Jour 7 et 1 semaine : le gribouillis du tout et ou rien
Ce soir jâĂ©cris, jâĂ©cris Ă la demande.
AprĂšs une longue journĂ©e intense, je signale Ă Nounou une crise dâangoisse.
Il mâappelle et on discute. Et il me dit « Fais ce qui te fais du bien, Ă©cris, raconte ce que tu vis » Alors me voilĂ Ă Ă©crire ces lignes.
Ce soir un peu avant 19h je commence un film que je mettrai sur pause pour rĂ©pondre Ă mes messages, pour faire la vaisselle, pour faire pipi, pour tout plein de raison. A lâĂ©vidence Ă 20h20, jâai envie de mâoccuper en mĂȘme temps. Jâenvisage trĂšs sĂ©rieusement de reprendre le crochet, cela fait des mois que je nây ai pas touchĂ© et jâai pensĂ© Ă emmener mon panier de crĂ©ation dans ma nouvelle maison. Quelle opportunitĂ© ! 22h film en pause, je suis en crise car je nâai pas su trouver le modĂšle sans couture qui me plairait de rĂ©aliser.
Alors que je me juge sĂ©vĂšrement avec le goĂ»t amer de « ne servir Ă rien », « nâĂȘtre capable de rien », « ne pouvoir rien faire sans modĂšle » Nounou me liste tout doucement mes fameux « je ne fais rien » depuis bientĂŽt 7 jours, 1 semaine.
Jâai dĂ©mĂ©nagĂ© seule dans une nouvelle maison et #actuallyautisticfr cela fait 4 jours que je prends mes marques.
Jâai Ă©galement pitcher mon projet de stand auprĂšs du collectif guadeloupĂ©en dont je fais partie pour apprendre le lendemain que lâexposition a Ă©tĂ© reportĂ© sans date fixe par la ville.
Jâai passĂ© ma journĂ©e Ă faire des choix, si jâallais manger avant ou aprĂšs, si jâallais ou non acheter tel articles, si câĂ©tait pertinent ou non de rĂ©pondre Ă tel besoin, ce que je voulais manger dans ma salade composĂ©, combien dâarticles je voulais dans ma gamme matĂ©riel, ce aprĂšs avoir appris que ma session bi-hebdomadaire de pratique artistique Ă©tait annulĂ© le matin mĂȘme.
Tant de chose qui a cet instant prĂ©cis de la soirĂ©e, portait dans ma tĂȘte la valeur du « rien ». Comme un dĂ©tails qui se balaye, comme une valeur nulle de la vie de tout les jours qui ne mâaurait que peu couter. Bien sĂ»r.
Je comprends alors que pour moi un quelque chose qui ne serait pas rien câest ce fameux modĂšle de #crochet que je peine Ă trouver, bien sĂ»r le repas que jâai prĂ©parĂ© ce soir alors que je tiens Ă peine debout ce nâest rien, la seule chose qui compte câest faire quelque chose en crochet, bien sĂ»r le fait de marcher comme un crabe pendant plusieurs heures pour tenir jusquâau bout de la mission course ça ne compte pas Ă cĂŽtĂ© de ces mailles que je ne crochĂšte pas.
Quand je me rends compte alors de la rĂ©alitĂ© de cette vision, je me sens mal Ă lâaise, comme si jâĂ©tais prise en porte Ă faux dâune dĂ©valorisation privĂ©e et intime.
Une dĂ©valorisation qui sâĂ©croule quand Nounou me dit « tu ne fais pas rien tout les jours tu fais quelque chose tu fabriques la vie »
Devant cet argument que dire.
Comment comparer deux rangs de crochet bancal Ă un petit ĂȘtre vivant dont on fabrique les organes ?
Mais du coup !
Comment comparer quelques mailles plus ou moins bien enchaßnés avec des actions, réflexions entrelacés entre elles depuis une semaine ?
Et puis pourquoi les comparer ?
Câest bien les questions qui se pose Ă mon cerveau alors que froidement une part de celui ci le juge sĂ©vĂšrement de pas ĂȘtre capable dâun minimum dâefforts, un minimum dâeffort juste un petit effort de rien du tout, qui bien sĂ»r me coĂ»terait une rĂ©serve dâĂ©nergie que je nâai plus.
Alors ce petit rien Ă cet instant reprĂ©sente un tout pour mon cerveau. Un tout quâil ne peut pas assumer. Un tout qui loin de couter rien lui coĂ»terai toute son Ă©nergie.
