Pascal Auger : Marcher jusqu’au bout du monde

Marcher jusqu’au bout du monde

«J’étais due pour venir en vacances en Gaspésie. La rando, c’était pour la voir autrement, avec les yeux du marcheur.» – Annie

Annie et Martin, deux marcheurs passionnés et bien connus dans la communauté de Québec Compostelle, se sont offert une première rando-assistée d’une semaine en Gaspésie. Une expérience marquante qui les a menés jusqu’au phare de Cap-Gaspé, ce lieu mythique surnommé le bout du monde. À leur retour, ils racontent une aventure faite autant de paysages que d’humanité.

«Je me suis laissé emporter par le fait d’aller jusqu’au bout du monde.» – Martin

Découvrir la Gaspésie à pied 

Leur départ se fait à Gros-Morne, avec une idée simple : prendre le temps. Pas question de filer à toute vitesse sur la route 132. Cette fois, ils choisissent le rythme lent, celui du pas du marcheur à 3 km/h. Cette immersion permet au couple de voir la Gaspésie autrement. Pour Annie, c’est revisiter une région chère à son cœur. Pour Martin, c’est relever le défi de la marche. Ensemble, ils savourent le voyage à un rythme qui donne du sens.

Marcher, c’est également redonner de la valeur à chacun de leur kilomètre. Les journées, parfois longues et exigeantes, sont récompensées par des paysages à couper le souffle. Forêts profondes, grèves de galets, côtes déchiquetées : tout devient source d’émerveillement même la route touristique.

« On a été flabbergastés… c’était sécuritaire et agréable. » – Martin

Une connexion humaine précieuse

Au-delà des panoramas spectaculaires, ce sont les rencontres humaines qui les marquent. À chaque étape, Annie et Martin sont reçus avec chaleur par les hébergeurs et les communautés locales. Chacun d’entre eux a son histoire à raconter et veut connaître la leur. Ce tissu social, fait de simplicité, a renforcé l’impression que marcher, c’est aussi rencontrer. La Gaspésie se révèle non seulement belle, mais profondément humaine. Ils se sentent accepté et soutenu à chaque arrêt, renforçant leur expérience de la Gaspésie comme un lieu de partage, de convivialité.

« Les gens sont curieux et viennent au-devant de nous. » – Annie.

Le bout du monde, loin d’être une fin

Leur aventure se conclut dans le parc Forillon, au phare de Cap-Gaspé, le fameux bout du monde. C’est un moment fort, empreint d’accomplissement et d’émotion que cette semaine de rando-assistée a gravé dans leur mémoire. Annie en retient la chaleur humaine tandis que Martin souligne son apprentissage quotidien. Le couple remercie l’équipe de Québec Compostelle qui, grâce à l’organisation, ont pu voyager léger et profiter pleinement de chaque instant.

La Gaspésie leur a offert une expérience complète : la beauté des paysages, la richesse des rencontres et le goût de l’effort. Annie et Martin en reviennent avec une certitude : voyager, c’est autant explorer un territoire que tisser des liens humains.

« Quand j’ai aperçu le rouge du phare, j’ai ressenti un accomplissement incroyable. Mais en même temps, je n’avais pas le goût que ça s’arrête. » – Martin

Vous pouvez retrouver les précédents articles de Pascal Auger sur culturemarche.com, sur ce lien.

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Pascal Auger : Compostelle avec Philippine, trisomique

Pascal Auger, journaliste/conférencier québécois, nous livre une nouvelle chronique en ce mois d’octobre.

Compostelle avec Philippine trisomique

 « Le projet de base a été un peu fou. On a avancé année après année en faisant des centaines de rencontres. »

 Dans un monde où les chemins de vie sont souvent tracés de manière traditionnelle, certaines aventures parviennent à briser les conventions et à nous inspirer. C’est le cas de Cyprien et de sa fille Philippine qui ont parcouru plus de 2200 kilomètres entre Paris et Saint-Jacques de Compostelle d’une manière unique.

