@DJDarren French composer #HectorZazou did a whole concept album titled "Songs from the Cold Seas" with guest vocalists from every corner of the globe and IMHO every track was a gem. Hard to choose a fave but this is the first that comes to mind: "The Long Voyage" featuring #JohnCale and #SuzanneVega 🌊 🧊 đŸŽ¶ 👍 😁 #ThePlaylistSuggestion https://www.youtube.com/watch?v=7AYh12-FQZc
Hector Zazou / Suzanne Vega/ John Cale - The Long Voyage . CD .

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Ella Guru

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#Nowplaying

Flashing back to the 80s this #FalsettoFriday for the striking Congolese/French symbiosis that was #ZazouBikaye. #BonyBiyake's multi-tracked vocals were headspinning, his performances spellbinding, his #falsetto heartbreaking - while #HectorZazou's avant pop electronics were simultaneously dissociative and deeply rooted rhythmically. The music they made together was truly Ancient Into The Future.

https://zazoubikaye.bandcamp.com/track/soki-akei

Soki Akei, by Zazou Bikaye

from the album Mr Manager

Zazou Bikaye
Hector Zazou - Chansons des mers froides (Songs from the Cold Seas)

Today I was listening to "Strong Currents" by Hector Zazou (2003)
#music #listening #HectorZazou
12 (Las Vegas Is Cursed), by Hector Zazou

12 track album

Hector Zazou

Un ciclo di “Suona la festa” sulle orme di Hector Zazou, a partire dal suo album Chansons des Mers Froides del 1994. Un viaggio nei paesaggi e nei suoni delle terre artiche e dell’estremo nord del mondo, a partire dall’isola di Hokkaido, in Giappone, verso ovest in Alaska, Canada, Islanda, attraversando gli arcipelaghi della Scozia, la Scandinavia e i paesi che si affacciano sul Baltico. Ascolteremo la voce dei ghiacciai, i canti delle sirene e delle tessitrici di tweed, le esplosioni vulcaniche, il suono del violino norvegese, delle renne, dei pastori, il canto di gola degli inuit, per finire nella pace di una ninna nanna di Arvo PĂ€rt e della musica trascendentale ispirata alle grandi pianure della Lettonia. “Le canzoni dei mari freddi”, di Paola De Angelis.

Un ciclo di trasmissioni bellissimo, con musica e storie da paesi per cui ho da sempre un debole.

Link: https://www.raiplaysound.it/playlist/lecanzonideimarifreddi

https://www.piermario.com/2023/12/le-canzoni-dei-mari-freddi/

#HectorZazou #Italiano #podcast #Radio3

Le canzoni dei mari freddi | Playlist | Suona la festa | Rai Radio 3 | RaiPlay Sound

Le canzoni dei mari freddi - Di Paola De Angelis. - Un ciclo di "Suona la festa" sulle orme di Hector Zazou, a partire dal suo album Chansons des Mers Froides del 1994. Un viaggio nei paesaggi e nei suoni delle terre artiche e dell'estremo nord del mondo, a partire dall'isola di Hokkaido, in Giappone, verso ovest in Alaska, Canada, Islanda, attraversando gli arcipelaghi della Scozia, la Scandinavia e i paesi che si affacciano sul Baltico. Ascolteremo la voce dei ghiacciai, i canti delle sirene e delle tessitrici di tweed, le esplosioni vulcaniche, il suono del violino norvegese, delle renne, dei pastori, il canto di gola degli inuit, per finire nella pace di una ninna nanna di Arvo PĂ€rt e della musica trascendentale ispirata alle grandi pianure della Lettonia. "Le canzoni dei mari freddi", di Paola De Angelis. Regia e cura di Filippo Travaglio e Federico Vizzaccaro.

