PROCHAINE ÉMISSION
Le 7 mai 2026
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Notre prochaine émission aura lieu ce jeudi 7 mai de 20h à 21h en direct sur Radio Campus Paris, et reviendra sur la séquence relative à la proposition de loi Yadan visant à « lutter contre les formes renouvelées de l'antisémitisme ».
La proposition de loi, portée par le bloc central, retirée en avril dernier avant son passage à l'Assemblée nationale, avait pour principal objet d'empêcher la négation et les appels, même indirects, à la destruction d'un état reconnu par la France. Elle était accusée par ses détracteurs d'assimiler la critique de l'État d'Israël à de l'antisémitisme mais aussi de mettre en danger la liberté d'expression.
La séquence n'est pas terminée puisque le gouvernement a promis de présenter en juin un projet de loi en lieu et place de la loi Yadan.
Nous analysons les tenants et les aboutissants de ce projet de loi et tentons de comprendre ce qui se joue.
avec Jonathan Ruff-Zahn, membre de Tsedek, collectif de juifs et juives antifascistes, décoloniaux·ales, luttant contre le racisme d'État en France, pour la fin de l'appartheid et de l'occupation en Palestine, et contre l'antisémitisme et son instrumentalisation.
📆 jeudi 7 mai 2026
⏲️ de 20h à 21h
🔘 sur le 93.9FM
🔗ou sur https://www.radiocampusparis.org
#tsedek #loiyadan
#antisemitisme #antisionisme
93.9 FM

Radio Campus Paris est la radio associative et locale des étudiants et des jeunes franciliens. Pointue en musique et passionnée en paroles, elles s'intéresse à tout, à l'image des esprits curieux et indépendants.

La librairie Météores invite #Tsedek pour la présentation du livre Lutter en rupture, Lutter en solidarité, paru aux éditions Premiers Matins de Novembre.
Cette soirée et rencontre sera co-organisée et animée par AJAB (Antizionist Jewish Alliance in Belgium).

📆 15 mai
🕖 19h00 – 20h30 — Présentation du livre et questions/réponses

🎵 20h30 – 22h30 — DJ set, musiques et rencontres
Venez nombreux.ses !

For the non-French speakers in Brussels! You’re also very welcome to join our set from 20:30!

Pianocktail, Rue Haute 304, 1000 Bruxelles, Belgium
#antisionisme #antiracisme #Palestine #Bruxelles #brussels

Sur le plan historique et politique, Grigat insiste sur le fait que l’antisionisme projectif ne doit pas être compris comme une simple réaction à la politique de l’État d’Israël, mais comme un phénomène inscrit dans une tradition plus longue.

Il renvoie à des continuités idéologiques qui traversent le XXe siècle, depuis certaines formes d’antisémitisme européen jusqu’aux configurations contemporaines impliquant le nationalisme arabe, le socialisme d’État et diverses formes d’islamisme politique.

Cette continuité se manifeste notamment dans la persistance de représentations d’Israël comme entité « artificielle » ou « étrangère », représentations dont les racines peuvent être retracées jusqu’aux idéologies antisémites du XXe siècle

Un autre aspect central du concept réside dans sa dimension fonctionnelle.

L’antisionisme projectif agit comme une idéologie d’intégration, capable de fédérer des acteurs politiques et sociaux très différents, voire opposés.

En constituant Israël comme ennemi absolu, il permet la formation d’alliances entre des courants hétérogènes — de la gauche radicale à l’extrême droite, en passant par des mouvements islamistes ou certains courants décoloniaux et postcoloniaux.

Cette capacité d’intégration repose sur le caractère flexible et polysémique des projections dont Israël est l’objet, lesquelles peuvent être adaptées à des cadres idéologiques variés tout en conservant une structure commune.

Dans cette perspective, l’antisionisme projectif ne correspond pas à une critique du sionisme réel, mais à une construction idéologique que Grigat décrit comme un « gerücht über den Zionismus », c’est-à-dire une représentation fictive et déformée du sionisme.

Cette « rumeur sur le sionisme » ne renvoie pas à la réalité historique du sionisme comme mouvement de réponse à l’antisémitisme et de constitution d’une souveraineté juive, mais sert de support à une élaboration idéologique qui légitime, dans certains cas, des positions visant à délégitimer voire à détruire l’État d’Israël.

