Retraite cycliste : le luxe de Yates, la tragédie d’Iserbyt
#CyclismeSurRoute #cycloCross #EliIserbyt #PauwelsSauzenAltezIndustriebouw #Retraite #SimonYates #TeamVismaLeaseABikeRetraite cycliste : le luxe de Yates, la tragédie d’Iserbyt
#CyclismeSurRoute #cycloCross #EliIserbyt #PauwelsSauzenAltezIndustriebouw #Retraite #SimonYates #TeamVismaLeaseABikeL’infolettre du 22 décembre 2025 : la pause de Fem van Empel, le parcours de la Vuelta 2026…
Fem van Empel, une pause pour enfin être apaisée
On l’avait quittée le 1er novembre dernier sur le Koppenbergcross : diminuée par un coup de froid, disait-on à l’époque, la triple championne du monde de cyclo-cross Fem van Empel avait dû abandonner dès les premiers tours de roue. Une simple pause dans une saison du renouveau pour celle qui avait décidé de faire un pas de côté de toute compétition sportive en mars dernier, en raison de doutes, déjà sur sa santé mentale et de problèmes physiques en cascade. La Néerlandaise était restée silencieuse depuis lors, préférant se concentrer, logiquement, sur un rétablissement tant physique que mental, en vue de la prochaine saison de cyclo-cross. Van Empel semblait ainsi sur une bonne pente, avec un retour discret à la sixième place sur le Superprestige de Ruddervoorde, avant deux victoires sur ses terres, à Woerden puis Heerde. Mais l’abandon sur le Koppenberg a visiblement été la goutte qui a fait déborder le vase pour la cycliste de 23 ans, absente depuis lors de toute course dans les labourés.
C’est finalement le 19 décembre, à la veille du début de la période particulièrement intense des cyclo-cross des fêtes de fin d’année, que le Team Visma | Lease a Bike a publié un communiqué de presse donnant enfin quelques infos sur l’avenir de Fem van Empel. Celui-ci ne s’annonce malheureusement pas sous les meilleurs augures. La Néerlandaise a confirmé que le Koppenbergcross a mené à de nouveaux doutes sur sa capacité à retrouver son meilleur niveau. “Mon corps et mon esprit m’ont donné un signal très clair. Je suis quelqu’un qui n’abandonne pas facilement, mais inconsciemment, une décision avait déjà été prise. Cela me semble être, pour moi, la bonne chose à faire maintenant”, a-t-elle confié par voie de communiqué. Cette bonne chose, c’est tout simplement un nouveau pas en retrait du peloton, mais surtout la fin de son contrat avec Visma | Lease a Bike. L’équipe et la cycliste ont indiqué avoir tout fait, ces dernières semaines, pour trouver une issue positive à ces problèmes, mais rien n’y a fait.
La championne du monde Fem van Empel (Visma-Lease a Bike) lors de la course des élites femmes, sur la Coupe du monde de cyclo-cross à Anvers, le 24 novembre 2024. – Photo : Alain Vandepontseele/Alain VDP Photography“C’est une décision bien réfléchie avec laquelle je me sens bien”, a encore déclaré Fem van Empel, certaine de son choix, malgré son jeune âge et le talent dévoilé depuis ses débuts chez les juniores en 2019, enchaînant depuis lors 50 succès professionnels, dont trois titres de championne du monde et de championne d’Europe chez les élites. “Pour le moment, tant la motivation que le plaisir que j’avais pour le cyclisme ne sont plus là. Je voulais être honnête et juste avec l’équipe à ce propos. Pour le moment, c’est le meilleur choix. Cela semble être le bon moment pour un nouveau chapitre. Je suis très redevable de tout le soutien que j’ai reçu de la part de l’équipe, ma famille, et les supporters, et j’attends avec impatience ce que le futur apportera”, a-t-elle ajouté.
Qu’une athlète aussi importante que Fem van Empel prenne une décision aussi radicale rappelle toute la fragilité de ces athlètes. La vie de sportif victorieux peut évidemment sembler rêvée, avec ses podiums, sa gloire, sa popularité… Elle n’en reste pas moins usante et sollicite bien plus que quelques entraînements physiques. Il faut également se placer dans une bulle aux moments opportuns, éviter les désillusions que peuvent provoquer des contre-performances, se relancer par la suite, conserver une auto-critique, répondre aux appels des partenaires, faire face aux critiques dans la presse et les réseaux sociaux, enchaîner les interviews… Autant de petites actions qui peuvent mettre à mal l’inconscient.
Fem van Empel n’est pas la première à faire une pause à la suite d’un bien-être mental en berne. Mais la championne du monde est l’une des premières avec un tel palmarès à se décider malgré les risques sportifs et en termes de réputation. L’Union Cycliste Internationale (UCI) et les équipes ne doivent pas prendre cet exemple à la légère : s’occuper du résultat sportif ne suffit plus aujourd’hui à assurer l’avenir d’un.e cycliste. La santé psychologique doit également être scrutée et mise en avant, surtout à l’heure où les plus jeunes sont déjà engagés à un rythme soutenu, au risque de “brûler” leur énergie bien plus vite. Le cas de la championne du monde a au moins remis cet aspect sur le devant de la scène. On espère pour Fem van Empel qu’elle pourra pour sa part trouver la sérénité dans la suite de sa vie, que ce soit sur un vélo ou loin de celui-ci. Malheureusement, le monde du cyclo-cross, lui, voit une grande dame s’en aller.
