Comme toujours, la position de Bruno Retailleau s'inscrit dans une vision de société défendue depuis des années par les mouvements #catholiques #conservateurs, qu'il a lui-même soutenus, notamment lors de La #Manifpourtous.
Dans une #République #laïque, les #lois n'ont pas vocation à traduire les convictions des #religions, mais à s'appuyer sur le débat démocratique, les connaissances scientifiques, l'#éthique et les #libertés individuelles.
@GenerationAthee

À lire : G.Ragnaud met le doigt sur ce que tout le monde pense.

"En dix ans, j’ai démontré que l’#athéisme et la #politique sont les deux faces d’un même engagement #citoyen. J’ai montré que défendre la #liberté de conscience ne passe pas seulement par #critiquer les #religions, mais par l’#influence que nous, #athéesréformistes, devons avoir sur les #lois, les #institutions et les choix collectifs qui façonnent nos #vies quotidiennes."
Gilles Ragnaud
Génération Athée
https://www.generation-athee.fr/cet-interet-majeur-quont-les-athees-pour-la-politique/

Cet intérêt majeur qu’ont les athées pour la politique | Génération Athée

En dix ans, via Génération Athée, et malgré les multiples critiques, j’ai démontré que l’athéisme et la politique ne sont pas deux mondes séparés, mais les deux faces d’un même engagement citoyen. J’ai montré que défendre la liberté de conscience ne passe pas seulement par critiquer les religions, mais par l’influence que nous, athées, devons

Génération Athée | Engagé dans l'organisation et l'exercice du pouvoir dans la société

Sorcier, druide et brahmane

On entend parler dans les différents textes de sorcier et de sorcière, de druide et de brahmane. Est-ce qu’il y a une différence et quels sont les liens ?

Cette question touche en fait toutes les civilisations et traverse plusieurs millénaires.

Le druide que l’on retrouve surtout en Celtes, en Gaule, et aux îles Britanniques et le brahmane en Inde sont des figures institutionnelles. Ils occupent une place reconnue dans l’ordre social de leur société, ils sont formés pendant des décennies, ils sont garants de la loi et du cosmos. Le druide est profondément lié à la forêt et aux cycles naturels, tandis que le brahmane a un corpus textuel et rituel codifié parmi les plus anciens du monde, les Védas.

Ce n’est pas un hasard si le druide et le brahmane se ressemblent tant. Ils partagent vraisemblablement une racine commune indo-européenne. D’ailleurs, Mathieu Halford en fait la démonstration dans son livre : Druides celtiques et brahmanes indiens. Le mot sanskrit brahman (parole sacrée, puissance du rite) et la fonction druidique de maître de la parole sont deux branches d’un même arbre, séparées par des millénaires de migration.

Dans la société celtique, le pouvoir était divisé entre les guerriers nobles (équites) et les druides. Le roi guérissait, protégeait tandis que le druide légitimait. Aucune guerre ne pouvait commencer sans leur accord, aucun traité n’était légitime sans leur présence. César lui-même note qu’ils étaient exemptés de l’impôt et du service militaire, signe de leur statut exceptionnel.

Le sorcier ou la sorcière apparait comme une figure qui n’est pas instituée par une autorité, avant tout reconnaissable par ses pouvoirs. Selon les cultures, le sorcier ou la sorcière est parfois craint, consulté en secret, opérant dans l’espace ambigu du monde visible et invisible. Là où le druide et le brahmane renforcent l’ordre, le sorcier ou la sorcière le traverse ou le contourne.

Le savoir se transmet oralement, et c’est voulu ainsi. Des textes appris par cœur, touchant les mythes, les lois, les généalogies, et la cosmologie. L’absence d’écriture n’était pas un manque, c’était une discipline. L’écrit fige, alors que la parole vivante s’adapte, se transmet de maître à disciple, reste vivante dans la mémoire.

Le sorcier ou la sorcière est antérieur à toutes ces traditions, représentant peut-être la plus vieille figure spirituelle de l’humanité. On ne les retrouve pas seulement en Afrique ou en Amérique, mais sur tous les continents.