Quand je prends conscience de tout cela et non pas sans peine, 43 minute de discussion mâaideront Ă me rappeler que lâindulgence envers le rien est Ă©gale Ă la reconnaissance du tout qui co existe.
Peut ĂȘtre que ce soir je nâai rien fait mais ce rien ne dĂ©finit pas ce que je suis, ni lâensemble de ma vie, juste un moment de pause que je me suis accordĂ© ce soir, tout pareil et diffĂ©rent de ces 7 derniers jours, 1 semaines.
Cet Ă©crit est significatif, comme une preuve quâun rien peut tout dĂ©clencher, un gribouillis sur un papier peut devenir une Ćuvre, une pensĂ©e obsessive, un partage de fediverse.
Ce soir je mâoffre un lĂącher prise, par ces mots, dâune productivitĂ© du peut tout faire pour le bĂ©nĂ©fice du droit du rien.
đđœđ„čâšđ
Citation :
Le chat semble mettre un point dâhonneur Ă ne servir Ă rien, ce qui ne lâempĂȘche pas de revendiquer au foyer une place meilleure que celle du chien.
Il est un ornement de luxe.
Michel Tournier
« Comme un goût de encore une fois »
Cerveau qui fait boum.
Jâencaisse les maladresses
Jâaccueille avec tendresse
Toute les erreurs qui sont faites
Sous prĂ©texte de pas ĂȘtre dans ma tĂȘte.
Prendre le relai pour une Autiste
Câest ce que jâentends sans artifice
Et pourtant câest bien triste
Que je vais devoir vivre le supplice
De vous expliquer Ă vous aidants toutes ces bĂȘtises
Puis ensuite passer moi mĂȘme les coup de fils ma hantise
On les enchaĂźne les trucs bancales
Ceux qui me maintiennent au fond de la malle.
Jâen ai marre quâon pense mâaider
Quand on fait que les accumuler
Ces trucs que je vais maintenant traĂźner
Comme des foutus boulets.
AprĂšs on se demande pourquoi
Je préfÚre habiter chez moi
Seule avec les galĂšres du mois
Au moins je pourrais mâen prendre quâĂ moi.
Enfin je crois.
Schae
28 Octobre 2025
#poesie, #slam appelle ça comme tu veux juste un #videtete avant que ça pĂšte #ragequit , un #freemind en tant que #actuallyautisticfrâŠ
Un morceau de chanson écrit en écoutant la troupe numérique «A.D.E» qui enregistrait un nouveau morceau au studio-salon.
â-
Il y a des mots dure
Des maux quâon endure
Parfois quand on est face au mur
On laisse place Ă nos blessures
Faut parfois briser lâarmure
Celle qui masque avec sûr-eté
Nos vulnérabi-lités
Les moment oĂč on se sent vidĂ©
On recherche la pureté
Juste une paix tant espéré
Pour une fois pouvoir respirer.
Schae
Mardi 21 Octobre 2025.
#songwriting
#freemind
#motsdesmaux
#together
#oneshot
#Pausenmusik
#fwi
Une chanson, une poĂ©sie, un texte Ă©crit au rĂ©veil, hier. Petite mĂ©lodie dans ma tĂȘte.
â-
« Ma mie »
Jâaimerai pouvoir exister,
sans prendre le risque de me brûler.
Pouvoir me plaindre, pouvoir geindre,
sans avoir le réflexe de craindre
que si je dis ou que je vis ne serait quâune seule de mes envies,
que la vie sâarrĂȘte
Comme un coup de baguette magique
Que la mort secrĂšte
Un Douleur qui existe dans mon cĆur
Alors jâĂ©cris alors je pose
Ce que je pense ce qui me hante
Alors je vis la prose
comme une Démence sans innocence
Et puis je danse sous la pluie
En appelant lâinfini
Que le souvenir me guide sans fuir
Ma vie Ă moi nâest pas fini
Et tu me manque
Et tu me semble
Si éloigné de moi
Partie trĂšs loin de moi
Et tu me tente
Et tu me plante
LĂ dans ce tas de foi
Foi de rire
Foi de vivre
Foi de crier
Foi de sâaimer
Nous tous par milliers
Je pense Ă toi souvent
Quand je dors tendrement
Tu me semble si proche pourtant
Accessible comme un livre de poche
Alors jâĂ©cris alors je pose
Ce que je pense ce qui me hante
Alors je vis la prose comme une Démence sans innocence
Et puis je danse sous la pluie
En tâappelant toi Ă lâinfini.