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â™Č @legeneralmidi@diaspora.psyco.fr:

Crammed Discs est tout sauf une blague belge

C’est l’histoire d’un Anglais, d’un Français et d’un Belge coincĂ© depuis 40 ans dans les couloirs d’une industrie musicale tellement bordĂ©lique que plus personne n’arrive Ă  trouver la sortie. Tout le monde se fout de la gueule du Belge sauf qu’à la fin, c’est lui qui gagne.

La premiĂšre fois que j’ai rencontrĂ© Marc Hollander, c’était il y a 4 ans. C’était dans le cadre d’une soirĂ©e organisĂ©e au Divan du Monde, Ă  Paris, en l’honneur de son retour avec le projet Askak Maboul ; un truc tellement culte que personne ne semblait connaĂźtre – enfin, surtout pas moi. Dans mon souvenir j’avais Ă©tĂ© exĂ©crable et mĂ©prisant pendant toute la table ronde organisĂ©e par un.e journaliste (souvenir flou) Ă  peine plus compĂ©tent.e qu’un dĂ©butant Ă  Stagiaire magazine ; et le seul truc que j’étais alors capable de raccrocher Ă  Crammed, c’était #Konono NÂș1, un groupe d’afro-pop signĂ© sur son label et venu du Congo – pays que je vous mets au dĂ©fi de placer sur la carte. Bref, aprĂšs que le mec aux cheveux blancs qui me faisait face ait parlĂ© de dizaines de disques que je ne connaissais pas, j’en Ă©tais rapidement arrivĂ© Ă  la conclusion que Crammed Discs Ă©tait un label de World Music gĂ©rĂ© par des babtous socialos Ă©coutant des compilations de congas dans des fauteuils clubs Ă  motifs chopĂ©s dans une brocante.

AprĂšs ça, j’étais rentrĂ© chez moi sĂ»r de mon fait et de ma culture de petit Français blanc ayant plus de 500 vinyles dans sa discothĂšque.

Et puis du temps a passĂ©. J’ai dĂ©couvert sur le tard le « Half Mute » de Tuxedomoon, disque de #jazz expĂ©rimental tutoyant le rock et faisant le mĂȘme effet qu’une porte battante dans la gueule, mais aussi une partie des disques solos de chacun des membres (feu Peter Principle, #BlaineReininger, etc), les dĂ©lires mĂ©diĂ©valo-synthĂ©tiques de #DanielSchell ou encore « Onze danses pour combattre la migraine » d’Askak Maboul, premier album de techno-baroque si pĂ©tĂ© que mĂȘme quarante ans aprĂšs, son Ă©coute s’avĂšre d’une modernitĂ© tonitruante. Les sorties Crammed, de fait, sont un vortex : rien ne se ressemble et c’est ce qui en fait l’unitĂ©. On y plonge Ă  chaque fois avec impression d’ĂȘtre transportĂ© dans un pays qui n’existe pas et qui, pourtant, porte un nom : la Belgique. C’est lĂ  qu’est basĂ© Crammed, ce qui explique qu’il soit autant central que difficile Ă  placer sur une carte. Et Ă  bien y rĂ©flĂ©chir, son existence est intimement liĂ©e Ă  sa gĂ©ographie. C’est dans cette « ville-stĂ©toscope » comme la surnomme Judah Warsky, que Marc #Hollander fait chaque annĂ©e sortir des Ovnis de son moule Ă  gaufres qu’on croirait tous sortis des enceintes d’un cafĂ© local oĂč les pĂ©pĂ©s seconds rĂŽles de C’est arrivĂ© prĂšs de chez vous taperaient le carton sur un air de jazz dodĂ©cacophonique.

