De Gaza à Minab, les enfants paient le prix des guerres
Par Dr Ramzy Baroud est journaliste, auteur et rédacteur en chef de Palestine Chronicle.
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Il y a des #Enfants qui ne vivent que brièvement, goûtant à tout ce que la vie peut leur offrir : l’amour de leurs parents, la complicité des frères et soeurs, les joies de trop courte durée et les épreuves inévitables de l’existence.
Selon les chiffres publiés par le ministère de la Santé de Gaza et maintes fois cités par les agences des #NationsUnies, plus de 20 000 enfants de cette catégorie ont été tués à Gaza en l’espace d’environ deux ans. Certains sont nés et ont été tués au cours de cette même période.
D’autres restent ensevelis sous les décombres de la bande de Gaza détruite.
Selon des experts #humanitaires et médico-légaux cités par le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations unies ( #OCHA ), des milliers de corps sont toujours portés disparus sous les bâtiments effondrés, les opérations de récupération étant entravées par l’ampleur des destructions et le manque d’équipement.
Dans certains cas, la chaleur extrême, les incendies et l’utilisation d’armes explosives lourdes ont rendu l’identification pratiquement impossible, ce qui signifie que bon nombre de ces enfants ne seront peut-être jamais identifiés, et encore moins pleurés sur une tombe.
Ces enfants n’auront pas de tombe où l’on puisse se recueillir. Et s’ils en ont une, beaucoup n’auront plus de parents vivants pour prier pour eux. Mais toujours nous le ferons. (...)
J’étais à la maternelle dans un camp de réfugiés à Gaza lorsque j’ai assisté à mon premier raid militaire. La cible était notre école.
Je me souviens encore de nos professeurs repoussant les soldats alors qu’ils faisaient irruption dans le bâtiment. Je me souviens qu’ils ont été agressés physiquement et qu’ils nous criaient de courir vers le verger.
Nous avons commencé à courir en nous tenant par la main. Nous portions tous des tenues rouges assorties avec des autocollants sur le visage — aucun d’entre nous ne comprenait qui étaient ces hommes ni pourquoi ils faisaient du mal aux personnes qui prenaient soin de nous.
J’y ai souvent réfléchi ces dernières années — pendant la dévastation de Gaza, les guerres dans toute la région et le massacre d’élèves dans une école de la ville iranienne de Minab.
#Minab n’est pas seulement une tragédie iranienne ; c’est notre deuil à tous. Les éléments recueillis lors d’enquêtes internationales indiquent que la frappe contre l’école Shajareh Tayyebeh n’était pas un accident, mais le résultat d’un ciblage délibéré s’inscrivant dans une campagne militaire plus large.
#AmnestyInternational a conclu que le bâtiment scolaire avait été directement touché par des armes guidées.
Les enquêtes menées par de grands médias, ainsi que des sources militaires américaines, font comprendre que le site avait été inscrit sur une liste de cibles bien qu’il s’agisse d’une école en activité. Le résultat a été dévastateur : des enfants tués, des familles brisées, et une nouvelle atrocité absorbée dans le rythme implacable de la guerre.
L’administration américaine peut nier toute intention aussi souvent qu’elle le souhaite. Mais nous savons que le meurtre d’enfants n’est pas fortuit. Cela est démontré à Gaza, où l’ampleur des événements à elle seule contredit toute affirmation d’accident.
Comme l’a déclaré la directrice générale de l’ #UNICEF Catherine Russell, « Gaza est devenue un cimetière pour des milliers d’enfants ». Cette réalité à elle seule devrait mettre fin à tout débat.
Je pourrais m’arrêter là pour vous dire que tous les enfants sont précieux, que toutes les vies sont sacrées et que le droit international est sans équivoque sur ce sujet.
Je pourrais invoquer la quatrième #ConventiondeGenève, qui stipule que « les personnes protégées (…) doivent être traitées avec humanité en toutes circonstances », et que la violence contre les civils est strictement interdite.
Oui, je pourrais faire tout cela. Mais je crains que cela ne change pas grand-chose.
Tout ce que nous avons dit et fait a failli à #Gaza, au #Liban, en #Syrie et dans une grande partie de notre région. Le #DroitInternational, autrefois considéré comme un bouclier, n’est plus guère qu’un point de départ pour des discussions sur son inefficacité et son hypocrisie.
Parler du droit international aux Palestiniens ne suscite souvent pas de réconfort, mais de la frustration et de la colère. Je vous épargnerai donc cela aussi.
Ne vous contentez pas de l’indifférence, ou d’une simple préoccupation, ou même d’une indignation morale qui n’est jamais suivie d’actions.
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#Palestine #Gaza #Liban #Iran
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#Children #Enfants

De Gaza à Minab, les enfants paient le prix des guerres
Ceux qui ont eu le malheur de grandir dans une zone de guerre n'ont pas besoin d'explications. La guerre est un enfer, c'est vrai, mais pour les enfants, c'est tout autre chose : un destin déroutant et désorientant qui défie toute compréhension.
