Aucun autre choix.
Il y a de ces réalisateurs avec qui je sais que je ne serai jamais déçu. Je parlais de Sam Raimi précédemment mais Park Chan-wook en fait également bien évidemment partie.
Dans ses long-métrages sortis en France, il me manque encore à voir Je suis un Cyborg, et Stoker mais tous les autres sont à chaque fois une réelle surprise d'inventivité. Pas forcément dans le scénario mais toujours dans la mise en scène, les effets visuels (ses transitions sont d'une pure beauté).
Je vous recommande donc très fortement JSA (quand les tensions entre la Corée du Nord et celle du Sud cachent une amitié interdite), sa trilogie de la Vengeance (dont fait partie son cultissime Old Boy), Thirst (ou Thérèse Raquin de Zola, revisité et transformé en histoire de vampire), Mademoiselle (à ce jour encore mon préféré), Decision to leave (plus classique mais très bel hommage Hitchcockien) et ce dernier qui lui, est une libre adaptation du Couperet, de Westlake, déjà adapté en 2005, par Costa Gavras (mais je n'ai pas vu cette version là donc je n'en parlerai pas).
Mais recentrons nous sur le film qui nous intéresse ici. On y suit Yoo Man-Soo qui, alors qu'il semblait vivre la vie parfaite avec sa femme, ses deux enfants, ses deux chiens, dans la maison de son père qu'il a réussi à racheter et retaper à son goût, se voit soudainement licencié. Pour ne pas tout perdre, il va rapidement chercher un autre emploi mais pour être sûr d'être pris, il va devoir partir "en guerre" contre la concurrence.
Park Chan-wook parvient à s'approprier l'œuvre originale pour la plonger dans les vices de la société capitaliste coréenne moderne et son personnage principal et tout bonnement humain ce qui rend assez facile le fait de s'y identifier et comprendre ses agissements teintés de maladresses.
Il y a beaucoup d'humour mais c'est très noir et grinçant.
À voir en salle actuellement. Ne le loupez pas !
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