350 disques plus tard, et portĂ© par un nouveau vent soufflant de travers (cf les rĂ©centes signatures d’ #AcidArab, #Aquaserge ou plus rĂ©cemment #NovaMateria), la maison discrĂšte conçue par Hollander continue de tenir bon. Contre la crise du disque, puisque c’est l’aspect le plus visible et vulgaire, mais surtout contre les prĂ©jugĂ©s ; les miens tout d’abord, et puis ceux consistant Ă  croire qu’une maison ne saurait avoir qu’une seule porte d’entrĂ©e. Impossible de dire si j’ai trouvĂ© la bonne, mais c’est lĂ , une aprĂšs-midi d’octobre 2017, que j’ai finalement revu #MarcHollander pour discuter de cet immense bazar oĂč l’on trouve aussi bien de l’avant-garde qui scotche (la mythique collection Made to Measure), des sonoritĂ©s africaines venues du futur (ex : le disque « Noir et blanc » de Zazou Bikaye, 1983) qu’un disque de #Lio en portugais (la derniĂšre sortie en date). Plus belge la vie. Celle-ci semble impossible ailleurs.

Marc, comme l’indique le prĂ©ambule de cette interview, je te dĂ©couvre. Comment fais-tu toi, aprĂšs 38 ans, pour ĂȘtre encore surpris musicalement ?

Au dĂ©part je suis fan de musique, primo, et musicien, secundo. Si tout cela m’emmerdait, je n’arriverais plus Ă  faire ça aussi bien, je pense. VoilĂ . Au fil des ans, on a Ă©tĂ© mis dans des boites parce que les gens
 aiment bien les boites ! Sauf que si on regarde Aksak Maboul, dĂšs le dĂ©part avec « Onze danses pour combattre la migraine », la vulgate disait avant mĂȘme que l’histoire n’ait commencĂ© que le disque ressemblerait Ă  une feuille de route pour le label. Et c’était vrai. C’est rien de plus que l’univers d’un fan de musique qui a grandi Ă  Bruxelles dans les annĂ©es 60, dans un endroit oĂč il n’y avait aucune musique dominante. C’était un pays ouvert Ă  tous les vents, qui plus est coupĂ© en deux par la langue, et l’endroit oĂč fatalement tu devais atterrir, c’était la discothĂšque royale de #Belgique. J’y ai piochĂ© plein de trucs et en ai retenu l’envie de m’inspirer des choses que j’avais entendu, mais un peu mal. Aksak Maboul c’était un peu ça : de l’électronique, de la prĂ©-techno, du faux Steve Reich improvisĂ©, du prog


En réécoutant « Onze danses pour prĂ©parer cette rencontre, j’ai vraiment eu l’impression d’un disque belge, comme on fantasme la musique belge quand on vient d’ailleurs. Comme une somme de territoires et d’influences, disons.

C’est possible. Rien ne vient d’ici ! On a de la fausse musique arabe, balkanique, africaine
 ForcĂ©ment quand je me suis retrouvĂ© Ă  faire un label, j’ai creusĂ© cette mĂȘme direction. Toutes les signatures sont un peu liĂ©es Ă  mon « ADN », comme on dit ces jours-ci.

« Un groupe Crammed c’était trois personnes venant de trois pays diffĂ©rents et qui vivent dans un quatriĂšme pays en croyant faire la musique d’un cinquiĂšme. »

C’est quoi l’identitĂ© de la musique belge aujourd’hui ?

On sent des choses qui se passent, il se passe plus de choses du moins. Moi au dĂ©part, j’ai fait le premier disque d’Aksak Maboul presque comme un disque de commande pour ( #Telex) qui avait un petit label qui s’appelait Kamikaze – et qui portait bien son nom puisqu’il s’est suicidĂ© le jour de sa naissance, 4 sorties et c’était fini. De fil en aiguille j’ai commencĂ© Ă  distribuer d’autres disques, j’ai sorti mon deuxiĂšme album et peu Ă  peu c’est devenu un label, sans jamais que je pense « Belgique ». DĂ©jĂ  dans les trois premiĂšres sorties y’avait #MinimalCompact qui Ă©tait israĂ©lo-irako-hollandais, puis Bande Ă  Part, entre Paris et New York. Typiquement Ă  l’époque, et c’est encore le cas, un groupe Crammed c’était trois personnes venant de trois pays diffĂ©rents et qui vivent dans un quatriĂšme pays en croyant faire la musique d’un cinquiĂšme ; et puis moralitĂ© ils font la musique d’un pays qui n’existe pas, aha.

