Jour 7 et 1 semaine : le gribouillis du tout et ou rien

Ce soir j’écris, j’écris Ă  la demande.
AprĂšs une longue journĂ©e intense, je signale Ă  Nounou une crise d’angoisse.
Il m’appelle et on discute. Et il me dit « Fais ce qui te fais du bien, Ă©cris, raconte ce que tu vis Â» Alors me voilĂ  Ă  Ă©crire ces lignes.

Ce soir un peu avant 19h je commence un film que je mettrai sur pause pour rĂ©pondre Ă  mes messages, pour faire la vaisselle, pour faire pipi, pour tout plein de raison. A l’évidence Ă  20h20, j’ai envie de m’occuper en mĂȘme temps. J’envisage trĂšs sĂ©rieusement de reprendre le crochet, cela fait des mois que je n’y ai pas touchĂ© et j’ai pensĂ© Ă  emmener mon panier de crĂ©ation dans ma nouvelle maison. Quelle opportunitĂ© ! 22h film en pause, je suis en crise car je n’ai pas su trouver le modĂšle sans couture qui me plairait de rĂ©aliser.
Alors que je me juge sĂ©vĂšrement avec le goĂ»t amer de « ne servir Ă  rien Â», « n’ĂȘtre capable de rien Â», « ne pouvoir rien faire sans modĂšle Â» Nounou me liste tout doucement mes fameux « je ne fais rien Â» depuis bientĂŽt 7 jours, 1 semaine.
J’ai dĂ©mĂ©nagĂ© seule dans une nouvelle maison et #actuallyautisticfr cela fait 4 jours que je prends mes marques.
J’ai Ă©galement pitcher mon projet de stand auprĂšs du collectif guadeloupĂ©en dont je fais partie pour apprendre le lendemain que l’exposition a Ă©tĂ© reportĂ© sans date fixe par la ville.
J’ai passĂ© ma journĂ©e Ă  faire des choix, si j’allais manger avant ou aprĂšs, si j’allais ou non acheter tel articles, si c’était pertinent ou non de rĂ©pondre Ă  tel besoin, ce que je voulais manger dans ma salade composĂ©, combien d’articles je voulais dans ma gamme matĂ©riel, ce aprĂšs avoir appris que ma session bi-hebdomadaire de pratique artistique Ă©tait annulĂ© le matin mĂȘme.

Tant de chose qui a cet instant prĂ©cis de la soirĂ©e, portait dans ma tĂȘte la valeur du « rien Â». Comme un dĂ©tails qui se balaye, comme une valeur nulle de la vie de tout les jours qui ne m’aurait que peu couter. Bien sĂ»r.
Je comprends alors que pour moi un quelque chose qui ne serait pas rien c’est ce fameux modĂšle de #crochet que je peine Ă  trouver, bien sĂ»r le repas que j’ai prĂ©parĂ© ce soir alors que je tiens Ă  peine debout ce n’est rien, la seule chose qui compte c’est faire quelque chose en crochet, bien sĂ»r le fait de marcher comme un crabe pendant plusieurs heures pour tenir jusqu’au bout de la mission course ça ne compte pas Ă  cĂŽtĂ© de ces mailles que je ne crochĂšte pas.

Quand je me rends compte alors de la rĂ©alitĂ© de cette vision, je me sens mal Ă  l’aise, comme si j’étais prise en porte Ă  faux d’une dĂ©valorisation privĂ©e et intime.
Une dĂ©valorisation qui s’écroule quand Nounou me dit « tu ne fais pas rien tout les jours tu fais quelque chose tu fabriques la vie Â»
Devant cet argument que dire.

