Les fins d'années scolaires me dépriment toujours un peu. Le fait que l'on passe dix mois avec des gamin'es qu'on apprend à connaître, tisse du lien, les trucs chouettes comme les plus pénibles... Tout ça, c'est hyper riche, c'est fort. Et, à mesure que la fin d'année s'étiole, les élèves disparaissent au fil des jours, la sensation de ne pas leur dire correctement au revoir mais leur dire à chaque fois pendant une semaine ou deux. Ne pas vraiment savoir quoi leur proposer parce qu'on ne sait pas combien d'élèves on aura en face de soi...
Le fait d'être TZR (prof remplaçante avec le concours) et ne pas avoir de poste fixe depuis dix ans joue beaucoup sans doute.
Tous les ans, je m'apprête à dire au revoir à tout le monde, élèves, collègues profs, AESH, CPE, agent'es d'entretien... Et tous les ans je me sens un peu plus blasée, obligée de me détacher.
Mais je sais pas, cette année, ça me touche beaucoup. Notamment parce que pour la première fois de ma carrière, j'ai eu des élèves deux années de suite, j'ai vu des super progressions, les ai vu'es grandir et s'affirmer en tant que jeunes adultes en devenir. Je me rends compte que c'est pour ça que je fais ce métier.
En ce jour de résultats aux demandes de mutation, je me retrouve encore avec aucun poste fixe à la rentrée. Moi qui commençais à apprécier être au lycée, je vais ptete recevoir retourner au collège alors que ça m'enchante pas des masses. Et encore une fois, va falloir que je fasse des presqu'aurevoirs parce que "on verra à la rentrée !".
Désolée si ce pouet est un peu déstructuré... Je suis un brin désemparée...
#educationnationale #enseignement #epuisementprofessionnel