Daniel Guérin, Front Populaire révolution manquée - témoignage militant, Maspero, 1976.
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Has anyone read #DanielGuérin's #book #FascismAndBigBusiness ?
a little thread sharing a section of Guerin's "Fascism and Big Business"
"The fascist state is not satisfied with reducing the workers to slavery and making a general massacre of wages possible. It restores capitalist profits in another way: through various economic expedients.
"Expedients" is the word. It is not a question of taking measures to set in motion once more, however feebly, the "normal" machinery of capitalism. It is not a question of reestablishing profits from the production and distribution of new wealth. It is, quite simply, a matter of restoring their revenues to capitalist enterprises by artificial means and at the expense of the masses. These expedients, of course, are by no means specifically fascist or National Socialist. They are twin brothers to those used in other countries, differing only in degree and not in kind.
What we are about to describe is not peculiar to fascism, and there is not, contrary to what the plebeian demagogues say, any kind of "fascist" or "National Socialist" economy. The fascist economy is only a sharpened form of the so-called "guided" capitalist economy, first tried in Germany during the First World War under the name Kriegswirtschaft (War Economy)"
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Ni Dieu ni Maître
Anthologie de l’anarchisme
Daniel Guérin (1970, 4 tomes, Maspero)
iBouquin:https://mega.nz/file/JdJhEZhb#Z4sDLNuIEN2HnwISxEnTMD1OLMz8eIlT8z7T3fZvCkM
Si t'as les moyens:
https://www.editionsladecouverte.fr/ni_dieu_ni_maitre-9782707166906
Avant-propos:
La présente anthologie avait, à l’origine, été entreprise avec mon concours, à l’initiative des frères Nataf, André et Georges, qui dirigeaient alors les Éditions de Delphes, disparues depuis. Le texte refondu, abrégé mais également augmenté, qui est présenté aujourd’hui dans la « Petite Collection Maspero », est sensiblement différent de la première édition : plus idéologique qu’historique et anecdotique, davantage assorti de présentations, commentaires et notes, en un mot : plus didactique. J’en assume seul, cette fois, la responsabilité.
Au seuil de ce livre, une mise au point s’impose : pourquoi son titre : Ni Dieu ni Maître ?
Dans son ouvrage paru en 1957, Les Idées politiques et sociales d’Auguste Blanqui, Maurice Dommanget, dont on sait l’infatigable érudition, affirme, d’après l’Histoire mondiale de l’anarchisme de Louis Louvet, que la formule serait l’adaptation d’un proverbe allemand du XVe siècle, repris, à l’acte I, scène II d’une tragicomédie de 1659 : Le Festin de Pierre ou L’Athée foudroyé, de Devilliers, une sorte d’avant Dom Juan de Molière.
En 1870, au moment du plébiscite impérial, un des plus jeunes disciples d’Auguste Blanqui, le Dr Susini, avait fait paraître une brochure intitulée : Plus de Dieu, plus de Maître.
Blanqui à son tour, au soir de sa vie (1805-1881), fonda, en novembre 1880, un journal auquel il donna pour titre : Ni Dieu ni maître.
Après la mort du grand révolutionnaire, ajoute Dommanget, divers groupements et journaux s’emparèrent de la formule. Elle figura sur les murs de la Maison du Peuple, rue Ramey, à Paris. Elle devint alors la devise du mouvement anarchiste dont, pourtant, l’inspiration était si différente, sinon antinomique, de celle du blanquisme.
Comme on le verra au tome II, p. 149, de la présente anthologie, Pierre Kropotkine, dans ses Paroles d’un révolté (1885) fit sienne la devise, en ces termes : « L’homme qui plus que tout autre fut l’incarnation de ce système de conspiration, l’homme qui paya par une vie en prison son dévouement à ce système, lança à la veille de sa mort ces mots qui sont tout un programme : Ni Dieu ni Maître ! »
Après l’attentat à la bombe de l’anarchiste Auguste Vaillant contre la Chambre des députés, le 9 décembre 1893, le pouvoir bourgeois riposta en promulguant des lois dites « scélérates » réprimant l’anarchisme et le rapporteur, Alexandre Flandin, lors de la discussion de ces textes législatifs, s’écria du haut de la tribune du Palais-Bourbon : « Les anarchistes s’efforcent de réaliser la devise : Ni Dieu ni Maître. »
En juillet 1896, les libertaires bordelais lancèrent un appel, dans lequel ils exaltaient « la beauté de l’idée libertaire : Ni Dieu ni Maître ! » Et Sébastien Faure, peu après, de commenter dans Le Libertaire du 8-14 août de la même année : « La devise de Blanqui : Ni Dieu ni Maître ne peut être scindée, elle est à accepter, tout entière… »
Pendant la guerre de 1914-1918, nous dit encore Dommanget, Sébastien Faure ressuscita la formule et, la paix revenue, la Jeunesse anarchiste qui se créa à Paris prit, comme le fit connaître Le Libertaire du 25 juin 1919, le nom de Ni Dieu ni Maître.