Comment comparer deux rangs de crochet bancal Ă  un petit ĂȘtre vivant dont on fabrique les organes ?
Mais du coup !
Comment comparer quelques mailles plus ou moins bien enchaßnés avec des actions, réflexions entrelacés entre elles depuis une semaine ?
Et puis pourquoi les comparer ?
C’est bien les questions qui se pose Ă  mon cerveau alors que froidement une part de celui ci le juge sĂ©vĂšrement de pas ĂȘtre capable d’un minimum d’efforts, un minimum d’effort juste un petit effort de rien du tout, qui bien sĂ»r me coĂ»terait une rĂ©serve d’énergie que je n’ai plus.
Alors ce petit rien Ă  cet instant reprĂ©sente un tout pour mon cerveau. Un tout qu’il ne peut pas assumer. Un tout qui loin de couter rien lui coĂ»terai toute son Ă©nergie.

Quand je prends conscience de tout cela et non pas sans peine, 43 minute de discussion m’aideront Ă  me rappeler que l’indulgence envers le rien est Ă©gale Ă  la reconnaissance du tout qui co existe.

Peut ĂȘtre que ce soir je n’ai rien fait mais ce rien ne dĂ©finit pas ce que je suis, ni l’ensemble de ma vie, juste un moment de pause que je me suis accordĂ© ce soir, tout pareil et diffĂ©rent de ces 7 derniers jours, 1 semaines.

Cet Ă©crit est significatif, comme une preuve qu’un rien peut tout dĂ©clencher, un gribouillis sur un papier peut devenir une Ɠuvre, une pensĂ©e obsessive, un partage de fediverse.

Ce soir je m’offre un lĂącher prise, par ces mots, d’une productivitĂ© du peut tout faire pour le bĂ©nĂ©fice du droit du rien.

đŸ™đŸœđŸ„č✹🍄

Citation :
Le chat semble mettre un point d’honneur Ă  ne servir Ă  rien, ce qui ne l’empĂȘche pas de revendiquer au foyer une place meilleure que celle du chien.
Il est un ornement de luxe.
Michel Tournier

#freemind
#videtete
#ecrire
#lacherprise

« Comme un goĂ»t de encore une fois Â»

Cerveau qui fait boum.
J’encaisse les maladresses
J’accueille avec tendresse
Toute les erreurs qui sont faites
Sous prĂ©texte de pas ĂȘtre dans ma tĂȘte.
Prendre le relai pour une Autiste
C’est ce que j’entends sans artifice
Et pourtant c’est bien triste
Que je vais devoir vivre le supplice
De vous expliquer Ă  vous aidants toutes ces bĂȘtises
Puis ensuite passer moi mĂȘme les coup de fils ma hantise
On les enchaĂźne les trucs bancales
Ceux qui me maintiennent au fond de la malle.
J’en ai marre qu’on pense m’aider
Quand on fait que les accumuler
Ces trucs que je vais maintenant traĂźner
Comme des foutus boulets.
AprĂšs on se demande pourquoi
Je préfÚre habiter chez moi
Seule avec les galĂšres du mois
Au moins je pourrais m’en prendre qu’à moi.
Enfin je crois.

Schae
28 Octobre 2025

#poesie, #slam appelle ça comme tu veux juste un #videtete avant que ça pùte #ragequit , un #freemind en tant que #actuallyautisticfr


Un morceau de chanson écrit en écoutant la troupe numérique «A.D.E» qui enregistrait un nouveau morceau au studio-salon.

—-
Il y a des mots dure
Des maux qu’on endure
Parfois quand on est face au mur
On laisse place Ă  nos blessures
Faut parfois briser l’armure
Celle qui masque avec sûr-eté
Nos vulnérabi-lités
Les moment oĂč on se sent vidĂ©
On recherche la pureté
Juste une paix tant espéré
Pour une fois pouvoir respirer.

Schae
Mardi 21 Octobre 2025.

