Quatrième de couverture
Ferdinand, au lycée Voltaire, à Paris, aime Jeanne qui ne le sait pas encore. En khâgne tous l’appellent « la Liseuse » en référence au tableau La Liseuse de Jean-Jacques Henner et rêvent de partager les lectures de cette belle jeune fille rousse. Mais Jeanne est secrète, fuyante, inaccessible. Elle décide même de partir à Angkor sur les incitations de son père, banquier en quête d’évasion. Avec Ferdinand ils se retrouvent par hasard au cinéma et découvrent leur goût commun pour les films de Fritz Lang. Pourquoi m’appelle-t-on « La Liseuse » demande-t-elle ? Ferdinand lui propose d’aller voir « son double » au musée Henner. Leur histoire peut commencer… Histoire pleine de tendresse et de mélancolie qui fleure le fantastique et l’appel vers des contrées lointaines magnifiées par les récits de voyages de Pierre Loti.
Mon Avis
Il est passionné de cinéma. Elle préfère la littérature. Ferdinand et Jeanne fréquentent la même grande école de renom. Lui est timide. Elle est une « sauvageonne » qui fuit tout contact humain. C’est ce qui les rapprochera. Ferdinand sait écouter discrètement son amie. Il accepte, sans un mot, ses fuites, ses absences brusques, son mutisme. Peu à peu, entre Pierre Loti et les visites au musée, au cinéma, une histoire se dessine. Un amour nait timidement, d’une fragilité extrême. Quelle est l’histoire de Jeanne? Que cachent ses larmes, ses fuites, ses silences? Puis une histoire se tisse. Fragile. Mystérieuse.
Les chapitres sont très courts. Les mots se suffisent. Ils sont clairs. Nets. Forts. Ils font naviguer le lecteur entre films, tableaux, livres qui renforcent cette histoire qui se tisse tendrement. Aussi fragile que les ailes d’un papillon. Et aussi puissante que l’acier trempé. Avec une touche de chaleur qui fait irradier cet amour que rien ne prévoyait. Le lecteur voyage dans les rues de Paris, dans l’imaginaire de Jeanne et Ferdinand, à la poursuite de rêves, de réalités qui rendent leur vie plus troublante. L’auteur a une plume poétique. Sa grande culture est offerte à ses personnages qui en usent avec une belle générosité. Ils en parfument leur amour fragile. Éphémère?
Ferdinand vit-il dans un rêve éveillé? Jeanne est-elle son premier amour, aussi fugitif soit-il? Et le tableau de Henner « la liseuse » faisait-il partie d’un rêve éphémère? L’auteur nous fait voyager dans un monde où amour, rêve, culture, créent une belle histoire qui durera peut-être le temps d’un battement de cil. Une histoire qui fait évoluer le lecteur entre rêve et réalité. Entre fantasme et douce folie. Mais l’amour n’est-il pas un bout de folie? Un fantasme accompli? Jeanne vivra son rêve jusqu’au bout. Ferdinand l’assistera en silence. Dans un amour sans bornes. Et après? La vie reprend son cours et Ferdinand est obligé d’avancer dans la sienne. Que devient Jeanne et son rêve de voyage? La vie est si étrange…
9791097594862 Serge Safran Ed 140 p. 15,90€
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