I am very pleased to see that in 2027 the Tour de France is coming to my country again. It will be amazing to welcome the best riders and fans from all over the world. I hope we do the race proud.
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L’infolettre du 27 octobre 2025 : parcours du Tour de France 2026, les licences WorldTour, Mondiaux sur piste…
Un Tour de France crescendo et un Tour de France Femmes historique
C’est toujours un événement particulier en fin de saison : la présentation des parcours du Tour de France revêt une certaine importance pour les amatrices et amateurs de cyclisme, déjà en manque de compétition en cette fin de mois d’octobre et prêts à dessiner les scénarios idéaux du prochain rendez-vous estival à la seule lecture des premiers profils dévoilés. La divination n’est pas encore un sport olympique, mais les pronostics vont bon train quand Marion Rousse et Christian Prudhomme annoncent en grande pompe les prochaines étapes de la course au maillot jaune.
Ainsi, donc, un seul scénario était en question dès jeudi au Palais des Congrès de Paris : le tracé de la 113e édition masculine du Tour, entre Barcelone et Paris, pourra-t-il permettre de bousculer l’hégémonie de Tadej Pogacar ? Sans se poser la question de savoir si le Slovène ira bien à la chasse d’un cinquième succès final. Mais les spéculations n’ont pas cessé depuis la révélation des 21 étapes de la prochaine édition. Comme si aucun autre concurrent ne pouvait se satisfaire de ces routes.
L’organisation du Tour a une nouvelle fois misé sur un tracé de plus en plus difficile, avec une troisième semaine particulièrement rude. Cela débute à Barcelone par un contre-la-montre par équipes particulier : comme sur les dernières éditions de Paris-Nice, le temps sera pris sur le premier coureur de chaque formation franchissant la ligne d’arrivée au sommet de Montjuic. L’arrivée dans les Pyrénées sera plus douce qu’attendue avec une étape vers Les Angles, et une arrivée inédite jusqu’au cirque de Gavarnie (18,7 km à 3,7% de moyenne), après un passage sur le Tourmalet.
Si les sprinteurs devraient avoir entre cinq et sept occasions de briller, le peloton s’aventurera par ailleurs sur toutes les chaînes montagneuses de l’Hexagone : le Massif central sera à l’honneur avec une arrivée désormais classique au Lioran, après le col du Perthus notamment. Place ensuite aux Vosges avec un premier passage sur le Ballon d’Alsace sur la 13e étape, avant une arrivée difficile au Markstein en passat par le Grand Ballon, le Ballon d’Alsace – encore – et le nouveau col du Haag, dans la forêt vosgienne.Le Jura suivra avec une montée rugueuse vers le Plateau de Solaison (11,3 km à 9,1% de moyenne) en clôture de la deuxième semaine de course.
Cela annoncera le seul contre-la-montre individuel de l’épreuve, entre Évian et Thonon-les-Bains, soit 26 kilomètres encore une fois bien vallonnés. Les Alpes concluront cette troisième semaine folle, avec Orcières-Merlette le jeudi, une première arrivée sur l’Alpe d’Huez via ses 21 virages les plus célèbres le vendredi et une deuxième passage par un autre versant de l’Alpe d’Huez le samedi, au bout d’une étape dantesque de 5.600 mètres de dénivelé avec la Croix de Fer, le Télégraphe, le Galibier et le col de Sarenne en apéritifs.
Les puncheurs pourront au moins profiter de l’étape finale tracée autour de Paris, avec une nouvelle triple boucle autour de Montmartre et la désormais célèbre rue Lepic. Les sprinteurs attendront, eux, une nouvelle occasion de briller sur les Champs-Élysées… un jour. L’objectif affiché est en tout cas de retarder au mieux l’échéance du maillot jaune, mais si un certain Slovène se présente effectivement au départ, nul doute qu’il profitera déjà des Pyrénées ou du Massif central pour faire parler sa puissance.
