3 examens cumulatifs cette session. 70-100 pages de notes, tableaux, résumés à imprimer pour chaque cours.
Je passe je sais pas, une heure à effacer les infos superflues, faire de la mise en page, créer une table des matières.
Je suis pas mal fier/ère. J'envoie ça à mes camarades de classe.
«Yo, si vous vous êtes fié-e-s en partie sur mes notes jusqu'à maintenant et que vous les voulez, j'ai tout refait, surligné les infos importantes et créé une table des matières.»
Le soir même, je vois sur le groupe facebook du département:
Élève A: «Quelqu'un peut-tu me vendre ses notes pour le cours de [un cours que je suis pas]? Je suis prêt à mettre le prix».
Élève B (aussi ahuri-e que moi): «Tu payes pour des notes de cours?»
Élève A: «J'ai déjà payé 90$ pour trois séances lol.»
Est-ce que c'est de l'extorsion ou juste les caprices d'un-e jeune riche qui va jamais à ses cours et qui paie des laquais pour apprendre à sa place?
Dans tous les cas, ce climat me rappelle ma toute première année en histoire à l'UdeM. Une camarade de classe m'avait emprunté mes notes (manuscrites) pour «comparer» avec les siennes.
Elle me les a jamais redonnées. Je prenais des notes pour une personne malentendante, heureusement, alors j'ai obtenu des photocopies des copies-carbone. Mais pour la forme, j'ai quand même un peu insisté. Je l'ai recroisée à l'examen final: «Too bad, tu vas le savoir pour la prochaine fois» qu'elle m'a dit.
Dans un autre cours, le prof spécifie: «Il y a exactement 8 livres à la biblio sur un des sujets de recherche et vous êtes 3 à vous partager ce même sujet. Collaborez SVP.»
Deux des étudiant-e-s qui ont hérité de ce sujet sont catastrophé-e-s et jasent dans le couloir, la semaine suivante. 6 des livres sont empruntés. Les deux autres sont introuvables. L'autre étudiant-e aussi. Ce n'est sans doute pas une coïncidence.
J'ai aussi entendu parler de livres dont LA PAGE avec une info critique avait été comme par hasard arrachée.
Ça ne m'a jamais causé de problème à moi: j'avais ma carte CRÉPUQ à l'époque. S'il manquait de livres, j'allais à l'UQAM ou à McGill (surtout à l'UQAM). Et puis à la fin de mon bacc, la numérisation s'était déjà accélérée agressivement.
Compte tenu du très haut niveau de plagiat des étudiant-e-s par leurs propres directeurices de maîtrise/doc, je parie que tout ce beau monde-là a aujourd'hui des carrières universitaires brillantes.
#Université #Compétition