Joseph Daher writes about the evolution of Kurdish politics after the fall of the Assad regime in Syria and argues that the liberation of oppressed Kurds and the emancipation of the region’s popular classes as a whole are bound together: https://tempestmag.org/2026/03/the-kurds-and-the-syrian-revolutionary-process/

#Jihadism #Jihadists #Turkiye #Turkey #Syria #HTS #Bashir #alBashir #alGolani #Golani #alJolani #Jolani #alJulani #Julani #geopolitics #israel #Kurdistan #Rojava #Kurds #MiddleEast

O governo de #AlJulani #AlSharaa alega que quer implementar os acordos de 10/03/2025, e que as Forças DemocrĂĄticas SĂ­rias Ă© que deram p/ trĂĄs. As #SDF dizem q os acordos foram feitos em cima de uma perspectiva de integração, nĂŁo de assimilação. TerritĂłrio e poder local sĂŁo inegociĂĄveis na perspectiva do confederalismo democrĂĄtico. VĂĄrias experiĂȘncias de cogestĂŁo foram experimentadas nos Ășltimos anos, com os Russos em Afrin, com os EUA em Deir-Ezzor, com Assad em Manbij. Nunca houve assimilação.

Le terrorisme religieux et politisĂ© vise Ă  dĂ©raciner l’arabisme et le socialisme en Syrie, par le Dr Adel Samara

NOTE/

Le coup d â€˜Ă©tat rapide de la RĂ©publique arabe Syrienne est souvent prĂ©sentĂ©e comme celle d’un pays sans armĂ©e, tandis que les gangs terroristes, soutenus par des forces politisĂ©es et religieuses, sont rapidement rĂ©habilitĂ©s, et les sanctions Ă©conomiques qui pĂšsent sur le pays depuis plusieurs dĂ©cennies sont levĂ©es. Le camp occidental, ayant imposĂ© ce blocus, a armĂ© les terroristes, qui sont ensuite transformĂ©s en dirigeants. Ce phĂ©nomĂšne s’accompagne d’une reconnaissance croissante d’al-Julani comme prĂ©sident de la Syrie, malgrĂ© la compĂ©tition pour l’influence rĂ©gionale, illustrant ainsi un soutien international au dĂ©mantĂšlement de l’État syrien.

Les efforts de restructuration en Syrie visent Ă  dĂ©raciner l’identitĂ© arabe et Ă  fragmenter le pays en entitĂ©s rivales, sous le contrĂŽle impĂ©rialiste, tout en dĂ©truisant son tissu Ă©conomique. L’interview d’Asaad al-Shaybani, ministre des Affaires Ă©trangĂšres du groupe d’al-Julani, avec le Financial Times, met en avant un projet de privatisation et de destruction de l’infrastructure socialiste syrienne, qui abandonnerait les citoyens Ă  un capitalisme sauvage. Cette transformation s’inscrit dans un contexte oĂč les forces religieuses politisĂ©es voient le socialisme comme leur vĂ©ritable opposant, tandis que l’occupation et l’exploitation sont souvent ignorĂ©es.

MalgrĂ© les sanctions, la Syrie a rĂ©sistĂ© Ă  l’aide extĂ©rieure et a maintenu son intĂ©gritĂ© Ă©conomique avant le conflit; nĂ©anmoins, le bombardement Ă©conomique actuel, orchestrĂ© par des interventions telles que le Caesar Act, a menĂ© Ă  une famine croissante. La promesse d’attirer des investissements Ă©trangers par des initiatives de privatisation ne doit pas ĂȘtre interprĂ©tĂ©e comme un soutien dĂ©sintĂ©ressĂ©, mais plutĂŽt comme un mĂ©canisme exploitant les ressources syriennes selon des conditions qui n’offrent aucune garantie de dĂ©veloppement national, ce qui intensifie encore plus la crise humanitaire en cours.

Une excellente mise au point par le DR Adel Samara: « La carte de la Syrie occupĂ©e reste floue, mais il semble que l’axe Turquie-Qatar ait plus de chances de rĂ©ussir que l’axe Arabie saoudite-Émirats arabes unis« 

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Qu’a dit Al-Shaybani au Financial Times ?