Si la formule, à l’origine, comme on le voit, n’appartenait pas aux seuls anarchistes, elle est devenue leur. D’où le titre de cette anthologie.
L’ouvrage que l’on présente ici est, en quelque sorte, le dossier, volumineux, d’un procès en réhabilitation. L’anarchisme, en effet, est victime d’un discrédit qu’il ne mérite pas.
D’une injustice qui se manifeste sous trois formes : Tout d’abord, ses diffamateurs soutiennent que l’anarchisme serait mort. Il n’aurait pas résisté aux grands tests révolutionnaires de notre temps : la Révolution russe, la Révolution espagnole. Il n’aurait plus sa place dans le monde moderne, caractérisé par la centralisation, les grandes unités politiques et économiques, le concept totalitaire. Il ne resterait aux anarchistes, selon l’expression de Victor-Serge, qu’à « rejoindre par la force des choses le marxisme révolutionnaire {1} ».
Ensuite, ses détracteurs, pour le mieux discréditer, proposent une vision tendancieuse de sa doctrine. L’anarchisme serait essentiellement individualiste, particulariste, réfractaire à toute forme d’organisation. Il viserait au fractionnement, à l’émiettement, au repli sur soi-même de petites unités locales d’administration et de production. Il serait inapte à l’unité, à la centralisation, à la planification. Il aurait la nostalgie de l’« âge d’or ». Il tendrait à ressusciter des formes périmées de société. Il pécherait par un optimisme infantile ; son « idéalisme » ne tiendrait pas compte des solides réalités de l’infrastructure matérielle. Il serait incurablement petit-bourgeois ; il se situerait en dehors du mouvement de classe du prolétariat moderne. En un mot, il serait « réactionnaire ».
Enfin, certains de ses commentateurs prennent soin de ne tirer de l’oubli, de ne livrer à une tapageuse publicité que ses déviations, telles que le terrorisme, l’attentat individuel, la propagande par les explosifs. Un film récent consacré à « La Bande à Bonnot », sous couleur de le faire revivre et de le remettre à la mode, visait, en réalité, à le discréditer.
Au fur et à mesure que l’anarchisme, malgré une conspiration multiforme de la calomnie, de la falsification et du silence, émerge aujourd’hui de l’ombre et que l’on découvre l’audace, la clairvoyance, la validité de ses anticipations, un redoublement de haine et de mauvaise foi tente de s’acharner sur lui. On n’en veut donner pour exemple que le livre consacré par Jacques Duclos à La Première Internationale.
À en croire l’auteur, l’Internationale aurait été, dès le début, la chasse gardée de Marx, et ses opposants n’auraient été que des intrus. À longueur de pages, et sans jamais expliquer clairement l’enjeu de la lutte qui s’y est déroulée entre « autoritaires » et « libertaires » (le problème de l’État), ni révéler les procédés déloyaux mis en œuvre par Marx contre ses adversaires de tendance, Duclos a multiplié les injures contre les bakouniniens, traités d’aventuriers, de provocateurs, d’éléments de sac et de corde. Il a été jusqu’à leur prêter des comportements réactionnaires, au service des capitalistes.
Il a rejeté, contre toute vérité, sur les seuls exclus bakouniniens la responsabilité de la scission perpétrée par Marx et consorts, en 1872, au congrès de La Haye, et il a dissimulé au lecteur la dynamique survie de l’Internationale « anti-autoritaire », sous l’impulsion des bakouniniens, alors qu’après le transfert du Conseil général à New York Marx avait perdu presque toutes ses troupes.