« On est parti en 2019 et avec ma fille Philippine, on a marché six ans sur les chemins »

Faire le chemin autrement

Partir de son domicile de Paris à pied n’est pas la seule originalité du projet de Cyprien. Il choisit un itinéraire détourné, passant par Vézelay, hors des sentiers battus. Cette décision audacieuse incarne l’esprit de leur périple. Ils ne sont pas partis en quête d’un simple record ou d’un défi personnel banal. Pour eux, le chemin vers Compostelle est une véritable odyssée familiale, ponctuée de moments de complicité incomparables. Philippine, porteuse de trisomie 21 et d’une cardiopathie, est transportée dans un chariot par son père, symbolisant la fusion de l’effort physique et de la tendresse paternelle. Cette démarche reflète leur manière d’aborder la vie, tout comme le font les pèlerins qui empruntent le Chemin du Québec, en réinventant leur rapport au territoire et aux autres.

« C’est un peu à l’image de Philippine, qui parfois prend des chemins détournés pour y arriver. »

Les six années d’un cheminement

Cette philosophie s’incarne dans chaque kilomètre, dans chaque nuit passée chez des anciens pèlerins, dans chaque échange sur le bord du chemin. La logistique d’un tel voyage avec une enfant aux besoins particuliers a nécessité une préparation rigoureuse. Malgré les incertitudes, l’envie de vivre une expérience exceptionnelle a triomphé.

Marcher un tronçon chaque été pendant six ans a permis à leur relation d’évoluer. Chaque étape est unique et Philippine a grandi, pris de l’assurance, exploré, tissé des liens. Ce rythme leur offre une progression douce, un enracinement dans la lenteur et la régularité. Le chemin devient leur terrain de complicité, leur école de résilience et un moyen d’inscrire Philippine pleinement dans la société pèlerine. Chaque rencontre enrichit l’expérience humaine et renforce leur lien.

« Elle prenait son indépendance dans les albergues et on a chacun trouvé notre rythme. »

L’arrivée, et après ?

La veille de la Saint-Jacques, ils atteignent Santiago. Pour Cyprien, c’est la cerise sur le gâteau, mais le gâteau compte tout autant. Des caméras les filment, un documentaire se prépare, peut-être un livre. Mais au fond, ce qu’il retient, c’est l’essence même de cette marche : Philippine, par sa joie et sa lumière, a porté son père autant qu’il l’a portée. Ensemble, ils ont avancé pas à pas, sur un chemin aussi intérieur que géographiquecomme peuvent le dire aussi ceux et celles qui s’élancent sur le Chemin du Québec, convaincus que chaque pas compte plus que l’arrivée. Cyprien nous laisse avec ce message simple transmis par un homme et sa fille.

« Arrêtez de vous poser la question, lancez-vous. »

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Pascal Auger : Du salon de la coiffure aux sommets des montagnes

Nouvel article de Pascal Auger en ce début août, avec l’histoire de Chantal Jetté.

Du salon de la coiffure aux sommets des montagnes
Chantal Jetté, entre passion et accomplissement

« J’ai toujours aimé marcher et cette petite marche s’est transformée en longues randonnées au fil du temps. »

Dans un mélange atypique de salon de coiffure moderne et de salle de jeux pour enfants, nous avons rencontré Chantal Jetté. Coiffeuse, styliste aguerrie, elle partage avec nous sa passion pour la coiffure et son amour grandissant pour la randonnée qui l’ont menée jusqu’au Népal.

« Ma carte d’affaires, c’est mon apparence. Mais en marche, je suis une guerrière celtique. »

Des soins capillaires aux solutions humaines

En plein cœur de rénovations, Chantal nous accueille dans une atmosphère conviviale. Elle veut mettre de la couleur, de la vie dans son salon. Cette rénovation n’est pas simplement esthétique : elle reflète un désir d’offrir à sa clientèle un espace à la fois chaleureux et inspirant.

Mère, grand-mère, coiffeuse et passionnée de randonnée, Chantal, avec les années, a élargi son champ d’expertise pour devenir une spécialiste en trichologie, l’étude du cuir chevelu. Elle accompagne les personnes vivant une perte de cheveux due à la chimiothérapie ou à diverses causes. Son engagement va au-delà de l’esthétique, elle offre un véritable accompagnement pour que son client retrouve confiance et bien-être.

