#230 – The mythology of the bear, and Bryon gets apocalyptic

https://open.spotify.com/episode/4V23wwGV82kf7OKYWIDPNl?si=b2a84d32123c4c91

An episode from 5/18/26: Tonight I read about the bear in folklore and mythology from two books everybody should have on their shelves: the Taschen Book of Symbols and the Penguin Dictionary of Symbols. Browsing through either puts you in contact with our best stories and, with the Taschen book, some of our best artwork.

Next, I read Lord Byron’s (1788-1824) apocalyptic poem Darkness from 1816. You can read more about the volcanic eruption that inspired poem, and produced the “year without summer,” here.

Finally, I read a few passages on revelation and the religious experience from the rabbi, theologian and civil rights activist Abraham Joshua Heshel’s (1907-1962) God in Search of Man: A Philosophy of Judaism.

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Email me at [email protected].

#13 #14 #15 #17 #2 #21 #22 #27 #3 #8 #AncientRome #ancientWorld #books #greatFire #History #jerusalem #johnLeCarre #London #medievalHistory #serialKillers #tedBundy #Terrorism #Warfare

#229 – Mother Earth and myths of mining and agriculture

https://open.spotify.com/episode/3EPWiaXRg2ns5NlY3bZMZS?si=988d1102da1b4bf4

An episode from 5/11/26: Tonight, I read passages on what the discoveries of agriculture and metallurgy meant for human beings, as reflected in the mythologies and rituals and stories that grew up around them. These passages are taken from sections 12 and 15 of Mircea Eliade’s History of Religious Ideas, Volume 1: From the Stone Age to the Eleusinian Mysteries.

After Eliade’s rich catalogue of stories and beliefs that came out metallurgy, I read a few passages from the Hebrew Bible—Isaiah, Ezekiel, Malachi, Proverbs, and finally Job—where metallurgy is discussed literally and as metaphor. Here, metallurgy becomes a symbol of transformation imposed by God on backsliding humanity, as well as enduring symbol of wisdom and understanding.

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John Le Carré, La petite fille au tambour

Le maître anglais de l’espionnage, qui en fut un lui-même en pleine guerre froide avant que sa couverture ne soit compromise par Kim Philby, se décentre cette fois-ci au Moyen-Orient. Les attentats palestiniens secouent les villes européennes, perpétrés par divers groupes terroristes aidés de « révolutionnaires » qui ont trouvé dans la Cause du prolétariat mondial l’idéal pré-djihadiste de leur vie terne de petit-bourgeois trop gâté. Je ne sais pas pourquoi les commentateurs s’étonnent de la rhétorique Mélenchon en faveur de la gauche révolutionnaire, des nouveaux prolos arabes, de la cause palestinienne : c’est rigoureusement la même que dans ses années 70 de jeunesse.

L’espionnage israélien a décidé d’infiltrer le réseau d’un groupe qui a déjà tué, faisant exploser quelques bombes artisanales qu’ils ont fait porter par des jeunes filles occidentales ignares et enamourées. Pour elles, la « révolution » consiste surtout à baiser autant que faire se peut avec de jeunes gens bruns et musclés, emplis d’une grande passion pour leur peuple. Les garçons occidentaux leur semblent trop fades, repus, mous et sans ferveur.

C’est ainsi que « Joseph », maître Mossad d’âge mûr, choisit « Charlie », une jeune actrice anglaise de 20 ans plutôt moche mais ardente au lit et ouvertes aux beaux jeunes mâles, pour pénétrer les terroristes en se faisant pénétrer par eux. C’est le grand jeu de la « légende », ce rôle endossé après avoir été minutieusement préparé, et qui doit paraître plus vrai que nature. Charlie est censée mener jusqu’à Khalil, Palestinien de la trentaine à la tête d’un réseau dangereux, en se disant amoureuse éperdue de « Michel », son jeune frère tué pour la Cause – dans l’explosion de sa voiture Mercedes emplie d’explosifs qu’il allait livrer pour un attentat anti-juif en Allemagne.

La mise en condition est soignée, ne laissant rien au hasard. Des piles de lettres émanant soi-disant de Charlie à Michel, et les quelques réponses de Michel à Charlie, imitent parfaitement les écritures ; elles sont nourries du renseignement collecté ici ou là. Michel est même enlevé par le Mossad et présenté un jour à Charlie, entièrement nu, pour qu’elle puisse repaître ses yeux de son jeune corps bronzé à la cicatrice blanche sur la hanche. De quoi alimenter ses fantasmes pour la légende, mais aussi pouvoir répondre aux questions précises de ceux qu’elle va infiltrer.