Enfin, le concept de Projektiver Antizionismus vise à fournir un cadre analytique permettant de saisir la spécificité des formes contemporaines d’antisémitisme sans les réduire à leurs expressions traditionnelles.

Il met en évidence à la fois la continuité historique du phénomène et sa capacité d’adaptation à de nouveaux contextes.

En ce sens, il désigne moins une catégorie empirique strictement délimitée qu’un principe d’intelligibilité, permettant d’analyser les configurations discursives dans lesquelles Israël devient le support de projections idéologiques révélant les contradictions des sociétés qui les produisent.

Dans l’approche de Grigat, l’antisionisme projectif apparaît ainsi comme l’une des formes dominantes de l’antisémitisme contemporain, en particulier dans les sociétés occidentales, où il contribue à structurer une partie significative des discours politiques et intellectuels sur le conflit israélo-palestinien.

#antisionisme #antisemitisme #AntisionismeProjectif

https://www.palim-psao.fr/2026/04/l-antisionisme-projectif.une-presentation-d-un-concept-developpe-par-stephan-grigat-par-clement-homs.html

Paru en 2025 en Allemagne, dans la collection Interdisziplinäre Antisemitismusforschung, l’ouvrage Projektiver Antizionismus. Antisemitismus gegen Israel vor und nach dem 7. Oktober, dirigé par Stephan Grigat et Karin Stögner, s’inscrit dans le champ des recherches contemporaines sur les transformations de l’antisémitisme.

À partir d’une approche interdisciplinaire mobilisant la science politique, la sociologie, l’histoire et la théorie critique, le volume propose d’analyser les formes actuelles de la haine d’Israël en les resituant dans une généalogie longue des idéologies antisémites.

L’ouvrage se donne pour objectif de comprendre comment, dans le contexte contemporain, l’antisionisme peut constituer un vecteur privilégié de reformulation de l’antisémitisme, en particulier dans les sociétés occidentales.

Le livre accorde une importance centrale à la notion d’« antisionisme projectif », qui sert à la fois de fil conducteur théorique et d’outil d’analyse pour les contributions réunies.
Il part du constat que les événements du 7 octobre 2023 ont agi comme un révélateur et un accélérateur de dynamiques déjà à l’œuvre dans plusieurs sociétés du système-monde capitaliste, en donnant lieu à une intensification globale des discours et pratiques de haine visant Israël.

Loin d’apparaître comme une rupture, cette séquence est interprétée comme l’actualisation d’un ensemble de structures idéologiques plus anciennes, que les auteurs s’attachent à mettre en évidence dans leurs différentes déclinaisons contemporaines.

L’ouvrage met également en lumière la dimension transversale et intégratrice de ces formes particulières d’antisionisme.

En analysant une grande diversité de contextes — des mobilisations militantes aux institutions internationales, des réseaux sociaux aux traditions intellectuelles — il montre comment la dénonciation d’Israël peut fonctionner comme un point de convergence pour des acteurs et des courants idéologiques hétérogènes.

Cette perspective conduit à appréhender l’antisionisme non seulement comme une position politique, mais comme une configuration discursive et symbolique complexe, structurée par des héritages historiques, des mécanismes de projection et des logiques d’identification collective.

C’est dans ce cadre que s’inscrit le développement du concept de Projektiver Antizionismus, qui vise à rendre compte des formes contemporaines d’antisémitisme en tant que phénomène à la fois transformé et continu.

Il s'agira ici d'en proposer une première présentation, en en explicitant certains fondements théoriques, les principales caractéristiques structurelles, ainsi que les implications historiques, à partir des analyses développées par Stephan Grigat, sans prétendre rendre compte de l'ensemble des contributions réunies dans cet ouvrage.

Le concept de Projektiver Antizionismus désigne une forme spécifique d’antisionisme comprise comme une transformation historique et une reconfiguration structurelle de l’antisémitisme.

Dans la perspective développée par Stephan Grigat, il ne s’agit pas d’une simple opposition politique à l’État d’Israël ou au sionisme en tant que mouvement national, mais d’un phénomène idéologique dans lequel Israël devient le lieu privilégié de projection de contenus antisémites hérités.