Le parcours de la 113e édition masculine du Tour de France :
Samedi 4 juillet 2026 – 1re étape : Barcelone 🇪🇸 > Barcelone 🇪🇸 (19 km, contre-la-montre par équipes ⏱️)
Dimanche 5 juillet 2026 – 2e étape : Tarragone 🇪🇸 > Barcelone 🇪🇸 (182 km)
Lundi 6 juillet 2026 – 3e étape : Granollers 🇪🇸 > Les Angles (196 km)
Mardi 7 juillet 2026 – 4e étape : Carcassonne > Foix (182 km)
Mercredi 8 juillet 2026 – 5e étape : Lannemezan > Pau (158 km)
Jeudi 9 juillet 2026 – 6e étape : Pau > Gavarnie-Gèdre (186 km)
Vendredi 10 juillet 2026 – 7e étape : Hagetmau > Bordeaux (175 km)
Samedi 11 juillet 2026 – 8e étape : Périgueux > Bergerac (182 km)
Dimanche 12 juillet 2026 – 9e étape : Malemort > Ussel (185 km)
Lundi 13 juillet 2026 – Journée de repos dans le Cantal
Mardi 14 juillet 2026 – 10e étape : Aurillac > Le Lioran (167 km)
Mercredi 15 juillet 2026 – 11e étape : Vichy > Nevers (161 km)
Jeudi 16 juillet 2026 – 12e étape : Circuit Nevers Magny-Cours > Chalon-sur-Saône (181 km)
Vendredi 17 juillet 2026 – 13e étape : Dole > Belfort (205 km)
Samedi 18 juillet 2026 – 14e étape : Mulhouse > Le Markstein (155 km)
Dimanche 19 juillet 2026 – 15e étape : Champagnole > Plateau de Solaison (184 km)
Lundi 20 juillet 2026 – Journée de repos en Haute-Savoie
Mardi 21 juillet 2026 – 16e étape : Évian-les-Bains > Thonon-les-Bains (26 km – CLM individuel ⏱️)
Mercredi 22 juillet 2026 – 17e étape : Chambery > Voiron (175 km)
Jeudi 23 juillet 2026 – 18e étape : Voiron > Orcières-Merlette (185 km)
Vendredi 24 juillet 2026 – 19e étape : Gap > Alpe d’Huez (128 km)
Samedi 25 juillet 2026 – 20e étape : Le Bourg d’Oisans > Alpe d’Huez (171 km)
Dimanche 26 juillet 2026 – 21e et dernière étape : Thoiry > Paris/Champs-Élysées (130 km)
Le Tour de France Femmes compte pour sa part écrire sa propre histoire avec un déplacement cinq jours après l’arrivée de l’épreuve masculine, confirmant l’ambition de faire de la Grande Boucle féminine une épreuve à part entière. Aussi par rapport au reste du calendrier féminin. Car cette cinquième édition visera encore plus haut avec 1.175 kilomètres de distance et près de 18.800 mètres de dénivelé positif, des records pour des Grands Tours contemporains.
Cela passera par un contre-la-montre individuel de 21 kilomètre dans les vignobles bourguignons, annonçant enfin un retour possible des rouleuses dans la course au maillot jaune. Le final sera également particulièrement usant avec deux étapes explosives dans le Beaujolais puis la vallée du Rhône, en vue d’une première arrivée sur le Mont Ventoux, nouveau mythe enfin escaladé par le peloton du Tour de France Femmes. L’avant-dernière étape sera plus typé pour les baroudeuses avant une dernière journée terrible, avec quatre fois le col d’Èze au programme, dont la dernière fois à 15 kilomètres de l’arrivée finale à Nice.
Le tracé s’annonce plus équilibré que celui proposé cette saison, avec bien plus de possibilités de bousculer le classement général, au-delà du juge de paix attendu que sera le Mont Ventoux lors de l’antépénultième étape.
