NÉVADÉE NEVADA lecture
NEVADA d’Imogen Binnie
(traduction : Violaine Huisman)
Dans la première partie du roman, on suit Maria, jeune femme trans new-yorkaise, dont on voit la vie un peu fragile tomber par morceau, et qui finit par par partir sur les routes n’ayant plus rien à perdre.
Puis dans une deuxième partie très différente et plus courte, le récit se porte sur James, employé de Walmart paumé et camé dans une ville toute aussi paumée du Nevada (la ville s’appelle Star City, mais en réalité c’est une ville fantôme ; s’agirait-il en réalité de Winnemucca si chère à Anna Madrigal?). James se pose des questions sur son éventuelle transidentité et va recevoir dans son Walmart Maria qui aura traversé quasiment tous les États-unis.
Texte datant originellement de 2003. Il y a des portables mais pas de smartphone, il y a encore des blogs mais pas encore de réseaux sociaux. En terme de visibilité trans, ça devait probablement être une éternité. Le roman se lit bien, mais il hésite sur quel point de vue prendre (la première partie est surtout du point de vue de Maria et de ses gros problèmes, puis on ne sait pas pourquoi, un chapitre se met à être du point de vue de son ex…), et la première partie est un poil trop longue (et le départ vers le Nevada n’arrive qu’au bout de 200 pages) et au final, ça tombe un peu à plat avec des discussions didactiques un peu lourdes et une fin brusquée. Même si il est heureux et pertinent que la rencontre de la deuxième partie ne règle pas tous les problèmes de ses personnages.
Intéressant néanmoins. Sous réserve du fait que cette revue est écrite par un cis-gay.
341 pages en poche chez Folio.
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