Texte magistral de la newsletter antifasciste "Virulence" qui parle de Catherine, la femme de 66 ans assassinée à Plouasne lors d'une expédition illégale mené par le maire suite à des plaintes des voisin.es.
Mathilde nomme la mort de Catherine pour ce qu'elle est : un féminicide, un assassinat psychophobe, dans une société obsédée par l'ordre public.
Ma grand-mère est morte à 45 ans, après une vie marquée par les violences psychiatriques (entre autres violences). Catherine, ça aurait pu être elle.
"Je suis profondément révoltée que la mort de Catherine soit dans les pages Faits Divers. C’est un féminicide, commis par un élu de la République. Catherine est morte car femme. Catherine est morte car malade. Ne pas qualifier de féminicide ce drame, c’est encore et toujours laisser ce qui ne convient pas, ce qui n’entre pas dans les lignes aux orties. Sa maladie ne donne pas un caractère inexplicable politiquement à sa mort. Elle n’est pas morte parce qu’elle était malade : elle est morte parce que des hommes, sous l’impulsion d’autres, ont voulu l’effacer. "
https://bonjourtsundoku.substack.com/p/le-maire-les-voisins-et-la-sorciere
#feminisme #politique #psychophobie