#StageM2
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L'éternité c'est long, surtout vers la fin. aurait écrit Kafka.
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Traduction de https://www.iflscience.com/these-bizarre-antarctic-animals-can-live-for-11000-years-77133
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Nature - Animaux - Publié le 9 décembre 2024
Ces animaux étranges de l'Antarctique peuvent vivre jusqu'à 11 000 ans
Oubliez les murs qui parlent, on veut écouter les éponges !
Rachael Funnell - Rédactrice et productrice numérique senior
Rachael est diplômée en zoologie de l'Université de Southampton et se spécialise dans le comportement animal, l'évolution, la paléontologie et l'environnement.
Édité par Maddy Chapman
[Photo : un groupe d'éponges Monorhaphis sp. fixées sur un rocher
L'éponge Monorhaphis sp., pour reprendre les mots de la NOAA, "peut-être la source d'inspiration des saucisses sur bâtonnets (ou pogos)". Crédit photo : NOAA via Flickr, CC BY 2.0]
Il peut être difficile de considérer les éponges comme des animaux tant elles sont immobiles et ressemblent à des plantes mais elles comptent parmi les animaux les plus longévifs de la planète. L'exemple le plus impressionnant se trouve sans doute en Antarctique où les scientifiques estiment qu'un spécimen pourrait avoir jusqu'à 11 000 ans. L'éponge en question appartient à l'espèce Monorhaphis chuni et passe sa vie ancrée au substrat par un unique spicule géant [ndt : Monoraphis : mono = un.e seul.e + raphis = aiguille/tige]. Son corps s'enroule autour de ce spicule en formant un cylindre continu qui le maintient en place au bout de cette tige au-dessus du fond marin. Cette particularité a peut-être inspiré à la NOAA (National Oceanic and Atmospheric Administration) la comparaison entre une espèce de Monorhaphis et "l'inspiration des saucisses sur bâtonnets (ou pogos)".
Difficile de les contredire là-dessus.
L'incroyable longévité de ces animaux a été révélée en 2012 lorsque des scientifiques ont analysé la composition isotopique et élémentaire du squelette d'un spécimen géant de M. chuni. L'éponge était déjà impressionnante avec ses plus de 2 mètres de long sur 1 centimètre d'épaisseur et l'observation des fines lamelles de dioxyde de silicium qui composent sa structure fibreuse (dont la croissance rappelle les cernes d'un arbre) a révélé un âge absolument stupéfiant. Se développant paisiblement à environ 1 100 mètres de profondeur dans la mer de Chine orientale depuis environ 11 000 ans à sa découverte en 1986, cette éponge a été témoin de nombreux changements climatiques. En analysant les caractéristiques de croissance de sa structure en dioxyde de silicium [ndt : SiO², la formule exacte du verre et des obsidiennes] plus de 25 ans après une équipe de scientifiques a pu recueillir de précieuses informations sur le climat dans lequel elle s'est développée.
Dans un communiqué, Klaus Peter Jochum, auteur principal de cette étude, explique "nous avons d'abord identifié au microscope électronique quatre zones où les lamelles présentaient une irrégularité de croissance. Ces zones indiquent les périodes de hausse de la température de l'eau, par exemple suite à l'éruption d'un volcan sous-marin."
Grâce à leur longévité exceptionnelle, ces éponges offrent la possibilité d'étudier les conditions océaniques comme des archives climatiques vivantes. Nous avons ainsi pu établir que la température des profondeurs océaniques a varié à plusieurs reprises au cours des millénaires passés et que celle de l'endroit où l'éponge s'est développée a connu au moins une hausse, passant de moins de 2°C à 6-10°C suite à des éruptions de volcans sous-marins. Ces informations nous étaient inconnues avant la découverte du potentiel d'enregistrement climatique de ces éponges.
Il ne faut pas se laisser tromper par l'aspect apparemment simple des éponges des grands fonds : elles recèlent bien des secrets.
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#Science #Biologie #Oceanographie
Répartition océanographique des végétaux marins dans la région de #Roscoff / par M. L. Joubin, professeur au Muséum d'Histoire Naturelle de Paris ; avec le concours de Mr Danois, préparateur de la station biologique de Roscoff (septembre 1908) | Gallica
#oceanographie #map #historicmap
https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b53294982j
Fichier image :
https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b53294982j/f1.highres
Répartition océanographique des végétaux marins dans la région de Roscoff / par M. L. Joubin, professeur au Muséum d'Histoire Naturelle de Paris ; avec le concours de Mr Danois, préparateur de la station biologique de Roscoff (septembre 1908) -- 1908 -- cartes
J'aime beaucoup les chroniques maritimes de Lyne Morissette, biologiste marine et vulgarisatrice scientifique, que j'écoute à l'émission du matin d'une des stations régionales de @radiocanada
Côte-Nord ou Gaspésie-Les-Îles.
Probablement parce que je suis né face au St-Laurent, dans le bas du fleuve, même si je suis montréalais depuis longtemps.
Ça fait du bien à écouter.
#mer #ecologie #biologie #océanographie #science
Il y a des missions orientées vers l’espace. C’est le cas du très médiatique télescope James-Webb. Et puis, il y a les satellites d’observation de la Terre. Souvent plus discrets. Mais qui promettent tout autant de découvertes. Swot est de ceux-là. Les chercheurs s’attendent à ce qu’il révolutionne le regard que nous portons sur l’océan.
🌊🐌 Élégante, sombre, et pleine de surprises
Le lièvre de mer noir de l'Atlantique (Aplysia morio) est une grande limace de mer aux teintes profondes, qui nage avec grâce dans les eaux chaudes.
Alguivore, hermaphrodite et non toxique pour l’humain, elle est aussi étrange que fascinante.
🎥 southfloridapaddle
#Nature #LimaceDeMer #SeaHare #FauneMarine #2tout2rien #InsoliteOcéan #Océanographie