Le 13 mars 2026, la Fédération internationale pour les droits humains (FIDH) a prononcé une déclaration à l’occasion de la 61e session du Conseil des droits de l’homme des Nations unies dans le cadre du dialogue interactif avec le Rapporteur spécial des Nations unies sur la situation des droits humains au Myanmar. Dans cette déclaration, elle condamne à nouveau l’élection non démocratique au Myanmar et exhorte les États et les organisations intergouvernementales à rejeter les résultats de l’élection, à faire pression en faveur d’un embargo total sur les armes à l’armée du Myanmar et à déférer la situation du Myanmar devant la Cour pénale internationale.

Lire la déclaration ci-après:

Monsieur le Président,

" La FIDH et ses membres et Info Birmanie reconnaissent le travail réalisé par le Rapporteur spécial Thomas Andrews ces six dernières années. Nous encourageons la personne qui lui succédera à poursuivre les efforts visant à endiguer l’afflux d’armes et de financements destinés à la junte birmane.

Les récentes élections antidémocratiques, conduites pour légitimer et consolider le régime militaire au Myanmar, n’ont pas contribué à apaiser le conflit, ni à réduire les crimes de guerre. En février 2026, on a recensé 849 attaques armées, dont 224 frappes aériennes, ayant causé la mort de 192 victimes civiles dans 169 municipalités. Le recrutement forcé de jeunes hommes et femmes se poursuit, pour participer à la guerre que livre Min Aung Hlaing contre la population du Myanmar. Actuellement, plus de 22 000 personnes sont privées de liberté pour des raisons politiques. Durant le récent processus d’amnistie, seule une petite quantité de prisonniers et prisonnières politiques ont été libérées : une tentative de Min Aung Hlaing de gagner en légitimité internationale.

Il n’est toujours pas possible pour les personnes Rohingyas réfugiées dans les camps du Bangladesh de rentrer dans leur pays dans la sécurité et la dignité. Les procédures récentes devant la Cour internationale de justice se sont déroulées en pleine seconde vague de génocide.

Personne ne devrait envisager une collaboration avec l’armée et ses institutions fantoches, en particulier les institutions législatives et judiciaires appliquant ses politiques répressives.

Les États et les organisations intergouvernementales doivent condamner les récentes élections frauduleuses et refuser ses résultats. Ils et elles doivent agir pour instaurer un embargo total sur les armes au Myanmar et pour déférer la situation du pays devant la Cour pénale internationale.

Merci."

https://www.fidh.org/fr/regions/asie/myanmar/myanmar-declaration-orale-devant-le-conseil-des-droits-de-l-homme-des

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Myanmar : Déclaration orale devant le Conseil des droits de l’homme des Nations unies

Le 13 mars 2026, la Fédération internationale pour les droits humains (FIDH) a prononcé une déclaration à l’occasion de la 61e session du Conseil (…)

Fédération internationale pour les droits humains

"La procédure engagée devant la Cour internationale de Justice (CIJ) dans l’affaire Gambie c. Myanmar, introduite par la Gambie en 2019 en vertu de la Convention sur le génocide au sujet des persécutions présumées des Rohingyas par le Myanmar, a redéfini le contentieux international en matière de droits de l’homme. Cette affaire a précisé que tous les États parties ont l’obligation commune de faire respecter la Convention sur le génocide, a élargi les possibilités d’actions en justice fondées sur les droits et a renforcé le recours de la Cour aux mesures conservatoires, influençant ainsi les litiges ultérieurs, notamment les affaires Afrique du Sud c. Israël et Ukraine c. Russie. Une décision sur le fond de l’affaire, qui devrait être rendue plus tard en 2026, apporterait une reconnaissance et une réparation aux Rohingyas, même si son application au Myanmar s’avérera difficile."

https://eastasiaforum.org/2026/03/17/the-icj-rohingya-case-reshapes-human-rights-litigation/

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The ICJ Rohingya case reshapes human rights litigation

In January 2026, the International Court of Justice (ICJ) held three weeks of hearings on the merits of the Rohingya genocide case, which The Gambia brought against Myanmar in November 2019 under the Convention on the Prevention and Punishment of the Crime of Genocide (the Genocide Convention). Though the final determination could take at least […]

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