Crammed semble actuellement ĂȘtre le label #belge le plus vieux encore en activitĂ©, et pourtant je ne sens pas l’impression de nanti baron toisant le monde depuis son chĂąteau fort.

Ouais. C’est d’abord une question de tempĂ©rament, on n’a jamais fait de branding du label ; et puis on est finalement plus connu dans certains coins de Londres, Paris ou New York qu’à Bruxelles. On va dire qu’on nous connaĂźt pas plus ici qu’ailleurs ; notamment parce qu’on n’a pas signĂ© beaucoup d’artistes belges : quand on a commencĂ© on a signĂ© Tuxedomoon, #ColinNewman ( #Wire), #JohnLurie pour les B.O. des films de Jim Jarmusch (Stranger Than Paradise et Down By Law, Ndr), ça nous a donnĂ© une image arty, post new-wave. Pourtant dans le mĂȘme temps on expĂ©rimentait dĂ©jĂ  avec #ZazouBikaye ou #SussanDehym, un projet iranien trĂšs dans l’avant-garde new-yorkaise
 88-89 arrive alors la House, et directement j’y ai reconnu des choses que j’aimais bien ; un mĂ©lange de funk et de Kraftwerk qui prĂ©figurait des riffs de techno de Kevin Saunderson. On a voulu plonger dedans, mais comme personne ne comprenait rien Ă  Crammed, on a commencĂ© par crĂ©er la collection Made to Measure pour mettre un peu d’ordre et y ranger tout ce qui Ă©tait instrumental ou expĂ©rimental.

Cette collection a commencĂ© en 1984, et c’est difficile de ne pas penser Ă  ce qu’avait initiĂ© Brian Eno sur le mĂȘme modĂšle avec son label Obsure oĂč il publiait du Gavin Bryars, du Penguin CafĂ© Orchestra ou encore Michael Nyman.

Evidemment c’était une rĂ©fĂ©rence. L’idĂ©e Ă©tait vraiment de crĂ©er un sous-label, de la mĂȘme maniĂšre qu’on a lancĂ© SSR – pour Sampleurs et Sans Reproche, oui le jeu de mots je sais
 – pour publier des maxis que des journalistes français comparaient Ă  de la grosse merde. Dans les annĂ©es 90, Crammed est ensuite devenu complĂštement schizo ; certains pensaient qu’on Ă©tait un label Ă©lectro, d’autres qu’on faisait de la musique world ; les deux vĂ©ritĂ©s Ă©taient vraies, c’était juste les mĂȘmes personnes derriĂšre. Mais l’un des premiers vrais cartons, c’est vrai, est venu de #ZapMama, un groupe de quatre filles africaines vivant Ă  Bruxelles et chantant a cappella. Les deux premiers albums ont trĂšs bien marchĂ©. Le troisiĂšme a Ă©tĂ© publiĂ© chez Luaka Bop, le label de David Byrne.

La mention n’est pas forcĂ©ment innocente, il y a l’éclectisme de Byrne en toi. C’est compliquĂ© d’ĂȘtre Ă  la fois un musicien ET un patron de label ?

Pendant 20 ans j’ai cessĂ© de l’ĂȘtre, musicien [ #AskakMaboul s’est remis en selle depuis 2014, Ndr ]. C’était un choix, presque un soulagement de ne pas avoir Ă  faire un album qui aurait ressemblĂ© au prĂ©cĂ©dent. Et puis pendant les premiĂšres annĂ©es d’existence de Crammed, j’étais aussi pas mal impliquĂ© dans la production pour les autres artistes, notamment Les Tueurs de la Lune de Miel, l’un des rares groupes belges qu’on ait signĂ©.

La schizophrĂ©nie artistique dont tu parlais, ça va mieux aujourd’hui, t’es guĂ©ris ?