De nombreux rĂ©cits circulent sur la chute soudaine et rapide de la Syrie, comme s’il s’agissait d’un pays sans armĂ©e. Tout aussi rapidement, les gangs terroristes des forces politisĂ©es et religieuses mondialisĂ©es sont blanchis et les sanctions imposĂ©es Ă  la Syrie – que ce soit depuis 1979 ou 2015 – sont levĂ©es.

Le camp occidental qui a imposĂ© le blocus Ă©conomique Ă  la Syrie est le mĂȘme camp qui a armĂ© des centaines de milliers de terroristes, puis les a rebaptisĂ©s chefs d’État. BientĂŽt, ils pourraient mĂȘme ĂȘtre qualifiĂ©s de libĂ©raux, de modernistes, voire de postmodernistes, et une nouvelle fatwa pourrait suggĂ©rer qu’il n’est plus nĂ©cessaire d’avoir un prĂ©sident Ă©lu.

Avec la mĂȘme rapiditĂ©, la plupart des rĂ©gimes politiques de l’Orient arabe ont accueilli al-Julani comme prĂ©sident de la Syrie, malgrĂ© la concurrence entre l’Arabie saoudite d’un cĂŽtĂ© et la Turquie et le Qatar de l’autre pour l’influence en Syrie. Aucun d’entre eux ne s’oppose ni ne conteste l’occupation par l’entitĂ© sioniste de tout le territoire syrien qu’elle souhaite, confirmant ainsi que les États-Unis fomentent le dĂ©mantĂšlement de l’État syrien et la crĂ©ation d’une Syrie totalement diffĂ©rente.

Surtout aprĂšs l’opĂ©ration « Al-Aqsa Flood Â», les États-Unis ont renforcĂ© leur hĂ©gĂ©monie sur l’ensemble du territoire arabe, Ă  l’exception du YĂ©men/Sana, et ont dĂ©montrĂ© la faiblesse des autres puissances mondiales. La Russie a troquĂ© la Syrie contre l’Ukraine, et la Chine a troquĂ© son important commerce avec les États-Unis contre son abstention de tout rĂŽle dans le monde arabe, notamment concernant le gĂ©nocide Ă  Gaza et en Cisjordanie occupĂ©e.

Dans le cadre de la rĂ©organisation de la Syrie, des efforts sont dĂ©ployĂ©s pour dĂ©raciner les deux composantes fondamentales de l’État arabe en Syrie :

PremiĂšrement : l’identitĂ© arabe d’une Syrie unie et rĂ©sistante, qui rejette l’entitĂ© sioniste et croit qu’il n’y a pas de solution au conflit arabo-sioniste-impĂ©rialiste, y compris le sionisme arabe, si ce n’est par la libĂ©ration. Avec la chute de la Syrie (Ă  l’exception du YĂ©men/Sanaa), la contre-rĂ©volution achĂšve sa victoire sur l’arabisme. Cela coĂŻncide avec la victoire du capitalisme mondial sur le monde du travail.

DeuxiĂšmement : Transformer la structure de l’État syrien sur deux points :

·        Premierement  : fragmenter la Syrie en entitĂ©s contradictoires, voire belligĂ©rantes, toutes nĂ©cessairement subordonnĂ©es Ă  l’impĂ©rialisme et au sionisme. Celles-ci seraient gouvernĂ©es par des forces politico-religieuses et normalisĂ©es avec l’entitĂ© sioniste, servant de modĂšle aux autres États arabes et favorisant le dĂ©mantĂšlement d’Urobah.

·        Deuxiemement : dĂ©truire Ă©conomiquement l’État syrien pour dĂ©truire la sociĂ©tĂ© de l’intĂ©rieur.

C’est ce qui ressort clairement de l’interview accordĂ©e au Financial Times par Asaad al-Shaybani, ministre des Affaires Ă©trangĂšres du groupe d’al-Julani – un mĂ©dia historiquement et Ă©minent porte-parole de la pensĂ©e de droite occidentale. L’interview portait sur le dĂ©mantĂšlement de l’infrastructure socialiste syrienne : bradage du secteur public, suppression de la gratuitĂ© des soins de santĂ© et de l’éducation, et rĂ©duction des subventions sur les biens essentiels – abandonnant ainsi les citoyens ordinaires Ă  un capitalisme sauvage.