« On est capable de soulager et d’aider ces gens-là à mieux contrôler le terrain pour que le cheveu puisse bien vivre. »

Une passion née d’un besoin de liberté

Mère monoparentale de deux enfants, elle a trouvé dans la randonnée un espace de ressourcement. Ce besoin d’évasion s’est intensifié jusqu’à l’amener à Compostelle pour marquer ses 50 ans : 33 jours de marche entre Saint-Jean-Pied-de-Port et Finisterre. C’est sa façon à elle de combiner sa passion et sa curiosité pour l’Europe.

Chantal est aussi passée par le Chemin du Québec et les sentiers de la Gaspésie. D’ailleurs, à chaque année, elle revient dans cette région coup de cœur. Plus récemment, pour ses 55 ans, Chantal s’est offert un défi colossal : le Népal. Elle a fait un trek dans les Annapurna et est montée jusqu’à 3200 m. d’altitude.

« La randonnée, c’est autant physique que moral. On fait le vide, on trouve des solutions. »

Vivre l’aventure… sans laisser tomber la coquetterie

Pour Chantal, partir marcher ne veut pas dire renoncer à soi. Pas de séchoir ni de fer plat, mais elle apporte des bandeaux colorés, un peu de mascara et un baume à boucles. Elle adapte sa routine pour la simplicité et la légèreté. Grâce à l’accompagnement reçu avec Québec Compostelle, Chantal a appris à s’équiper, à planifier, à se faire confiance.

C’est cette confiance retrouvée qui ressort de son expérience. Elle a osé aller au-delà de sa marche quotidienne. Chantal Jetté, coiffeuse et randonneuse, incarne l’équilibre entre soin de soi et dépassement de soi. Guerrière douce, elle marche avec détermination et prépare certainement un projet pour conquérir de nouveaux chemins.

« Je suis une nouvelle personne. J’ai laissé une partie de moi là-bas. Je suis prête pour une nouvelle étape. »

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Pascal Auger : Elle s’offre deux chemins de Compostelle en 6 mois

Pascal Auger nous livre deux nouveaux articles en ce début de mois de février, sur le Chemin de Compostelle.

Elle s’offre deux chemins de Compostelle en 6 mois

« Je suis une fille solitaire. J’aime marcher seule, mais sur le chemin, tu as le choix : tu peux être entourée ou te retrouver en silence. »

Après une première expérience réussie sur le Camino Invierno, Sylvie Richard retourne arpenter les sentiers du Camino Portugués par la côte. L’attrait pour les chemins de Compostelle ne repose pas uniquement sur le défi physique mais aussi sur un besoin de se recentrer sur elle.

« Après le Covid et la perte de mes parents, je me suis dit qu’il était temps de m’occuper de moi. »

L’appel de Compostelle

Issue d’une grande famille, aujourd’hui, Sylvie est retraitée après une carrière de 40 ans comme infirmière. Inspirée il y a plus d’une décennie par son beau-frère qui avait parcouru les chemins de Compostelle, l’idée de se lancer dans cette aventure a germé lentement. En janvier, elle se réjouit de découvrir une nouvelle facette de rando-communautaire où le bruit des vagues et la douceur de l’hiver portugais remplacent le tumulte québécois sous la neige.

« Je me disais, c’est pour moi ça, marcher sur le chemin toute seule. »

Une quête de sérénité

La décision de marcher vers Santiago de Compostela s’est imposée naturellement après des moments difficiles. Cette réflexion l’a poussée à chercher un équilibre entre solitude et connexion humaine, une quête qui se reflète dans son choix de participer à un voyage structuré de Québec Compostelle tout en laissant place à la liberté.

Ce Camino par la côte offre une diversité de paysages : les promenades en bord de mer laissent place à des forêts d’eucalyptus, dont l’odeur envoûtante marque les esprits. Sylvie considère ces forêts comme des répits entre les villes plus nombreuses que sur le Camino Invierno. Même si chaque chemin est unique, Sylvie souligne que c’est surtout l’attitude des marcheurs qui façonne l’expérience.

