Antéchrist US - Finalement, par ses monumentales conneries produisant toujours l'effet inverse de ce qu'il en attend, Trump est parti pour devenir le meilleur, le plus sûr et le plus efficace, des agents de la transition énergétique mais ce pour un montant qui sera faramineux en dégâts économiques partout sur la planète, US inclus.
Comme toujours, il démontre être le mauvais gestionnaire qu'il a toujours été mais cette fois il le fait avec toute la puissance des États-Unis. Ça va saigner : "Les limites de la croissance", finalement, ça ne bascule pas en 2030 mais en 2026 grâce aux MAGAs et aux nazionistes.
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Traduction de https://www.nytimes.com/2026/04/01/opinion/oil-crisis-iran-electric-solar.html
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New York Times - Opinion
La guerre de POTUS ( = Président Of The United States) contre l'Iran entraîne déjà des rationnements de carburant et des perturbations majeures dans de nombreux pays et ça va s'aggraver dès que les dernières livraisons (de pétrole) qui ont pu passer le détroit (d'Ormuz) commenceront à arriver cette semaine, rapporte le NYT. J'admire (mais ne partage pas) l'optimisme de cette histoire de pouvoir qu'aurait cette guerre iranienne à accélérer au niveau mondial l'adoption des énergies renouvelables .
"Le Sri Lanka et le Myanmar rationnent le carburant. Les Philippines ont institué des semaines de travail de 4 jours pour préserver l'essence et l'électricité. Le Bangladesh a brièvement fermé ses universités pour réserver l'électricité aux foyers et aux entreprises. À travers toute l'Inde, les familles et les restaurants se sont mis à cuisiner au feu de bois par manque de gaz. Les compagnies aériennes annulent les vols."
"Aussi pénible qu'ait pu être la première phase de la crise énergétique déclenchée par la guerre d'Iran, la suite s'annonce pire. Cette semaine les dernières livraisons de pétrole et de gaz naturel liquéfié (GPL) ayant pu franchir le détroit d'Ormuz avant sa fermeture devraient arriver en Asie. Les derniers pétroliers pour l'Europe devraient arriver avant mi-avril. Ensuite, les réserves d’essence, de gazole, de GPL et de gaz naturel vont s’effondrer. Si la guerre perdure le prix du baril pourrait grimper jusqu'à 200 $."
M. Fatih Birol, directeur général de l'Agence Internationale de l'Énergie, a qualifié cette situation de "plus grande menace de l'histoire sur la sécurité énergétique mondiale", bien pire que la crise pétrolière de 1976, la pandémie de Covid-19 ou l'invasion de l'Ukraine par la Russie en 2022. Ce conflit perturbe une importante partie du commerce mondial du pétrole et du gaz et il sera impossible d'en combler le déficit rapidement.
Des pays comme l'Inde, l'Indonésie et le Vietnam réagissent à la hausse des prix du gaz en augmentant leur consommation de charbon mais à long terme ce choc accélérera la transition vers des techniques plus propres, notamment en Asie et en Europe. Il s'agit de la première crise pétrolière où des alternatives propres au pétrole et au gaz – panneaux solaires, éoliennes, véhicules électriques et batteries – sont à la fois peu coûteuses et largement disponibles.
La pénurie de carburant a déjà incité les consommateurs à adopter ces techniques. Alors que les Philippines déclaraient l'état d'urgence énergétique nationale le 24 mars, les acheteurs de voitures de Manille se pressaient dans les concessions du constructeur automobile chinois BYD pour acheter des véhicules électriques. Les vendeurs et installateurs de panneaux solaires constatent une forte augmentation de la demande de la part des clients allemands. Les installations de pompes à chaleur sont en hausse en Grande-Bretagne. Les ventes de rickshaws électriques explosent au Pakistan. Les plaques à induction sont en rupture de stock chez les détaillants en ligne indiens. Au Vietnam, un conglomérat souhaiterait abandonner son projet de construction de la plus grande centrale électrique au gaz naturel liquéfié du pays et privilégier un projet d'énergies renouvelables et de stockage par batteries.
Pendant ce temps, la Chine, leader mondial de la production de batteries, va massivement profiter de tout ce choc pétrolier. Depuis le début de la guerre, la capitalisation boursière de chacune des trois plus grandes entreprises chinoises de batteries a augmenté d'environ 20 %, soit 70 milliards de dollars au total.
Évidemment, ici aux États-Unis, nous avons largement proclamé que nous allions continuer de produire des véhicules énergivores et oublier toutes les promesses d'investissement dans les véhicules électriques que nous avons faites.
Aux États-Unis les consommateurs eux aussi vont se précipiter sur les voitures BYD tant que les droits d'importation n'en rendent pas le prix prohibitif. La plupart des grands constructeurs de voitures des États-Unis s'intéressent sans trop y croire aux gens ne sourcillant pas devant une dépense de 60 000 $ (prix de base) pour une voiture neuve ou un camion neuf.
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