Finalement, à l'encouragement d'une amie, j'ai lu le livre de #FredDubé (#Porc), dans lequel il revient sur sa disparition de la vie publique.
J'ai pris pas mal de notes mais après avoir lu des commentaires sur les réseaux sociaux (dont Reddit), je pense pas que ce soit pertinent. Je nous fais pas encore assez confiance pour avoir une discussion intelligente sur le sujet. Je vais m'en tenir à quelques petites observations.
Dans son livre, Dubé amoche pas mal tout le monde (même des célébrités pas rapport, comme Farah Alibay). Celleux qu'il amoche pas sont souvent éclaboussé-e-s (incluant Martine Delvaux, qui est nommée, et plusieurs humoristes de gauche).
Là-dessus, je lui donne globalement raison et je trouve que ses critiques sont généralement méritées.
Il en profite aussi pour se venger en révélant des détails assez embarassants sur des conversations privées qu'il a eues avec une des protagonistes du récit. Normalement, je trouverais ça cheap de faire sortir ça au grand jour, mais c'est une célébrité qui a bâti une partie de sa légitimité sur l'intime. J'ai donc décidé de mettre ma compassion ailleurs - elle est limitée en ce moment.
Au sujet des faits qui ont mené à l'anathème: je vais éviter d'en parler trop mais en résumé, son récit de 2022 n'a pas changé. Il amène les mêmes preuves circonstantielles, qui s'opposent au #OnVousCroit le plus strict. Il ajoute quelques détails sur le harcèlement qu'il a subi pendant des années et les conséquences pré-dénonciation - il y avait déjà des dommages graves sur sa carrière et sa santé mentale des années avant que le statut facebook fatidique ne soit publié.
Les nouvelles informations concernent surtout ce qui s'est passé après la dénonciation - mais là non plus, rien d'étonnant. Dubé a fait une dépression, osait pas sortir de chez lui, a manqué d'argent, a fait une demande à l'aide sociale. Ce sont majoritairement des femmes qui ont pris soin de lui (il nomme sa mère et sa blonde de l'époque).
Mes ami-e-s qui ont été «cancellé-e-s» (par la droite) ont vécu des expériences similaires. J'ai aussi bien failli y passer.
Ça porte à réfléchir sur ce qu'on veut exactement, quand on dénonce quelqu'un - punir ou réduire les méfaits - et de quelle manière on peut parvenir aux effets désirés.
Après lecture, je suis surtout content-e de voir que Fred Dubé a un peu remonté la pente et qu'il réussit à payer le loyer à l'aide d'un travail très noble.



