#Volcanecdote
Le département du Puy-de-Dôme devait initialement s’appeler Mont d’Or, en référence à son plus haut massif volcanique (aujourd’hui les monts Dore), qui culmine à 1 886 m, contre seulement 1 465 m pour le puy de Dôme – sans tirets contrairement au département. Mais le député local Jean-François Gaultier de Biauzat obtint un changement, « afin d’éviter que l’on ne conçoive l’idée de richesse en prononçant notre nom et pour prouver qu’il est plus facile d’y peser l’air que les écus » (allusion à l’expérience de Blaise Pascal démontrant l’existence de la pression atmosphérique).
 Pourtant, ce nom de Puy-de-Dôme est un non-sens géologique. Le département devrait plutôt s’appeler Puys et Dômes, comme le nota l’éminent minéralogiste et volcanologue Alfred Lacroix dans le texte « Études sur le volcanisme » (https://education.persee.fr/doc/revin_1775-6014_1932_num_86_1_8228) :
 « Si Gaultier de Biauzat avait été volcanologiste et si, en outre, la science des volcans avait été plus évoluée en son temps, nul doute qu’il n’eût proposé, au lieu de Puy-de-Dôme, le titre de département des puys et dômes, car ainsi eût été fixée la caractéristique géologique la plus frappante des admirables volcans qui se dressent au voisinage de la faille de la Limagne. Puys et dômes sont, en effet, deux formes de montagnes volcaniques, symboles de deux modalités distinctes du dynamisme éruptif. »
#PuyDeDôme #Auvergne #géographie #histoire #géologie #Lacroix
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#Volcanecdote
Une nécrologie du chimiste Jean-Baptiste Boussingault (https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bd6t511794594/f1.item) rapporte l’histoire suivante. Lors d’une expédition dans le cratère du volcan colombien Galeras (alors appelé « volcan de Pasto ») en 1831, le jeune homme voulut mesurer la température d’une fumerolle. Son thermomètre à mercure ayant aussitôt atteint 102 degrés, il le retira pour éviter qu’il se brise. Il plaça alors successivement la feuille d’étain d’une tablette de chocolat et la balle en plomb d’un pistolet dans la fumerolle. La première fondit mais pas la seconde, lui permettant de déterminer que la fumerolle avait une température comprise entre 235 et 332 degrés (points de fusion respectifs des deux métaux).
 J’ai retrouvé l’histoire en question dans le cinquième tome des mémoires de Boussingault (https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k903161/f129.item). Il y relate bien cette expérience, avec les mêmes métaux et températures, mais sans indication de leur provenance (chocolat et balle ne sont pas mentionnés)… J’ignore d’où le nécrologue a tiré ce détail, mais ça reste une belle histoire de sciences expérimentales !
#science #expérience #chimie #histnat #Colombie #volcan
La Nature : revue des sciences et de leurs applications aux arts et à l'industrie : journal hebdomadaire illustré / rédacteur en chef Gaston Tissandier

La Nature : revue des sciences et de leurs applications aux arts et à l'industrie : journal hebdomadaire illustré / rédacteur en chef Gaston Tissandier -- 1887-05-21 -- fascicules

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