« Ce sont des gens de cœur. On s’entraide naturellement, que ce soit pour soigner une ampoule ou pour trouver son chemin. »

Une aventure à vivre pleinement

Alors qu’elle approche de Santiago, Sylvie anticipe avec émotion ce moment marquant, bien qu’elle l’ait déjà vécu. La première fois elle a été impressionnée par la place. Cette fois-ci, elle veut en profiter différemment et peut-être explorer les toits de cette cathédrale.

Pour elle, l’aventure ne s’arrête pas à Santiago. Son coup de cœur est Finisterre. Elle est charmée par les ruelles, les paysages côtiers époustouflants et le phare emblématique. C’est comme si le chemin trouve son ultime conclusion au bord de la mer.

Dans une époque où tout semble aller trop vite, la rando-communautaire offre une parenthèse bienvenue, une occasion de se reconnecter à la nature et à soi-même. Pour Sylvie, ces moments sur les chemins sont devenus une manière de cultiver la paix intérieure tout en découvrant le monde sous un jour nouveau. Par ses paroles, Sylvie nous résume l’Essence des chemins de Compostelle.

« Chaque chemin a ses défis et ses merveilles. Ce qui importe, c’est de prendre le temps, de marcher, de se recentrer sur soi. »

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Québec Compostelle: Accueil

Initiative a vocation sociale, Québec Compostelle t'encourage a découvrir le plaisir de la rando communautaire par des conférences, programmes de préparation et rando. Notre objectif est Informer - Préparer - Inspirer pour réaliser ton rêve de marcher au Québec ou Compostelle.

Pascal Auger : La splendeur de la variante Rocamadour vers Compostelle

Après la préparation est la clé du succès, Pascal Auger nous invite sur Rocamadour.

La splendeur de la variante Rocamadour vers Compostelle

« Ce chemin est un espace de rencontre avec soi-même, avec les autres et avec l’histoire. »

Dans le petit village médiéval de Collonges-la-Rouge de la vallée de la Dordogne en France, François Ceyrac nous emmène sur la voie de Rocamadour, une alternative méconnue mais captivante des chemins de Compostelle. Ce tracé historique, redécouvert et revitalisé grâce à son initiative et à celle de son association, offre une expérience unique aux pèlerins.

« Rocamadour, au Moyen Âge, était aussi important en fréquentation que Rome ou Compostelle. »

Un village chargé d’histoire

François Ceyrac, cet ancien agriculteur devenu un pilier de la préservation du patrimoine, vit dans une maison familiale datant de 1404. C’est une richesse historique qui reflète l’authenticité de son village et de sa région. Pour lui, c’est un détail banal mais, pour les Québécois, un tel lien avec le passé semble presque inimaginable.

Collonges-la-Rouge peut également être le point de départ pour explorer la voie de Rocamadour. Ce chemin traverse le Limousin et le Quercy, deux régions chargées d’histoire et de villages médiévaux, pour rejoindre Rocamadour, un des lieux de pèlerinage importants du Moyen Âge.

« C’est un pèlerinage marial donc à la Vierge puis, comme tous les pèlerinages, ils se sont perdus avec les guerres de religion. »

Un chemin redécouvert

Créée en 2009, l’association de François Ceyrac s’est donné pour mission de réhabiliter ce tracé historique, longtemps oublié. En deux ans et demi seulement, le chemin a été balisé, un guide publié et une page Facebook lancée pour promouvoir ce projet. Aujourd’hui, environ 1500 à 2000 pèlerins empruntent chaque année ce sentier de 520 kilomètres. La voie attire particulièrement ceux qui cherchent à s’éloigner des foules et à se reconnecter avec eux-mêmes.

La voie de Rocamadour est moins fréquentée, plus sauvage et offre des paysages variés sans goudron, privilégiant les sentiers en terre et en herbe. Cet environnement ressemble beaucoup à celui du Chemin du Québec où les marcheurs peuvent y découvrir des sites naturels d’exception et une tranquillité.

« Même si on n’est pas nombreux, c’est plus facile de rencontrer les gens qui habitent sur place quand on est seul. »

Une expérience unique

François Ceyrac nous mentionne que les hébergements disponibles accueillent généralement cinq à six personnes à la fois, offrant un cadre chaleureux et intimiste. Pour les aventuriers, le bivouac (campement sous la tente) est autorisé, renforçant ainsi l’expérience immersive au cœur de la nature.