Mais les dernières pages du livre ont trahi les raisons de cette partialité : lorsque Duclos écrit bakouninien, il pense, en réalité : trotskyste. De même, nous explique-t-il, dans une comparaison plutôt forcée, que Marx avait eu à défendre l’unité de l’Internationale contre les « désagrégateurs » et « aventuristes » bakouniniens, Lénine et les partis communistes eurent à combattre l’« aventurisme » des trotskystes.
Au moment même où Duclos commettait cette mauvaise action, c’est-à-dire à l’occasion du centenaire de la fondation de l’Internationale, mais sur un plan moins grossier et d’apparence plus « scientifique », la meute des érudits marxistes – ou prétendus tels – de tout acabit se coalisait dans le séminaire de 1964 du Centre national de la recherche scientifique pour tomber à bras raccourcis sur Bakounine et sur son spécialiste d’aujourd’hui, Arthur Lehning.
Dans le dossier que l’on présente, les documents parlent d’eux-mêmes. En rouvrant le procès, on n’essaie pas seulement de réparer rétrospectivement une injustice, ni de faire œuvre de simple érudition. Il paraît, en effet, que les idées constructives de l’anarchie sont toujours vivantes, qu’elles peuvent, à condition d’être réexaminées et passées au crible, aider la pensée socialiste contemporaine à prendre un nouveau départ. Le présent ouvrage ressortit donc tout autant au domaine de la connaissance qu’à celui de l’action.
Les textes que l’on a rassemblés étaient ou inédits ou introuvables, ou maintenus dans l’ombre par une conspiration du silence. On les a choisis, soit en raison de leur rareté, soit en raison de leur intérêt : intérêt double, provenant de la richesse de leur contenu ou de l’éclat exceptionnel de leur forme. Contrairement à des travaux similaires, on n’a pas voulu se livrer à un inventaire exhaustif de tous les écrivains se réclamant de l’idée libertaire ; on n’a pas cru devoir distribuer des palmes à chacun, sans exception ni omission. On a concentré l’attention sur les grands maîtres et négligé les épigones regardés comme secondaires. Ce premier tome traite de trois pionniers de l’anarchisme au XIXe siècle : Stirner, Proudhon, Bakounine.
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GUÉRIN Daniel, Eugène, Edmond (1904 - 1988), historien, écrivain ; militant communiste libertaire, anticolonialiste et du mouvement pour la libération homosexuelle.
Personnalité foisonnante et généreuse, Daniel Guérin fut tout à la fois écrivain révolutionnaire, historien du mouvement ouvrier, militant anticolonialiste, apôtre de l’émancipation homosexuelle, et un des principaux théoriciens contemporains du communisme libertaire. Par la variété et la qualité de sa production intellectuelle, son influence dépassa les limites du mouvement libertaire.
Parallèlement aux combats politiques qui furent les siens, il manifesta cependant toujours un goût certain pour l’hétérodoxie, et prit souvent des positions qui désorientaient ses camarades. En 1998, dans un hors-série d’Alternative libertaire, Patrice Spadoni se souvenait : " Il faut bien l’avouer, Daniel Guérin nous surprenait toujours par quelque trait de non dogmatisme. "
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#Palestine : 1947, la #Nakba, la France et la gauche
La France porte une responsabilité historique dans la réalisation du projet d’État juif qui conduit à la Nakba : l’expulsion des Palestinien·nes de leurs terres.
https://www.unioncommunistelibertaire.org/?Palestine-1947-la-Nakba-la-France-et-la-gauche
La France porte une responsabilité historique dans la réalisation du projet d'État juif qui conduit à la Nakba : l'expulsion des Palestinien·nes de leurs terres. La classe politique française et la…
Today is 3rd-year🎂 of 3rd volume of Essays on #Anarchism & #Religion co-edited with Matthew Adams: https://lnkd.in/eD77Vauu including essays on #AbrahamHeyn, #HerbertRead, #LeoTolstoy, #DanielGuérin, #MartinBuber, #mysticism & #spiritualanarchism.
Includes 1/ essay from me on #Tolstoy’s #politicalthought, 2/ co-authored intro discussing ‘#religiousness’ of political #ideologies such as #anarchism
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