Un simple accident, de Jafar Panahi est la Palme d'Or du dernier festival de Cannes.
On pourra dire que le choix de ce prix est politique mais, et alors? Tant mieux non? M'est avis que c'est une bonne chose que l'on puisse mettre toutes les lumières possibles sur un film iranien, quand bien même, ça n'est pas le meilleur, rien que pour afficher notre soutien aux gens qui se battent dans ce pays, pour leur liberté, je vote pour !
Tout commence ici par un moment très simple: un couple et leur fille dans une voiture. Une scène de vie banale en somme. Jusqu'à ce que la voiture heurte un chien. La petite fille accuse son père d'avoir tué cet animal et sa mère tente de trouver les mots pour la réconforter et détendre l'atmosphère en disant qu'il n'y est pour rien. C'était "un simple accident". Seulement, suite à cela, la voiture va tomber en rade et c'est en demandant de l'aide à un collègue de Vahid que celui-ci va aussitôt penser reconnaître celui qui a été son tortionnaire lorsqu'il était détenu par les autorités iraniennes. Vahid va alors tout mettre en œuvre pour trouver confirmation puisqu'il ne peut en reconnaître que le bruit de sa prothèse de jambe, pour faire payer cet homme et l'enterrer vivant.
Le métrage nous laisse planer le doute un moment sur la possibilité qu'il s'agisse bien du vrai coupable et sur jusqu'où les personnages réunis seront prêts à aller par besoin d'apaiser leur âme meurtrie.
La réalisation est basique hormis le plan d'intro et celui de conclusion qui posent très intelligemment le propos; les protagonistes bien écrits; en défaut, je soulignerais surtout un problème de rythme car tout est principalement dialogue et demande donc au spectateur un grand effort de concentration mais c'est un film fort, non fait dans la facilité puisque clandestinement.
Je vous le recommande.
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