Fil d’Âme
Je suis ce bois brut, je suis ce fer tordu,
Je suis la pierre qui fonde un lieu sans nom.
La mer bat en moi, lente, comme un reflux,
Je suis cette chair où le jour se dissout.
Et j’observe la lueur prise au cœur du câble,
Une lumière jaune qui rêve de l’horizon.
Ce picotement lointain, chaleur infime et stable,
Une cicatrice d’espoir dans le ciment du temps.







