Injustice #poeme https://gerdesilets.wordpress.com/2020/02/17/injustice-poem/

C’est par la pollution, là entouré
que mon fœtus fut empoisonné
mais je ne voulais pas l'avorter
mais la nature elle l’avait décidé
.
mon enfant de moi fut expulsé
puis en suite il est vite décédé
car il était bien trop prématuré
très vite l’Injustice m’a accusée
.
pire elle m’a ainsi condamnée
car pour elle moi je l’avais tué
alors je fus donc emprisonnée
dans cette prison plus polluée

unseelie

-

ce n’est pas de la sagesse, c’est un rêve en plein jour.

pas de philosophie.

la magie est une poésie pratique.

*

il existe un chemin bercé par les coquelicots et de violets pavots. les pas sur ce chemin sont toujours des murmures et les serpents n’ont pas peur de les entendre. ici est ailleurs, le sommeil est l’inquiétante familiarité du devenir. on marche sur ce chemin comme si on avait une fortune à fuir et un monstre à trouver. le sommeil est une transparence sans lumière, un passage. là, il y a une possibilité : la folie dans une paupière comme un incendie dans un verre d’eau – ou dans l’océan —, et c’est la nuit toujours qui te choisit ; on subit la nuit ; c’est le jour auquel on tient tête.

je veux boire le noir au fond de ma bouche et au fond des oreilles et au fond des coquelicots ; je veux être bue par une ombre le soir. si je me perds, un chemin me trouvera peut-être et me traversera, et je ne serai plus qu’un décor mais la vie aura le premier rôle au milieu de moi.

*

je peux vivre sans moi comme un rêve ou une folle.

car ce n’est pas ma vie que j’aime ni ce qui dit « mienne ». c’est la vie seule qui est bonne.

*

aux vies unseelie je recommande ceci : un grand sens de la justesse, plutôt que de la morale.

mon goût s’est ajusté à une vie qui semble atroce à d’autres ; mon goût s’est ajusté à des yeux et à des narines qui ne supportent pas le printemps, à des nerfs qui se désacordent l’été. et c’est à tel point que plus rien ne distingue mon étrange goût du goût normal, si ce n’est que le premier est frappé d’un stigmate. il y a symétrie, il n’y a pas grande différence, juste un basculement de miroir à miroir, d’oeil-zénith à monstre.

me fait souffrir la lumière d’avril comme d’autres se détériorent sous un ciel de brouillard, et j’ai de grandes joies : elles fleurissent l’hiver. de là, suis-je malade ? aux yeux de la société oui, mais pas aux miens. il n’y a rien de mortifère à voir dans le noir : il y a juste une vie étrange et qui pour beaucoup est perçue d’emblée comme intolérable. voilà ce qu’est pour moi être malade pour la norme et non de manière autodéterminée, voilà peut-être ma folie : m’autodéterminer comme vivante là où on voudrait les grandes malades un pied dans la tombe. jusqu’à la mort tout est vie est le proverbe des monstres petits et grands, et je le fais mien. je revendique ma vie comme chose extraordinaire, alliance des contradictions, miracle terrible, objet de scandale, chose impossible ; je veux la vie radicalement et absolument. ce n’est pas une excentricité romantique ou un héroïsme, c’est vivre dans une société où il y a des morts douces pour les anormal-aux, des vies qui ne se sentent jolies et dignes que parce que d’autres sont dites inhabitables. ici, dans cet endroit bizarre où je vis, vivre c’est presque commettre un crime.

*

vous avez peur de la gorgone parce que parmi les monstres, elle est à la seule qui regarde de face.

le petit peuple des fées, nos invisibles trop bruyants, nos grouillements d’yeux et de dents, nos champignons qui débordent un peu, dans l’ombre, nos couleurs hirsutes, c’est votre mauvaise conscience ou peut-être plutôt votre crainte. on ne nous voit pas mais on nous flaire partout comme un risque parce qu’on nous a rendu-es minuscules. il y a des monstres au bord de vos yeux.

mais je vous vois.

nous aussi, on peut.

la magie de nos yeux ce n’est pas de voir, c’est de pouvoir.

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par sykorax
plus de textes ici : https://sykorax.fr/

#poeme #poesie #ecriture #ecrire #texte #art

sykorax

Dans ma bulle / In my king dome #poeme https://gerdesilets.wordpress.com/2020/09/01/dans-ma-bulle-in-my-king-dome-poem/

et je ne sais pas si vous existez
car je ne peux vous rencontrer
depuis la naissance je suis isolé
car je suis né sans l’immunité

qui à vous tous a été accordée
vos microbes peuvent me tuer
par des robots je suis soigné
dans une vaste bulle enfermé

à cette solitude je suis habitué
que sur un écran je vous verrai
votre monde je peux observer
mais est-ce vraiment la réalité?

peut être que je suis le dernier
survivant restant...