Schae
Jour 3. Le bal masquĂ© de lâempathie
Les montagnes russes Ă©motionnelles, quelque chose que beaucoup dâhumains connaissent par le simple fait dâexister ; Qui plus est dans une sociĂ©tĂ© qui joue avec notre systĂšme limbique.
Le niveau de stress auquel nous sommes soumis chaque jour pour le profit dâun film, dâun produit ou dâun futur vote est assez effroyable, sans compter tout ce qui convient dâexĂ©cuter comme manĆuvre mentale pour sâassumer adulte au quotidien.
Chaque jour dans des mesures diffĂ©rentes on attends des humains quâils soient capable de prendre des dĂ©cisions difficile moralement mais quâils restent Ă©motionnellement responsable avant dâagir.
Alors voilĂ
une réunion de prise de contact semi pro qui se transforme en un témoignage profond de partage de parentalité bienveillante,
une discussion familiale Ă cĆur ouvert oĂč il convient dâĂ©couter lâautre dire des choses avec lesquels nous sommes en profond dĂ©saccord,
un film qui se veut ĂȘtre romantique et qui se rĂ©vĂšle ĂȘtre emprunt dâun fond de culture du patriarcat,
une collaboration dessin oĂč il convient de mettre en valeur lâindividu reprĂ©sentĂ© et respecter le travail de la croquiste.
Fin de journée 2h27, tablette éteinte et mon cerveau est éreinté.
Ăpreuve Ă©motionnel et rĂ©action :
Ce matin jâai pleurĂ© quand quelquâun mâa sincĂšrement remerciĂ© dâexister, juste parce quâĂȘtre lĂ Ă ce moment pour Ă©couter lui as fait du bien.
Cet aprĂšs midi jâai criĂ© parce que je me suis sentie brimĂ© Ă prendre la parole parce que je nâai pas eu le bon ton pour mon interlocuteur.
Ce soir jâai vĂ©cu un Ă©cĆurement de voir que le mythe du prince charmant Ă©tait aujourdâhui bien dâactualitĂ© avec un enrobage moderne.
Cette nuit je me libĂšre et dit je tâaime Ă travers chaque tracĂ© car je nâai pas plus Ă offrir.
Empathie ou masque ?
Ce matin jâai appris Ă Ă©couter lâautre exprimer sa rĂ©alitĂ©, accueillir tout cet amour quâil porte Ă son enfant et cette dĂ©tresse quâil a vĂ©cu dans son parcours de parents. Jâai appris de lui grĂące a cette Ă©coute.
Cet aprĂšs midi jâai Ă©couter jusquâau bout quelquâun qui avait une vĂ©ritĂ© si Ă©loignĂ© de la mienne que chacun de ses mots me pesait comme irrationnel et oblitĂ©rant ma rĂ©alitĂ©. Cette personne avait besoin de se livrer pour pouvoir Ă©couter.
Ce soir jâai choisi de me taire quand lâautre trouvait ce film merveilleux et plein dâamour car je nâavais pas lâĂ©nergie de dĂ©battre sur ma vision en Ă©coutant celle de lâautre. Cette non action fut un moyen dâauto prĂ©servation.
Cette nuit jâai choisi de mâexprimer en crĂ©ant une vision qui Ă©tait propre Ă moi mĂȘme dans lâoptique de me connecter Ă lâautre. Jâose me faire confiance
Pourquoi je partage tout cela ?
Car il me semble important de rappeler que nous avons tous des capacitĂ©s dâempathie, certains peuvent Ă©couter par empathie, dâautre sâexprimer, dâautre se taire, dâautre agir.
Chaque micro pas est important.
Certains ont naturellement de lâempathie envers autrui mais sont dĂ©pourvu dâauto-empathie, dâautres dĂ©veloppe leur auto-empathie et ne parvienne pas Ă en avoir pour autrui. Il existe ceux qui nâont ni lâun ni lâautre et il existe les magiciens qui vivent les deux empathie silmultanement
Me semble t il que nous portons de nombreux masques, au travail, Ă la maison, en famille, avec nos amis, les caissiers etc⊠pour faire preuve dâempathie face Ă autrui, pour le protĂ©ger de notre Ă©tat rĂ©el, ou pour se protĂ©ger de lâautre.
