Sinon, nous avons aussi regardé, peu de temps après avoir repris Netflix (et en regardant d’abord Astérix et Wednesday) la série évènement en 4 épisodes Adolescence, racontant l’histoire d’un gamin de 13 ans commettant un crime masculiniste.
Un vrai exploit de réalisation (le plan séquence unique par épisode), ce qui rend la qualité du jeu des acteurs encore plus percutante. Owen Cooper, jouant le meurtrier, 15 ans dans deux épisodes, est impressionnant.
Sur les plans séquence, si ça ne va pas tout à fait sans problèmes (j’ai l’impression que l’avocat commis d’office arrive un peu rapidement au commissariat dans l’épisode 1, et – même si ça ne m’a pas choqué personnellement – nombre de réactions insistent sur le manque de réalisme et la lenteur de la course poursuite de l’épisode 2), l’intérêt de la chose dépasse la simple prouesse technique ostentatoire. Dans l’épisode 1, on voit le jeune Jamie se faire arrêter, et l’on voit – chose rare – ce qui se passe dans la voiture entre la maison familiale et le commissariat (commissariat avantageusement voisin), les échanges entre leu jeune ado sous le choc, le policier, et le représentant des services sociaux. L’épisode 2 se passe dans le collège de Jamie, où les policiers mènent l’enquête, on va dans de nombreuses salles, bureaux, cours de l’établissement ; c’est le chaos dans ce collège, rien ne va, et c’est étouffant et ça rappelle de mauvais souvenirs.
Mais j’ai quand même le sentiment que le pourquoi du comment de comment certains ados se laissent embobiner par le masculinisme n’est pas assez montré. On voit bien comment le petit Jamie, interné en attendant son procès, est un vil manipulateur tout en étant un garçon fragile, dans le face à face impressionnant avec une psy dans l’épisode 3 (le plan séquence d’une heure était la 11e prise), mais tout ceci n’est pas assez clair.
Sur le fond du sujet, on reste un peu sur notre faim.
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