Le parcours de la 5e édition féminine du Tour de France :
Samedi 1er août 2026 – 1re étape : Lausanne 🇨🇭 > Lausanne 🇨🇭 (137 km)
Dimanche 2 août 2026 – 2e étape : Aigle 🇨🇭 > Genève 🇨🇭 (149 km)
Lundi 3 août 2026 – 3e étape : Genève 🇨🇭 > Poligny (157 km)
Mardi 4 août 2026 – 4e étape : Gevrey-Chambertin > Dijon (21 km, CLM individuel ⏱️)
Mercredi 5 août 2026 – 5e étape : Mâcon > Belleville-en-Beaujolais (140 km)
Jeudi 6 août 2026 – 6e étape : Montbrison > Tournon-sur-Rhône (153 km)
Vendredi 7 août 2026 – 7e étape : La Voulte-sur-Rhône > Mont Ventoux (144 km)
Samedi 8 août 2026 – 8e étape : Sisteron > Nice (175 km)
Dimanche 9 août 2026 – 9e et dernière étape : Nice > Nice (99 km)
WorldTour : Jayco AlUla et Liv AlUla Jayco, surprenants absents des candidats provisoires à une licence
Alors que la saison 2025 s’est doucement achevée, la prochaine est déjà bien en route avec l’annonce par l’Union Cycliste Internationale (UCI) de la liste des candidats aux statuts de WorldTeams et de ProTeams, les deux premières divisions cyclistes, pour 2026. Quelques surprises ont marqué cette première liste provisoire, alors qu’une décision définitive de l’UCI sur ces licences n’est pas attendue avant le 10 décembre prochain.
Ainsi, 19 équipes ont fait une demande pour faire partie du WorldTour masculin de 2026 à 2028. On retrouve notamment dans cette liste Cofidis qui n’a pas obtenu les points nécessaires pour conserver une licence, ainsi que Pinarello-Q36.5 Pro Cycling Team (le nom du fournisseur de cycles s’est ajouté à Q36.5) qui n’a pas non plus rempli de critère sportif suffisant cette saison. D’autre part, comme attendu, Lotto a bien déposé une demande pour la fusion Lotto/Intermarché-Wanty prévue en 2026. Par contre, Jayco AlUla ne fait pas partie de cette liste, sans grande explication. Mais comme expliqué, la décision définitive autour des licences n’est prévue qu’en décembre et tout dossier peut encore être déposé d’ici là.
Côté féminin, 16 équipes ont fait une demande, parmi lesquelles Cofidis, qui n’a cependant pas réuni le critère sportif pour bénéficier d’une place parmi le WorldTour la saison prochaine. Comme chez les hommes, Liv AlUla Jayco est la grande absente de la liste.
Du côté des ProTeams, c’est la soupe à la grimace : on passera de sept à six équipes féminines de deuxième division la saison prochaine (avec l’arrivée notamment de Ma Petite Entreprise, en France, et de Lotto Ladies), alors que seuls 16 candidats tenteront d’accéder au statut ProTeam chez les hommes (dont la nouvelle équipe américaine de George Hincapie, Modern Adventure Pro Cycling, et la structure italienne MBH Bank CSB Ballan), là où on retrouvait 27 structures sous cette licence en 2018… Une confirmation de l’évolution d’un cyclisme à deux vitesses, qui ne laisse plus aucune place aux petits budgets sans vision d’avenir.
La liste des candidats au WorldTour :
HOMMES
FEMMES
La liste des candidats au statut ProTeam :
HOMMES
FEMMES
Mondiaux sur piste : la Belgique en verve, même sans Kopecky
La sélection belge de cyclisme sur piste a brillé cette semaine sur le vélodrome de Santiago du Chili, à l’occasion des championnats du monde de la discipline. Les attentes étaient effectivement grandes par rapport à la nouvelle génération présente en Amérique du Sud, alors que la star du groupe, Lotte Kopecky, avait annoncé son forfait à la suite d’une saison difficile et d’une blessure à une vertèbre, début septembre. Malgré cette absence, les jeunes pousses ont parfaitement profité de l’occasion pour se mettre en avant.