Grégory Ienco
Toujours plus haut, toujours plus fort : la prochaine Vuelta enchaînera encore la montagne
Dernier Grand Tour de la saison et dernier à être présenté au public, le Tour d’Espagne 2026 proposera à nouveau un parcours démentiel. L’argument, pour l’organisation, est évidemment marketing. L’annonce de “l’édition la plus montagneuse de la dernière décennie” permet de rappeler la différence avec le Giro, qui a pourtant fait également de la montagne sa proposition, et le Tour de France, qui bénéficie de son statut légendaire de par son histoire. Mais cette année, le marketing est suivi par la révélation des profils : entre Monaco et Grenade (l’arrivée à Madrid n’a pu être organisée en raison du Grand Prix de Formule 1 prévu ce même week-end), l’enchaînement des cols risque bien de mettre les organismes à rude épreuve.
L’épreuve espagnole débutera donc, une nouvelle fois de l’étranger, avec un départ de Monaco, autour d’un contre-la-montre d’à peine 9 kilomètres tout autour du Rocher. Le peloton ira en France, du côté de Manosque et de Fort-Romeu, premier sommet des Pyrénées, avant l’arrivée… en Principauté d’Andorre.
L’étape principautaire proposera seulement 105 kilomètres de course, mais quatre cols, de quoi déjà bien mettre les cuisses dans le rouge. Et la première semaine n’est pas finie : le peloton découvrira le Puerto El Bartolo, et sa section en gravier, en juge de paix de la sixième étape, avant de nouvelles arrivées en altitude, à Aramon Valdelinares sur la 7e étape, et sur l’Alto de Aitana sur la 9e étape.
La deuxième semaine fera encore la part belle aux grimpeurs avec l’ascension de Calar Alto en conclusion de la 12e étape et de Sierra de la Pandera sur la 14e étape.
L’enchaînement décisif s’annonce en fin de parcours. D’abord un contre-la-montre de 32 kilomètres à Jerez de la Frontera pour la 18e étape, une étape de moyenne montagne de plus de 200 bornes jusqu’à la montée de Peñas Blancas le lendemain, et un enchaînement de cinq cols jusqu’au Collado del Alguacil pour la 20e étape. C’est certainement sur ces dernières pentes que le maillot rouge se jouera, avant une étape en circuit autour de Grenade, avec une petite côte attendue au milieu du parcours.
Il n’y aura donc pas de grande surprise à attendre pour la lutte pour le classement général : les spécialistes de la grimpe seront clairement les favoris de cette édition particulièrement rude, avec huit arrivées au sommet. Mais attention à ce chrono prévu en milieu de troisième semaine, ce qui pourrait bousculer le général avant les deux dernières étapes en altitude. Autant dire que cette Vuelta semble taillée pour un certain Tadej Pogacar, qui n’a pas encore officialisé sa participation au seul Grand Tour qui manque pour l’heure à son palmarès.
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L’infolettre du 4 août 2025 : Pauline Ferrand-Prévot reine du Tour, les premiers transferts de 2026…
Pauline Ferrand-Prévot n’avait (encore) besoin que d’une cartouche
Le Tour de France Femmes le plus difficile de sa jeune histoire ne s’est finalement joué que sur une seule attaque. Ou plutôt sur un tempo infernal mené par la Française Pauline Ferrand-Prévot (Team Visma | Lease a Bike). Elle n’a même pas dû grimper sur les pédales en danseuse pour lâcher ses rivales dans le col de la Madeleine et réaliser un effort en solitaire de huit kilomètres, suffisant pour glaner la victoire d’étape et le classement général de ce Tour, un objectif qu’elle s’était pourtant fixée sur les trois prochaines années. Le retour sur la route de la championne olympique de VTT cross-country a donc mené dès sa première saison à une victoire sur Paris-Roubaix, avant un maillot jaune dans les Alpes. Et dire que son palmarès ne comptabilise que 12 victoires professionnelles dans cette discipline… Mais ce serait oublier l’ensemble de ses exploits sur tous les terrains : championne du monde sur route, de gravel, de VTT cross-country, de VTT marathon, de VTT short-track, de cyclo-cross, championne d’Europe de VTT cross-country et short-track, une Flèche Wallonne, une étape du Tour d’Italie. Le palmarès de la Rémoise de 33 ans s’étend encore plus loin, démontrant tout le talent d’une sportive dont le dévouement pour chaque objectif impressionne à chaque épreuve.
Son retour annoncé sur la route après son titre olympique à Paris, devant son public et sa famille, en avait étonné plus d’un, tant elle semblait se plaire sur les chemins de terre. Elle avait cependant tout gagné dans cette discipline, et avait donc déjà son regard tourné vers autre chose. C’est ainsi que “PFP” a toujours fonctionné. Après avoir tenté de multiplier les disciplines en une seule saison (elle a porté les maillots arc-en-ciel de cyclo-cross, de route et de VTT en même temps en 2015), la Française s’est concentrée dès 2016 sur le tout-terrain, évoquant son objectif d’obtenir une médaille sur les Jeux olympiques. Cet espoir a cependant été maintes fois reporté : une sciatique et un abandon à Rio en 2016, une endofibrose iliaque récalcitrante entre 2019 et 2020 avant une chute lors de la course de Tokyo, en 2021… C’est finalement en 2024 qu’elle peut enfin célébrer ses lauriers olympiques en France. Comme un signe.