Certains aspects fondamentaux du socialisme avaient dĂ©jĂ  Ă©tĂ© affaiblis aprĂšs la mort de Hafez el-Assad, grĂące aux politiques Ă©conomiques nĂ©olibĂ©rales de « marchĂ© social » menĂ©es par Abdullah Dardari (un instrument du FMI et de la Banque mondiale), mais beaucoup subsistaient. L’interview met en avant la privatisation — un stratagĂšme des riches pour piller le secteur public. Le capital lui-mĂȘme est dĂ©jĂ  du travail volĂ©, et sous le rĂ©gime d’occupation actuel, les entreprises publiques pourraient mĂȘme ĂȘtre vendues aux capitalistes sionistes. Julani a rĂ©cemment suggĂ©rĂ© que son rĂ©gime « et IsraĂ«l partagent un ennemi commun ».

Pour les mouvements religieux politisĂ©s, le vĂ©ritable ennemi est le socialisme – et non l’occupation, le vol des ressources ou l’exploitation du travail (unique source de production). Cela correspond parfaitement Ă  l’idĂ©ologie des FrĂšres musulmans, qui ne croient ni Ă  la patrie, ni Ă  l’Urobah, ni au patriotisme, mais au pouvoir et Ă  la richesse entre les mains de quelques-uns. L’organisation de Julani, Hay’at Tahrir al-Sham, est en rĂ©alitĂ© l’EI sous un autre nom.

L’interview est agrĂ©mentĂ©e de mots Ă  la mode comme « dĂ©veloppement Â» et d’affirmations telles que « nous ne voulons pas vivre de l’aide humanitaire Â». Le terme « dĂ©veloppement Â» a Ă©tĂ© dĂ©tournĂ© du socialisme par des intellectuels pro-capitalistes, surtout aprĂšs la chute du bloc socialiste. Quant au rejet de l’aide Ă©trangĂšre, c’est une affirmation superficielle et trompeuse. Les donateurs Ă©trangers n’aident pas rĂ©ellement ; pour chaque dollar qu’ils « donnent Â», ils en prĂ©lĂšvent dix, canalisant les richesses par l’intermĂ©diaire de rĂ©gimes compradores qui en gardent l’essentiel pour eux-mĂȘmes.

MalgrĂ© les sanctions imposĂ©es depuis 1979 (voire avant), la Syrie n’a jamais eu recours Ă  l’aide. Elle n’avait ni dette ni dĂ©ficit commercial avant la guerre de l’OTAN. Lorsque la Tunisie, confrontĂ©e Ă  la famine entre 1980 et 1982, a criĂ© au monde, seule la Syrie lui a envoyĂ© du blĂ© gratuitement.

La famine actuelle en Syrie est le rĂ©sultat de la guerre Ă©conomique menĂ©e par le biais du Caesar Act — une dĂ©cision amĂ©ricaine appliquĂ©e par les États arabes et islamiques voisins, rendant leur complicitĂ© aussi criminelle que celle des États-Unis.

Shaybani affirme que la nouvelle autoritĂ© « vise Ă  privatiser les ports et les usines publics, Ă  attirer les investissements Ă©trangers et Ă  promouvoir le commerce international dans le cadre d’un plan de rĂ©forme Ă©conomique visant Ă  mettre fin Ă  des dĂ©cennies d’isolement ». Mais l’investissement capitaliste occidental n’est pas une Ɠuvre de charitĂ© : c’est un mĂ©canisme d’exploitation assorti de conditions strictes, garantissant l’absence de nationalisation et le rapatriement sans restriction des bĂ©nĂ©fices. En cas de risque, les capitaux fuiront, comme ce fut le cas lors de la crise financiĂšre est-asiatique de 1997, notamment lorsque l’Occident a retirĂ© ses prĂȘts Ă  taux d’intĂ©rĂȘt avantageux et que les rĂ©gimes locaux se sont mis Ă  genoux, laissant les capitaux Ă©trangers acquĂ©rir plus de 50 % des parts.

Quant au commerce international, il dĂ©pend de la production nationale. Que produit la Syrie aujourd’hui, hormis le terrorisme ?

