Alain Proviste en est encore Ă se remettre.
đ https://www.lestronchesdecake.fr/gims-exil-fiscal-marrakech-interview-satirique/
#ExilFiscal #humourfrancais
LâactualitĂ© mondiale est franchement anxiogĂšne. Pourtant, au milieu de toutes ces mauvaises nouvelles, il reste de petits moments de joie. Par exemple, voir certains de nos prĂ©tendus «âŻentrepreneursâŻÂ» exilĂ©s fiscaux installĂ©s Ă DubaĂŻ sâafficher sur les rĂ©seaux⊠et les retrouver aujourdâhui avec leur passeport français autour du cou, en demandant un rapatriement d'urgence, avouons-le, ça me fait sourire đ
J'espĂšre qu'ils paieront leur billet retour.
Exil fiscal : la France en sursis ?
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Lutter contre l' #exilFiscal
âĄïž https://petitions.assemblee-nationale.fr/initiatives/i-4628 n°4628
copiĂ© de Gabriel #zucman que je n'a pas encore vu sur #mastodon, oĂč il rĂ©pond au gouv fr qui raconte n'importe quoi sur l'impĂŽt plancher des ultra riches :
Bonjour M. Sébastien Lecornu,
Je suis trĂšs Ă©tonnĂ© par les propos de votre Gouvernement selon lesquels lâimpĂŽt plancher de 2% sur les milliardaires mettrait en danger nos entreprises et notre appareil productif.
Je vais vous expliquer pourquoi câest faux, car les citoyens mĂ©ritent un Ă©change rigoureux et honnĂȘte.
Le mĂ©canisme que je propose concerne les seules personnes physiques â pas les entreprises â dont la fortune personnelle dĂ©passe les 100 millions dâeuros.
Ces personnes sont au nombre de 1.800 environ en France. La fortune de ces individus est financiĂšre : elle est principalement constituĂ©e dâactions (dans LVMH, LâOrĂ©al, etc.).
Un peu de pédagogie est nécessaire pour que chacun comprenne bien ce dont on parle.
Quâest-ce quâune action ? Câest un bout de papier qui donne Ă son dĂ©tenteur le droit de percevoir les bĂ©nĂ©fices dâune entreprise. Ces bĂ©nĂ©fices, quand ils sont versĂ©s aux actionnaires, sâappellent des dividendes.
Certains voudraient que la possession de gros paquets d'actions constitue un insigne dâimmunitĂ© : taxer ces grosses dĂ©tentions actionnariales, selon eux, ce serait abimer nos entreprises.
Mais cela nâa guĂšre de sens.
Car cette taxe ne demande rien Ă LVMH, Ă LâOrĂ©al ou Ă une quelconque autre entreprise.
Elle nâobĂšre en rien leurs capacitĂ©s dâinvestissement ou de dĂ©veloppement.
Elle ne touche pas les machines ou les usines, mais le portefeuille des ultra-riches.
On entend parfois la crainte que lâimpĂŽt plancher forcerait les milliardaires Ă se verser plus de dividendes.
Câest faux, Ă double titre. Dâabord parce que dans lâimmense majoritĂ© des cas, les ultra-riches ont les liquiditĂ©s nĂ©cessaires pour payer lâimpĂŽt de 2%.
Ensuite parce que dans les rares cas oĂč ils nâauraient pas les liquiditĂ©s nĂ©cessaires, le plus naturel serait que les contribuables concernĂ©s vendent quelques actions â Ă la puissance publique, aux salariĂ©s, Ă dâautres investisseurs Français â pour le payer.
Aucun argent ne sort de lâentreprise. Les capacitĂ©s dâinvestissements de celle-ci sont inchangĂ©es. Ses actions restent dĂ©tenues par des Français.
Mais la propriété de celles-ci serait simplement légÚrement démocratisée.
âSe sĂ©parer de quelques actions ? Quelle horreur, vous nây songez pas !â
DerriĂšre cette exclamation se cache une conception proprement royaliste de lâĂ©conomie.
Une vision selon laquelle il est impĂ©ratif que les milliardaires possĂšdent chacune des actions quâils dĂ©tiennent.
Une vision selon laquelle câest leur droit absolu â en tant que fondateurs, hĂ©ritiers sur une gĂ©nĂ©ration, sur 5 gĂ©nĂ©rations.
Que toute autre rĂ©partition des actions serait nuisible Ă la sociĂ©tĂ©. Mais cette vision royaliste est contredite par toute lâexpĂ©rience historique et internationale.
Car ce nâest pas le nombre dâactions dĂ©tenues par un individu particulier qui fait la capacitĂ© dâune entreprise Ă innover.
Un exemple trĂšs clair lâillustre : Steve Jobs.
Steve Jobs possĂ©dait 0% dâApple quand il est revenu en prendre les rĂȘnes en 1997
Pourtant, cela ne lâa pas empĂȘchĂ© de la sauver de la faillite et de lancer lâiPhone etc.
La concentration des actions nâest pas la condition de lâinnovation et de la productivitĂ©, bien au contraire.
Câest lâinvestissement collectif dans les compĂ©tences, dans les savoirs, dans les infrastructures, qui fait notre productivitĂ©, notre capacitĂ© Ă innover et notre croissance. Pas la dĂ©tention des actions par les ultra riches et par eux seuls.
J'aborde toutes ces questions dans mon nouveau livre : https://www.seuil.com/ouvrage/les-milliardaires-ne-paient-pas-d-impot-sur-le-revenu-et-nous-allons-y-mettre-fin-gabriel-zucman/9782021538601
Le vote dĂ©cisif pour imposer les milliardaires se tiendra soit aujourdâhui soit vendredi, je vous tiendrai informĂ©s.
Il nous reste peu de temps pour continuer le travail de pédagogie et de diffusion. Merci pour votre confiance et votre soutien. Gabriel
#evasionFiscale #economics #économie #polfr #exilFiscal #nichesFiscales #justice #fiscalité
C'est le principal argument de ceux qui s'opposent Ă toute hausse d'impĂŽt visant les plus riches : ceux-ci partiraient Ă l'Ă©tranger, privant la France de leurs investissements, ce qui appauvrirait leâŠ
Hey j'ai une question sur Wikipédia : lorsqu'un paragraphe entier sur un phénomÚne, dont les effets sont contestés par les derniÚres études sur le sujet, n'est référencé qu'avec des sources primaires, ça ne vaudrait pas une relecture ?