Photo : ASO/Thomas MaheuxEt ensuite ? Un come-back sur la route semblait le plus naturel au vu des changements dans le peloton féminin depuis ses dernières courses dans cette discipline en 2018. Depuis lors, Paris-Roubaix et Milan-Sanremo sont apparus au calendrier, le Tour d’Espagne a grandi et le Tour de France a été relancé, offrant la possibilité aux coureuses de disputer trois Grands Tours. On est encore loin de l’égalité parfaite avec le peloton masculin, mais ces courses prestigieuses suffisaient à aiguiser l’appétit d’une Ferrand-Prévot toujours prête à se lancer des défis. Sa victoire surprise sur Paris-Roubaix, en solitaire, avait annoncé la couleur, son arrivée sur le Tour avec trois kilos de moins, le visage émacié, après deux mois de stage en altitude, démontrait toute sa dévotion pour ce rendez-vous du mois de juillet. “Ce Tour est avant tout un moment important pour découvrir ce que c’est que de monter dans une course par étapes de ce niveau. Il s’inscrit dans un plan à long terme, pour acquérir de l’expérience”, évoquait-elle avant de prendre le départ avec le Team Visma | Lease a Bike. Il y avait probablement de ça au départ, mais elle a rapidement dû voir que son niveau était bien celui des meilleures de cette Grande boucle. Le tout grâce à une optimisation qu’elle a mise en place depuis ses débuts professionnels : “Elle a été sérieuse au point que ça m’a presque fait peur qu’elle ne s’octroie pas beaucoup de repos après tout ce qu’avaient été les Jeux. Mais elle avait peur de manquer de temps”, a ainsi confié le manager de l’équipe de France de VTT, Yvan Clolus dans L’Équipe.
Sa troisième place sur l’étape inaugurale au sommet de la côte de Cadoudal était une première indication, son tempérament offensif vers Guéret était une confirmation de son désir d’aller plus vite que son plan à long terme, sa gestion du col de la Madeleine clôturait les débats sur sa place dans le peloton actuel. Même sans expérience des courses contemporaines, Ferrand-Prévot a profité de ses connaissances acquises depuis plus de dix ans pour gérer au mieux ce Tour. Pendant que ses adversaires bataillaient sur la Vuelta et le Giro, après les classiques, “PFP” a préféré travailler durant deux mois en altitude. “Je préfère m’entraîner dur que passer du temps dans les trajets pour aller sur des courses”, avait-elle confié à Eurosport. Sur la Madeleine, elle a mené son tempo comme… lors d’une course de VTT, au seuil, sans se brûler les ailes, sans à-coups. “J’arrive à me mettre des challenges et me motiver pour essayer de les réussir. C’est ce que j’adore dans mon sport, c’est tout donner pour arriver le jour J, être prête, et savoir que je me suis donné les moyens de réussir”, a-t-elle commenté après sa victoire sur la Madeleine, quelques minutes avant de tomber en larmes dans les bras de la directrice du Tour de France Femmes, Marion Rousse.
Demi Vollering (FDJ-Suez) avait beau dire qu’elle avait connu une moins bonne journée, ses données montraient qu’elle n’était finalement pas loin de ses temps de montée sur le Tourmalet ou le Glandon ces dernières années. Il y avait simplement plus fort devant : “PFP” s’est consacrée à ce projet jusqu’à la limite de ce qui est soutenable et cela a payé. On peut s’interroger sur l’image de cette championne amaigrie de plusieurs kilos (elle en a évoqué trois depuis mai) pour grimper au mieux les cols du Tour. De même quant à cet effort considéré comme le plus impressionnant de ces deux dernières décennies dans le peloton féminin (environ 5,05 w/kg sur près d’une heure d’effort). Mais les faits sont têtus : Ferrand-Prévot a réalisé son rêve de petite fille dès sa première saison de retour sur la route, avec toute la précision chirurgicale qu’on lui connaît.
Le parcours a en tout cas été en faveur de la stratégie de la Française qui a profité de l’attentisme de l’ensemble des favorites, craintives à l’approche de la Madeleine, pour mener une attaque bien ciblée, suffisante pour glaner le maillot jaune. On peut aussi s’interroger sur l’abandon de plusieurs favorites (Marlen Reusser, Elisa Longo Borghini…) qui auraient peut-être bouleversé l’ordre établi sur des étapes propices aux offensives. La dernière étape l’a prouvé : beaucoup avaient peur de perdre et préféraient donc rester dans les roues. Demi Vollering, au sein d’une équipe FDJ-Suez qui s’est trop dispersée durant la semaine a été de ceux-là, tout comme Kasia Niewiadoma (Canyon//SRAM zondacrypto). “PFP” en a bien profité, suivant ses adversaires sans s’inquiéter une seconde d’une éventuelle perte de leadership avant l’arrivée finale à Châtel.
Photo : ASO/Thomas MaheuxQue reste-t-il désormais comme objectif pour une telle championne ? Un nouveau titre de championne du monde sur route ? Un deuxième Tour de France l’an prochain, pour confirmer que cette victoire n’était pas un cas unique ? Ferrand-Prévot peut toujours surprendre, mais son contrat avec la Visma est prévu sur trois ans et annonce donc encore deux saisons durant lesquelles la Française peut encore marquer le peloton féminin, que ce soit sur route ou ailleurs. Elle participe en tout cas à un grand chamboulement des stars de la discipline, confirmant qu’il est aujourd’hui difficile de dominer la route comme auparavant. Pour le plus grand plaisir des fans de cyclisme féminin.
