du réel à la fantasy de quoi passer un bon week-end!
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J'ai lu hier Pour mourir, tapez 1 écrit par Elisa Rojas.
Entre le fait qu'un·e proche se soit récemment suicidé en évoquant faire une "euthanasie" et qu'une amie m'ai parlé de sa lecture de Défaire le suicidisme par Alexandre Baril je pense que j'avais besoin de lire Elisa Rojas qui tient toujours un discours structuré, sourcé, et ancré dans les réalités des personnes handis telles que je les vis. Clairement je me sens très proche de ses idées et c'est aussi grâce à un ami qui m'a fait découvrir son compte twitter qu'il y a maintenant 10 ans j'ai découvert l'antivalidisme et ce avec une approche matérialiste.
Elisa Rojas dans ce petit livre démonte méthodiquement les arguments basiquement dépolitisés et hors-sols comme "mon corps mon choix", contextualise les pressions qui s'exercent sur les personnes malades et handis pour se suicider et arrêter d'être un poids pour la société. Elle invoque à juste titre les exemples canadiens, belges, néerlandais pour illustrer la manière dont ce type de législation évolue toujours vers une politique d'ouverture à tous les handis et s'intègre dans des plans d'économie budgétaires qui visent à réduire les aides sociales et précarisé la santé de toustes.
J'aimerais que tout le monde puisse lire ce petit bouquin qui se lit très bien et très vite. J'en ai d'ailleurs acheté deux exemplaires pour en prêter un autours de moi et en déposer un à la bibli du Brrrazero (@memoiresminoritaires).
Je n'ai pas foncièrement appris grand chose de plus parce que c'est un sujet sur lequel je me tiens informée autant que possible depuis une décennie. Mais ça m'a vraiment permis de réarticuler tout plein d'éléments qui forment le portrait implacable d'une loi eugéniste. Y est présent aussi plusieurs tacles nécessaires destinés à la gauche qui aura été la pire de nos alliés sur ce sujet. Ça montre le travail encore immense qu'il y a à faire pour politiser les enjeux de la maladie, de la dépendance, du handicap, de ce que c'est qu'un vie et une mort "indigne" etc.
Je ne peux que vous le recommander ! À faire diffuser !
(et vraiment j'insiste ça se lit très facilement)
LECTURE TERMINÉE
"Des filles comme il faut" de Nadia Daam aux éditions de l'Iconoclaste
Notre héroïne se lance, sans boussole, sur les traces de Martha pour la réalisation d'un podcast sur les disparues volontaires. Cette professeur qu'elle connaît pour avoir été son élève a d'autant plus de raison de l'intriguer : pour quelles raisons, une femme quitte-t-elle mari et enfants ? D'ailleurs, faut-il dire abandonner ou fuir ?
Cette quête ciselée d'un humour féroce semble ne rien omettre de toutes les injonctions portées par les femmes, les épouses, les mères.
Si l'on se réjouit de cette acuité et de cette écriture qui manie les traits d'esprit à bon escient, c'est les zygomatiques en berne que l'on découvre le dénouement.
Cette semaine, entre 2 chapitres de Défaire le suicidisme, d'Alexandre Baril (c'est faux : je n'en ai pas encore repris la lecture), j'ai lu Gouines, l'ouvrage collectif que Marie Kirschen & Maëlle Le Corre ont coordonné pour la collection féministe de Points. (Eh oui : pédale ET lesbienne, la zouz !)
C'est, comme Pédés, un recueil de textes qui sont surtout des témoignages individuels, qui permettent d'avoir un aperçu de la multiplicité des facettes des communautés lesbiennes & donc des tensions qui les traversent, des enjeux qui sont les leurs. (Après, voilà : j'ai un peu ressenti un effet : "ah, ça c'est le texte de la lesbienne Noire, celui de la lesbienne d'origine maghrébine, de l'handi·e, de la prolote, de l'ancienne bisexuelle, etc." -- et ce, même s'iels n'évoquent pas QUE ces enjeux-là & donnent à voir la complexité de chaque individu.)
Ça se lit très bien, et pas juste grâce au travail des éditeur·rices/graphistes qui les ont bien mis en page : la langue est simple, et si certain·es auteur·rices ont un style plus affirmé que d'autres, à aucun moment on ne verse dans des formules si imagées qu'elles en deviennent obscures. Même les poèmes de Noémie Grunenwald (sans doute ma contribution préférée en termes de style) restent "de la poésie simple", avec "des rimes faciles" (en vrai, pas tant) -- & ça fait plaisir. (Je dis pas que j'en lirais des dizaines, de ces poèmes, mais, dans ce cadre, ça marche bien.)
Je pense que le texte qui m'a le plus remuée, c'est celui d'Amandine Agić, sur les rapports de classe dans les commus lesbiennes -- qu'on peut aisément transposer aux autres commus queers + aux milieux militants en général -- ce qui est bien normal vu que je viens d'un milieu très privilégié + que c'est le texte avec le ton le plus critique du recueil. Et c'est cool en vrai ! Replonger un peu le nez dans son caca, se rappeler les postures qui ont été / sont encore parfois les siennes, etc. -- c'est toujours une bonne chose.
Terminé tout a l'heure.
Je me rends compte en le refermant que la couverture est vraiment nulle. On se demande si l'éditeur a lu le livre parce que les tatouages d'Alma sont laids. Alma elle n'a pas de jolie manchette japonaise, elle a ce papillon moche sur la joue qui ressemble à une tache de vin, elle a des lignes indescriptibles sur les mains, comme des cicatrices.
LECTURE TERMINÉE
"Tu ne tueras point" de Robert Pobi aux éditions Les Arènes, traduit de l'anglais (Canada) par Mathilde Helleu.
Quel plaisir de retrouver le Dr Lucas Page, astrophysicien, polyamputé, acariâtre, père de 5 enfants adoptés et un cerveau capable de gérer plus de données qu'un ordinateur lamda.
Quel plaisir de retrouver l'agent spécial Whitaker, bien la seule personne à pouvoir le supporter avec désinvolture.
Quel plaisir de retrouver New York sous la plume de Robert Pobi.
Nous voici embarqués dans une enquête dans le milieu médical, avec une succession de médecins victimes de morts accidentelles, bien trop nombreuses, pour être le fait du hasard.
Comme dans les précédentes enquêtes, le polar se double de thriller, Lucas Page, son épouse et ses enfants, devenant eux-mêmes des cibles.
Vous l'avez compris c'est un grand plaisir de lecture, les 500 pages se dévorent.
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• CHRONIQUE •
📚 Coucou mes Bookinautes adorés ! En route pour la Capitale, j'en profite pour vous présenter ENFIN "De ma famille" de Marlène Charine, paru le 15 octobre 2025 aux Calmann Levy !
📝 Résumé et extrait de mon avis en images !
📖 Ma chronique complète sur mon blog :
https://deslivresetmoi7.fr/2026/04/chroniques-2026-de-ma-famille-de-marlene-charine.html
✏️ On en parle ensemble ? Bonne fin de journée à tous ! 😘
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• CHRONIQUE •
📚 Coucou mes Bookinautes adorés ! Vous l'avez réclamée... Vous l'avez : Ma chronique de "Ruptures", le nouveau polar de Bernard Minier, paru le 26 mars 2026 aux éditions XO !
📝 Résumé et extrait de mon avis en images !
📖 Ma chronique complète sur mon blog :
https://deslivresetmoi7.fr/2026/04/chroniques-2026-ruptures-de-bernard-minier.html
✏️ On en parle ensemble ? Bonne journée à tous ! 😘
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