Un sourire Ă la caisse semble plus adĂ©quate que de dire quâest ce qui ne vas pas quand on voit que iel est contrariĂ© ou triste, pourtant nous le ferions peut ĂȘtre avec un enfant seul, un inconnu sur un banc, une personne ĂągĂ© dans la rue.
Lâempathie est une forme dâĂ©nergie sociale, elle se fabrique par Ă©ducation et elle se ressent par sincĂ©ritĂ©.
Elle se transmet par partage comme un doux Ă©cho dâamour parfumĂ© qui se rĂ©pands.
Câest en ces explication que les masques se faufilent et prĂ©tendent ĂȘtre ce quâil ne sont pas. Lâempathie nâest pas un masque. Pourtant il existe bien le masque de lâempathie.
Empathie = intelligence émotionnel.
Masque = intelligence social.
Autisme = authenticitĂ© social par intelligence dâautopreservation Ă©motionnel.
Tdi = authenticité émotionnel par intelligence social de disponibilité
Au service de qui ?
Meltdown = de soi.
Shutdown = de lâautre.
Voilà pourquoi les autiste font du masking émotionnel empathique mal compris et ceux qui sont atteint de tdi du masking social empathique.
Constater un manque dâempathie, cest lâopportunitĂ© de se demander oĂč iel en est dans sa montagne russe du jour sans basculer dans le jugement mais bien dans lâaccueil de lâautre ou de soi
Mes yeux se ferment je crois que jâai rĂ©ussi Ă recevoir le message profond de ce texte alors zou au lit : )
Bisou bisou
đđœđ„čâšđ
#actuallyautisticfr #actuallydissociativefr
#masking
#maskingiscommunitycare
#Videtete
#freemind
#empathy
#acceptance
Rappel : ceci est mon point de vue et câest ok dâavoir une vision diffĂ©rente â€ïž
Jour 2. La chaise musicale des limites sociales.
5039 caractĂšres, 39 de trop.
1% 99 de manque.
Il sâĂ©teint.
Ma limite sociale, un texte cĂ©rĂ©bral instinctif relu 6 fois, explicatif avec les grand mots et le tact qui convient pour ĂȘtre compris de tous, comme un cours clair socio-philosophique sur le processus de la sĂ©curitĂ© relationnel, effacĂ© en 1 seconde.
Tant pis.
Je ne souhaite pas rĂ©pĂ©ter mĂȘme si personne nâa pu me lire.
Jâaborderai donc le jour 2 sous un autre angle.
Quand jâai dĂ©couvert les rĂ©seaux sociaux jâavais 6 mois dâexistence en temps que conscience dans un corps particuliĂšrement a lâaise socialement.
Meta principalement.
Moi jâadhĂšre pas.
Il y a des gens qui jugent, qui blessent, qui harcĂšlent, ça me fait peur et ça me paralyse « et si ce que jâai a dire devient un jeu pour ceux qui nâont rien a dire ».
Alors je deviens un fantĂŽme qui observe, enregistre, analyse et un jour « oh câest quoi le fediverse ? ».
Je me renseigne jâadhĂšre plus que juste un peu et je me perds dans une folie du « presque parfait » issus de mes 2 ans dâenregistrement de « paraĂźtre meta ».
Je veux tout comprendre les rĂšgles, les mots magique, le fonctionnement des plateformes, le comment ĂȘtre bienveillant spĂ©cifiquement sur le rĂ©seau.
Et câest moi qui la reçoit.
Une bienveillance, un accueil qui me prends par la main.
Social Green flag !
Alors je mâenfuis.
Je fuis ce que jâavais initialement aimĂ©, cette libertĂ© dâĂ©change qui fait grandir, qui nourrit, qui compose des points de vue et rassemble dans des dĂ©bats dignes de Raymond Devos.
Je fuis cet espace oĂč personne nâattends de moi que je sois parfaite, prĂȘt Ă mâaider moi, chacun avec leurs conseils, leurs vĂ©cus et leurs sensibilitĂ©s.
Je fuis cet espace oĂč mon partage de texte profond, dâexpĂ©rience nâa aucune vocation Ă crĂ©er un engouement public demandant que chaque phrase soit relu.
Mon cerveau panique et calcule tout.
Jâai pas choisi la bonne instance :
je change,
jâai pas choisi le bon format :
je sonde
« jâai pas » devient le dĂ©but de chacune de mes pensĂ©e.
Je nâai pas rĂ©pondu Ă ces gentils gens qui mâont donnĂ© des conseils.