#songwriting
#freemind
#motsdesmaux
#together
#oneshot
#Pausenmusik
#fwi

Une chanson, une poĂ©sie, un texte Ă©crit au rĂ©veil, hier. Petite mĂ©lodie dans ma tĂȘte.
—-
« Ma mie Â»
J’aimerai pouvoir exister,
sans prendre le risque de me brûler.
Pouvoir me plaindre, pouvoir geindre,
sans avoir le réflexe de craindre
que si je dis ou que je vis ne serait qu’une seule de mes envies,
que la vie s’arrĂȘte
Comme un coup de baguette magique
Que la mort secrĂšte
Un Douleur qui existe dans mon cƓur

Alors j’écris alors je pose
Ce que je pense ce qui me hante
Alors je vis la prose
comme une Démence sans innocence
Et puis je danse sous la pluie
En appelant l’infini
Que le souvenir me guide sans fuir
Ma vie à moi n’est pas fini

Et tu me manque
Et tu me semble
Si éloigné de moi
Partie trĂšs loin de moi
Et tu me tente
Et tu me plante
LĂ  dans ce tas de foi
Foi de rire
Foi de vivre
Foi de crier
Foi de s’aimer
Nous tous par milliers
Je pense Ă  toi souvent
Quand je dors tendrement
Tu me semble si proche pourtant
Accessible comme un livre de poche

Alors j’écris alors je pose
Ce que je pense ce qui me hante
Alors je vis la prose comme une Démence sans innocence
Et puis je danse sous la pluie
En t’appelant toi à l’infini.

Schae

#Deuil
#mamieblues
#songwriting
#poesie
#freemind
#nostalgie

Jour 3. Le bal masquĂ© de l’empathie

Les montagnes russes Ă©motionnelles, quelque chose que beaucoup d’humains connaissent par le simple fait d’exister ; Qui plus est dans une sociĂ©tĂ© qui joue avec notre systĂšme limbique.
Le niveau de stress auquel nous sommes soumis chaque jour pour le profit d’un film, d’un produit ou d’un futur vote est assez effroyable, sans compter tout ce qui convient d’exĂ©cuter comme manƓuvre mentale pour s’assumer adulte au quotidien.
Chaque jour dans des mesures diffĂ©rentes on attends des humains qu’ils soient capable de prendre des dĂ©cisions difficile moralement mais qu’ils restent Ă©motionnellement responsable avant d’agir.
Alors voilĂ 
une réunion de prise de contact semi pro qui se transforme en un témoignage profond de partage de parentalité bienveillante,
une discussion familiale Ă  cƓur ouvert oĂč il convient d’écouter l’autre dire des choses avec lesquels nous sommes en profond dĂ©saccord,
un film qui se veut ĂȘtre romantique et qui se rĂ©vĂšle ĂȘtre emprunt d’un fond de culture du patriarcat,
une collaboration dessin oĂč il convient de mettre en valeur l’individu reprĂ©sentĂ© et respecter le travail de la croquiste.
Fin de journée 2h27, tablette éteinte et mon cerveau est éreinté.

Épreuve Ă©motionnel et rĂ©action :

Ce matin j’ai pleurĂ© quand quelqu’un m’a sincĂšrement remerciĂ© d’exister, juste parce qu’ĂȘtre lĂ  Ă  ce moment pour Ă©couter lui as fait du bien.
Cet aprĂšs midi j’ai criĂ© parce que je me suis sentie brimĂ© Ă  prendre la parole parce que je n’ai pas eu le bon ton pour mon interlocuteur.
Ce soir j’ai vĂ©cu un Ă©cƓurement de voir que le mythe du prince charmant Ă©tait aujourd’hui bien d’actualitĂ© avec un enrobage moderne.
Cette nuit je me libĂšre et dit je t’aime Ă  travers chaque tracĂ© car je n’ai pas plus Ă  offrir.

Empathie ou masque ?