Dans ma bulle / In my king dome #poem

et je ne sais pas si vous existez -car je ne peux vous rencontrer -depuis la naissance je suis isolé -car je suis né sans l’immunité -.qui à vous tous a été accordée -vos microbes peuvent me …

DIMENSION GERARD

Isolation sonore / Sound insulation #poeme
https://gerdesilets.wordpress.com/2022/08/03/isolation-sonore-sound-insulation-poem/

une bulle du silence je m’étais achetée
depuis longtemps je désirais l’essayer
alors avec elle je pourrais enfin relaxer
car grâce à elle là je pourrais m’isoler

de tous ces bruits qui m’ont agressés
car comme j’étais pressé de l’essayer
rapidement à l’intérieur je suis entré
ça sans alors les instruction regarder

et dans cette bulle je me mis à flotter
puis là rapidement elle s’est opacifiée
preuve que le son dehors...

La lueur des jours de Jean Grosjean
Il y a des poètes que le monde littéraire reconnaît à voix basse, comme on se confie quelque chose de précieux. Jean Grosjean est de ceux-là. Né à Paris le 21 décembre 1912, orphelin de mère à trois ans, il traverse une enfance provinciale dans le Doubs avant d’exercer le métier d’ajusteur … cette main qui sait la matière, qui connaît le poids
https://voiepoetique.com/journal/recensions/la-lueur-des-jours-de-jean-grosjean/
#JeanGrosjean #Poème #Poesie #Poète #Poétique #VoiePoétique
À l"Heure Où...

À l’heure où les nombres peuplent et caressent mes jours, où les sourires et la gratitude allongent mon être, où sous ma peau s’installe u...

Plan de défaites / Plan of defeat #poem #poeme

alors là tous leurs chefs j'avais éliminés-
tel le Venezuela cela aurait dû marcher-
mais eux ils continuaient à me résister-
là leurs bases et navires j'ai fait sauter-.
et sans navires le détroit il fut bloqué-
avec eux j'essais encore de négocier-
dans ce pays nos seuls alliés installés-
eux ils me supplient très fort d'arrêter-.
et ils me supplient encore de négocier-
...

https://gerdesilets.wordpress.com/2026/03/31/plan-de-defaites-plan-of-defeat-poem-poeme/

Plan de défaites / Plan of defeat #poem #poeme

alors là tous leurs chefs j’avais éliminés-tel le Venezuela cela aurait dû marcher-mais eux ils continuaient à me résister-là leurs bases et navires j’ai fait sauter-.et sans navires le…

DIMENSION GERARD

Écoute de la soirée : j'ai navigué dans les émissions de la saison "nouveaux souffles" de "L'instant poésie".

Il y a notamment Noah Truong, qui y revient sur son recueil 'Manuel pour changer de corps' : https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/l-instant-poesie/manuel-pour-changer-de-corps-de-noah-truong-guide-poetique-de-metamorphose-8572091

Puis, l'émission qui suit est consacrée à un autre de ses poèmes, issu d'une anthologie ('Esprit de résistance. L'année poétique : 118 poètes d'aujourd'hui'). Il est intitulé "on peut le faire" : https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/l-instant-poesie/on-peut-le-faire-de-noah-truong-celebrer-l-amour-queer-8902512

Le poème, comme son interprétation, m'ont beaucoup touché. J'ai aimé l'écouter, mais voici sinon un extrait écrit :

"il n'y a pas beaucoup d'espace mais on peut le faire. on peut essayer. on sait pas comment faire mais on tente. c'est comment ? ça se passe comment ? je suis pas sûre. d’abord on peut se regarder et se parler. la plupart du temps iels ne nous remarqueront pas, tu sais. on a qu'à faire comme si de rien. on ira s'asseoir à la table et on se tient tout de suite les mains. on peut essayer de se promener. que nos corps se touchent. on peut s'embrasser en public. c’est vrai que moi ça m'amuse. on s'embrasse et on les laisse là. bouche bée ou pas. de toute façon iels comprennent rien. à cette fille à moustache et ce pd avec des seins."

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"Manuel pour changer de corps" de Noah Truong, guide poétique de métamorphose : épisode 5/20 du podcast L'Instant poésie : nouveaux souffles | France Culture

AUDIO L'Instant poésie : nouveaux souffles, épisode 5/20 : "Manuel pour changer de corps" de Noah Truong, guide poétique de métamorphose. Une série inédite proposée par France Culture. Écoutez "Manuel pour changer de corps" de Noah Truong, guide poétique de métamorphose, et découvrez nos podcasts en ligne.

France Culture

glitch

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l’échec c’est le glitch

c’est pas prévu que tu fonces dans un mur
quand tu joues
mais parfois tu le traverses

parce qu’en fait rien à foutre du mur

le jeu (le jeu pervers) veut qu’on échoue
mais est-ce qu’il veut que tu veuilles échouer

gagner c’est tuer

gagner contre les gens qu’on a nommé

pnj ou éléments du décor

on gagne tout d’abord on tue et puis on a perdu

je joue à ce jeu pour grimper dans les arbres tout au bord

ils sont bleus

la seule aventure est hors du chemin
beaucoup l’appellent échec

chute

je veux tomber dans un puits

et voir plein de petits pixels d’étoiles non-prévues par

la texture

il existe peut-être un jeu
où on dépose l’épée

et où on a encore une vie à perdre

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par sykorax
plus de textes ici : https://sykorax.fr/

#poeme #poesie #texte #ecrire #ecriture #art

sykorax

Mars Printemps en Libertés

Les cailloux voyagent
au fond d'une poche
dans une bouche
au cœur d'un glacier
dans le lit d'une rivière
ils finissent toujours par refaire surface

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