Alors OK, hier on a vu des phoques et on a passé une bonne journée à profiter de la mer et de la Baie de Somme, mais ces gens niquent tout. Maintenant c'est acté, nos interactions sociales avec les parents de la gamine qui ne peut apparemment pas dormir chez nous se limitent officiellement à "Bonjour" et "Au revoir" pour ce qui les concerne.
Je ne peux pas m'empêcher d'y voir plus que de la timidité ou de l'indifférence, j'y vois plus une forme de mépris envers nous. On a passé deux journées complètes avec leur fille, on accepte cet arrangement improbable de la laisser passer la nuit hors de chez nous, mais pour autant, ils ne pensent même pas que ce serait correct de nous demander comment ça se passe!
Mieux encore, alors qu'ils se pointent chez nous, qu'ils sont supposés accueillir notre fils aîné chez eux en mai, ils n'ont même pas l'idée de demander à le rencontrer! Mais qui sont ces gens, bordel?!? Je n'accepte pas l'idée que ce soit une question culturelle, l'Allemagne est un pays civilisé, ils ne sont pas "comme tous les allemands", ce sont juste des malpolis, à un niveau stratosphérique.
Ce matin, nous avons déposé les correspondantes à la gare, d'où le groupe des allemands part pour une journée à Paris. La prof d'allemand des garçons m'a demandé comment s'était passé le week-end, je lui ai tout balancé, sur la relation merdique qui s'est instaurée entre nous et cette famille.
Surtout, je lui ai dit combien il nous paraissait désormais impensable de confier notre fils aîné à ces gugusses. Elle a invité la proviseure du
gymnasium (le collège/lycée où sont scolarisées les correspondantes), qui participe au voyage, à se joindre à la conversation. Elles sont d'accord, sur le principe, pour essayer de trouver une autre famille d'accueil pour notre fils en mai.
Par contre la proviseure a demandé s'il fallait tout de suite informer les parents de la correspondante qu'une nouvelle famille allait être cherchée pour notre fils, je lui ai dit surtout pas, parce que cela rendrait les choses encore plus bizarres qu'elles ne le sont déjà (si c'est Dieu possible).
J'ai un peu de mal à redescendre, à cause de ces 30 secondes du soir où je vois la gamine s'enfuir de chez nous pour rejoindre les bras de ses connards de parents, et celles du matin, où ils nous la redéposent comme si de rien n'était. Je vais essayer de relativiser et de ne pas me laisser pourrir mes journées par ça. Mais franchement, là, je suis encore dans la période où je ne suis pas redescendu, on est encore dans cette période de
debrief d'une d'heure, une heure et demie, où on échange avec ma meuf sur notre ressenti vis-à-vis de ce qu'on a accepté de subir.
Vivement jeudi.
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#Daronnie #
#SprechenSieDeutsch