La Belgique repart ainsi du Chili avec un titre mondial, comme l’an dernier. Lindsay De Vylder (30 ans) n’a pu prolonger sur l’omnium, conclu en troisième position, mais il a obtenu un premier maillot arc-en-ciel sur la course à l’américaine, au côté de Fabio Van den Bossche (25 ans), au bout d’une heure parfaitement maîtrisée. La jeune Hélène Hesters (20 ans), déjà sacrée championne d’Europe chez les juniors et les espoirs, a obtenu une médaille de bronze sur la course à l’élimination, confirmant sa progression constante sur ses épreuves d’endurance stratégique.
La collecte de médailles aurait encore pu être plus fructueuse : Shari Bossuyt (25 ans), de retour de suspension l’été dernier, a dû se contenter de… trois quatrièmes places. Classée deuxième de l’omnium avant la quatrième et dernière épreuve, l’ex-championne d’Europe de la discipline, a subi la loi de la favorite néerlandaise Lorena Wiebes et n’a pu enchaîner les sprints pour glaner une médaille. Le lendemain, Bossuyt, accompagnée de Katrijn De Clercq (23 ans), est encore passée tout près du podium lors d’une course à l’américaine minée par les chutes. Malgré un finish costaud pour gagner le sprint final, les deux concurrentes belges ont terminé à cinq points du bronze. Enfin, lors de la poursuite par équipes, Bossuyt, De Clercq, Hesters et Luca Vierstraete (19 ans) ont également terminé quatrièmes, battues par la Grande-Bretagne, soit la meilleure performance de la sélection féminine belge aux Mondiaux.
Autre satisfaction belge, Lowie Nulens (19 ans) a battu un nouveau record de Belgique sur la vitesse individuelle avec un temps de 9.836 secondes en qualifications. Il a ensuite été battu en seizièmes de finale. Jules Hesters espérait, pour sa part, faire aussi bien que sa sœur avec le bronze sur le scratch, mais il a été déclassé en raison d’une touche sur le concurrent portugais Iuri Leitão. Ce que le Gantois a dénoncé, estimant que c’est son adversaire qui a touché sa chaussure durant le sprint final.
Par contre, l’équipe masculine de poursuite a connu une sacrée contre-performance avec une élimination en qualifications pour Lindsay De Vylder, Fabio Van den Bossche, accompagnés de Jasper De Buyst (31 ans) et Noah Vandenbranden (23 ans), à plus de huit secondes du record de Belgique. L’équipe devait faire face, il est vrai, à l’absence de Tuur Dens (25 ans), victime d’une lourde chute à l’entraînement.
Ces Mondiaux ont été marqués par la domination néerlandaise, avec Harrie Lavreysen qui s’est offert les quatre titres mondiaux des disciplines de vitesse (keirin, kilomètre, vitesse individuelle et par équipes), mais aussi Hetty van de Wouw qui en a glané trois (kilomètre, vitesse individuelle et par équipes) et Lorena Wiebes qui a dominé deux disciplines (scratch et omnium). On notera également la belle course d’adieu de l’Italien Elia Viviani qui, avant sa retraite professionnelle à l’âge de 36 ans, s’est offert un troisième et dernier titre mondial sur la course à l’élimination.
