Mai 2020. Eddington est une petite ville du Nouveau-Mexique oĂč vont avoir lieu des Ă©lections pour choisir un nouveau maire alors que la pandĂ©mie de Covid commence dĂ©jĂ Ă rĂ©veiller des tensions...
Ari Aster nous plonge comme il sait si bien le faire, dans une ambiance pesante et lourde oĂč tout est lĂ pour semer les graines du clivage entre les gens et du glissement progressif vers la folie ici, de Joe Cross, shĂ©rif local qui souhaite arriver au poste de maire pour prendre ainsi la place de Ted Garcia et prouver qu'il est un meilleur ĂȘtre humain que ce dernier.
Covid, Ă©lections, Ă©mergence du mouvement "black lives matter" dans une ville oĂč le seul habitant noir est adjoint du shĂ©rif et rajoutez à ça, les rĂ©seaux sociaux qui deviennent la source unique d'information oĂč tout le monde peut exprimer son avis, contredire ou attaquer son prochain sans aucune remise en question.
Bref, c'est tendu et nous peint le portrait d'un monde qui est réellement le nÎtre donc c'est glaçant mais c'est le genre de ressenti qu'on va chercher en allant voir un film de ce réalisateur non? Du coup, je n'ai pas du tout été déçu.
Joaquin Phoenix, comme dans Beau is afraid, joue à la perfection cette perte de contrÎle en incarnant ce Joe, élément central du métrage. La caméra est quasi constamment collée à lui. Elle ne néglige pour autant aucun des nombreux personnages qui l'entourent, donnant presque l'impression d'un film choral mais c'est surtout de lui dont on se souviendra au final.
Si vous comptez le voir, n'hésitez pas à venir me dire ce que vous en aurez pensé.
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