Grégory Ienco
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Les règles deviennent toujours moins tabou dans le peloton féminin
“Mes jambes n’étaient pas bonnes aujourd’hui. Je suis dans cette période du mois” : cette phrase évoquée par la Mauricienne Kim Le Court Pienaar (AG Insurance Soudal) après la sixième étape du Tour de France Femmes, alors qu’elle portait le maillot jaune de leader du classement général, a connu un retentissement particulier, tant il était rare par le passé d’entendre des stars du cyclisme évoquer leurs menstruations pour expliquer un peu plus précisément leurs performances.
La Française Cédrine Kerbaol (EF Education-Oatly) avait elle-même évoqué le sujet la veille dans une interview pour L’Humanité. S’inquiétant notamment des déclarations de Pauline Ferrand-Prévot (Team Visma | Lease a Bike) indiquant qu’elle avait perdu trois kilos avant le Tour de France Femmes, et plus globalement d’une tendance à la maigreur pour gagner les grandes courses du calendrier, la Brestoise a rappelé qu’il est important de ne pas jouer avec sa santé, et de mettre en place des plans de nutrition adaptés pour éviter les problèmes liés à cette obsession : os décalcifiés, muscles atrophiés et menstruations déphasées voire disparues… “Les règles, ça devrait être vu comme des superpouvoirs”, lance ainsi Kerbaol, qui a lancé un compte Instagram baptisé f.e.e.d_powr pour mettre en avant la nécessité de bien se nourrir en tant qu’athlète professionnel et de réaliser des plans d’entraînement qui ne mettent pas en danger leur corps. “Au lendemain des règles, on est dans une phase hormonale très bénéfique, très bonne pour la récupération. La libération du glycogène, qui sert à alimenter les muscles, est très bénéfique. Moi, je suis super contente d’avoir mes règles avant une course”, explique-t-elle.
Photo : ASO/Thomas MaheuxElles ne sont pas les premières à évoquer ce sujet. La Néerlandaise Demi Vollering (FDJ-Suez) avait déjà confié l’an dernier ses difficultés lors de règles plus douloureuses. Ce sont justement les récits de ces stars de la discipline qui peuvent permettre de bouleverser les croyances autour de ces changements hormonaux qui ont un effet bénéfique s’ils sont bien gérés, comme l’a expliqué Kerbaol. La professionnalisation de plus en plus grande des équipes féminines permet justement l’arrivée de spécialistes de la question, qui comprennent de mieux en mieux ces sportives qui engrangent de plus en plus de kilomètres, sur des courses de plus en plus rudes.
Ces discussions émergent plus largement dans le monde du sport et doivent aider les sportives à enfin dépasser un tabou. Car toutes les femmes ne sont pas encore à l’aise avec ce sujet, à l’image de cette étude menée en 2024 auprès de près de 500 athlètes qui montre que près de neuf femmes sur dix (87%) estiment que les menstruations impactent leurs performances, mais que seuls 35% d’entre elles en discutent avec leurs entraîneurs. Entendre ces professionnelles parler de ce sujet peut justement les aider à être plus vocales. Cela ne peut qu’être bénéfique pour plus de la moitié de la population mondiale.
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Il giorno che abbiamo vinto il Giro d'Italia, il nostro sogno in Rosa
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L’infolettre du 2 juin 2025 : Simon Yates fait taire les plans d’UAE Team Emirates XRG sur le Giro…
Simon Yates profite du non-sens tactique d’UAE Team Emirates
Il Grande Giro, comme disent les Italiens ! Le Tour d’Italie, si imprévisible, a confirmé sa réputation au bout de trois semaines entre l’Albanie et le Val d’Aoste. Les premières offensives entre Juan Ayuso (UAE Team Emirates-XRG) et Primoz Roglic (Red Bull-Bora-Hansgrohe), les chutes du Slovène, la prise de pouvoir surprise d’Isaac del Toro (UAE Team Emirates-XRG), ses doutes puis sa maîtrise de la haute montagne, la domination collective des UAE Team Emirates-XRG avant la déroute, le coup de génie de Simon Yates (Team Visma | Lease a Bike) couplé à la neutralisation de Del Toro et Richard Carapaz (EF Education-Easy Post). Tout était réuni pour un thriller qu’on n’avait plus vu depuis… le succès de Carapaz sur le Giro en 2018.
Un an après le récital du Slovène Tadej Pogacar, la lutte pour le maillot rose a enfin repris vie grâce à un contingent de favoris à un niveau quasiment similaire. Mais il n’a pas suffi uniquement de l’absence d’un ultra-favori pour ouvrir la course à ce scénario fou. Les chutes, les coups tactiques et les rivalités ont aussi bousculé le classement général, confirmant un adage qui semblait oublié ces dernières années sur le Tour de France ou les épreuves où un certain Tadej Pogacar se présente : une course cycliste ne peut être programmée de A à Z, avec la certitude d’une tactique parfaitement maîtrisée.