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L’infolettre du 4 août 2025 : Pauline Ferrand-Prévot reine du Tour, les premiers transferts de 2026…
Pauline Ferrand-Prévot n’avait (encore) besoin que d’une cartouche
Le Tour de France Femmes le plus difficile de sa jeune histoire ne s’est finalement joué que sur une seule attaque. Ou plutôt sur un tempo infernal mené par la Française Pauline Ferrand-Prévot (Team Visma | Lease a Bike). Elle n’a même pas dû grimper sur les pédales en danseuse pour lâcher ses rivales dans le col de la Madeleine et réaliser un effort en solitaire de huit kilomètres, suffisant pour glaner la victoire d’étape et le classement général de ce Tour, un objectif qu’elle s’était pourtant fixée sur les trois prochaines années. Le retour sur la route de la championne olympique de VTT cross-country a donc mené dès sa première saison à une victoire sur Paris-Roubaix, avant un maillot jaune dans les Alpes. Et dire que son palmarès ne comptabilise que 12 victoires professionnelles dans cette discipline… Mais ce serait oublier l’ensemble de ses exploits sur tous les terrains : championne du monde sur route, de gravel, de VTT cross-country, de VTT marathon, de VTT short-track, de cyclo-cross, championne d’Europe de VTT cross-country et short-track, une Flèche Wallonne, une étape du Tour d’Italie. Le palmarès de la Rémoise de 33 ans s’étend encore plus loin, démontrant tout le talent d’une sportive dont le dévouement pour chaque objectif impressionne à chaque épreuve.
Son retour annoncé sur la route après son titre olympique à Paris, devant son public et sa famille, en avait étonné plus d’un, tant elle semblait se plaire sur les chemins de terre. Elle avait cependant tout gagné dans cette discipline, et avait donc déjà son regard tourné vers autre chose. C’est ainsi que “PFP” a toujours fonctionné. Après avoir tenté de multiplier les disciplines en une seule saison (elle a porté les maillots arc-en-ciel de cyclo-cross, de route et de VTT en même temps en 2015), la Française s’est concentrée dès 2016 sur le tout-terrain, évoquant son objectif d’obtenir une médaille sur les Jeux olympiques. Cet espoir a cependant été maintes fois reporté : une sciatique et un abandon à Rio en 2016, une endofibrose iliaque récalcitrante entre 2019 et 2020 avant une chute lors de la course de Tokyo, en 2021… C’est finalement en 2024 qu’elle peut enfin célébrer ses lauriers olympiques en France. Comme un signe.
Photo : ASO/Thomas MaheuxEt ensuite ? Un come-back sur la route semblait le plus naturel au vu des changements dans le peloton féminin depuis ses dernières courses dans cette discipline en 2018. Depuis lors, Paris-Roubaix et Milan-Sanremo sont apparus au calendrier, le Tour d’Espagne a grandi et le Tour de France a été relancé, offrant la possibilité aux coureuses de disputer trois Grands Tours. On est encore loin de l’égalité parfaite avec le peloton masculin, mais ces courses prestigieuses suffisaient à aiguiser l’appétit d’une Ferrand-Prévot toujours prête à se lancer des défis. Sa victoire surprise sur Paris-Roubaix, en solitaire, avait annoncé la couleur, son arrivée sur le Tour avec trois kilos de moins, le visage émacié, après deux mois de stage en altitude, démontrait toute sa dévotion pour ce rendez-vous du mois de juillet. “Ce Tour est avant tout un moment important pour découvrir ce que c’est que de monter dans une course par étapes de ce niveau. Il s’inscrit dans un plan à long terme, pour acquérir de l’expérience”, évoquait-elle avant de prendre le départ avec le Team Visma | Lease a Bike. Il y avait probablement de ça au départ, mais elle a rapidement dû voir que son niveau était bien celui des meilleures de cette Grande boucle. Le tout grâce à une optimisation qu’elle a mise en place depuis ses débuts professionnels : “Elle a été sérieuse au point que ça m’a presque fait peur qu’elle ne s’octroie pas beaucoup de repos après tout ce qu’avaient été les Jeux. Mais elle avait peur de manquer de temps”, a ainsi confié le manager de l’équipe de France de VTT, Yvan Clolus dans L’Équipe.
