Au regard de tous ces récits, le témoignage de la chercheuse franco-iranienne Fariba Adelkhah, Prisonnière à Téhéran, a quelque chose de lunaire.
L’autrice a été arrêtée en 2019, condamnée à cinq ans de prison pour atteinte à la sécurité nationale ; détenue dans la prison d’Evin, principale prison politique du pays, elle en est sortie quatre ans plus tard graciée, mais pas acquittée, pour des raisons qui lui restent obscures, comme elle le répète dans le livre et les entretiens lors de sa parution.
Anthropologue des pratiques religieuses chiites et des migrations en Iran, rompue aux va-et-vient entre Paris et Téhéran durant trente ans de carrière, Fariba Adelkhah traite cette rupture en énigme, d’une manière qui étonne le lecteur informé de la répression et qui a surpris un certain nombre de ses collègues (parmi lesquels Chowra Makaremi), lesquels ont tenu à rappeler la réalité des prisons iraniennes (lire leur texte collectif ici: https://lmsi.net/Les-prisons-en-Iran-laboratoire-de-cruaute-et-matrice-de-la-violence-d-Etat

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