Ce matin j’ai appris Ă  Ă©couter l’autre exprimer sa rĂ©alitĂ©, accueillir tout cet amour qu’il porte Ă  son enfant et cette dĂ©tresse qu’il a vĂ©cu dans son parcours de parents. J’ai appris de lui grĂące a cette Ă©coute.
Cet aprĂšs midi j’ai Ă©couter jusqu’au bout quelqu’un qui avait une vĂ©ritĂ© si Ă©loignĂ© de la mienne que chacun de ses mots me pesait comme irrationnel et oblitĂ©rant ma rĂ©alitĂ©. Cette personne avait besoin de se livrer pour pouvoir Ă©couter.
Ce soir j’ai choisi de me taire quand l’autre trouvait ce film merveilleux et plein d’amour car je n’avais pas l’énergie de dĂ©battre sur ma vision en Ă©coutant celle de l’autre. Cette non action fut un moyen d’auto prĂ©servation.
Cette nuit j’ai choisi de m’exprimer en crĂ©ant une vision qui Ă©tait propre Ă  moi mĂȘme dans l’optique de me connecter Ă  l’autre. J’ose me faire confiance

Pourquoi je partage tout cela ?
Car il me semble important de rappeler que nous avons tous des capacitĂ©s d’empathie, certains peuvent Ă©couter par empathie, d’autre s’exprimer, d’autre se taire, d’autre agir.
Chaque micro pas est important.
Certains ont naturellement de l’empathie envers autrui mais sont dĂ©pourvu d’auto-empathie, d’autres dĂ©veloppe leur auto-empathie et ne parvienne pas Ă  en avoir pour autrui. Il existe ceux qui n’ont ni l’un ni l’autre et il existe les magiciens qui vivent les deux empathie silmultanement

Me semble t il que nous portons de nombreux masques, au travail, Ă  la maison, en famille, avec nos amis, les caissiers etc
 pour faire preuve d’empathie face Ă  autrui, pour le protĂ©ger de notre Ă©tat rĂ©el, ou pour se protĂ©ger de l’autre.
Un sourire Ă  la caisse semble plus adĂ©quate que de dire qu’est ce qui ne vas pas quand on voit que iel est contrariĂ© ou triste, pourtant nous le ferions peut ĂȘtre avec un enfant seul, un inconnu sur un banc, une personne ĂągĂ© dans la rue.
L’empathie est une forme d’énergie sociale, elle se fabrique par Ă©ducation et elle se ressent par sincĂ©ritĂ©.
Elle se transmet par partage comme un doux Ă©cho d’amour parfumĂ© qui se rĂ©pands.
C’est en ces explication que les masques se faufilent et prĂ©tendent ĂȘtre ce qu’il ne sont pas. L’empathie n’est pas un masque. Pourtant il existe bien le masque de l’empathie.

Empathie = intelligence émotionnel.
Masque = intelligence social.
Autisme = authenticitĂ© social par intelligence d’autopreservation Ă©motionnel.
Tdi = authenticité émotionnel par intelligence social de disponibilité
Au service de qui ?
Meltdown = de soi.
Shutdown = de l’autre.

Voilà pourquoi les autiste font du masking émotionnel empathique mal compris et ceux qui sont atteint de tdi du masking social empathique.

Constater un manque d’empathie, cest l’opportunitĂ© de se demander oĂč iel en est dans sa montagne russe du jour sans basculer dans le jugement mais bien dans l’accueil de l’autre ou de soi

Mes yeux se ferment je crois que j’ai rĂ©ussi Ă  recevoir le message profond de ce texte alors zou au lit : )

Bisou bisou
đŸ™đŸœđŸ„č✹🍄

#actuallyautisticfr #actuallydissociativefr
#masking
#maskingiscommunitycare
#Videtete
#freemind
#empathy
#acceptance

Rappel : ceci est mon point de vue et c’est ok d’avoir une vision diffĂ©rente ❀

Jour 2. La chaise musicale des limites sociales.

5039 caractĂšres, 39 de trop.
1% 99 de manque.
Il s’éteint.