Sa troisième place sur l’étape inaugurale au sommet de la côte de Cadoudal était une première indication, son tempérament offensif vers Guéret était une confirmation de son désir d’aller plus vite que son plan à long terme, sa gestion du col de la Madeleine clôturait les débats sur sa place dans le peloton actuel. Même sans expérience des courses contemporaines, Ferrand-Prévot a profité de ses connaissances acquises depuis plus de dix ans pour gérer au mieux ce Tour. Pendant que ses adversaires bataillaient sur la Vuelta et le Giro, après les classiques, “PFP” a préféré travailler durant deux mois en altitude. “Je préfère m’entraîner dur que passer du temps dans les trajets pour aller sur des courses”, avait-elle confié à Eurosport. Sur la Madeleine, elle a mené son tempo comme… lors d’une course de VTT, au seuil, sans se brûler les ailes, sans à-coups. “J’arrive à me mettre des challenges et me motiver pour essayer de les réussir. C’est ce que j’adore dans mon sport, c’est tout donner pour arriver le jour J, être prête, et savoir que je me suis donné les moyens de réussir”, a-t-elle commenté après sa victoire sur la Madeleine, quelques minutes avant de tomber en larmes dans les bras de la directrice du Tour de France Femmes, Marion Rousse.
Demi Vollering (FDJ-Suez) avait beau dire qu’elle avait connu une moins bonne journée, ses données montraient qu’elle n’était finalement pas loin de ses temps de montée sur le Tourmalet ou le Glandon ces dernières années. Il y avait simplement plus fort devant : “PFP” s’est consacrée à ce projet jusqu’à la limite de ce qui est soutenable et cela a payé. On peut s’interroger sur l’image de cette championne amaigrie de plusieurs kilos (elle en a évoqué trois depuis mai) pour grimper au mieux les cols du Tour. De même quant à cet effort considéré comme le plus impressionnant de ces deux dernières décennies dans le peloton féminin (environ 5,05 w/kg sur près d’une heure d’effort). Mais les faits sont têtus : Ferrand-Prévot a réalisé son rêve de petite fille dès sa première saison de retour sur la route, avec toute la précision chirurgicale qu’on lui connaît.
Le parcours a en tout cas été en faveur de la stratégie de la Française qui a profité de l’attentisme de l’ensemble des favorites, craintives à l’approche de la Madeleine, pour mener une attaque bien ciblée, suffisante pour glaner le maillot jaune. On peut aussi s’interroger sur l’abandon de plusieurs favorites (Marlen Reusser, Elisa Longo Borghini…) qui auraient peut-être bouleversé l’ordre établi sur des étapes propices aux offensives. La dernière étape l’a prouvé : beaucoup avaient peur de perdre et préféraient donc rester dans les roues. Demi Vollering, au sein d’une équipe FDJ-Suez qui s’est trop dispersée durant la semaine a été de ceux-là, tout comme Kasia Niewiadoma (Canyon//SRAM zondacrypto). “PFP” en a bien profité, suivant ses adversaires sans s’inquiéter une seconde d’une éventuelle perte de leadership avant l’arrivée finale à Châtel.
Photo : ASO/Thomas MaheuxQue reste-t-il désormais comme objectif pour une telle championne ? Un nouveau titre de championne du monde sur route ? Un deuxième Tour de France l’an prochain, pour confirmer que cette victoire n’était pas un cas unique ? Ferrand-Prévot peut toujours surprendre, mais son contrat avec la Visma est prévu sur trois ans et annonce donc encore deux saisons durant lesquelles la Française peut encore marquer le peloton féminin, que ce soit sur route ou ailleurs. Elle participe en tout cas à un grand chamboulement des stars de la discipline, confirmant qu’il est aujourd’hui difficile de dominer la route comme auparavant. Pour le plus grand plaisir des fans de cyclisme féminin.