Le Britannique Simon Yates (Team Visma-Lease a Bike) attaque l’Équatorien Richard Carapaz (EF Education-EasyPost) et le Mexicain Isaac del Toro (UAE Team Emirates-XRG) sur le Colle delle Finestre, lors de la 20e étape du Tour d’Italie, le 31 mai 2025 – Crédit : RCS Sport/La Presse/Fabio FerrariL’équipe UAE Team Emirates-XRG l’a appris à ses dépens, en raison d’errances tactiques particulièrement marquantes. La formation a ainsi souvent semblé hésiter sur le leader à conserver en vue de la troisième semaine de course, annoncée comme la plus rude au vu de la haute montagne au programme. Isaac del Toro avait certes pris le maillot rose avec maestria lors de l’étape des Strade Bianche vers Sienne, mais son avance de moins d’une minute après le contre-la-montre sur son équipier Juan Ayuso poussait visiblement sa formation à croire davantage en la gestion de l’Espagnol face à son jeune acolyte mexicain. Cela n’empêchait pas Del Toro d’aller gratter des secondes de bonification dès que possible, même seul face à l’adversité. Dans une équipe aux multiples leaders, la direction sportive évitait clairement de fâcher un coureur longtemps promis au rôle de patron, mais insatisfait de sa place face à un Tadej Pogacar notamment. Ayuso était donc protégé, mais c’est bien Del Toro qui évitait les problèmes. La chute de Nova Gorica a finalement scellé le sort des deux coureurs : l’un devait abandonner ses ambitions en raison d’un genou meurtri par deux rencontres avec le sol, l’autre pouvait continuer son aventure en rose, avec enfin une équipe à son service. Ou une demi-équipe vu les abandons de Jay Vine, puis Juan Ayuso.
Si les hommes de Mauro Gianetti ont paru gérer la situation, grâce également à un Del Toro plus aérien au fil des cols, notamment face à un offensif Richard Carapaz, la dernière étape de montagne vers Sestrière a fait s’écrouler l’ensemble tactique construit durant cette troisième semaine de course. Cela a commencé dès les premiers kilomètres lorsque les hommes d’UAE Team Emirates-XRG se sont époumonés à éviter qu’un coureur d’EF Education-Easy Post parvienne à rejoindre l’échappée destinée à jouer l’étape. L’objectif était de ne pas laisser le moindre équipier de Carapaz en tête, un avantage non négligeable dans le final dans une vallée. Les efforts ont été si intenses, que les équipiers du maillot rose n’ont finalement pas réussi à filtrer Wout van Aert, futur appui de Simon Yates à la sortie du Colle delle Finestre.
Il restait alors aux hommes en noir et blanc à maintenir Del Toro en bonne position dans le col le plus difficile de ce Giro (18 km à 9,2% de moyenne, dont les huit derniers km en gravier), en espérant que la course n’explose pas. Mais avec moins d’une minute et demie d’écart sur le podium, le Mexicain de 21 ans ne pouvait pas s’attendre à du calme. “Notre plan était d’imposer un rythme constant sur le Finestre, mais l’équipe EF Education-Easy Post a tiré plus fort dès le début”, a expliqué le directeur sportif Matxin Fernandez au micro d’Eurosport. L’attaque de Georg Steinhauser, avec Richard Carapaz dans la roue, à plus de 14 kilomètres du sommet, a confirmé la tactique “all-in” des coureurs en rose. Pas question de laisser la moindre chance à Del Toro d’être tranquille dans ce final. “Nous avons essayé de faire en tant qu’équipe ce que nous avions en tête. Nous avons roulé fort dès le pied du Colle delle Finestre pour tenter de faire mal à Del Toro”, a confirmé le directeur sportif d’EF Education-Easy Post Juan Manuel Garate à Cyclingnews. “Nous ne l’avons pas lâché, il était fort et a toujours réagi quand “Ricchie’ attaquait. Il semblait obsédé à l’idée de rester dans sa roue”, s’est interrogé Garate.
Car si Carapaz ne parvenait pas à sortir Del Toro de sa roue, le Mexicain restait dans une posture défensive. Quitte à laisser le Britannique Simon Yates rentrer puis attaquer directement. L’Équatorien a tout de même tenté de revenir sur l’attaquant, mais laissait à Del Toro le soin de boucher les 50 derniers mètres. Ce que le Mexicain ne fera jamais, décidant de jouer avec son dauphin à qui craquera le premier dans la prise de relais. “Isaac a couru aujourd’hui à la limite de ses capacités. Il a toujours essayé de limiter les attaques de Carapaz, mais à un certain moment, il était sur le point d’exploser”, a encore affirmé Matxin Fernandez, malgré des images montrant Del Toro suivre aisément son rival jusqu’aux trois derniers kilomètres du Finestre, durant lesquels Carapaz a essayé une dernière fois de lâcher le maillot rose, jusqu’à lui imposer de reprendre la tête du duo au sommet.
Le Mexicain Isaac del Toro (UAE Team Emirates-XRG) à l’arrivée de la 20e étape du Tour d’Italie. – Crédit : RCS Sport/La Presse/Marco AlpozziPendant ce temps, Yates profitait de cette rivalité pour engranger un écart significatif, déjà suffisant pour récupérer la première place du classement général. Et cela, avant même de rejoindre Van Aert, prêt à lâcher ses dernières munitions pour son leader. Le meilleur équipier du peloton était à nouveau au bon endroit, au bon moment. “On l’a placé à l’avant pour cette situation particulière, afin qu’il puisse encore rouler pour moi”, a confié le Britannique après l’arrivée, confirmant une stratégie savamment orchestrée par la Visma | Lease a Bike. Il fallait encore que Yates parvienne à creuser l’écart et que les autres leaders restent isolés à l’arrière, mais la rivalité entre Carapaz et Del Toro permettait au Britannique de prendre du champ sans difficulté. “Sans Van Aert dans la vallée et le reste de l’équipe toute la journée, cela n’aurait pas été possible”, a encore admis le coureur anglais, conscient de l’appui nécessaire de son équipe, malgré quelques critiques sur ses propres compagnons la veille.