Une chanson de Donovan – I Am The Shaman

Les paroles sur https://fr.muztext.com/lyrics/donovan-david-lynch-i-am-the-shaman

https://www.youtube.com/watch?v=V5i98tfyGac&list=RDV5i98tfyGac&start_radio=1

Par Daniel Jean dans Voies (x) de passage

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#Afrique #Amérique #être #brahmane #Celte #chamane #conscience #cosmologie #druide #entrainementDeLEsprit #figuresInstitutionnelles #Gaule #Inde #interdépendance #lois #MathieuHalford #mythe #parolesSacrées #rite #sanskrit #savoir #sorcière #sorcier #textes #traditions #Védas #Vivre #voieDePassage
Ironique : #BoulevardVoltaire laisse un #prêtre expliquer que “l’#islam mêle #religion, politique et droit”… pourquoi pas... Mais il oublie de dire que le #christianisme , en #France, dispose de #lobbys dans toutes les sphères #politiques, sociales et économiques, qu’il est omniprésent dans les #lois, la morale, l’école et même les #sciences, le tout en s’opposant, encore aujourd’hui, aux lois sur la #laïcité.
En bref, les religions sont toutes les mêmes… et les médias de l’extrêmedroite aussi !

Le futur n’est plus seulement occidental

Retour de Chine, où je n’étais pas allé depuis 40 ans. Le pays n’est plus ce qu’il était, « en voie de développement », mais bel et bien développé. Plus que les États-Unis parfois, dans les batteries électriques, l’automobile, les robots connectés, les énergies renouvelables, la mécanique quantique. Pire : alors même que les États-Unis sous Trump et sa bande de techno-fascistes font régresser l’Amérique en misant sur le tout pétrole, le charbon, la négation du réchauffement climatique, la primauté de la force militaire, la Chine avance à bas bruit, pays stable et raisonnable, qui poursuit ses visées géostratégiques sans se presser. Le phare n’est plus à Washington pour la démocratie après l’assaut trumpien du Capitole, ni à New York pour la culture avec sa démagogie woke, ni en Californie avec ses libertés dégénérées en libertarianisme. Elle est désormais à Pékin, Shanghai et Shenzen.

Non pas qu’il faille se « convertir » à l’autoritarisme du seul parti, ni à l’autocratie de son chef Xi, mais observer comment « ça marche » – mieux que chez les Yankees arrogants. La République populaire de Chine établit désormais la trajectoire du développement et dicte le rythme économique mondial, technologique et institutionnel. Le pays a, en une génération, sorti près de 800 millions de personnes de l’extrême pauvreté, a accru l’espérance de vie à la naissance en Chine de 33 ans en 1960 à 78 ans en 2023 – la même que celle des États-Unis. Les causes ? Évidemment l’abandon de l’utopie maoïste du communisme direct à la Robespierre ou Mélenchon, qui n’aboutit qu’au chaos (la révolution « culturelle » l’a amplement montré). Mais surtout l’adoption du système capitaliste, sans la politique libérale censée aller avec.

La Chine reste confucianiste, c’est-à-dire morale, obéissante à la hiérarchie, soumise aux règles ; léniniste, c’est-à-dire démocratique selon le fameux « centralisme », on discute entre élites cooptées puis, une fois la décision majoritaire prise, tout le monde l’applique sans plus discuter ; autoritaire technocratique, c’est-à-dire avec une administration puissante, « à la française », mais surveillée et punie par le parti ; une politique industrielle de capitalisme d’État avec les mécanismes de marché.

On peut dès lors s’interroger. Qu’est-ce que le développement lorsque le modèle le plus performant ne se conforme pas aux postulats de la démocratie libérale ? En cause : l’efficacité.

Il ne suffit pas d’élire des représentants, ni de les faire discuter au Parlement en leur donnant les moyens d’enquêter et de réfléchir sans trop tenir compte des lobbies, ni de leur faire accoucher de lois. Encore faut-il que tout ce processus ne prenne pas trop de temps et qu’il soit efficace et contrôlé dans ses résultats. Or c’est loin d’être le cas ! Les « oppositions » se fragmentent, les égoïsmes sacrés des fractions de la société se manifestent bruyamment, les « syndicats » défendent leur bifteck particulier au détriment de l’intérêt général (on pense en France à la FNSEA, aux cheminots). Les lois sont mal pensées, mal rédigées, mal appliquées, jamais contrôlées. Les dysfonctionnements sont la norme (l’affaire Lyhanna, après bien d’autres, montre combien la police et la justice sont gangrenées par le je-m’en-foutisme et l’exception de pouvoir).

La doxa libérale selon laquelle il faut le moins d’État possible et le plus de laisser-faire possible, atteint ses limites. L’essor brutal de la Chine le montre. Aux États-Unis, on rétablit la politique industrielle dès Biden, des partenariats coordonnés entre le gouvernement et l’industrie. En France, on a bien rétabli « le Plan », en forme de pâle copie de celui qui œuvrait sous de Gaulle, mais sous l’égide d’un indécideur pathologique en la personne de Bayrou, qui n’a accouché de rien, des « rapports » dont personne n’a jamais entendu parler. Or la menace russe le montre dans la Défense : il faut faire vite et mieux. La reconstruction de la cathédrale Notre-Dame a prouvé qu’un militaire aux commandes réussissait mieux que les multiples bureaucrates des multiples administrations « chargées » de l’édifice, qui n’ont rien foutu, rien vu, rien empêché – tout comme le casse par des racailles de banlieue au musée du Louvre.