La voie de Rocamadour, qui peut être ralliée depuis Bénévent-l’Abbaye sur la voie de Vézelay, permet de redécouvrir cet héritage spirituel tout en profitant de la sérénité des paysages limousins et quercynois. Pour François Ceyrac, cet engagement dépasse la simple préservation d’un tracé historique. C’est une invitation à la rencontre, à la découverte de soi et à l’appréciation des trésors du patrimoine français.

« C’est encore un chemin vrai; vrai au point de vue perception de la nature, vrai au point de vue perception des gens. »

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Pascal Auger : La préparation est la clé du succès

Pascal Auger nous livre en ce début d’année 2025, de nouveaux articles, dont le premier sur l’importance de la préparation pour des marches de longues distances. La préparation est la c…

culturemarche : Le Magazine de la marche
Pascal Auge et Josée Forest

Après Nathalie-Anne Papineau, Pascal Auger nous emmène en compagnie de Josée Forest passionnée de marche et notamment de randos-séjours.

Se réaliser malgré l’adversité

« J’étais rendue où il fallait qu’il se passe de quoi dans ma vie. »

Josée Forest est une maman, une grand-maman qui vit dans la région de Québec. Retraitée depuis quelques années du domaine de la petite enfance en tant qu’éducatrice, elle nous parle de son expérience des deux randos-séjours qu’elles réalisent à quelques semaines d’intervalle dans le bel environnement de la Gaspésie. 

« Moi, ma vie tourne beaucoup autour de la nature, du plein air et des gens. »

Le pas de la préparation

Josée a toujours marché et fait de l’entraînement extérieur. En 2019, Josée et une amie s’inscrivent au weekend préparation-rando. C’est lors de cette fin de semaine qu’une étincelle s’allume en elle après un  20km de marche. Elle sait qu’elle doit aller plus loin. Cependant, les circonstances de la vie font en sorte que Josée doit mettre en veilleuse ce projet.

Cette curiosité de la randonnée longue durée refait surface et, pour réussir, Josée sait qu’elle doit bien s’y préparer. Elle s’inscrit donc au défi ÇA MARCHE  ainsi qu’à une rando-initiation-retrouvailles afin de vérifier son matériel et vivre une expérience avec d’autres marcheurs. En août 2024, soit 5 ans plus tard, Josée met en application ses apprentissages en partant pour son premier rando-séjour.

« Tant que je ne l’avais pas commencé, je ne savais pas si j’étais prête. »

Le pas de l’action

Josée choisit le rando-séjour qui lui permettra de contempler le fleuve car elle sait que ce bel environnement la nourrira dans les moments plus difficiles. Josée part donc seule avec des gens qu’elle ne connaît pas et quelques doutes sur ses capacités.

Elle entreprend son périple en se disant quec’est une démarche personnelle, que ça va être chacun pour soi. Cependant elle est étonnée de constater qu’une chimie dans le respect de chacun s’installe dans le groupe. Après quelques jours, elle sent chacun devenir lui-même. L’entraide, le rire et l’ouverture aux autres lui offrent une belle expérience humaine. Elle réalise également que, dans la vie, chacun a ses propres défis et cela lui permet de voir qu’elle va bien. Constatant que sa préparation est adéquate, elle s’inscrit immédiatement à un deuxième rando-séjour.

« J’ai passé la semaine du mois d’août à dire : une belle brochette d’humains. »

L’expérience d’une vie

En septembre, Josée retrouve la même ambiance auprès de ce nouveau groupe. Elle poursuit la découverte de ses capacités en plus de lui permettre de voir l’humain sous un autre angle puisqu’elle a le temps de le découvrir. Ses deux expériences lui apportent de la fierté, de la gratitude, plein de beaux souvenirs, en plus de la confiance en elle, en la vie et en l’humanité.

Josée affirme que c’est une expérience que l’on doit vivre si on veut la comprendre et qu’elle aurait passé à côté de quelque chose d’important dans sa vie si elle n’avait pas vécu ces randos-séjours.