De plus, le commerce mondial est passĂ© du libre-Ă©change au protectionnisme. MĂȘme les États-Unis, sous Trump, ont adoptĂ© un protectionnisme draconien, prĂ©tendant libĂ©rer l’économie amĂ©ricaine de l’exploitation. Ainsi, l’ouverture et la privatisation de la Syrie font Ă©cho Ă  la politique de Sadate en Égypte en 1975 – qui a dĂ©vastĂ© le pays –, tandis que la Syrie s’effondre sans mĂȘme s’ouvrir.

La Syrie n’a pas choisi l’isolement ; elle a Ă©tĂ© dĂ©libĂ©rĂ©ment isolĂ©e par un plan occidentalo-sioniste mis en Ɠuvre par les Arabes et les musulmans voisins.

Shaybani a ajoutĂ© : « La vision d’Assad Ă©tait un État sĂ©curitaire. La nĂŽtre, c’est le dĂ©veloppement Ă©conomique. Â» Il a ajoutĂ© : « Il faut des lois et des messages clairs pour ouvrir la porte aux investisseurs Ă©trangers et encourager les investisseurs syriens Ă  revenir. Â»

Et pourtant, le monde a pu constater les « lois » des rĂ©gimes politico-religieux Ă  travers les massacres sectaires sur les cĂŽtes syriennes, les meurtres et assassinats quotidiens Ă  travers le pays, et les attaques contre les dĂ©bits de boissons des Syriens arabes chrĂ©tiens. Shaybani ne fait que rĂ©pĂ©ter des clichĂ©s aux oreilles des capitalistes. Chaque État au monde est un « État sĂ©curitaire » Ă  des degrĂ©s divers. La Syrie n’a eu d’autre choix que d’accepter l’adoption de la sĂ©curitĂ©, malgrĂ© ses dĂ©fauts, mais quel est le rapport ou la contradiction entre un État sĂ©curitaire et un État ou une vision du dĂ©veloppement ? Un État sĂ©curitaire qui reprĂ©sente les intĂ©rĂȘts du peuple est le plus Ă  mĂȘme de parvenir Ă  un vĂ©ritable dĂ©veloppement. C’est ce que les SoviĂ©tiques ont accompli sous l’ùre stalinienne et la Chine sous l’ùre Mao. Quant Ă  la prĂ©tention au dĂ©veloppement sous une occupation religieuse, politique, impĂ©rialiste et sioniste, elle ne fait qu’engraisser les riches et les prĂ©dateurs Ă©trangers.

Shaybani sait pertinemment que les dettes de la Syrie rĂ©sultent de l’invasion politisĂ©e et religieuse et de la loi CĂ©sar, qui a imposĂ© un blocus Ă©conomique.

La Syrie n’avait ni dette ni dĂ©ficit commercial avant la guerre de l’OTAN. Mais qui le dĂ©fiera Ă  Davos, oĂč il a Ă©tĂ© reçu – temple du capital et forum des requins ?

Il déclare :
Nous étudions des partenariats public-privé dans des secteurs comme les aéroports, les chemins de fer et les routes. Le plus grand défi consiste à trouver des acquéreurs pour des institutions qui se dégradent depuis des années dans un pays dévasté et isolé.

C’est ridicule. Tout « partenariat » se fera simplement entre :

· Les capitalistes

· Et l’autoritĂ© bureaucratique capitaliste compradore, qui fait partie de la mĂȘme classe et gouverne dans leur intĂ©rĂȘt.

S’il existe une classe compradore Ă©conomique et politique dans le monde, la Syrie compte aujourd’hui aussi une classe compradore dĂ©mographique , ayant importĂ© des terroristes internationaux.

Il en rĂ©sulte une dictature du capital dĂ©guisĂ©e en « partenariat ». Trouver des acheteurs ne sera pas un problĂšme : privatiser revient Ă  vendre des biens publics pour une bouchĂ©e de pain. Voyez ce qui s’est passĂ© en Union soviĂ©tique, en Europe de l’Est et en Égypte. Une usine soviĂ©tique produisant des munitions pour le tiers monde a Ă©tĂ© vendue au prix d’une boulangerie moyenne en Suisse.