Grégory Ienco
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Les règles deviennent toujours moins tabou dans le peloton féminin
“Mes jambes n’étaient pas bonnes aujourd’hui. Je suis dans cette période du mois” : cette phrase évoquée par la Mauricienne Kim Le Court Pienaar (AG Insurance Soudal) après la sixième étape du Tour de France Femmes, alors qu’elle portait le maillot jaune de leader du classement général, a connu un retentissement particulier, tant il était rare par le passé d’entendre des stars du cyclisme évoquer leurs menstruations pour expliquer un peu plus précisément leurs performances.
La Française Cédrine Kerbaol (EF Education-Oatly) avait elle-même évoqué le sujet la veille dans une interview pour L’Humanité. S’inquiétant notamment des déclarations de Pauline Ferrand-Prévot (Team Visma | Lease a Bike) indiquant qu’elle avait perdu trois kilos avant le Tour de France Femmes, et plus globalement d’une tendance à la maigreur pour gagner les grandes courses du calendrier, la Brestoise a rappelé qu’il est important de ne pas jouer avec sa santé, et de mettre en place des plans de nutrition adaptés pour éviter les problèmes liés à cette obsession : os décalcifiés, muscles atrophiés et menstruations déphasées voire disparues… “Les règles, ça devrait être vu comme des superpouvoirs”, lance ainsi Kerbaol, qui a lancé un compte Instagram baptisé f.e.e.d_powr pour mettre en avant la nécessité de bien se nourrir en tant qu’athlète professionnel et de réaliser des plans d’entraînement qui ne mettent pas en danger leur corps. “Au lendemain des règles, on est dans une phase hormonale très bénéfique, très bonne pour la récupération. La libération du glycogène, qui sert à alimenter les muscles, est très bénéfique. Moi, je suis super contente d’avoir mes règles avant une course”, explique-t-elle.
Photo : ASO/Thomas MaheuxElles ne sont pas les premières à évoquer ce sujet. La Néerlandaise Demi Vollering (FDJ-Suez) avait déjà confié l’an dernier ses difficultés lors de règles plus douloureuses. Ce sont justement les récits de ces stars de la discipline qui peuvent permettre de bouleverser les croyances autour de ces changements hormonaux qui ont un effet bénéfique s’ils sont bien gérés, comme l’a expliqué Kerbaol. La professionnalisation de plus en plus grande des équipes féminines permet justement l’arrivée de spécialistes de la question, qui comprennent de mieux en mieux ces sportives qui engrangent de plus en plus de kilomètres, sur des courses de plus en plus rudes.
Ces discussions émergent plus largement dans le monde du sport et doivent aider les sportives à enfin dépasser un tabou. Car toutes les femmes ne sont pas encore à l’aise avec ce sujet, à l’image de cette étude menée en 2024 auprès de près de 500 athlètes qui montre que près de neuf femmes sur dix (87%) estiment que les menstruations impactent leurs performances, mais que seuls 35% d’entre elles en discutent avec leurs entraîneurs. Entendre ces professionnelles parler de ce sujet peut justement les aider à être plus vocales. Cela ne peut qu’être bénéfique pour plus de la moitié de la population mondiale.
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Mercredi 6 août 2025
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Samedi 9 août 2025
Dimanche 10 août 2025
Lundi 11 août 2025
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Alors que plusieurs coureuses ont dénoncé la maigreur dans le peloton, la Française a expliqué avoir perdu 4 kilos pour pouvoir gagner le Tour. Elle reconnaît que ce régime n’est «pas 100% sain» mais qu’il était nécessaire pour triompher.
1/ Dans le peloton du Tour de France Femmes, certaines coureuses apparaissent à un niveau de maigreur inquiétant.
Médecins et nutritionnistes alertent : ce n’est pas du sport santé, ce sont des dérives dangereuses.
Directrice du Tour de France femmes depuis son retour en 2022, elle-même ancienne cycliste, la Nordiste Marion Rousse est une actrice avisée du développement de son sport, en particulier...