« Il faut comme oser aller voir qui ont est vraiment, croire en soi et en notre corps. »

Vous pouvez retrouver les précédents articles de Pascal Auger sur culturemarche.com, sur ce lien.

https://culturemarche.com/2024/11/05/pascal-auger-se-realiser-malgre-ladversite/

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Nathalie-Anne Papineau et Pascal Auger

Le journaliste/conférencier Pascal Auger nous livre un nouvel article qui nous emmène en compagnie de Nathalie-Anne Papineau sur les Chemins du Québec.

L’aventure ne lui a jamais fait peur

« J’avais aucune idée où j’allais faque quand on parle aventure, c’était la totale. »

Lors d’un rando-séjour en Gaspésie, j’ai rencontré une femme tout en douceur qui est une aventurière incroyable. À 19 ans, Nathalie-Anne Papineau part à la découverte du monde. Cependant, c’est son séjour au Népal en 1982 qui est l’élément déclencheur de ses passions pour la marche et les autres cultures.

« Marcher 2 semaines en continu, c’est quelque chose que j’ai vraiment recherché toute ma vie. »

La professionnelle

Nathalie-Anne a une formation en techniques de soins infirmiers et travaille 9 ans dans un CHSLD.  Ayant de l’intérêt pour le design graphique, elle poursuit des études universitaires en art. Mais, de fil en aiguille, elle se retrouve directrice générale de centres de la petite enfance où elle y travaille 30 ans. Dans le plaisir, Nathalie-Anne a eu une carrière très active auprès des enfants.

« Je travaillais, je voyais les enfants jouer dehors toute la journée et je me disais qu’à ma retraite je vais être dehors. »

L’aventurière du monde

Même si cela fait 3 ans que Nathalie-Anne est retraitée, son goût pour l’aventure débute lors du voyage en Suède. Elle revient vite au pays car cela ressemble trop au Québec. Nathalie-Anne recherche le dépaysement. C’est à 22 ans, au moment où elle vit un changement dans sa vie qu’elle décide de partir en Inde avec une amie. Complètement sortie de sa zone de confort, elle découvre ce pays en couleurs, en odeurs et rencontre, selon elle, les gens les plus heureux de la planète.  Cette   expérience  laisse des traces indélébiles chez elle et change complètement sa perspective du monde.

Plus tard, on la retrouve au Népal et, aujourd’hui, c’est encore l’endroit qui l’a le plus émerveillée par les paysages grandioses, l’accueil chaleureux des gens et leur culture qui diffère tellement de la nôtre. Nathalie-Anne développe un attrait particulier pour l’Asie et peu importe le lieu, pour apprécier un voyage, elle doit apprendre des choses. On la retrouve donc au Vietnam, Cambodge, Thaïlande,  Pérou, Maroc en plus du désert.  Partout où elle va, tous ses sens sont en éveil.

« Ça m’apporte vraiment un bagage dans ma tête. »

L’aventurière québécoise

C’est sur le web qu’elle découvre Québec Compostelle. Pour assouvir son désir de marcher, elle s’inscrit donc au rando-séjour de Charlevoix, rando de catégorie avancée. Nathalie-Anne veut se mettre au défi. C’est là qu’elle réalise qu’il y a du monde fantastique, des paysages et des routes fantastiques, chez nous, au Québec. Mais, ce qui est vraiment génial, c’est qu’elle retrouve les mêmes sensations que dans ses voyages en Asie.

Présentement, elle sillonne la Gaspésie avec une communauté de marcheurs qui ont ce même goût de dépassement et qui n’ont pas peur de sortir de leur zone de confort. Nathalie-Anne, j’espère te recroiser bientôt sur le Chemin du Québec.

« J’ai pas besoin d’aller si loin pour avoir un petit break de dépaysement total… Je pense que la rando c’est pas fini pour moi. »

Vous pouvez retrouver les précédents articles de Pascal Auger sur culturemarche.com, sur ce lien.

https://culturemarche.com/2024/11/05/pascal-auger-laventure-ne-lui-a-jamais-fait-peur/

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Québec Compostelle: Accueil

Initiative a vocation sociale, Québec Compostelle t'encourage a découvrir le plaisir de la rando communautaire par des conférences, programmes de préparation et rando. Notre objectif est Informer - Préparer - Inspirer pour réaliser ton rêve de marcher au Québec ou Compostelle.