Ni Ă ces tendre gens qui mâont partagĂ© leurs vĂ©cus.
Jâai pas dit merci Ă ceux qui mâont soutenu.
Et puis jâai du mal Ă savoir quoi dire parfois je pensais que je passerai inaperçu.
Dâun coup la lumiĂšre existe sur ma personne.
Pourtant je peux pas donner mes rĂ©fĂ©rence, ceux qui mâinspirent sont sur meta je peux pas les taguer.
Et puis ici il nây a pas de guadeloupĂ©en.
Et moi jâaime parler avec beaucoup de texte, est ce que les gens verront mes images ?
Et moi je verrai les leurs ?
Est ce que jâai bien choisi les hashtags ? RespectĂ© les triggers warning?
Ici les gens ont lâair de prĂ©fĂ©rer mes textes bancales plutĂŽt quâavec lâia mais du coup qui va me relire et me dire si câest clair ? Eux ?
Et si iels me trouvent bizarre ?
Et si je leurs manque de respect ?
Et si je suis maladroite ?
« Oh je me sens exposé »
7 mois plus tardâŠ
Un ami qui me dit partage ton art, écrit, dessin, photo comme tu veux mais partage.
Une image de ma tĂȘte est publiĂ© sur les rĂ©seau meta dâune Ă©quipe dont je fais partie.
Une connaissance qui voudrait me lire se questionne sur mes réseaux.
Un ami dâun ami qui voudrait suivre mon art demande Instagram ?
Et moi je refuse dâaller ailleurs quâici.
Je me sens en sécurité sur le #fediverse pour publier.
« Alors commence par expliquer la situation » que jâentends dans ma tĂȘte.
« Tu es assez » me dit mon compagnon.
Un post épinglé plus tard, me voici en train de partager.
Jâobserve un monde qui porte des masques,
oĂč la libertĂ© dâexpression souille et dĂ©truit lâexistence digne dâautres en toute impunitĂ©,
oĂč la libertĂ© dâagir restreint et altĂšre la lĂ©gitimitĂ© dâĂȘtre diffĂ©rent,
oĂč la libertĂ© de pensĂ©e est conditionnĂ© par des espaces relationnelles insĂ©cure.
Alors jâai choisi de faire de cet espace, mon espace relationnel secure â€ïžđ„čđđœâš
#ActuallyautisticFr
#freemind
#safeplace
Ps : ce texte tĂ©moigne dâune expĂ©rience propre au fediverse et propose une vision alternative de comment la sociabilitĂ© peut ĂȘtre extrĂȘme pour une autiste en sociĂ©tĂ©. Ce texte lu du bas vers le haut et Ă quelque mots prĂšs, tĂ©moigne du parcours Ă©motionnel brutal que peut vivre qqun qui choisit de faire confiance Ă un rĂ©seau non safe.
Jour 1. DĂ©gobillage dâincohĂ©rence sociale.
Jâai craquĂ© il y a quelque mois, il y a encore quelque semaine, il y a mĂȘme quelque jour.
Une hyper saturation de ne plus savoir comment faire partie de ce monde. En vĂ©ritĂ© de nâavoir jamais su.
Histoire particuliĂšre, 3 ans de conscience dâici presque 1 mois et je me rends compte que rien dans cette sociĂ©tĂ© nâest fait pour accompagner les cas comme moi. Et du coup les gens qui fondamentalement se cherchent et cherchent Ă comprendre le monde dans lequel iels vivent.
Attention je ne me plains pas, je ne critique pas, je constate.
Je constate avec violence que si tu ne sais ni ce que tu aime, ni ce que tu veux faire de ta vie, tu as intĂ©rĂȘt Ă savoir qui tu es. Ăa câest ce quâon mâa appris et rapidement je me suis rendu compte que je savais plein de choses sur qui je nâĂ©tais pas, Ă qui je refusais de ressembler, ce qui mâoffusquait et mâagitait, ce qui manquait de sens pour moi.
Je me suis dit câest une bonne base de construction non ? Je peux commencer par lĂ .
Rapidement surcharge mentale. Surcharge affective. Isolement sociale.