Car les Palestiniens ne sont pas non plus des enfants de chœur. Au Liban, dans les territoires occupés, ils changent de lieu, de nom et de passeport fréquemment et font passer à la jeune occidentale ni arabe, ni juive, une série de tests pour établir sa loyauté et tenir son rôle de veuve amoureuse éplorée. Charlie s’en tient à Michel, toujours Michel, comme si elle l’avait vraiment connue charnellement, aimée réellement. Sentir son rôle est ce qui fait de vous un bon acteur.

Mais il arrive aussi que le rôle soit tellement prenant que l’on ne sait plus du réel et du faux quel est le vrai. Mission accomplie, Khalil découvert, logé et tué – in extremis à cause d’une minuscule erreur de préparation – la redescente est longue et douloureuse. Qui suis-je ? Être ou ne pas être ? Joseph le vrai ou Michel le fantasme ?

L’attrait de ce roman réside non seulement dans le détail méticuleux des actions des uns et des autres, non seulement dans la sensualité de cette jeunesse emportée par sa passion révolutionnaire corps et âme, se montrant nus et baisant volontiers – mais surtout dans cette plongée dangereuse dans la double personnalité. Pour la bonne cause, pour éviter les bombes, mais avec le doute que les bombes d’en face, « légitimes », ne soient pas plus justifiées. Le mimétisme des adultes qui tirent les ficelles de ce grand jeu devrait alerter : si Joseph le juif ressemble à Khalil l’arabe, musclé, volontaire, rationnel, fort – qui a « raison » ?

C’est aussi une leçon d’histoire à la fin des années 70 que livre John Le Carré. Israéliens trop puissants et sûrs d’eux-mêmes contre Palestiniens éternellement « réfugiés » parce qu’aucun pays arabe ne veut d’eux. « L’erreur de 1967 » lorsqu’Israël, victorieux, n’a pas tendu la main à ses adversaires pour partager la terre en deux États. Le romantisme du combat pour une soi-disant révolution post-68, vite assagie avec l’âge qui est venu. Baiser, oui, « s’éclater » pourquoi pas, mais au risque de sauter avec la bombe mal ficelée, pour une cause pas meilleure qu’une autre.

The Little Drummer Girl, un film américain de George Roy Hill, avec Diane Keaton, Klaus Kinski, Sami Frey, est sorti en 1984.

John Le Carré, La petite fille au tambour (The Little Drummer Girl), 1983, Points poche 2021, 768 pages, €9,50

(mon commentaire est libre, seuls les liens sont sponsorisés par amazon.fr)

D’autres romans d’espionnages de John Le Carré déjà chroniqués sur ce blog :

https://argoul.com/2023/08/19/john-le-carre-le-chant-de-la-mission/

https://argoul.com/2021/12/06/john-le-carre-le-tailleur-de-panama/

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Len Deighton revolutionized spy fiction with his unnamed, working-class anti-heroes whose cynical realism and bureaucratic worlds offered a sharp contrast to glamorous spies, leaving a lasting mark on the genre. https://www.japantimes.co.jp/commentary/2026/03/24/world/len-deighton-dies-aged-97/?utm_medium=Social&utm_source=mastodon #commentary #worldnews #lendeighton #authors #literature #movies #harrypalmer #michaelcaine #sloughhouse #slowhorses #ianfleming #johnlecarre #jamesbond #georgesmiley #bernardsamson
Six decades ago, Len Deighton created a man for our times

Unlike Ian Fleming and John le Carre, creators of James Bond and George Smiley, respectively, Deighton never worked for the British intelligence service.

The Japan Times

🔴 Midnight in Berlin by Speckled Band is out now to stream and download 👇

https://youtube.com/shorts/5gTZdH0Z2dg?si=WSlLp6SB1AcDha2g

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Midnight in Berlin by Speckled Band out now! #newmusic #newmusicfriday #newsingle #newrelease

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@stiefkind Als langjähriger Tonmeister bei der lit.RUHR muss ich sagen, dass du Recht hast, wenn du Recht hast. Aber jedesmal wenn du nicht Recht hattest war es so unfassbar klasse, dass ich nur ermutigen kann, das Risiko immer mal wieder einzugehen.

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Movie TV Tech Geeks #Movie #JohnLeCarre #TinkerTailorSoldierSpy 10 Greatest John le Carré Books, Ranked http://dlvr.it/TQsLMT

BBC The Night Manager fans hail 'cliffhanger of cliffhangers' as series ends

https://fed.brid.gy/r/https://www.mirror.co.uk/tv/tv-news/bbc-night-manager-fans-hail-36653238

Trying to watch #TheNightManager, & I couldn't make through even one episode. On the theory that most series have rough starts, does this thing get any better? Are the women ever more than plot devices? (Tbf, the men seem likewise unidimensional.)

#JohnLeCarre