Nous assistons à la douloureuse mais salutaire prise de conscience qu’un autre système, même imparfait, réussit mieux que le nôtre. Plus vite, plus haut, plus fort. Il se disait qu’aucune véritable innovation ne pourrait naître sans liberté politique, or les entreprises et les laboratoires chinois ont des résultats de classe mondiale tout en opérant au sein d’un écosystème de l’information très différent. L’efficacité est la règle, pas la procédure.

La légitimité politique, dès lors, ne pourra-t-elle découler de la capacité à tenir ses engagements plus que de la « pureté idéologique » ? Il ne s’agit pas de se dire « progressiste » pour faire advenir le progrès ; ni « nationaliste » ou souverainiste pour exercer pleinement la souveraineté. Encore faut-il réussir à assurer la prospérité et la stabilité, à construire à grande échelle, à innover sous pression, à absorber la contrainte économique sans y céder, à mobiliser des ressources pour la transition énergétique ou le réarmement.

Évidemment, se pose la question des vertus de la gouvernance technocratique. Son efficacité, sa capacité à planifier, construire et produire à grande échelle peuvent-elle être assurées sans céder à la tentation autoritaire ? Il ne s’agit pas de nous convertir au communisme d’État à la chinoise, mais de trouver notre propre voie occidentale, différente selon les pays. En France, les Saint-Simoniens avaient ouvert la voie, la planification gaulliste pris le relai (jusqu’à ce que Villepin l’abolisse en 2006), Emmanuel Macron a prouvé qu’une volonté ouvrait un chemin pour Notre-Dame ou le budget de la Défense.

La bordélisation parlementaire due à un « mouvement » qui dénie toute représentation indirecte et veut faire advenir les nouveaux Français au pouvoir vise à renverser « le système » tel qu’il est. Pour mettre quoi à la place ? Un caudillo à la Castro ou Chavez qui décidera tout seul, comme un Trump latino musulman ? La démagogie populiste due à un parti qui a la nostalgie de Vichy (sa Morale, sa religion, ses ordres professionnels) vise elle aussi à renverser le système tel qu’il est. Pour mettre quoi à la place ? Un Pétain, un Franco, un Salazar qui décidera tout seul, en « morale » et en « souveraineté » (à préférence ethnique) ? Il est intéressant d’observer que l’intérêt du mouvement MAGA pour la Chine s’explique en partie par l’admiration pour son homogénéité ethnique, ses capacités de surveillance, sa panoplie d’outils autoritaires. Avis à la tentation !

Nous devons réformer notre système, trop lent, trop procédurier, trop bureaucratique – et jamais contrôlé, sauf après une crise. Le défi n’est pas de s’accrocher à l’ordre établi mais de cultiver la souplesse intellectuelle nécessaire pour s’adapter lorsque le monde évolue plus vite que nos théories ne peuvent suivre. Pour cela, réformer l’école, les programmes, l’enseignement, la sélection des élites, les carrières. Et rétablir un Plan national qui donnera chaque année des objectifs définis avec les partenaires sociaux pour orienter les investissements dans les secteurs prioritaires pour la croissance. Tout en mobilisant l’épargne abondante des Français, qui va aujourd’hui largement dans les projets d’investissement aux États-Unis, devenus notre adversaire, sinon notre ennemi ! Vaste programme qui prendre au moins une génération, comme en Chine. Mais notre survie politique et culturelle d’Européens est à ce prix.

#affaireLyahnna #autoritarisme #épargne #étatUnis #bordélisation #bureaucratie #capitalismeDétat #Chine #commentçaMarche #confucianiste #contrôle #défense #démagogiePopuliste #démocratie #efficacité #europe #légitimitéPolitique #léniniste #libéral #lois #nationaliste #notreDame #plan #politiqueIndustrielle #procédure #progrès #progressiste #réussir #saintSimoniens #souplesseIntellectuelle #technocratique #trump
French lower house approves repeal of 17th-century slavery law http://newsfeed.facilit8.network/TSm83P #esclavage #abolition #France #lois #parlement

https://shows.acast.com/69d60cec086c93c18b8a05d0/episodes/6a0ddac411eba3cf15f8e46b?_sc=MzYyMTgxOCM4MTg5NjQ%3D

Loi Yadan, loi Ripost, loi sur la rétention des étrangers, loi de programmation militaire… De nombreux textes que beaucoup jugent liberticides se succèdent au parlement depuis plusieurs mois.