Dans le cadre du discours hypocrite de l’Occident, le Financial Times affirme que l’Europe se soucie de la position de la Syrie sur les droits des femmes et des minoritĂ©s. MalgrĂ© le double langage exposĂ© par l’Occident, celui-ci s’accroche Ă  ces affirmations, alors qu’il s’agit de la mĂȘme force qui a transformĂ© les femmes en marchandises, opprimĂ© les minoritĂ©s et quĂ©mandĂ© des liens avec les rĂ©gimes mĂ©diĂ©vaux du Golfe.

Shaybani affirme :
« Les nouveaux dirigeants veulent rassurer les responsables arabes et occidentaux sur le fait que le pays ne représente aucune menace. »
Il ajoute que des pays comme les Émirats arabes unis et l’Égypte s’inquiĂštent du retour de groupes islamistes comme les FrĂšres musulmans, tandis que d’autres craignent qu’une rĂ©volution en Syrie puisse inspirer une rĂ©bellion dans leur pays.

Mais il n’existe plus d’« islam » unique en Syrie. Il existe deux camps islamiques :

PremiĂšrement : L’Islam des religions politisĂ©es :

· L’EI, avec sa propre idĂ©ologie expansionniste, bien que non mobile (contrairement Ă  Al-QaĂŻda, qui voyage par avions amĂ©ricains pour pratiquer le terrorisme)

· La version de l’EI de Julani, rĂ©alisĂ©e sur commande par les États-Unis

· Les FrÚres musulmans, la mÚre idéologique de tous

· L’Islam des Émirats arabes unis, c’est-Ă -dire l’Islam alignĂ© sur le sionisme

· L’islam wahhabite en Arabie saoudite

DeuxiĂšmement : l’Islam arabe originel des masses en tant que croyants.

Naturellement, ils se craignent tous. Mais en fin de compte, les forces politisĂ©es et religieuses s’adaptent Ă  leurs propres intĂ©rĂȘts. C’est ce que les États-Unis ont compris en ordonnant Ă  Julani d’intĂ©grer 3 500 terroristes Ă©trangers dans la nouvelle armĂ©e. MĂȘme si ces factions se combattent (comme si elles se reproduisaient comme des amibes), en cas de besoin, elles retournent toutes Ă  « MĂšre AmĂ©rique Â». Telle est la vĂ©ritable signification de la perte de la Syrie.

Il est Ă  noter que nombre de ces terroristes sont rassemblĂ©s prĂšs de la frontiĂšre libanaise , et non de la frontiĂšre palestinienne occupĂ©e.

La question n’est pas de savoir s’il y a eu une « rĂ©volution » en Syrie, malgrĂ© les discours des trotskistes, de Julani ou de Shaybani, qui s’en vantent. L’exportation d’une telle « rĂ©volution » dĂ©pend des factions qui restent Ă  maĂźtriser. Mais une question plus urgente se pose : s’il est vrai qu’il y a plus de 100 000 terroristes Ă©trangers en Syrie, ne leur est-il pas possible de s’emparer pleinement du pouvoir dans ce pays en plein effondrement ?

Il n’y a pas assez de place ici pour aborder les diffĂ©rences entre la faction terroriste de Damas et les sionistes kurdes, qui entretiennent des relations avec l’entitĂ© sioniste depuis les annĂ©es 1950 et sont sous protection amĂ©ricaine. Il ne serait pas surprenant que les États-Unis les vendent Ă  Erdoğan demain, Ă  condition qu’ils puissent encore contribuer Ă  saper l’identitĂ© arabe de la Syrie, qui ne manquera pas de renaĂźtre.

Le discours de Shaybani illustre parfaitement le non-nationalisme et le non-arabisme des forces politisĂ©es et religieuses. Il n’a pas mentionnĂ©, mĂȘme en passant, le territoire syrien occupĂ© par l’entitĂ© sioniste. Il n’a jamais nommĂ© l’entitĂ© sioniste, pas plus qu’il n’a Ă©voquĂ© le retour des millions de Syriens partis soutenir les rebelles soutenus par l’OTAN.