Logiquement quand tu fais un « #label indĂ©pendant », tu prends un genre de musique et tu t’y tiens. Pendant trĂšs longtemps, nous on a dissimulĂ© cet Ă©clectisme comme une maladie honteuse, notamment grĂące aux sous-labels. Mais mĂȘme lĂ  c’était le bordel, aha !

« A chaque fois qu’on voulu tenter un « coup », on s’est plantĂ© ».

Pour faire des parallùles, ta carriùre fait aussi penser à celle de #DanielMiller, fondateur de #Mute et toujours aux manettes. As-tu senti, à un moment, l’envie de confier le volant de Crammed à quelqu’un d’autre ?

Tant que ce label survit, que je m’amuse et que cela rencontre un Ă©cho suffisant, y’a pas de raison de se poser la question. ForcĂ©ment si on m’obligeait Ă  signer un gros groupe de rap français, je serais plus inapte
 et mĂȘme sans parler de ça, Ă  chaque fois qu’on voulu tenter un « coup », on s’est plantĂ©.

(C) Subbacultcha

Est-ce à comprendre que dùs qu’on veut vendre plus, on vend moins ?

Oui, dĂšs que tu sors de ton champ de compĂ©tences. Il faut d’autres moyens, un nez qu’on n’a pas, et mĂȘme choisir la personne qui serait chargĂ©e de trouver les bons trucs, je pense que je me planterais ! LĂ , on est 4 et demi au label, mais on a Ă©tĂ© jusqu’à 10 dans ce label. Le down sizing, comme tu t’en doutes, est venu de la baisse des ventes. On a prĂ©fĂ©rĂ© anticiper.

C’est venu quand ?

Il y a une dizaine d’annĂ©es, Ă  cause de la « rĂ©volution » digitale, mais on doit avoir une bonne Ă©toile : on a frĂŽlĂ© le gouffre plein de fois. Il y a moins de collectionneurs qu’avant, ou disons qu’ils ont changĂ©, et que le cotĂ© fĂ©tichiste Ă  la recherche de collector en Ă©dition auto-limitĂ©e me fatigue un peu. Mais si je reprends l’historique, au milieu des annĂ©es 2000 et alors que personne ne savait vraiment ce qu’on faisait, on est parti sur le #BrĂ©sil avec un Ă©niĂšme sous-label ; on a sorti 32 albums d’artistes brĂ©siliens en moins de 7 ans. Y’a pas de plan, y’a jamais de plan, une vague arrive, tu surfes dessus. C’est comme ça que le premier album de #BebelGilberto est devenu le plus gros succĂšs du label. C’est quand mĂȘme Ă©trange qu’une artiste brĂ©silienne, fille de JoĂŁo Gilberto, niĂšce de Chico Buarque, ait besoin d’un petit label belge pour un deal mondial, non ? On en a vendu 1 million d’exemplaires.

Paradoxalement quand on pense à #Crammed, on pense plus à #Tuxedomoon qu’à Gilberto, alors que les premiers n’ont pas du vendre 1% des ventes de la seconde.

Certes ! Mais ça a renforcĂ© l’étiquette World du label, suivi aprĂšs par Staff Benda Bilili. C’est lĂ  qu’on est revenu Ă  quelque chose d’un peu plus #rock, plus #indie, et cela m’a reconnectĂ© Ă  des artistes actuels disons « post-genres » comme Matias Aguayo ou #Aquaserge, avec qui j’ai senti une filiation musicale Ă©vidente. En gardant toute la modestie nĂ©cessaire hein, avec Aksak Maboul j’ai rien fait pendant 30 ans. Quand tu regardes la « carriĂšre » de ce projet, y’a un premier album, un deuxiĂšme avec Fred Frith [du groupe expĂ©rimental Henry Cow, Ndr], plus difficile et plus Free, et puis « Ex Futur Album » qui est encore complĂštement autre chose.