Del Toro, lui, n’a jamais daigné prendre un relais pour tenter de rentrer sur Yates. Il a fallu attendre le retour de Rafal Majka et Brandon McNulty, déjà usés par les précédents efforts de ce Giro, pour voir une poursuite s’orchestrer. Matxin Fernandez a encore affirmé que la stratégie de ralentir le rythme a permis au Mexicain de récupérer pour le final. Mais l’écart était alors déjà de près de six minutes, à moins de sept kilomètres de l’arrivée. C’en était déjà fini de la lutte pour le maillot rose.
L’Équatorien Richard Carapaz (EF Education-EasyPost) devant le Mexicain Isaac del Toro (UAE Team Emirates-XRG) sur le Colle delle Finestre, lors de la 20e étape du Tour d’Italie, le 31 mai 2025 – Crédit : RCS Sport/La Presse/Fabio FerrariPourquoi UAE Team Emirates-XRG a-t-elle ainsi décidé de laisser le poids de la course sur Carapaz, au risque de perdre le classement général ? Del Toro était effectivement piégé : s’il roulait avec son dauphin, il prenait le risque de voir l’Équatorien le contrer et perdre le Giro ; s’il ne prenait pas le relais de Carapaz, il voyait Yates prendre les devants et le déposséder de son maillot rose. Dans les deux cas, le risque était important. Mais le leader du général a décidé de n’en prendre aucun, perdant quoiqu’il arrive l’avantage qu’il avait mis tant de temps à construire, à coups de bonifications et d’attaques explosives. On ne saura malheureusement jamais (à moins d’une sortie médiatique qui fera date…) si la décision émanait de Del Toro lui-même, ou de sa direction sportive. Tactiquement, les deux se sont en tout cas manqués en beauté.
L’exemple de cette dernière étape de montagne du Giro semble confirmer une théorie depuis le début de la saison : si l’équipe UAE Team Emirates-XRG ne dispose pas du coureur le plus fort physiquement, elle ne parvient pas à se défaire tactiquement de la concurrence. Cela a encore été le cas durant ce Tour d’Italie, lors duquel la formation avait deux potentiels vainqueurs, tout en laissant leurs rivaux à une trop légère distance pour éviter les problèmes rencontrés samedi. Comme si l’équipe a été anesthésiée par la domination de Pogacar, qui n’a finalement pas besoin d’une tactique particulière pour enchaîner les succès.
Simon Yates a su parfaitement en profiter, grâce à une parfaite gestion de cette dernière étape. Le Britannique n’était certainement pas le plus costaud, mais comme le résume Richard Carapaz, au micro d’Eurosport : “Aujourd’hui, nous aurions pu être les plus forts, mais le plus intelligent a gagné. (…) (Del Toro) ne savait pas comment bien courir et le plus intelligent a gagné.” Yates, 32 ans, s’est en prime offert son deuxième Grand Tour sur le même col sur lequel il avait cédé son maillot rose à Chris Froome, sept ans plus tôt. Plus de 35 minutes de retard en 2017, plus de cinq minutes d’avance en 2025. “Lorsque le parcours a été présenté, j’avais déjà en tête de faire quelque chose ici et de clore ce chapitre. Je reste sans voix d’avoir réussi”, a raconté le sociétaire de Visma | Lease a Bike, qui avait jusqu’ici bien géré son Giro, vu sa troisième position à moins d’une minute et demie de Del Toro avant cette étape fatidique. Même sa perte de temps sur l’étape des Strade Bianche, permettant à son équipier Wout van Aert de s’offrir son premier succès de la saison, n’a eu aucune incidence sur le classement final. Van Aert lui a même rendu au centuple, deux semaines plus tard, pour aller chercher ce maillot rose qu’il espérait secrètement depuis plusieurs saisons.
Le Team Visma | Lease a Bike confirme à nouveau par ce succès sa maîtrise tactique pour glaner un huitième Grand Tour en sept saisons avec un quatrième coureur différent. Dans le même temps, UAE Team Emirates-XRG n’a toujours pu conquérir une course de trois semaines qu’avec Tadej Pogacar malgré la pléthore de leaders potentiels qui s’accumulent au fil des années dans l’effectif de Mauro Gianetti. Après João Almeida, Adam Yates, Brandon McNulty, Juan Ayuso, voici qu’arrive Isaac Del Toro, avant Igor Arrieta ? L’embouteillage devient important et il n’est pas certain que tous ces jeunes décident de rester dans une structure centrée sur le n°1 mondial et ne parvenant pas à faire gagner d’autres grands noms sur les Grands Tours.
