David Cronenberg est un réalisateur que j'aime beaucoup. Dans ses films, à l'instar de ceux de David Lynch ou de Park Chan-Wook, les choses ne sont jamais vraiment ce qu'elles paraissent être de prime abord et ça oblige le spectateur à toujours rester vigilant pour tenter de comprendre ou bien simplement de cerner les règles du jeu proposé. Bon, je dis ça mais je me suis endormi devant ses Crimes du Futur m'enfin après, je suis humain, ça m'arrive d'être trop fatigué pour tenir ce genre d'effort de réflexion 🤪.
Avec les linceuls, Cronenberg signe à priori son dernier film et nous partage un récit qui semble très personnel puisqu'on peut y deviner une souffrance qu'il a vécu, celui du deuil de la perte de sa femme qqs années auparavant et c'est bien ce que vit ici son personnage principale, Karsh qui, pour tenter de palier au manque, décide de monter une industrie de tombeaux sophistiqués et ultra high-tech, où les morts sont recouverts d'un linceul filmant les corps, lui permettant ainsi de pouvoir continuer à voir sa femme chaque fois qu'il le désire, même si celle-ci est inévitablement en totale décomposition. Oui, c'est glauque mais vous avez déjà vu un Cronenberg qui ne l'était pas ?
Le réalisateur maquille cette histoire sous une intrigue de thriller psychologique sur fond de complotisme eco-responsable pour rendre le tout un peu ludique et semer le trouble comme il sait faire mais ne nous laissons pas berner, il s'agit bien d'une histoire d'amour malgré la mort.
Il n'y a que 2 bémols que je noterais: la présence de Vincent Cassel que je ne supporte plus depuis Mon Roi (je n'arrive pas à m'enlever de l'esprit que l'acteur est un peu trop proche de son personnage) mais j'avoue qu'il incarne très bien cet alter-ego du réalisateur ; et puis la pub un peu trop prononcée pour Tesla !
En dehors de ça, j'avoue avoir passé un "bon" moment, 'fin vous m'avez compris 🤪.
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