👌🏼
(Blog de Jean-François #Bayart)
Le 19 mars 2017, Alexis Brezet du Figaro clouait au pilori mon essai "L’Impasse national-libérale. Globalisation et repli identitaire", insinuant mon #antisémitisme.
Le motif de son courroux ? Cette simple phrase qui sonne aujourd’hui comme une lapalissade :
« La diplomatie des chancelleries occidentales commence là où s’arrêtent les intérêts israéliens »
Et puis ma citation de Victor #Klemperer, auteur allemand de famille juive (...qui) avait mis celui-ci hors de lui :
« Pour moi, les #sionistes qui prétendent renouer avec l’Etat juif de l’an 70 p. C. sont tout aussi écœurants que les #nazis
Avec leur manie de fouiner dans les liens du sang, leurs ‘vieilles racines culturelles’, leur désir mi-hypocrite mi-borné de revenir aux origines du monde, ils sont tout à fait semblables aux nazis », écrivait le professeur en études romanes, à Dresde, fin des années 1930, en comprenant de manière fulgurante le dénominateur commun de l’historicité de l’État en Europe centrale et au Proche-Orient et en identifiant la connexion viennoise entre Herzl et Hitler.
Je serais curieux d’entendre aujourd’hui le commentaire, par Alexis Brezet [et son compère (...) Laurent Joffrin], de l’actualité.
Quand les dirigeants se contentent d’ânonner le droit inaliénable de se défendre
Les pays occidentaux, moyennant quelques larmes de crocodile et à quelques exceptions près, couvrent les violations systémiques du droit international par Israël. Le bombardement de l’Iran n’est qu’une spirale supplémentaire du mouvement qui nous entraîne dans le gouffre : celui de l’abjection et d’une déflagration générale qui ne nous épargnera pas.