La carte de la Syrie occupĂ©e reste floue, mais il semble que l’axe Turquie-Qatar ait plus de chances de rĂ©ussir que l’axe Arabie saoudite-Émirats arabes unis. Pourtant, tous deux sont dĂ©terminĂ©s Ă  dĂ©manteler la Syrie. La Turquie est une puissance coloniale bien Ă©tablie ; le Qatar est une base idĂ©ologique pour les FrĂšres musulmans, contrairement aux rĂ©gimes saoudien et Ă©mirati, qui n’ont pas la capacitĂ© de construire un axe significatif. Ce qui les prĂ©occupe avant tout, c’est l’éradication du caractĂšre arabe de la Syrie.

La revendication d’indĂ©pendance de Julani vis-Ă -vis de la Turquie n’est que pure rhĂ©torique.

La Turquie s’est dĂ©placĂ©e d’Alep Ă  Homs sans aucune intervention, sauf de la part d’IsraĂ«l. Et puisque Julani est indiffĂ©rent au plateau du Golan et Ă  Quneitra, pourquoi se soucierait-il d’Iskenderun, occupĂ©e par la Turquie depuis la veille de la Seconde Guerre mondiale (1939-1945), ou de Homs ? C’est ainsi que fonctionnent les mouvements politisĂ©s et religieux arabes : dĂ©nuĂ©s de tout patriotisme et vĂ©hiculant une idĂ©ologie destructrice.

L’AcadĂ©mie militaire de la terreur et l’École culturelle de la cinquiĂšme colonne

Concluons avec deux points interconnectés et essentiels sur le rÎle de la Syrie dans la dynamique terroriste plus large :

  • La sixiĂšme colonne culturelle contre Urobah ( unitĂ© arabe)
    Les ennemis d’Urobah, en particulier ceux de la Syrie, ont créé une « École de la sixiĂšme colonne culturelle » spĂ©cialisĂ©e dans la castration de la culture arabe – par le biais de subventions, d’offres d’emploi, d’allocations et de pots-de-vin. Intellectuels et pseudo-intellectuels y ont affluĂ©, chacun contribuant au sabotage culturel. Parmi eux se trouvaient le mufti Yusuf al-Qaradawi et l’idĂ©ologue Azmi Bishara. Naturellement, les forces politisĂ©es et religieuses s’alignent sur le dĂ©mantĂšlement d’Urobah.
    • La base terroriste en Syrie aujourd’hui
      DĂ©sormais dirigĂ©e par Julani, il n’est pas surprenant que cette base soit sur le point de lancer une guerre terroriste contre les pays arabes.

    Les mouvements religieux politisĂ©s et les rĂ©veils religieux sectaires ont conduit cette rĂ©gion Ă  un point oĂč n’importe qui disposant d’argent peut crĂ©er une armĂ©e de terroristes – et une Ă©quipe d’intellectuels pour la justifier idĂ©ologiquement. Pourtant, la loi de l’histoire demeure inchangĂ©e : un jugement viendra, et un rĂ©veil est inĂ©vitable.

    https://www.ft.com/content/43746784-4e14-4c70-a6be-1aa849cd66ee

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    Les opinions et points de vue exprimĂ©s dans cet article sont ceux de l’auteur et ne reflĂštent pas nĂ©cessairement l’opinion du comitĂ© de rĂ©daction de Kana’an.

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    Source: Auteur DR ADEL SAMARA, Palestine Occupée , kanaanonline.org, 6 juin 2025

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    Trump’s Surreal Handshake: Diplomacy or Danger?

    Over coffee, my friend leans in, eyebrows raised. “Did you see Trump shaking hands with that ex-Al-Qaeda guy in Riyadh?” she asks, half-laughing, half-horrified. I nod, sipping my latte, already piecing together the absurdity of it. Donald Trump, the dealmaker-turned-president-again, clasping hands with Ahmad al-Sharaa (aka Abu Mohammad al-Jawlani), a former Al-Qaeda warlord and leader of Hayat Tahrir al-Sham. The image is surreal, like a plot twist in a gritty political thriller. But [
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    https://munaeem.de/2025/05/15/trumps-surreal-handshake-diplomacy-or-danger/

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    Munaeem's Blog

    "Despite public posturing, Israel and Turkiye are not adversaries in Syria but cooperative actors carving up the country along lines drawn by US-led regional designs."
    by Gulriz Ergoz: https://thecradle.co/articles/israel-and-turkiye-in-syria-no-clash-just-a-division-of-spoils @syria @israel @turkiye @turkey

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    Israel and Turkiye in Syria: No clash, just a division of spoils

    Despite public posturing, Israel and Turkiye are not adversaries in Syria but cooperative actors carving up the country along lines drawn by US-led regional designs.

