Dystrophisation mondiale par espèces envahissantes - La connerie psychotique de l'humanité est en son genre un exploit sans équivalent
L'activité humaine est le moteur le plus brutal jamais apparu sur la Terre - depuis qu'elle existe - de tous ceux ayant provoqué et provoquant des extinnctions massives avec effondrement de tous ses écosystèmes.
We are the champions, enfin, la cupidité libérale essentiellement.
Il est juste dommage qu'on ne puisse pas y survivre nous non plus.
#DarwinAwards
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Traduction de : https://scitechdaily.com/ancient-ant-plant-alliance-collapses-as-predatory-wasps-move-in/
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Biologie
L'alliance ancestrale entre fourmis et plantes s'effondre face à l'arrivée de guêpes prédatrices
Par l'Université Queen Mary de Londres - 24 avril 2026 - Aucun commentaire - 4 min de lecture
[Photo : Fourmi Crematogaster cerasi se nourrissant sur un pissenlit
Des fourmis du genre Crematogaster et des arbres du genre Macaranga forment un mutualisme tropical bien connu dans lequel l'arbre élabore des tiges creuses pour héberger les fourmis et y développe des excroissances pour les nourrir. En retour, les fourmis le protègent farouchement contre les phytophages et la végétation concurrente. Crédit : Shutterstock]
L'invasion des guêpes dans les zones perturbées des forêts en repousse les fourmis, ce qui menace la régénération et donc la stabilité de ces écosystèmes.
Une équipe internationale de chercheurs de l'université Queen Mary de Londres, des jardins botaniques royaux de Kew (Royal Botanic Gardens of Kew), du Centre de biologie de l'Académie tchèque des sciences et d'autres institutions a identifié dans les forêts tropicales de Bornéo (Malaisie) un comportement inattendu. Dans un article publié dans PeerJ, l'équipe rapporte que des guêpes prédatrices occupent de plus en plus les tiges creuses de l'arbre tropical Macaranga pearsonii, tiges que l'arbre a développées pour héberger spécifiquement les colonies de fourmis protectrices. Depuis des millions d'années ces "arbres à fourmis" dépendent de cette relation étroite avec ces fourmis. Les plantes créent des chambres creuses dédiées et y développent des excroissances riches en nutriments. En retour, les fourmis les défendent contre les insectes comme les chenilles qui mangent leurs feuilles. Cette relation mutuellement bénéfique permet la survie des deux organismes depuis au moins 10 millions d'années. Aujourd'hui ce partenariat ancestral est en train de se rompre.
Des guêpes colonisent les chambres creuses du Macaranga
En examinant de jeunes Macaranga pearsonii dans des forêts exploitées et des plantations de palmiers à huile, les chercheurs ont découvert qu'une espèce de guêpe s'approprie ces chambres creuses, ce qui a des conséquences importantes. L’auteur principal, M. Dan Lestina, raconte que "en étudiant ces arbres à fourmis j’ai remarqué que de nombreuses tiges étaient creusées de façon inhabituelle. En les ouvrant on a vu qu'à l’intérieur elles étaient remplies de mouches (paralysées) en train de se faire dévorer vivantes par des larves de ces guêpes. Les guêpes adultes chassent et paralysent des mouches puis les engrangent dans les cavités de la plante comme réserves de nourriture pour leurs larves."
[Photo : Fourmi Crematogaster sur une plante Macaranga
Crédit : Queen Mary University of London]
Ces guêpes prospèrent dans des paysages perturbés
Les chercheurs ont constaté que les arbres poussant dans les plantations de palmiers à huile abritent plus facilement ces guêpes que celles des forêts exploitées. Les arbres occupés par les guêpes abritent systématiquement de plus petites colonies de fourmis ce qui laisse penser que ces guêpes sont en train de supplanter les fourmis bien que des recherches complémentaires doivent encore le confirmer. La Dr Kalsum M. Yusah, co-auteure, explique "Les activités humaines transforment les habitats à l’échelle mondiale et ce type de modification des interactions entre les espèces est exactement ce qu'on s'attendait à voir. Nous ignorons encore si cette guêpe est indigène ou introduite mais sa propagation est clairement liée à la répartition des paysages perturbés."
Impact sur la régénération forestière et la santé des arbres
Parce que les espèces du genre Macaranga figurent parmi les premières plantes recolonisant les terres défrichées ou endommagées, tout déclin de leur santé affecte la régénération forestière à plus grande échelle. "Si ces arbres perdent leurs fourmis protectrices et en deviennent moins robustes ça pourrait entraver la régénération de la forêt derrière les perturbations" ajoute la Dr Yusah.
Risques écosystémiques plus larges et changements évolutifs
Le Dr Fayle de l’Université Queen Mary de Londres, co-auteur, souligne les implications évolutives plus larges : "Lorsque les bénéfices mutualistes disparaissent ça induit des changements évolutifs à long terme. Si les structures dédiées aux fourmis deviennent moins importantes pour les arbres à cause de leur exploitation par ces guêpes, ils pourraient cesser d’en faire. Ces conséquences subtiles et à long terme de l’activité humaine sont beaucoup moins bien comprises qu'une simple perte de biodiversité". Cette symbiose entre les fourmis et les arbres n'est qu'un exemple parmi les nombreuses interrelations étroites etre espèces des écosystèmes tropicaux. Si les perturbations d'origine humaine favorisent l'arrivée de nouveaux envahisseurs, même indigènes, ces interactions sont fortement perturbées, affaiblissent les défenses des arbres et modifient la composition des forêts. Cette recherche démontre que les relations écologiques fragiles se dégradent bien avant que les espèces concernées en disparaissent totalement.
Référence : “Exploitation of an ant-plant mutualism by a cavity-nesting wasp” (Exploitation par une guêpe nidifiante d'un mutualisme entre des fourmis et des plantes) - par Dan Lestina, Mickal Houadria, Jasmine A. Gavin, Arthur Y.C. Chung, Kalsum Mohd Yusah, Michal Rindos, Klára Schlosserová, Heike Feldhaar et Tom M. Fayle - 15 avril 2026 - PeerJ.
DOI : https://doi.org/10.7717/peerj.20984
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