Je suis toujours renversé par la quantité de déchets que l’on dépose sur le trottoir chaque semaine. Lorsque les éboueurs les emportent, ces déchets ne disparaissent pas. Les sites d’enfouissements débordent et causent bien des maux de tête à ceux qui habitent les alentours. Le mouvement zéro déchet est donc plus que jamais nécessaire et légitime. Comme toutes les modes, il a entraîné des dérives : une pression pour consommer davantage de produits dits « zéro déchet» et une attitude de supériorité morale chez toutes les influenceuse qui exposait leur déchet de l’année dans un pot Mason. Le zéro déchet devrait pourtant concerner tout le monde et pas seulement les Gwyneth et Marilou de ce monde.
Quand j’ai voulu réduire ma production de déchet, je me suis d’abord intéressé à ma salle de bain, royaume du suremballage et du plastique. Je n’ai pas tout de suite mesuré l’ampleur du défi, je croyais pouvoir y arriver rapidement. J’ai commencé par les savons sans emballages, puis en lisant sur le mouvement #NoPoo, j’ai réduit mon utilisation de shampooing et de revitalisant. Et je suis presque totalement passé aux shampooings solides. Le livre Clean, the new science of skin de James Hamblin m’a fait réfléchir sur mon utilisation de la douche. C’est tout à fait fascinant de découvrir comment l’industrie des détergents a transformé les notions de propreté en Amérique du Nord, au détriment de notre santé et de l’environnement. J’ai finalement adopté les savons de la savonnerie des diligences que j’essaie d’utiliser avec parcimonie. Mes achats se font plus rares et je vérifie la composition des produits sur le site EWG.org.
Voici quelques changements apportés à ma routine qui réduisent de semaine en semaine mon empreinte carbone ainsi que la quantité de déchets que je produis. (Aucun des liens de cet article n’est commandité.)
Ensemble de mouchoirs réutilisables de Bateau BateauAdopter les mouchoirs en tissu a été plutôt facile. J’aime leur côté rétro et leur douceur pour le nez qui n’a aucun équivalent dans les mouchoirs de papier. Le papier devient rapidement irritant en cas de rhume. J’ai essayé les mouchoirs de différentes compagnies. J’en ai même fabriqué quelques-uns (vraiment jolis, mais trop minces).
Puis j’ai adopté ceux de Bateau Bateau, une entreprise d’ici. Faits de viscose de bambou et de coton biologique, ils sont moelleux et assez épais pour ne pas mouiller les doigts. Le paquet de 24 mouchoirs est suffisant pour mes besoins, même en période d’allergies. Lors de l’achat, je me suis laissé tenté par un ensemble avec boîte et panier en tissu. Mais j’ai réalisé à l’usage que je n’en avais pas vraiment besoin. Je préfère mettre les mouchoirs usagés directement au lavage.
Mon premier «déo» maison !
#fierDepuis quelques années, j’avais adopté un déodorant fabriqué par la savonnerie Les Diligences (dans un pot de verre consigné !) Plus efficace que la plupart des déos de pharmacie. J’avais été séduit par son parfum de tarte au citron et sa courte liste d’ingrédients, presque tous comestibles.
Le mois dernier, j’ai été catastrophé d’apprendre que le produit n’est plus sur le marché. La savonnerie a changé de propriétaire et les déos ne sont plus offerts. J’ai donc décidé de cuisiner moi-même mon prochain pot de déo. Je me suis basé sur une recette vraiment simple : six ingrédients à mélanger dans un bain-marie. Pour retrouver l’odeur qui me plaisant tant, j’ai utilisé des huiles essentielles de citron et bergamote (pour le parfum) en combinaison avec celle de melaleuca (tea tree, pour ses propriétés antiseptiques et antibactériennes). Voici la recette de déo maison sur le site Les mauvaises herbes.
J’ai calculé que le coût des ingrédients pour un pot de 120 ml qui me dure plus de 6 mois est d’environ 7,41 $, taxes incluses. C’est à peu près le tiers du prix de ce que je payais pour mon déodorant en bâton.
Bidet Brondell, modèle SimpleSpa-250. Photo : BrondellL’arrivée d’un bidet dans ma salle de bain a été une véritable révolution. Dans son ouvrage, Clean, the new science of skin, James Hamblin assure qu’après l’avoir essayé, on ne peut plus s’en passer. C’est vrai. Et depuis l’arrivée du bidet, notre utilisation de papier de toilette a été réduite de manière drastique. Le bidet utilise de l’eau, mais beaucoup moins que l’eau nécessaire pour fabriquer du papier. Je n’aime pas trop l’idée d’exploiter les forêts pour s’essuyer les fesses.
On m’a recommandé ce bidet de la Cie Brondell pour son rapport qualité/prix. Le bidet a coûté moins de 100 $, je l’ai installé en quelques minutes, sans aucun outil, sauf un tournevis à tête plate pour démonter la lunette du siège de toilette. C’est un système low-tech, sans électricité, sans électronique, qui fonctionne grâce à la pression de l’eau. L’eau n’est pas chauffée, je croyais que ce serait un inconvénient. Mais pour un jet aussi petit, la température de l’eau n’est vraiment pas importante. Et l’on se sent tellement plus propre !
Il me reste des défis à relever dans la salle de bain : le dentifrice (les dentistes rappellent l’importance du fluor dans les dentifrices), la soie dentaire et le suremballage des médicaments, par exemple. J’y vais un pas à la fois. L’important est d’avancer.
https://pycomtois.com/2024/07/03/un-pas-de-plus-vers-le-zero-dechet/
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