Ma limite sociale, un texte cĂ©rĂ©bral instinctif relu 6 fois, explicatif avec les grand mots et le tact qui convient pour ĂȘtre compris de tous, comme un cours clair socio-philosophique sur le processus de la sĂ©curitĂ© relationnel, effacĂ© en 1 seconde.
Tant pis.
Je ne souhaite pas rĂ©pĂ©ter mĂȘme si personne n’a pu me lire.
J’aborderai donc le jour 2 sous un autre angle.

Quand j’ai dĂ©couvert les rĂ©seaux sociaux j’avais 6 mois d’existence en temps que conscience dans un corps particuliĂšrement a l’aise socialement.
Meta principalement.
Moi j’adhùre pas.
Il y a des gens qui jugent, qui blessent, qui harcĂšlent, ça me fait peur et ça me paralyse « et si ce que j’ai a dire devient un jeu pour ceux qui n’ont rien a dire Â».
Alors je deviens un fantĂŽme qui observe, enregistre, analyse et un jour « oh c’est quoi le fediverse ? ».
Je me renseigne j’adhĂšre plus que juste un peu et je me perds dans une folie du « presque parfait Â» issus de mes 2 ans d’enregistrement de « paraĂźtre meta Â».
Je veux tout comprendre les rĂšgles, les mots magique, le fonctionnement des plateformes, le comment ĂȘtre bienveillant spĂ©cifiquement sur le rĂ©seau.
Et c’est moi qui la reçoit.
Une bienveillance, un accueil qui me prends par la main.
Social Green flag !

Alors je m’enfuis.
Je fuis ce que j’avais initialement aimĂ©, cette libertĂ© d’échange qui fait grandir, qui nourrit, qui compose des points de vue et rassemble dans des dĂ©bats dignes de Raymond Devos.
Je fuis cet espace oĂč personne n’attends de moi que je sois parfaite, prĂȘt Ă  m’aider moi, chacun avec leurs conseils, leurs vĂ©cus et leurs sensibilitĂ©s.
Je fuis cet espace oĂč mon partage de texte profond, d’expĂ©rience n’a aucune vocation Ă  crĂ©er un engouement public demandant que chaque phrase soit relu.

Mon cerveau panique et calcule tout.
J’ai pas choisi la bonne instance :
je change,
j’ai pas choisi le bon format :
je sonde
« j’ai pas Â» devient le dĂ©but de chacune de mes pensĂ©e.
Je n’ai pas rĂ©pondu Ă  ces gentils gens qui m’ont donnĂ© des conseils.
Ni Ă  ces tendre gens qui m’ont partagĂ© leurs vĂ©cus.
J’ai pas dit merci à ceux qui m’ont soutenu.

Et puis j’ai du mal à savoir quoi dire parfois je pensais que je passerai inaperçu.
D’un coup la lumiùre existe sur ma personne.

Pourtant je peux pas donner mes rĂ©fĂ©rence, ceux qui m’inspirent sont sur meta je peux pas les taguer.
Et puis ici il n’y a pas de guadeloupĂ©en.
Et moi j’aime parler avec beaucoup de texte, est ce que les gens verront mes images ?
Et moi je verrai les leurs ?
Est ce que j’ai bien choisi les hashtags ? RespectĂ© les triggers warning?
Ici les gens ont l’air de prĂ©fĂ©rer mes textes bancales plutĂŽt qu’avec l’ia mais du coup qui va me relire et me dire si c’est clair ? Eux ?
Et si iels me trouvent bizarre ?
Et si je leurs manque de respect ?
Et si je suis maladroite ?

« Oh je me sens exposĂ© Â»

7 mois plus tard

Un ami qui me dit partage ton art, écrit, dessin, photo comme tu veux mais partage.
Une image de ma tĂȘte est publiĂ© sur les rĂ©seau meta d’une Ă©quipe dont je fais partie.
Une connaissance qui voudrait me lire se questionne sur mes réseaux.
Un ami d’un ami qui voudrait suivre mon art demande Instagram ?

