Les fêtes et la toxicité relationnelle…
Le 25 décembre de cette année a été très intense pour moi.
J’ai pris la décision de poser des limites qui jusqu’à maintenant me semblaient négociable, je prenais sur moi quitte à faire des crises en privée après et cette fois ci j’ai dit non.
J’ai dit non à un énième manque de respect.
J’ai dit non à un manque de transparence.
J’ai dit non à une tentative de transfert de responsabilité.
J’ai dit non à la transformation d’une réalité en un espèce de fardeau émotionnel.
Cela a engendré une explosion de mots, un demasking d’une violence inouïe, une colère qui exprime un visage caché.
Et j’ai compris
Que ce n’était pas dans ma tête.
Que j’étais jugé.
Que je n’étais pas accepté tel que je suis réellement.
Que tout non conformisme était un prétexte à me critiquer.
Que ce n’était plus de l’empathie qu’on attendait de moi c’était de m’adapter, de me soumettre à une toxicité relationnelle .
Ça a été si flagrant. Si brute.
Que l’autre personne en a balbutié.
J’ai dissocié et face à la lucidité de mes alter sur la maltraitance psychologique et mentale en cours l’autre n’a pu que changer de discours.
Trop tard.
Le voile de l’illusion avait été levé.
J’ai vu son âme en souffrance.
J’ai vu son humain ancré dans la haine et le déni.
J’ai choisi que ce n’était pas, (plus devrais je dire) de ma responsabilité de porter la charge de sa prise de conscience, de lutter pour une évolution de son comportement, de nourrir son énergie au détriment de la mienne.
J’ai posé mes limites, j’ai dit non, j’ai dit stop et j’ai assumé.
Depuis cette personne a tenté différents subterfuges auprès de Papa Nounou pour garder une main mise, un contrôle, une présence imposée non désiré dans ma vie.
Cela a été intense, brutal.
Papa nounou aussi a dit non.
Alors je me suis sentie en sécurité pour la première fois, la sécurité profonde du savoir que ma sécurité émotionnelle, psychologique et mentale compte autant que ma sécurité physique.
Que je ne serai pas critiqué, jugé, attaqué d’avoir choisi de me protéger. Je serai même protégé d’autant plus d’avoir fait ce choix.
Depuis j’ai des levées traumatiques liés à cette personne. Chaque fois que je cherche à porter la culpabilité d’avoir su dire stop je revois images, phrases, souvenirs de toute ces fois où j’avais dit non, où j’avais dit stop, où j’avais expliqué mes limites, où j’avais demandé du respect, du temps et toute ces fois où on m’a pas écouté.
Toute ces violences qui se sont accumulé mais qu’au nom de mon autisme on a justifié et perpétué comme si c’était moi l’inadapté, moi pas assez soumise à des règles dite de tradition.
Pour moi ça a été un choc, après 24 jours de partage qui m’avait demandé beaucoup d’adaptation mais dont j’étais très fière, après des mois à faire face à un nombre incalculable d’imprévus, après un mois de décembre à conscientiser un Noël de plus dont la magie serait alternative disons, après avoir survécu à une année à relativiser les destructions qui auraient été suffisante pour m’empêcher d’être heureuse de mon tendre petit comité et organisation de Noël.
Le 25 a été un fracas.
Depuis je pleure beaucoup, je me sens en hypervigilance, je témoigne d’une résurgence de mon trouble de stress post traumatique pour et a cause d’une accumulation de comportement inadapté envers une autiste, envers un être humain.
Aucun lien filial, famillial ne justifie de perpétuer un comportement qui atteint la sécurité et la stabilité d’autrui.
Aujourd’hui si je choisi de témoigner c’est parce que ces larmes qui me brûlent les joues sont le cadeau de la liberté. De la libération d’un schéma qui a trop duré.
Et si vous aussi vous avez fait ce choix cette année, ou que vous pensez le faire, je vous envoie beaucoup d’amour et de tendresse dans cette épreuve.
Prenons soin de nous, de notre entourage.
Soyons bienveillants et dans la compassion.
Et pour tout les accompagnants, les amoureux, les amis, les aidants, les soutenants merci d’être là pour nous.
Votre soutien nous aide dans ces épreuves car vous êtes le modèle de nos reprogrammations déprogrammante.
Grâce à vous on apprends qu’on peut être aimé et respecter tel que l’on est.
Grâce à vous on apprends qu’une relation c’est ensemble pas l’un au dessus de l’autre.
Grâce à vous on découvre que l’amour c’est pas conditionnel sinon c’est une transaction, un contrat.
Grâce à vous on découvre les relations saines.
Et pour nous tous, rappelons à qui a besoin de ce rappel qu’iel mérite d’être heureux, d’être aimé, d’être respecté.
Et si c’est toi qui a besoin de ce rappel, alors voila tu mérites d’être aimé car tu es déjà assez ❤️🙏🏽✨🥹
Schae
🍄🙏🏽🥹
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