Le podium final du 108e Tour d’Italie masculin : le Britannique Simon Yates (Team Visma-Lease a Bike), au centre, devant le Mexicain Isaac del Toro (UAE Team Emirates-XRG), à gauche, et l’Équatorien Richard Carapaz (EF Education-EasyPost), à droite, le 1er juin 2025 – Crédit : RCS Sport/La Presse/GMIl Grande Giro a retrouvé sa grandeur grâce à ce scénario fou. Le nom du vainqueur final n’a finalement été connu qu’au sommet de Sestrière, après trois semaines de luttes intenses, de tentatives tactiques et de surprises. Et cela vaut tant pour le classement général que pour les étapes en elles-mêmes. Malgré la domination du Danois, vainqueur classement par points, les quatre victoires de Mads Pedersen (Lidl-Trek) n’ont pas semblé rébarbatives. Les succès en solitaire de Luke Plapp, Chris Harper (Team Jayco-AlUla), Carlos Verona (Lidl-Trek), Christian Scaroni (XDS Astana Team), Nico Denz (Red Bull-Bora-Hansgrohe) ou Nicolas Prodhomme (Decathlon Ag2r La Mondiale) ont été autant de spectacles, au vu des batailles menées pour s’offrir ces échappées. On en viendrait presque à regretter que ces trois semaines soient déjà passées. Puis, on se rappelle que le Critérium du Dauphiné, avec la revanche entre Tadej Pogacar, Jonas Vingegaard et Remco Evenepoel, est dans moins d’une semaine. Avec l’espoir que l’incertitude reste le maître-mot. Heureusement qu’on ne dit jamais jamais dans le peloton.
Grégory Ienco
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L’infolettre du 19 mai 2025 : la joie de Van Aert, les doutes de De Lie…
Le sommaire
Le soulagement de Wout van Aert au meilleur endroit possible
Le visage maculé de boue, les jambes en compote, le dos voûté par l’effort, Wout van Aert zigzague dans son maillot bleu de la Vérandas Willems-Crelan, à la recherche de la moindre respiration. La Via Santa Caterina et sa pente à deux chiffres, de plus en plus raide au fil des maisons, semble interminable pour le Belge qui découvre pour la première fois les classiques sur route, après avoir déjà quasiment tout gagné dans les labourés. Un spécialiste du cyclo-cross sur des chemins de gravier, cela semble couler de source. Mais les côtes s’allongent et l’effort s’éternise sur ce Strade Bianche. On est loin de l’heure à bloc dans les champs flamands. Nous sommes le 3 mars 2018, et un mois pile après son troisième titre de champion du monde de cyclo-cross, Wout van Aert s’est révélé au public qui préfère les courses en ligne et les efforts endurants. Après avoir tant et plus tenu la roue du Français Romain Bardet, alors que Tiesj Benoot était déjà parti vers la victoire depuis une vingtaine de minutes, Wout van Aert chutait dans les derniers mètres de l’ultime côte du jour et terminait sa montée à pied, une image qui restait dans les esprits de tout supporter du coureur d’Herentals.
Deux ans plus tard, dans un décor suffocant en raison de l’été bien installé, le champion belge, dans sa tunique jaune de la Jumbo-Visma, confirmait son amour pour les chemins toscans en s’offrant son unique victoire sur le Strade Bianche. Et cinq ans après, un jour nuageux de mai 2025, c’est sur ces mêmes routes qu’il enregistre la 50e victoire professionnelle de sa carrière sur route. Surtout, la première de sa saison, près de neuf mois après sa dernière lourde chute qui a failli lui coûter un genou, sur le Tour d’Espagne. Après une longue revalidation, un retour victorieux sur les cyclo-cross, puis un printemps mitigé et marqué par des quatrièmes places sur le Tour des Flandres et Paris-Roubaix, ainsi qu’une deuxième place encore plus amère sur À Travers la Flandre, voici Wout van Aert enfin sur le haut du podium, loin des doutes et critiques qui ont miné sa confiance depuis le début de la saison sur route.
“C’est facile de dire que cette victoire signifie pour beaucoup. Je ne sais pas vraiment comment l’expliquer. Cela devait se passer ici j’imagine, car c’est à cet endroit que ma carrière sur route a vraiment démarré en 2018. Gagner cette étape après une telle période sans y parvenir, cela fait tellement de bien”, a-t-il confié à l’arrivée, le sourire aux lèvres, malgré la poussière figée sur son visage meurtri. Il avait eu le temps auparavant de partager sa joie avec son épouse Sarah et son fils aîné, Georges, qui lui avait demandé plusieurs fois durant les classiques pourquoi son papa ne gagnait pas. Les larmes ont coulé, le Prosecco a été débouché, le bonheur a empli la Piazza del Campo de Sienne, habituel lieu d’arrivée du Strade Bianche et, ce dimanche, de la 9e étape du Giro.
Il faut dire que la délivrance était à la hauteur des espoirs douchés en début de Giro pour Wout van Aert. Après un printemps durant lequel il n’a tout simplement pas pu combattre les monstres que sont devenus Mathieu van der Poel, Tadej Pogacar ou Mads Pedersen, le Belge avait remis ses ambitions au Giro, durant lequel il espérait obtenir une première victoire d’étape, voire le maillot rose, au vu des étapes vallonnées et du contre-la-montre proposé les trois premiers jours en Albanie. Malade avant l’épreuve, le sociétaire de la Visma | Lease a Bike a tempéré son objectif initial, appelant à la prudence quant à sa condition pour un événement réputé pour sa nervosité. S’il a pu se battre pour le sprint de la première étape, face à un Mads Pedersen (Lidl-Trek) conquérant, son chrono le lendemain, puis ses difficultés à suivre le rythme sur les pentes sur les étapes suivantes ont confirmé qu’il fallait patienter avant de retrouver Van Aert à son meilleur niveau.