Nathalie Tehio, avocate de profession et présidente de la Ligue des droits de l'homme depuis 2024, est notre invitée pour parler de ces nombreux textes adoptés ou en cours d'examen et qui suscitent de vives inquiétudes sur le plan des libertés publiques.

#ldh #LibertesPubliques #NathalieTehio #lois

« L’ordre, l’ordre, l’ordre » : la LDH alerte face à l'avalanche de lois liberticides | Le sens de l'actu

Comment l’humanité dégénère, selon les Grecs

Intéressante plongée dans notre histoire occidentale : Hésiode et Platon ont tous deux évoqué la dégénérescence de l’espèce humaine, pire que la décadence d’un régime. Et tous deux mettent en cause la transgression des lois fondamentales de l’humain. Qui, par vice ou par démesure, se met hors la loi, se voit châtier par les dieux ou la Destinée.

L’idée de dégénérescence induit la conscience d’un ordre précaire, toujours menacé. Cet ordre, c’est l’équilibre des choses, l’harmonie des puissances du cosmos. Cela sonne aujourd’hui comme le yin et le yang chinois. Pour les Grecs, « il n’y a pas d’humanité au singulier, mais une succession de races évaluées selon les sacrifices qu’elles offrent ou non à la reconnaissance des dieux. Quand l’évaluation est négative, une race disparaît pour laisser la place à une autre, plus soucieuse des hommages à rendre. Race d’or, race d’argent, race de bronze, race des héros, race de fer (mythe hésiodique), race pré-diluvienne (mythe de Deucalion et Pyrrha) ou race ovoïde (Aristophane) : toutes sont vouées à disparaître soit par autodestruction (argent), par épuisement naturel du nombre limité de ses représentants (or, héros), par transformation (les boules vivantes d’Aristophane) ou soit par pure et simple destruction divine (bronze, fer et race pré-diluvienne, précèdent celle de pierre). »

Ce n’est pas le bon plaisir des dieux qui compte, mais la violation humaine des lois non écrites. Hésiode écrit par exemple : « Nul prix ne s’attachera plus au serment tenu, au juste, au bien : c’est à l’artisan de crimes, à l’homme tout démesure qu’iront leur respect ; le seul droit sera la force, la conscience n’existera plus. Le lâche attaquera le brave avec des mots tortueux, qu’il appuiera d’un faux serment (Travaux 180-195) » On reconnaît curieusement Trump dans ce portrait au vitriol du Dégénérescent, écrit il y a 3000 ans. La démesure, la force primant le droit, les mots tortueux, les mensonges en faux serments – vérités « alternatives ». Il est vrai que Trump vieillit, il décline, il penche vers la sénilité à mesure que passent les mois et que la Cour le laisse faire.

Les hommes restent les mêmes sur les récents millénaires. Et les lois non écrites sont les seules qui puisse tisser des relations humaines harmonieuses, tant au sein de la famille qu’au cœur de la cité et auprès des étrangers. Le droit établi par ces lois façonne un cosmos, un agencement des rapports entre mortels et entre pays. Ainsi le droit international établi après 1945, et les Traités et Conventions signés depuis. Rien n’empêche de les renégocier, mais les bafouer, c’est régresser, se placer hors de la civilisation, revenir à l’état sauvage.

Les lois de Platon tiennent le même propos. La dégénérescence commence quand on cesse de craindre l’opinion des meilleurs que soi (anti-élitisme), on refuse de se soumettre aux autorités (anti-vax, anti-science), on se dérobe aux avertissements et aux services, on cherche à ne pas obéir aux lois, on perd le souci des engagements et des dieux. Ainsi font les racailles, ainsi fait Trump le trompeur, bouffon à l’ego de bébé de deux ans. Il reproduit la nature primitive – celle des Titans avant l’humanité. Toutes ces transgressions font régresser à l’état de sauvage, à l’état pré-humain – c’est à dire à la violence primaire de l’état de nature.

Les Grecs, déjà, savaient discerner comment les civilisations finissent…

Reynal Sorel, Dictionnaire du paganisme grec, Les Belles lettres 2015, 513 pages, €35.50

(mon commentaire est libre, seuls les liens sont sponsorisés par amazon.fr)

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RE: https://mastodon.social/@jipexu/116583598384745497

🗨️ C'est absolument exact : le langage constitue une complicité de crime ; il est donc d'autant plus important que les #lois #humanitaires soient clairement formulées et applicables à tous

Merci pour cet ajout!
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