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    "Under Ahmad al-Sharaa's direction, Syria’s new Islamist leaders are systematically sidelining Palestinian factions, favoring the US-backed PA, dismantling Iran-linked groups, and reshaping refugee dynamics in alignment with a broader US-backed strategy to neutralize the Palestinian resistance": https://thecradle.co/articles/how-syrias-hts-is-quietly-dismantling-the-palestinian-cause

    @palestine @syria đŸ§”

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    How Syria's HTS is quietly dismantling the Palestinian cause

    Under Ahmad al-Sharaa's direction, Syria’s new Islamist leaders are systematically sidelining Palestinian factions, favoring the US-backed PA, dismantling Iran-linked groups, and reshaping refugee dynamics in alignment with a broader US-backed strategy to neutralize the Palestinian resistance.

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    Priorities of outside powers in @syria

    'It is perplexing that, despite the apparent “confidence” in Jolani – a figure who was once branded “the world’s most wanted terrorist” – as a moderate revolutionary leader, there is scant recognition of the democratic model Rojava has offered since its establishment.'

    by Pinar Dinc: https://theconversation.com/syrias-self-governing-democratic-north-east-comes-under-attack-with-country-in-flux-245717

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    Syria’s self-governing democratic north-east comes under attack with country in flux

    Since the fall of Assad, areas of Rojava have come under attack.

    The Conversation

    The rebranding of Abu Mohammed al-Julani. Today's cartoon by Rafat Alkhatib. Subscribe to our daily cartoon here: https://cmdailycartoon.substack.com/

    #Syria #future #HTS #alJulani

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    "Syria's rapid collapse – driven by internal decay, external aggression, and shifting alliances – has plunged it into uncertainty, leaving the nation's fate entangled in regional and global power struggles that only its people can resolve."
    By Mawadda Iskandar: https://thecradle.co/articles/the-fall-of-the-syrian-arab-republic-now-at-the-mercy-of-regional-and-global-power-plays

    #Rojava #Kurds #Syria #Kurdistan #HTS #Damas #Idleb #Assad #Alauites #Alawites #Shiites #AxisOfResistance #Hezbollah #Hizbollah #Jihadism #Jihadists #Turkey #Erdoğan #Lebanon #Israel #Bashir #alBashir #alGolani #Golani #alJolani #Jolani #alJulani #Julani #YPG #SDF #SNA #Turkiye

    The fall of the Syrian Arab Republic, now at the mercy of regional and global power plays

    Syria's rapid collapse – driven by internal decay, external aggression, and shifting alliances – has plunged it into uncertainty, leaving the nation's fate entangled in regional and global power struggles that only its people can resolve.

    thecradle.co

    Cine este Abu Mohammed #alJulani, liderul rebelilor care au dărĂąmat regimul Bashar #alAssad din đŸ‡žđŸ‡Ÿ#Siria.
    Fost membru al-Qaeda, Ăźnchis de đŸ‡ș🇾#America‎ni timp de cinci ani.
    Organizația sa, #HayatTahrirAlSham, este etichetată drept organizație „teroristă” de către đŸ‡ș🇳#ONU.

    🔗 https://wp.me/p9KpFA-3ZBO

    #Știri #SUA #Terorism

    Cine este Abu Mohammed al-Julani, liderul rebelilor care au dărĂąmat regimul Bashar al-Assad din Siria / Fost membru al-Qaeda, Ăźnchis de americani timp de cinci ani / Organizația sa, Hayat Tahrir al-Sham, este etichetată drept organizație "teroristă" de către ONU

    În doar trei zile, luptătorii opoziției au cucerit al doilea oraș ca mărime din Siria, Alep, după prăbușirea uimitoare a forțelor guvernamentale loiale

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