Tu parles de Fred Frith, je pense Ă  #NurseWithWound. Comme tu le sais, en 1979 le groupe publie sa « Nurse With Wound List [1] » oĂč ils rĂ©pertorient tous les groupes qui les ont influencĂ© et qui continue, 40 ans aprĂšs, d’ĂȘtre une rĂ©fĂ©rence pour tous les diggers Ă©clairĂ©s. Comment toi, Ă  la mĂȘme Ă©poque, parviens-tu Ă  voir l’avenir de Crammed et Ă  dresser cette feuille de route dont tu parlais initialement ?

Quand tu es dans ton Ă©poque, les choses viennent naturellement. #FredFrith, Ă  l’époque, remplissait dĂ©jĂ  les salles, y compris Ă  #Bruxelles. La diffĂ©rence, c’est qu’à l’époque on pouvait publier des albums qu’on trouvait exceptionnels sans qu’il n’y ait besoin d’une activitĂ© exceptionnelle autour – c’était mĂȘme l’objectif de la collection Made to Measure. Aujourd’hui vendre des disques ne suffit plus, il faut des revenus sur les concerts, etc.

Et pour boucler sur les #MadetoMeasure, la majoritĂ© de vos sorties ( #HaroldBudd, #PeterPrinciple de #Tuxedomoon, #HectorZazou, etc) restent encore aujourd’hui, mĂȘme pour le mĂ©lomane averti, extrĂȘmement « pointues ». Le public de l’époque Ă©tait-il plus Ă©veillĂ© ?

Non : acheter un disque Ă©tait simplement plus rĂ©pandu, aha ! Paradoxalement plus de gens apprĂ©cient cette musique aujourd’hui, mais moins l’achĂštent physiquement. Note que la collection continue, elle n’est pas figĂ©e.

C’est quoi la pire insulte pour toi, quand on parle de #Crammed ?

« Un label de World Music » ! On englobe lĂ  dedans tout et n’importe quoi.

« Musique des mondes » semblerait plus adapté.

Certainement. On est bien ici, je ne pense pas qu’on n’aurait pu faire cette musique ailleurs. L’un des avantages Ă  ĂȘtre Ă  Bruxelles, c’est que c’est une ville sans Ă©go, avec une modestie qui fait que tu peux regarder le monde sans filtres, plus librement, que des Français ou des Allemands par exemple. Ce qui explique que beaucoup de gens aient un vision partielle de Crammed.

www.crammed.be/

Rééditions rĂ©centes : « Un peu de l’ñme des bandits » d’Aksak Maboul (1980), « Music For Commercials » de #YasuakiShimizu (1987).

[1] On vous conseille vraiment d’y jeter un Ɠil et les deux oreilles, c’est une BIBLE.
#GonzaĂŻ #Gonzai
Crammed Discs est tout sauf une blague belge

Crammed Discs est tout sauf une blague belge C’est l’histoire d’un Anglais, d’un Français et d’un Belge coincĂ© depuis 40 ans dans les couloirs d’une industrie musicale tellement bordĂ©lique que plus personne n’arrive Ă  trouver la sortie. Tout le monde se fout de la gueule du Belge sauf qu’à la fin, c’est lui qui gagne. (https://gonzai.com/crammed-discs-est-tout-sauf-une-blague-belge) La premiĂšre fois que j’ai rencontrĂ© Marc Hollander, c’était il y a 4 ans. C’était dans le cadre d’une soirĂ©e organisĂ©e au Divan du Monde, Ă  Paris, en l’honneur de son retour avec le projet Askak Maboul ; un truc tellement culte que personne ne semblait connaĂźtre – enfin, surtout pas moi. Dans mon souvenir j’avais Ă©tĂ© exĂ©crable et mĂ©prisant pendant toute la table ronde organisĂ©e par un.e journaliste (souvenir flou) Ă  peine plus compĂ©tent.e qu’un dĂ©butant Ă  Stagiaire magazine ; et le seul truc que j’étais alors capable de raccrocher Ă  Crammed, c’était #Konono NÂș1, un groupe d’afro-pop signĂ© sur son label e...