Officiellement jâai 29 ans officieusement jâai 3 ans. Je suis une femelle dâaprĂšs la science, je crois que je suis une femme. Ok mais je mâidentifie pas Ă une de ces femmes que je vois sur les rĂ©seaux et encore moins celles des livres, pas de celles qui apparaissent dans les films. Du coup je suis quel genre de femme me suis je questionnĂ©e quand je refusais de me « soumettre » « subir » le traitement rĂ©servĂ©e aux femmes. Câest lĂ que je dĂ©couvre les concepts quâen fait de nombreux individus galĂšre Ă exprimer, expliquer ou juste quâon pas envie dâavoir Ă Ă©tiqueter.
Ma rĂ©alitĂ© devient alors une boucle, ras le bol de devoir justifier que je suis une humaine mĂȘme si femme pour faire entendre mes droits, que je suis humaine mĂȘme si jeune pour avoir le droit dâexprimer mes ressentis, que je suis autiste suffit pour quâils soient respectĂ©s.
Câest un dĂ©lire quand mĂȘme.
RAS le bol dâĂȘtre en galĂšre Ă mâexprimer parce que dire « il » ça me semble offusant et que quand je dis iel ou neuroatypie? on me catĂ©gorise dâuluberlu de la nouvelle gĂ©nĂ©ration.
Peut-on juste le temps dâune bulle reconnaĂźtre que toutes les langues et aucun mots du monde ne suffiront Ă exprimer la complexitĂ© de lâĂȘtre humain?
Allez elle est fĂ©ministe, militante et philosophe dâun autre temps !
Mais non en fait je suis juste une humaine qui voudrait se connecter aux autres humains, yâa tellement de gens qui ont construit des rĂšgles qui nâont aucun sens et qui les ont utilisĂ© pour blesser et brimer des rĂ©alitĂ©s quâaujourdâhui sâexprimer en une phrase et un pronom câest prendre le risque de perpĂ©tuer des souffrances systĂ©mique et automatique envers des minoritĂ©s diront ils qui reprĂ©sente pourtant la norme.
Ok parlons de la norme, les humains sont tous différents avec des caractéristiques communes certes mais tous différents pourquoi on refuse de le reconnaßtre comme étant la norme ?
Pourquoi ĂȘtre comme les autres, faire et penser comme les autres est considĂ©rĂ© comme ĂȘtre dans la norme, suivre les normes et ĂȘtre normal alors que la norme dans le sens strict du terme « majoritĂ© des cas » est la diffĂ©rence ?
Ăa me rends dingue car jâai eu si peur de vous blesser, si peur de me manquer de respect Ă moi mĂȘme, Ă mes valeurs de bienveillance, dâamour dâautrui et de respect de toute individualitĂ© que jâai Ă©tĂ© mon oppresseur mentale Ă la place de ceux qui sous couvert de nouvelle appellation, de nouveaux mots ajouter aux dictionnaires nous on retirĂ© notre libertĂ© dâexpression.
Ăa mâa rendu malade de me rendre Ă lâĂ©vidence que câest bien Ă vous autres tous diffĂ©rents que je souhaite me connecter et que chacune de mes phrases pourraient nous Ă©loigner.
Ăa mâa rendu malade de me rendre compte que ceux qui veulent nous sĂ©parer et nous lisser eux utiliseront les grands mots pour nous diviser, contre nous plutĂŽt que de leur permettre de nous unir.
Alors pardonnez moi mes erreurs sâil vous plaĂźt. Apprenez moi avec douceur car mĂȘme si je sais quâon dit bonjour aux gens il mâarrive de mâĂȘtre mon casque pour Ă©viter dâavoir Ă le faire car je ne sais si câest lâheure de dire bonsoir.
Câest ici dans dans le fediverse avec tant dâinconnu que jâaimerai apprendre Ă vivre en sociĂ©tĂ© car dans ma vie quotidienne il mâappelle encore par un prĂ©nom qui nâest plus le mien.
Il me traite encore comme si jâavais un dĂ©ficit social au lieu de mâaccompagner Ă Ă©tablir ma propre cohĂ©rence dans cette sociĂ©tĂ© bancale.
Peut ĂȘtre un jour grĂące Ă ce compte jâaurais les outils pour Ă©diter un livre du « comment faire partie de ce monde, version intĂ©gral » ou quelquâun le fera avant moiâŠ. en attendant jâai envie que dâune chose : me sentir avoir le droit dâexister pleinement.
De mâexprimer librement, et de faire des erreurs que je serais fiĂšre dâappeler apprentissage plutĂŽt que damnation sociale.
Je vous aime comme un champignon aime son réseau de mycélium.
đđœđ„čâšđ
#actuallyautisticfr #Videtete #freemind