L’antisionisme projectif est ainsi défini comme une « reproduction géopolitique de l’antisémitisme », en ce sens qu’il transpose à l’échelle des relations internationales des schèmes interprétatifs, des affects et des structures de pensée historiquement associés à la haine des Juifs.

Ce concept s’inscrit explicitement dans le cadre théorique de la tradition de la théorie critique, notamment celle de Theodor W. Adorno et Max Horkheimer, pour lesquels l’antisémitisme ne relève pas seulement d’un préjugé ou d’une hostilité empirique, mais constitue une forme de « projection pathique ».

Dans ce cadre, les individus ou les collectifs attribuent à un objet extérieur des caractéristiques qui procèdent de contradictions internes non résolues.

Grigat reprend ce schéma en montrant que, dans les conditions historiques contemporaines, ce mécanisme de projection se déplace vers l’État d’Israël, lequel fonctionne comme une instance symbolique permettant de condenser et d’externaliser des tensions sociales, politiques et morales.

L’idée, reprise de Léon Poliakov, selon laquelle Israël serait le « Juif parmi les États » exprime cette fonction de condensation : Israël est traité comme l’équivalent fonctionnel du Juif dans l’imaginaire antisémite classique.

L’un des apports centraux du concept réside dans l’analyse de la mutation historique de l’antisémitisme après la Shoah. Dans les sociétés européennes d’après 1945, l’expression explicite de l’antisémitisme devient largement disqualifiée, ce qui conduit à une transformation de ses formes d’apparition.

L’antisionisme projectif constitue, dans cette perspective, une forme de « communication indirecte » de l’antisémitisme, dans laquelle la critique d’Israël sert de médium à la réactivation de structures de pensée plus anciennes.

Ce déplacement ne signifie pas une rupture, mais une continuité transformée : les mêmes schèmes d’interprétation — opposition entre abstraction et concrétude, dénonciation d’un pouvoir occulte, suspicion à l’égard de l’universalité — sont réarticulés autour d’un nouvel objet, l’État juif.

Sur le plan de la structure idéologique, l’antisionisme projectif se caractérise par une ambivalence constitutive. Israël y apparaît simultanément comme une entité artificielle, illégitime et « non naturelle », et comme une communauté ethnique obstinée, particulariste et dangereuse pour l’ordre universel.

Cette double détermination reprend des oppositions fondamentales de l’antisémitisme moderne, dans lequel les Juifs étaient à la fois accusés d’incarner une abstraction destructrice (le capital, la modernité, l’universel) et une altérité irréductible (le particularisme, l’ethnicité, la clôture communautaire).

Dans le cas de l’antisionisme projectif, cette oscillation est transposée au niveau étatique : Israël est tantôt dénoncé comme une construction artificielle sans légitimité, tantôt comme une entité trop « authentique », trop enracinée dans une identité particulière.

Cette mobilité des imputations souligne le caractère non empirique, mais structurellement projectif du phénomène.

Le concept met également en lumière la manière dont l’antisionisme projectif repose sur une difficulté — voire un refus — de penser les médiations constitutives de la modernité politique.

En particulier, les distinctions entre État et société, entre institutions et population, ou encore entre gouvernement et citoyens, tendent à être effacées au profit d’une représentation homogénéisante et essentialisante.

Cette réduction s’inscrit dans ce que la théorie critique, notamment chez Theodor W. Adorno, désigne comme « concrétisme » : une disposition à rejeter les formes abstraites de médiation sociale — telles que le droit, les institutions ou les procédures politiques — au profit d’une appréhension immédiate, simplifiée et personnalisée du social.

Dans cette perspective, l’antisionisme projectif repose sur une compréhension appauvrie de la réalité étatique. Au lieu de concevoir l’État comme un ensemble différencié de structures, traversé par des conflits internes et des niveaux de responsabilité distincts, il tend à être appréhendé comme une entité unifiée, dotée d’une intention unique.

Cette réduction favorise une perception d’Israël comme un acteur homogène, dans lequel disparaissent les distinctions entre gouvernement, institutions, société et individus.