Et moi je refuse d’aller ailleurs qu’ici.
Je me sens en sécurité sur le #fediverse pour publier.
« Alors commence par expliquer la situation Â» que j’entends dans ma tĂȘte.
« Tu es assez Â» me dit mon compagnon.

Un post épinglé plus tard, me voici en train de partager.
J’observe un monde qui porte des masques,
oĂč la libertĂ© d’expression souille et dĂ©truit l’existence digne d’autres en toute impunitĂ©,
oĂč la libertĂ© d’agir restreint et altĂšre la lĂ©gitimitĂ© d’ĂȘtre diffĂ©rent,
oĂč la libertĂ© de pensĂ©e est conditionnĂ© par des espaces relationnelles insĂ©cure.

Alors j’ai choisi de faire de cet espace, mon espace relationnel secure ❀đŸ„čđŸ™đŸœâœš

#ActuallyautisticFr
#freemind
#safeplace

Ps : ce texte tĂ©moigne d’une expĂ©rience propre au fediverse et propose une vision alternative de comment la sociabilitĂ© peut ĂȘtre extrĂȘme pour une autiste en sociĂ©tĂ©. Ce texte lu du bas vers le haut et Ă  quelque mots prĂšs, tĂ©moigne du parcours Ă©motionnel brutal que peut vivre qqun qui choisit de faire confiance Ă  un rĂ©seau non safe.

#sociabilite #actuallyautistic #AutisticWriters

Jour 1. DĂ©gobillage d’incohĂ©rence sociale.

J’ai craquĂ© il y a quelque mois, il y a encore quelque semaine, il y a mĂȘme quelque jour.
Une hyper saturation de ne plus savoir comment faire partie de ce monde. En vĂ©ritĂ© de n’avoir jamais su.
Histoire particuliĂšre, 3 ans de conscience d’ici presque 1 mois et je me rends compte que rien dans cette sociĂ©tĂ© n’est fait pour accompagner les cas comme moi. Et du coup les gens qui fondamentalement se cherchent et cherchent Ă  comprendre le monde dans lequel iels vivent.
Attention je ne me plains pas, je ne critique pas, je constate.
Je constate avec violence que si tu ne sais ni ce que tu aime, ni ce que tu veux faire de ta vie, tu as intĂ©rĂȘt Ă  savoir qui tu es. Ça c’est ce qu’on m’a appris et rapidement je me suis rendu compte que je savais plein de choses sur qui je n’étais pas, Ă  qui je refusais de ressembler, ce qui m’offusquait et m’agitait, ce qui manquait de sens pour moi.
Je me suis dit c’est une bonne base de construction non ? Je peux commencer par là.
Rapidement surcharge mentale. Surcharge affective. Isolement sociale.
Officiellement j’ai 29 ans officieusement j’ai 3 ans. Je suis une femelle d’aprĂšs la science, je crois que je suis une femme. Ok mais je m’identifie pas Ă  une de ces femmes que je vois sur les rĂ©seaux et encore moins celles des livres, pas de celles qui apparaissent dans les films. Du coup je suis quel genre de femme me suis je questionnĂ©e quand je refusais de me « soumettre Â» « subir Â» le traitement rĂ©servĂ©e aux femmes. C’est lĂ  que je dĂ©couvre les concepts qu’en fait de nombreux individus galĂšre Ă  exprimer, expliquer ou juste qu’on pas envie d’avoir Ă  Ă©tiqueter.
Ma rĂ©alitĂ© devient alors une boucle, ras le bol de devoir justifier que je suis une humaine mĂȘme si femme pour faire entendre mes droits, que je suis humaine mĂȘme si jeune pour avoir le droit d’exprimer mes ressentis, que je suis autiste suffit pour qu’ils soient respectĂ©s.
C’est un dĂ©lire quand mĂȘme.
RAS le bol d’ĂȘtre en galĂšre Ă  m’exprimer parce que dire « il Â» ça me semble offusant et que quand je dis iel ou neuroatypie? on me catĂ©gorise d’uluberlu de la nouvelle gĂ©nĂ©ration.

