom avec la lettre double tz (tezed), qu’il écrit simplement en barrant le z comme un t.

— Joseph Reinach
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