Une telle représentation ouvre la voie à des imputations globalisantes : Israël est constitué en sujet collectif cohérent, auquel peuvent être attribuées des propriétés générales et des intentions englobantes.

Paradoxalement, cette logique peut prendre des formes apparemment opposées mais structurellement convergentes : Israël est tantôt dénoncé comme une entité abstraite, artificielle et dépourvue de légitimité, tantôt comme l’expression immédiate d’une volonté collective compacte et fermée.

Dans les deux cas, la complexité des médiations sociales et politiques est dissoute, ce qui permet la projection d’accusations globales, indifférenciées et détachées de toute analyse empirique fine.

#antisionisme #antisemitisme

L'antisionisme projectif. Une présentation d'un concept critique développé par Stephan Grigat, par Clément Homs

L'antisionisme projectif Une présentation d’un concept critique développé par Stephan Grigat Clément Homs 1. Paru en 2025 en Allemagne, dans la collection Interdisziplinäre Antisemitismusforschung, l’ouvrage Projektiver Antizionismus. Antisemitismus...

Critique de la valeur-dissociation. Repenser une théorie critique du capitalisme

📚 Première présentation du livre de Tsedek! à Troyes

La Librairie Coopérative des Passeurs de Texte et le Collectif Louise Michel invitent le collectif Tsedek! et vous donne rendez-vous mardi 28 avril à Troyes partir de 18h30 à la Maison des Syndicats pour échanger autour du livre « Lutter en rupture, lutter en solidarité », de ses enjeux politiques et des questions qu’il soulève, suivi d’un moment convivial.

Venez rencontrer @ruff_45000 co-auteur de l’ouvrage discuter, poser vos questions et prolonger la réflexion ensemble.

#Troyes #Tsedek #Palestine #antisionisme #antiracisme

📚 Deuxième du livre de Tsedek en librairie à Paris !

La librairie Libre ère invite le collectif Tsedek! et vous donne rendez-vous mercredi 29 avril à Paris à partir de 19h30 pour échanger autour du livre « Lutter en rupture, lutter en solidarité », de ses enjeux politiques et des questions qu’il soulève, suivi d’un moment convivial.

Venez rencontrer @elieduprey et @ruff_45000 co-auteurs de l’ouvrage, discuter, poser vos questions et prolonger la réflexion ensemble.

Entrée libre et gratuite !
#Paris #Tsedek #Palestine #antisionisme #antiracisme

Bonjour à toustes,

Nous vous attendons nombreux-euses pour un rassemblement déclaré le mardi 28 avril 2026, à 18h30 place Charles Hernu, pour protester contre la tenue du salon colonial dit "salon de l'Alyah".

Ces événements scandaleux, organisés par une agence liée au gouvernement israélien, ont pour but de recruter des colons qui iront s'installer en Palestine occupée, alors même que le génocide et le nettoyage ethnique se poursuivent avec une intensité sans précédent.

La colonisation de la Palestine commence près de chez nous : nous ne garderons pas le silence !

Tahya Filastine, 🇵🇸
à bas le sionisme, mort au colonialisme!
#Lyon #antisionisme #Palestine

n'hésitez pas à partager cette invitation autour de vous ! #antisémitisme #antisionisme #RAAR, #GerardBenSussan #webinaire

https://raar.info/2026/04/22/de-la-haine-du-genre-humain-au-genocide-permanences-et-mutations-de-l-antisemitisme/ (De la « haine du genre humain » au « génocide » permanences et mutations de l’antisémitisme )

**"Eternellement nouveau"** disait Lénine de l’antisémitisme, énigmatique dans sa persistance et continûment coulé dans des moules historiques changeants.

A la lumière, sombre, de l’actualité récente et de la crise démocratique qui l’accompagne, cet exposé essaiera d’en scruter les formes et les mécanismes et d’en comprendre les imprévus.

Webinaire gratuit et ouvert à toutes et tous.

Partagez l’invitation largement autour de vous.

📆 le 11 mai 2026 à 19h

✍️ Pour participer, inscrivez-vous par mail à: webinaires . raar @ gmail . com

#antisémitisme #antisionisme #RAAR, #GerardBenSussan #webinaire