Peut-on juste le temps d’une bulle reconnaĂźtre que toutes les langues et aucun mots du monde ne suffiront Ă  exprimer la complexitĂ© de l’ĂȘtre humain?

Allez elle est fĂ©ministe, militante et philosophe d’un autre temps !
Mais non en fait je suis juste une humaine qui voudrait se connecter aux autres humains, y’a tellement de gens qui ont construit des rĂšgles qui n’ont aucun sens et qui les ont utilisĂ© pour blesser et brimer des rĂ©alitĂ©s qu’aujourd’hui s’exprimer en une phrase et un pronom c’est prendre le risque de perpĂ©tuer des souffrances systĂ©mique et automatique envers des minoritĂ©s diront ils qui reprĂ©sente pourtant la norme.
Ok parlons de la norme, les humains sont tous différents avec des caractéristiques communes certes mais tous différents pourquoi on refuse de le reconnaßtre comme étant la norme ?
Pourquoi ĂȘtre comme les autres, faire et penser comme les autres est considĂ©rĂ© comme ĂȘtre dans la norme, suivre les normes et ĂȘtre normal alors que la norme dans le sens strict du terme « majoritĂ© des cas Â» est la diffĂ©rence ?
Ça me rends dingue car j’ai eu si peur de vous blesser, si peur de me manquer de respect Ă  moi mĂȘme, Ă  mes valeurs de bienveillance, d’amour d’autrui et de respect de toute individualitĂ© que j’ai Ă©tĂ© mon oppresseur mentale Ă  la place de ceux qui sous couvert de nouvelle appellation, de nouveaux mots ajouter aux dictionnaires nous on retirĂ© notre libertĂ© d’expression.
Ça m’a rendu malade de me rendre Ă  l’évidence que c’est bien Ă  vous autres tous diffĂ©rents que je souhaite me connecter et que chacune de mes phrases pourraient nous Ă©loigner.
Ça m’a rendu malade de me rendre compte que ceux qui veulent nous sĂ©parer et nous lisser eux utiliseront les grands mots pour nous diviser, contre nous plutĂŽt que de leur permettre de nous unir.

Alors pardonnez moi mes erreurs s’il vous plaĂźt. Apprenez moi avec douceur car mĂȘme si je sais qu’on dit bonjour aux gens il m’arrive de m’ĂȘtre mon casque pour Ă©viter d’avoir Ă  le faire car je ne sais si c’est l’heure de dire bonsoir.
C’est ici dans dans le fediverse avec tant d’inconnu que j’aimerai apprendre Ă  vivre en sociĂ©tĂ© car dans ma vie quotidienne il m’appelle encore par un prĂ©nom qui n’est plus le mien.
Il me traite encore comme si j’avais un dĂ©ficit social au lieu de m’accompagner Ă  Ă©tablir ma propre cohĂ©rence dans cette sociĂ©tĂ© bancale.
Peut ĂȘtre un jour grĂące Ă  ce compte j’aurais les outils pour Ă©diter un livre du « comment faire partie de ce monde, version intĂ©gral Â» ou quelqu’un le fera avant moi
. en attendant j’ai envie que d’une chose : me sentir avoir le droit d’exister pleinement.
De m’exprimer librement, et de faire des erreurs que je serais fiùre d’appeler apprentissage plutît que damnation sociale.

Je vous aime comme un champignon aime son réseau de mycélium.
đŸ™đŸœđŸ„č✹🍄
#actuallyautisticfr #Videtete #freemind

@cogneon Nach #Mindmanager, #XMind und #Freemind nutze ich mittlerweile fast nur noch #Freeplane. Achtung: Freemind wird seit ĂŒber 10 Jahren nicht mehr gepflegt.