Les interrogations et critiques n’ont pourtant pas cessé dans la presse belge, toujours avide de revoir le champion belge à son pic, tout en questionnant la date de ce même pic dans sa carrière. Et si Wout van Aert ne retrouvait jamais le niveau affiché ces dernières saisons ? L’intéressé n’en avait cure et préférait voir les petits signes d’amélioration affichés lors des étapes suivantes. Comme cette attaque improvisée à 500 mètres de la ligne d’arrivée d’une étape déjantée vers Naples. Ou ces tentatives de rejoindre l’échappée au début de la 8e étape. Finalement, c’est sur ces chemins toscans qui l’ont révélé sept ans plus tôt que le Belge s’est montré sous son meilleur jour. Toujours bien placé, même après la chute de Primoz Roglic (Red Bull-Bora-Hansgrohe) et Tom Pidcock (Q36.5 Pro Cycling Team), toujours dans la bonne roue sans faire l’effort de trop, face aux offensives d’Egan Bernal (INEOS Grenadiers) ou Isaac del Toro (UAE Team Emirates XRG), Van Aert a patienté jusqu’au sommet de la Via Santa Caterina pour placer la bonne accélération nécessaire pour obtenir sa première victoire de la saison, sa première sur le Giro, lui permettant de rejoindre le cercle fermé des vainqueurs d’étape sur les trois Grands Tours.
Le Belge Wout van Aert (Team Visma | Lease a Bike) remporte la 9e étape du Tour d’Italie sur la Piazza del Campo de Sienne, le 18 mai 2025. – Photo : RCS Sport/Mirror Media“Je me sentais mal de ne pas coopérer avec Del Toro, parce qu’il est un concurrent au classement général pour mon leader Simon Yates. Je devais lui laisser le travail et ensuite me battre jusqu’au sommet de Sienne”, a résumé le vainqueur du jour. “J’avais besoin de faire mon effort dans les derniers virages. J’ai presque manqué le dernier, mais l’expérience du Strade Bianche m’a aidé à gagner aujourd’hui.”
Cette victoire semble déjà avoir libéré Wout van Aert, un large sourire aux lèvres sur le podium. Avant la journée de repos, ce succès tombe à un moment parfait, dans un endroit symbolique pour lui. Sera-ce suffisant pour le remettre sur des rails similaires à ceux de la dernière Vuelta ? Laissons d’abord le trentenaire profiter de cette victoire et reprendre du plaisir sur le vélo avant d’envisager la suite. La confiance devrait en tout cas revenir, après avoir confirmé que le physique est déjà là.
Grégory Ienco
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L’état de santé d’Arnaud De Lie reste encore un mystère
Le retour du maillot de champion de Belgique dans le peloton était scruté par tous les supporters belges. Arnaud De Lie avait dû quitter les classiques printanières par la petite porte, en raison de problèmes de forme affichés depuis le Circuit Het Nieuwsblad jusqu’à Gand-Wevelgem. Il s’est offert durant plus d’un mois un redémarrage mental et physique en bonne et due forme sur ses routes d’enfance, et semblait sur le retour au vu de ses sorties d’entraînement affichées sur Strava. Les rumeurs d’une mise au ban de l’équipe Lotto ou d’un futur départ anticipé n’ont finalement pas tenu face à l’annonce du come-back du coureur de Lescheret sur la Rund um Köln, le Tour de Cologne, dimanche.
Malgré une course exigeante pour sprinters qui correspond à ses qualités intrinsèques, De Lie a lâché prise après une trentaine de kilomètres, loupant le petit peloton qui allait finalement se jouer la victoire à Cologne. “Il avait du mal à respirer et son rythme cardiaque était trop élevé. Nous l’avons dépassé avec la voiture après une quarantaine de kilomètres. Il a ensuite quitté la course et a encore roulé une bonne heure et demie avant de rejoindre le bus à l’arrivée”, a commenté le directeur sportif Nikolas Maes au quotidien Het Nieuwsblad.
L’équipe Lotto au départ de la Rund um Köln, le 18 mai 2025 – Photo : Instagram LottoCe nouveau coup dur semble confirmer l’idée d’un problème de santé bien plus grave qui touche Arnaud De Lie depuis plus d’un an et demi. La maladie de Lyme dont il a souffert l’an dernier serait-elle de retour ? Y a-t-il quelque chose de plus psychologique derrière ces performances en dents de scie ? L’équipe Lotto ne veut pas paniquer et veut d’abord analyser les données de dimanche pour comprendre le mal qui ronge le champion de Belgique. “Nous étions conscients qu’il serait compliqué pour Arnaud de jouer la gagne après sept semaines sans compétition, mais on espérait qu’il puisse quand même être parmi la tête et faire la course”, a ajouté Nikolas Maes, qui appelle donc à la juste analyse.
Il sera en tout cas important de ne pas précipiter un nouveau retour de De Lie, lui qui espère être au départ du Tour de France. Mais vu son état actuel, un long repos et une batterie de tests pour suivre son état physique et mental semblent plus indiqués qu’un Grand Tour en juillet…
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Il 2025 nei progetti e nei sogni del Team Visma Lease a Bike
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